Mois de mai, mois des mémoires

La librairie Calypso, première librairie-salon de thé et galerie d'art dédiée aux Outre-Mer et aux Caraïbes, vous propose sa sélection de textes à l'occasion du "Mois des mémoires" initié par la Fondation pour la mémoire de l'esclavage.

  • "Lesclavage : quel impact sur la psychologie des populations ?" La question est désormais posée parce que le Colloque international du même nom a eu lieu et qu'il a permis de croiser pour la première fois les savoirs scientifiques de psychiatres, de généticiens, d'historiens, d'anthropologues et de sociologues. A l'heure où les travaux psychiatriques précisent la clinique du traumatisme psychologique, où des travaux d'épigénétique démontrent l'existence de traces sur l'ADN des traumatismes psychologiques et leur transmission de génération en génération, à l'heure, enfin, où des travaux d'historiens ont mis au jour la "voix des esclaves", cet ouvrage met à la portée des informations qui permettent de remonter le temps et de retrouver le chemin de ces traces psychologiques actuelles.

  • Qu'est-ce que l'esclavage ? une histoire globale

    Olivier Grenouilleau

    • Folio
    • 6 Janvier 2022

    L'esclavage, chacun croit savoir ce que c'est, et pourtant... Les cours pénales elles-mêmes statuent difficilement sur ses formes contemporaines, faute de définition juridique claire. Pour tenter d'en cerner les contours, Olivier Grenouilleau s'est posé trois questions:pourquoi est-il si difficile de le définir? Comment peut-on néanmoins y parvenir? Comment les systèmes esclavagistes arrivent-ils à durer? Comparant l'esclavage aux autres formes d'exploitation de l'homme, il parcourt l'espace et le temps, depuis l'invention même de l'esclavage, au néolithique, jusqu'à nos jours. Associant exemples et analyses au service d'une approche globale, il s'inscrit, au-delà même de son sujet, dans de nouvelles manières de penser l'histoire. Au terme de la démonstration, l'esclave apparaît en tout temps et en tout lieu comme une personne transformée en un autre, susceptible d'être utilisée comme une chose, et dont l'humanité est mise en sursis. Il n'en demeure pas moins un homme, mais un homme-frontière, dont l'appartenance à la société des hommes dépend de la médiation de son maître.

  • Histoire du sucre, histoire du monde

    James Walvin

    • La decouverte
    • 20 Août 2020

    Suivre le sucre pour éclairer l'histoire du monde : tel est le stupéfiant voyage auquel nous invite James Walvin. Tout commence avec la colonisation des Caraïbes, de l'Amérique et l'essor des plantations. C'est la naissance d'un nouvel ordre, fondé sur la déportation de millions d'Africains réduits en esclavage. Après avoir exterminé les populations indigènes, détruit les paysages et les forêts tropicales, on implante les premières usines polluantes pour fabriquer sucre et rhum. Sans compter une organisation du travail implacable qui, plus tard, inspirera Henry Ford.
    Mais il fallait aussi que ce sucre, quasiment inconnu jusqu'au XVIIe siècle, soit consommé. D'abord produit de luxe réservé à la table des élites, il devient, avec la révolution industrielle, l'aliment de base des classes ouvrières, pendant que le rhum, l'un de ses produits dérivés, fait des ravages parmi les plus démunis. Cette consommation massive de sucre, qui bouleverse les habitudes alimentaires, est désastreuse : caries, obésité et diabète se répandent sur tous les continents. Une course folle s'engage ; la consommation de boissons et de céréales sucrées gagne du terrain, et continue de s'étendre aujourd'hui encore.
    De Bordeaux à Bristol, des fortunes colossales se sont bâties sur le sucre et l'esclavage, marquant les débuts du capitalisme. Plus tard, des entreprises sans scrupule, dont Coca-Cola reste la plus emblématique, développeront leurs pouvoirs de ravager le monde en même temps que leur surface financière. Et finiront parfois par dicter la politique des grands États.

  • L'histoire des traites, des esclavages, des abolitions et de leurs héritages est trop souvent mal connue ou invisibilisée. La demande sociale est pourtant forte et de grandes enquêtes scientifiques nourrissent une recherche internationale qui éclaire les questions d'aujourd'hui, autour de la construction des identités politiques et des discriminations. Cependant, beaucoup reste à faire car les avancées de l'histoire scolaire ne sont jamais acquises.
    Cet ouvrage offre un tour d'horizon international exceptionnel sur les programmes scolaires et les pratiques pédagogiques de l'école élémentaire au lycée en mettant en connexion l'Afrique, les Amériques et l'Europe. De nombreux retours d'expérience et des propositions pédagogiques pluridisciplinaires enracinées dans la recherche sont présentées. Ce livre s'adresse aux spécialistes de l'école ainsi qu'à un large public, intéressé par le croisement des regards sur les représentations de l'esclavage dans les sociétés actuelles et leurs dynamiques.

  • Le génocide voilé ; enquête historique

    Tidiane N'Diaye

    • Folio
    • 9 Mars 2017

    «Les Arabes ont razzié l'Afrique subsaharienne pendant treize siècles sans interruption. La plupart des millions d'hommes qu'ils ont déportés ont disparu du fait des traitements inhumains.
    Cette douloureuse page de l'histoire des peuples noirs n'est apparemment pas définitivement tournée. La traite négrière a commencé lorsque l'émir et général arabe Abdallah ben Saïd a imposé aux Soudanais un bakht (accord), conclu en 652, les obligeant à livrer annuellement des centaines d'esclaves. La majorité de ces hommes était prélevée sur les populations du Darfour. Et ce fut le point de départ d'une énorme ponction humaine qui devait s'arrêter officiellement au début du XXe siècle.»

  • Lexique des réparations de l'esclavage

    Magali Bessone

    • Karthala
    • 23 Septembre 2021

    Justice, dignité, abolitions, indemnités, mémoire, droits, race, responsabilité... Cet ouvrage entend éclaircir les sens et les enjeux d'une constellation de termes associés aux réparations au titre de l'esclavage. Chaque définition propose une mise en situation passée et présente des mots, à la lumière des sciences humaines et sociales : à chaque notion est associée une question au coeur des débats contemporains. La question des réparations est ainsi replacée au centre de préoccupations philosophiques, juridiques, politiques, économiques et historiques, inscrites dans une réflexion globale et de longue durée sur la domination.
    Ce lexique a pour objectif principal d'expliquer à un grand public les enjeux des revendications de réparations, au-delà des polémiques et des conflits politiques.
    Ce livre est issu d'un travail collectif mené par des anthropologues, historiens, juristes, philosophes, politistes, au sein du programme financé par l'Agence nationale de la recherche, et intitulé REPAIRS, « Réparations, compensations et indemnités au titre de l'esclavage (Europe-Amériques-Afrique) (xixe-xxie siècles) ».

  • Le 27 avril 1848, alors que la France abolit l'esclavage pour la seconde fois, le gouvernement accorde dans le même temps une indemnité aux colons « dépossédés » de leurs esclaves. Ils reçoivent, par la loi du 30 avril 1849 et son décret d'application du 24 novembre 1849, 126 millions de francs, en versement direct et en rentes.
    La France traverse alors une crise économique et cette indemnité représente 7 % des dépenses publiques. Les législateurs prennent pourtant la décision de la verser : c'est la condition que les anciens propriétaires d'esclaves posent à l'Émancipation générale. Tout en abolissant l'esclavage, la France ne veut ni perdre ses possessions ni supprimer l'ordre colonial.
    Cet ouvrage reproduit les discussions qui ont conduit à l'élaboration de cette loi. S'y trouvent les plaidoyers des planteurs, les positions de personnalités telles que Cyrille Bissette ou Victor Schoelcher, les échanges au sein de la commission instituée pour en préparer le règlement et les délibérations parlementaires qui ont suivi. Ces textes permettent de saisir les enjeux de cette indemnisation dont les conséquences sont dénoncées aujourd'hui.

  • Capitalisme et esclavage

    Eric Williams

    • Presence africaine
    • 13 Novembre 2020

    La présente étude s'efforce de placer dans une perspective historique les rapports qui existent entre les débuts du capitalisme - en l'occurrence, du capitalisme anglais - et la traite des Noirs, l'esclavage noir et l'ensemble du commerce colonial des XVIIe et XVIIIe siècles. Chaque époque récrit l'histoire, mais surtout la nôtre qui, sous la pression des événements, a dû réviser toutes ses conceptions de l'histoire et du développement économique et politique. L'ouvrage cependant n'est pas un essai. Il ne prétend pas avancer des idées ou interpréter des faits. Il n'est rien d'autre qu'une étude économique du rôle joué par l'esclavage noir et la traite des Noirs dans la constitution du capital qui a financé la révolution industrielle et de celui que le capitalisme industriel parvenu à maturité a tenu ensuite dans la destruction de ce même système esclavagiste. Il est, par conséquent, d'abord une analyse de l'histoire économique anglaise et ensuite une étude de l'histoire antillaise et nègre.

  • Arrachés violemment à leur terre et à leurs proches, ils furent des millions à se retrouver enchaînés, entassés comme des bêtes dans des bateaux, contraints à traverser à pied forêts ou déserts dans des conditions tellement inhumaines que presque la moitié d'entre eux en mouraient. Ce crime effroyable, qui a dévasté l'Afrique subsaharienne, a pris de nombreux visages au cours des siècles. Car ses exécuteurs et ses commanditaires sont issus de tous les horizons : de l'Afrique elle-même avec la traite interne, des différentes terres musulmanes avec les traites orientales, de l'Europe avec la traite atlantique.
    Pour comprendre l'ampleur et la complexité historique de l'esclavage des Noirs, il faut donc en faire la géographie, qui passe par les routes des différentes traites. C'est cette synthèse que Catherine Coquery-Vidrovitch nous présente ici avec rigueur et pédagogie, loin de toute polémique. Elle s'appuie sur son savoir immense d'historienne de l'Afrique, mais aussi sur le riche matériau réuni dans une série de quatre films intitulée Les Routes de l'esclavage, diffusée par la chaîne ARTE, dont elle a été la conseillère historique, et où interviennent les meilleurs spécialistes issus de nombreux pays.
    Un ouvrage aussi passionnant que terrible, qui révèle les rouages d'un système criminel sur lequel s'est construit en grande partie notre monde actuel.

  • L'affaire de l'esclave Furcy

    Mohammed Aïssaoui

    • Folio
    • 8 Septembre 2011

    « Le 16 mars 2005, les archives concernant "L'affaire de l'esclave Furcy" étaient mises aux enchères, à l'hôtel Drouot.
    Elles relataient le plus long procès jamais intenté par un esclave à son maître, trente ans avant l'abolition de 1848. Cette centaine de documents, des lettres manuscrites, des comptes rendus d'audience, des plaidories, illustrait une période cruciale de l'Histoire. Les archives révélaient un récit extraordinaire : celui de Furcy, un esclave âgé de trente et un ans, qui, un jour d'octobre 1817, dans l'île de la Réunion que l'on appelle alors île Bourbon, décida de se rendre au tribunal d'instance de Saint-Denis pour exiger sa liberté.
    Après de multiples rebondissements, ce procès, qui a duré vingt-sept ans, a trouvé son dénouement le samedi 23 décembre 1843, à Paris. Malgré un dossier volumineux, et des années de procédures, on ne sait presque rien de Furcy, il n'a laissé aucune trace, ou si peu. J'ai éprouvé le désir, le désir fort, impérieux, de le retrouver et de le comprendre. De l'imaginer aussi ».

  • L'esclave vieil homme et le molosse

    Patrick Chamoiseau

    • Folio
    • 1 Mars 2000

    «Du temps de l'esclavage dans les isles-à-sucre, il y eut un vieux-nègre sans histoires ni gros-saut, ni manières à spectacle. Il était amateur de silence, goûteur de solitude. C'était un minéral de patiences immobiles. Un inépuisable bambou. On le disait rugueux telle une terre du Sud ou comme l'écorce d'un arbre qui a passé mille ans. Pourtant, la Parole laisse entendre qu'il s'enflamma soudain d'un bel boucan de vie.
    Ainsi m'est parvenue l'histoire de cet esclave vieil homme, de son Maître-béké et du molosse qu'on lança à ses trousses. Une histoire à grands sillons d'histoires variantes, en chants de langue créole, en jeux de langue française et de parlures rêvées. Seules de proliférantes mémoires pourraient en suivre les emmêlements. Ici, soucieux de ma parole, je ne saurais aller qu'en un rythme léger flottant sur leurs musiques...»

  • Autobiographie d'une esclave

    Hannah Crafts

    • Payot
    • 6 Juin 2018

    Dans les années 1850, à l'époque de «La Case de l'oncle Tom » ou de « Douze ans d'esclavage (Twelve years a slave) », Hannah Crafts, une esclave ayant réussi à s'échapper, rédige dans l'intimité de sa chambre une autobiographie romancée. Ce récit, le premier livre écrit par une Noire aux États-Unis, nous fait directement pénétrer dans la conscience et le coeur d'une ancienne esclave avant la guerre de Sécession. Un témoignage historique exceptionnel pour comprendre la subordination totale d'un être humain envers un autre : du rapport maître-esclave à la hiérarchie entre esclaves.

  • Ma véridique histoire

    Olaudah Equiano

    • Mercure de france
    • 19 Juin 2008

    La véridique histoire d'equiano est un passionnant récit d'esclave, publié à londres en langue anglaise en 1789.
    De la naissance d'olaudah equiano en afrique, dans l'actuel nigeria, à sa vie de jeune garçon, nous le voyons vivre libre. mais à onze ans, il est enlevé par des chasseurs d'esclaves. un navire de traite l'embarque vers la barbade où, après un voyage épuisant, il est vendu à une plantation. il passe en guadeloupe, puis à la martinique, avant d'être revendu à un planteur de virginie, en amérique. là, il est racheté par un commandant de vaisseau : il reste esclave mais devient marin et fait le tour du monde.
    Equiano est baptisé, apprend à lire. a vingt-deux ans, il rachète sa liberté pour quarante livres et s'installe à londres, où il devient une figure célèbre. les abolitionnistes lui enjoignent d'écrire le récit de sa vie. le texte d'equiano est certes un acte militant, mais c'est également un journal intime, un récit plein de rebondissements, de rencontres, de découvertes. l'homme sait raconter son histoire et illustre toutes ses "identités" : noir africain, esclave, voyageur, self-made-man et emblème de la liberté.
    Ce récit est célèbre aux etats-unis et en angleterre ; devenu un classique étudié dans les universités, il est largement diffusé.

  • Cet ouvrage réunit une sélection d'avis de recherche d'esclaves marrons (avis de marronnage) parues dans la Gazette de la Guadeloupe entre 1788 et 1847. Ces annonces de tentatives de fuites, de périlleuses échappées publiées au milieu d'autres annonces (prix du café, du sucre ou du coton), par leur banalité, renforcent la violence ordinaire vécue par les esclaves aux XVIIIe et XIXe siècles. Les photographies de Bernard Gomez, en noir et blanc accompagnent cet ensemble d'archives, à travers les paysages de Guadeloupe, autant d'empreintes, de traces de récits effarés... Les avis de recherche sont reproduits en fac silimé sur fonds noirs.
    Un texte de présentation de Sylvaine Dampierre ouvre l'ouvrage et de courtes « notices » rédigées par Benoît Jullien apportent un regard plus historique et pédagogique sur certains termes utilisés dans les annonces.

  • Ce livre est un ouvrage de référence dans l'historiographie internationale de l'esclavage. De façon argumentée, il démontre l'importance de l'esclavage dans l'histoire de l'Afrique et met en exergue un phénomène historique central qui a eu ses propres déclinaisons régionales et sa propre périodisation. Il offre une synthèse des connaissances et un cadre structurel pour penser l'esclavage en Afrique.

    S'appuyant sur de nombreuses archives, Paul Lovejoy montre que l'esclavage s'est transformé dans le temps sous l'effet d'influences externes à l'Afrique - principalement par la demande de la traite européenne et la traite islamique, puis par l'abolition européenne - et sous l'effet de dynamiques internes, à travers l'usage d'esclaves comme mode de production.

    Comment l'Afrique et ses populations furent-elles pleinement impliquées dans le système global de l'esclavage qui s'étendit dans le monde entier? Quels furent les effets sur le continent? Comment quantifier la traite, selon les époques, selon les lieux? Quelles furent les conséquences sur les relations sociales et culturelles en Afrique?

    Ce livre ouvre aussi des pistes pour penser les diasporas des Africains en mettant en relation l'Atlantique et le continent. Briser le silence sur les implications de l'esclavage dans l'histoire de l'Afrique mais aussi dans l'histoire du monde : tel est l'objectif de cet ouvrage, indispensable.

  • 1492, Christophe Colomb débarque en Amérique. Commence alors une période que les Espagnols appellent « Pacificación » mais qui s'apparente finalement plus à une guerre entre conquistadors et autochtones. Entre attaques meurtrières, exactions en tout genre et maladies mortelles, l'arrivée des Européens dans les îles de la Caraïbe se révélera particulièrement violente. En à peine un siècle, la colonisation a ainsi provoqué la disparition d'une très grande partie de la population amérindienne. Un fait encore largement ignoré.
    Sommairement armées et sans défense face à l'expérience guerrière des Européens et aux maladies occidentales, les Amérindiens des Antilles ont pourtant véritablement résisté aux invasions européennes ; résistance qui s'est étalée sur trois siècles.
    Dans cet ouvrage extrêmement documenté, l'auteur exhume un pan de l'histoire jusque-là passé sous silence : une guerre entre les colons et les populations locales totalement niée dans les Grandes Antilles et oubliée dans les Petites Antilles. Une désacralisation passionnante de l'histoire amérindienne de la Caraïbe.

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  • Exterminate all the brutes

    Peck Raoul

    • Denoel
    • 5 Janvier 2022

    L'histoire a toujours été écrite par les vainqueurs. Il est temps de changer de point de vue. Dans ce récit à l'ambition peu commune, Raoul Peck adopte radicalement la position des peuples conquis, vendus, déportés, tués au long des six cents années d'entreprises coloniales européennes. Il déconstruit l'histoire officielle pour tisser un texte robuste autour de l'extermination des Indiens d'Amérique, de l'esclavage des peuples d'Afrique, des colonisations et de la Shoah.Sous le patronage de Joseph Conrad et en compagnie de Sven Lindqvist, Roxanne Dunbar-Ortiz et Michel-Rolph Trouillot, il remonte aux origines du racisme, à l'invention du «Blanc» et autres fictions qui conditionnent encore notre présent.«Peut-être l'oeuvre documentaire la plus politiquement radicale et intellectuellement la plus stimulante jamais produite pour la télévision.»Time (au sujet de la série Exterminate All the Brutes).

  • Le code noir

    Collectif

    • L'esprit du temps
    • 11 Juillet 2019

    La colonisation du Nouveau Monde par les Européens a entraîné pour la première fois dans l'histoire de l'humanité des déportations de masse de populations extra-européennes. Elle s'est accompagnée du développement d'un odieux système : l'esclavagisme.

    Avec cette édition, nous mettons à la portée du lecteur les deux textes fondamentaux concernant l'esclavage en France : le Code noir de 1685 et celui de 1724. Le premier destiné aux Antilles françaises et le second à la Louisiane. Ils sont complétés par un édit du roi de 1716, "concernant les esclaves nègres des colonies". Nous avons jugé utile d'ajouter deux textes officiels de la République française qui abolissent l'esclavage: le décret du 4 février 1794 de la Convention nationale et le décret du 27 avril 1848 de la Deuxième République.

    Ces textes, essentiels à découvrir, permettent de mieux connaître le passé esclavagiste de notre pays, de lutter ainsi contre son occultation et d'éclairer nos concitoyens afin que les débats et controverses actuels concernant ces pages tragiques de notre histoire nationale soient abordés en toute clarté.

  • Cet ouvrage regroupe une centaine d'images produites, entre le milieu du 18e siècle et les années 1860. Elles évoquent l'esclavage colonial, en mettant en scène les multiples aspects de cette pratique alors généralisée dans les colonies. Elles évoquent aussi les combats anti-esclavagistes et les abolitions de l'esclavage. Elles mettent en lumière des moments historiques telle que la « guerre des sucres » qui opposa la canne et ses indissociables liens avec l'esclavage, au sucre de betterave supposé produit par des « mains libres ». S'il est difficile de mesurer avec certitude la diffusion dans le public de cette iconographie parfois violente, il ne fait guère de doutes qu'elles a été distribuée par les galeries et surtout largement propagée par les journaux : les caricatures d'Honoré Daumier ou de Cham diffusées par Le Charivari ont beaucoup circulé dans les cercles intellectuels libéraux. Mais ces images ont également été placardées sur des murs, dans des auberges et autres lieux publics, surtout pendant les périodes révolutionnaires (la Révolution de 1789, mais aussi celles de 1830 et 1848). Les oeuvres proposées ici offrent aux lecteurs d'aujourd'hui une « information par l'image ».

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