Histoires de la librairie

A l'occasion de la parution de deux livres consacrés à l'histoire de la librairie de la main de Patricia Sorel (éditions La Fabrique) et Jean-Yves Mollier (éditions Actes Sud), deux historiens de l'édition, de la librairie, du livre et de la lecture, tous deux enseignants, nous vous proposons une sélection d'essais, fictions autour du monde de la librairie.

  • "Pourquoi est-elle essentielle ?
    La librairie a mobilisé et attiré l'attention des lecteurs, le 1 des libraires explore son rôle dans la cité et ses transformations en pleine crise. Dossier spécial sur la librairie avec des enquêtes (Pascale frey, Jean-Baptiste Malet), nouvelle de Serge Joncour. A l'occasion du 150ème anniversaire de Proust, la 2ème feuille revisite « A la recherche du temps perdu » avec Camille Laurens et Adèle Van Reeth." Fottorino, Éric ; Laurens, Camille ; Monadé, Vincent ; Van Reeth, Adèle ;
    Malet, Jean-Baptiste ; Frey, Pascale ; Joncour, Serge

  • « Voilà donc une ambition véritable, celle de traquer le vrai,et de participer à le rendre visible, lisible. » Christian Thorel.

    « Le seul conseil qu'une personne puisse donner à une autre àpropos de la lecture c'est de ne demander aucun conseil, de suivre son propre instinct, d'user de sa propre raison, d'en arriverà ses propres conclusions. » (Virginia Woolf. L'Art du roman) Rien, dans aucune librairie, ne saura jamais s'opposer à la liberté de choix laissée à chacune et chacun. À quoi bon des librairies, direz-vous ? Les librairies sont les lieux privilégiéset ordonnés de la présence des livres, celle de leur matérialité et de leur lumière, sans lesquelles aucune décision n'est permise. La possibilité d'évoluer parmi eux associe au silence nécessaire des livres la parole de ceux qui en sont au quotidien les jardiniers. Appelonsles libraires.

  • Patricia Sorel est maître de conférences en histoire à l'Université Paris Nanterre et membre du Centre d'Histoire Culturelle des Sociétés Contemporaines (Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines). Spécialiste d'histoire du livre, elle a notamment publié La Révolution du livre en Bretagne, 1780-1830 (PUR, 2004), Plon : le sens de l'histoire, 1833-1962 (PUR, 2016), Napoléon et le livre. La censure sous le Consulat et le Premier Empire (1799-1815) (PUR, 2020) et a codirigé l'Histoire de la librairie française (éd. du Cercle de la Librairie, 2008).

  • Objet singulier et pourtant pluriel, se prêtant à la rêverie autant qu'à la réflexion, le livre est d'abord une marchandise : il se fabrique, passe des mains du vendeur à celles de l'acquéreur, il s'offre ou se troque, ou encore se vole...

    Depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours, et sur tous les continents, des femmes et des hommes de passion ont permis aux auteurs de diffuser leurs idées, leurs savoirs, leurs oeuvres, et aidé les lecteurs de tous âges, lettrés ou non, à faire provision de culture et de découverte. Au fil des siècles, ces transmetteurs ont inventé un métier, puis l'ont partagé, se sont unis en corporation, ont établi puis agrandi des librairies, sans jamais cesser de renouveler leurs pratiques.

    C'est l'histoire de tous les libraires et de leurs commerces qui est ici retracée.

    Nous guidant à travers les arcanes d'une industrie culturelle majeure placée de tout temps à la croisée entre le monde des idées et celui de l'économie, Jean-Yves Mollier retrace minutieusement les méandres des chemins menant le livre vers son lecteur. Ce faisant, il rend hommage aux libraires, ces indispensables « passeurs culturels », dont il rappelle avec sympathie et conviction l'importance du rôle social - un rôle d'autant mieux perçu aujourd'hui que celui-ci est concurrencé par des algorithmes.

  • En prenant pour objet le livre au temps du confinement, cet essai tente d'appréhender le fonctionnement de l'industrie du livre à l'arrêt. Contrairement à ce que l'on pourrait penser en effet, la chaîne du livre n'est pas tombée en léthargie. La chaîne du livre s'est adaptée au confinement. Ses terrains d'élection ont été le théâtre d'une activité intense : auteurs, éditeurs, imprimeurs, distributeurs, diffuseurs, libraires, bibliothécaires et lecteurs ont été à l'origine de stratégies de survie, constructives ou désespérées, et d'un grand nombre de discours sur le livre et les métiers du livre.
    C'est à ce jeu d'interactions et aux conflits de valeurs qui en découlent que se consacre Tanguy Habrand, considérant que la crise du Covid-19 a joué, dans les activités du monde social, le rôle d'analyseur. Qu'il s'agisse du caractère essentiel du livre et de ses implications, de la vente en ligne, de l'édition numérique, de la surproduction éditoriale, de la place de l'édition indépendante ou encore de l'aide publique au secteur, les acteurs placés en état d'urgence ont été conduits par la force des choses à exacerber leurs positions, à faire face à leurs propres contradictions et, ce faisant, à se dévoiler.

  • Bien plus qu'un ebook, le livre peut être un support écologiquement vertueux.
    Mais depuis vingt ans, l'objet livre et ses usages se sont industrialisés et mondialisés - concentration du monde de l'édition, délocalisation des impressions, essor du numérique...
    Cet objet manufacturé séculaire se retrouve aujourd'hui pris en tenaille entre des logiques artisanales et industrielles.
    Face aux exigences nouvelles des lecteurs, des questions inédites émergent. Sur quels piliers voulons-nous construire la chaîne du livre de demain??
    Entretiens, écofictions et manifestes?: des libraires, des éditeurs, des auteurs et des forestiers invitent à imaginer le livre de l'après-pétrole.

    Les droits de cet ouvrage sont intégralement reversés à l'Association pour l'écologie du livre.

  • Nos richesses

    Kaouther Adimi

    En 1935, Edmond Charlot a vingt ans et rêve de créer une librairie-maison d'édition à Alger. Il imagine un espace dédié à la littérature, l'amitié et la Méditerranée. Albert Camus lui offre son premier texte, Jean Giono un nom : Les Vraies Richesses. En 2017, Ryad, étudiant parisien, est recruté pour fermer la librairie algéroise sous le regard vigilant d'Abdallah, le dernier gardien des lieux.

  • Contre Amazon

    Jorge Carrion

    Jeune prodige des lettres espagnoles, et spécialiste mondial de l'histoire des librairies, Jorge Carrion tisse un portrait vivant et incarné des acteurs du livre à travers la planète : entretien avec Alberto Manguel juste avant qu'il ne quitte le Bibliothèque Nationale argentine, dérive dand les librairies de Londres avec Ian Sinclair, portrait sensible de David B... Carrion analyse l'influence des métiers du livre sur le tissu urbain et humain des villes du monde. Il défend les librairies, les bibliothèques et les sièges des maisons d'édition comme lieu de mémoire et de vie.

  • « Les meilleures choses sont celles que vous n'auriez jamais su vouloir jusqu'à ce que vous les ayez. Internet prend vos désirs et vous les recrache, consommés. Vous lancez une recherche, vous entrez les mots que vous connaissez, les choses que vous avez déjà à l'esprit, et Internet vous crache un livre, une image ou une notice Wikipédia. Mais c'est tout. C'est ailleurs qu'il faut chercher ce qu'on ne sait pas ne pas savoir ».
    Que se passerait-il si nous éliminions de notre vie toute irruption du hasard, de la chance et de l'inconnu ? Il y a fort à parier que nous sombrerions dans l'ennui le plus épais. Nous croyons maîtriser la réalité via internet, les librairies en ligne et les sites de rencontre - mais sans le hasard, la chance et l'inconnu, pas de Juliette pour Roméo, pas de livres bouleversants dont nous ignorions l'existence !

  • Que signifie être «indépendant», dans le monde du livre? De qui l'éditeur et le libraire sont-ils indépendants et, surtout, à quelles fins? Quelle «édition indépendante» peut constituer un modèle économique viable? Et que nous apprennent les remous qui l'agitent sur les formes contemporaines de contrôle de la parole et l'amenuisement sournois de l'espace démocratique?

    Dans le sillage d'analyses comme celle d'André Schiffrin et à partir d'exemples tirés du Québec et de la France, ces réflexions décrivent un monde du livre toujours plus menacé par les conglomérats médiatiques et les géants du web, mais où, paradoxalement, s'épanouit une édition indépendante foisonnante. Dans ce contexte, il devient urgent de clarifier cette notion pour qu'éditeurs et libraires puissent, ensemble, continuer de diffuser des formes et des idées radicales : l'indépendance doit être le fruit d'une réflexion commune et d'une quête collective, car à quoi bon être indépendant tout seul?

  • Un beau jour d'octobre 1949, la new-yorkaise Helene Hanff écrit à la librairie Marks & Co., au 84, Charing Cross Road à Londres. Passionnée, un peu fauchée, extravagante, Miss Hanff réclame au libraire Frank Doel des livres pour assouvir son insatiable soif de découvertes. Très vite, leurs échanges laissent place aux confidences et à une relation unique...
    L'histoire vraie, émouvante et inoubliable de deux êtres que rapproche l'amour des lettres.

  • Augustin n'aime pas lire, mais alors vraiment pas ! Quand la nouvelle maîtresse de CM2 demande à la classe d'inventer une histoire, le garc¸on est dépité. Mais qui est réellement cette madame Pandora ? Une dangereuse sorcière ? Un monstre de´voreur... d'enfants ? Et que cherche-t-elle en essayant à toutes forces de pénétrer dans la toute petite librairie tenue par la mère d'Augustin ? En franchissant eux-même la porte, les trois amis découvriront qu'une toute petite librairie peut cacher des mystères qui dépassent tout ce qu'ils pouvaient imaginer !

  • À la librairie, une jeune lectrice de bandes dessinées croise chaque semaine un vieux monsieur toujours plongé dans le même livre d'Histoire...

  • «La vérité, là, tout simplement, la librairie souffre d'une très grave crise de mévente. Allez pas croire un seul zéro de tous ces prétendus tirages à 100 000 ! 40 000 !... et même 400 exemplaires !... attrape-gogos ! Alas !... Alas !... seule la "presse du coeur"... et encore !... se défend pas trop mal... et un peu la "série noire"... et la "blême"... En vérité, on ne vend plus rien... c'est grave ! le Cinéma, la télévision, les articles de ménage, le scooter, l'auto à 2, 4, 6 chevaux, font un tort énorme au livre... tout "vente à tempérament", vous pensez ! et les "week-ends" !... et les Croisières Lololulu !... salut, petits budgets !... voyez dettes !... plus un fifrelin disponible !... alors n'est-ce pas, acheter un livre !...»

  • Boston, années 1960, dans les caves d'une librairie d'occasion au bord de la faillite. Firmin, rat des villes, nourri (au sens propre comme au sens fi guré) de Grande Littérature, se rêve en James Joyce ou au moins en Fred Astaire. Mais ses fantasmes de passion hollywoodienne, d'amitié virile et de gloire littéraire doivent aff ronter la dure réalité des tractopelles dans un quartier (et une époque) en pleine «réhabilitation».

  • C'est à une traversée des « paysages humains » que nous convie François Maspero. Passé et présent en tissent les fils, entre révolte et combat : la mort des siens dans la Résistance, ses propres engagements d'éditeur, puis d'écrivain. Une interrogation permanente sur le sens de toutes ces « piqûres d'abeilles »... ou de guêpe ?

  • Swap

    Antony Moore

    Un simple échange entre enfants. Une BD contre un tuyau en plastique. Un acte anodin au départ. Seulement avec le temps, le Superman numéro un a pris une immense valeur. Et Harvey, devenu libraire de bandes-dessinées, ne rêve que de récupérer ce comic rarissime. C'est même une obsession, le seul but de sa vie d'adolescent attardé. Mais après toutes ces années d'attente, son scénario longuement mûri va dérailler, et il se retrouvera pris dans un imbroglio incroyable.
    Conseil de l'éditeur : ne commencez ce livre que si vous avez du temps, car vous ne pourrez pas le lâcher.

  • - Vous l'avez lu ?
    - Oui, dit le libraire.
    - Moi aussi, répondit le jeune homme.
    Le libraire lui sourit. Le jeune homme prit confiance :
    - Mais je l'ai offert à quelqu'un à qui je n'aurais pas dû l'offrir.
    - C'est difficile d'être sûr de ces choses-là, répondit le libraire.
    - Oui, dit le jeune homme.
    - Ne désespérez pas, dit encore le libraire. Certains livres sont à retardement...

    « Un coup de coeur, pur concentré de poésie et de tendresse, façon Amélie Poulain. " Erwan Desplanques, Télérama.

    « Ne pas lire trop vite, pour faire durer le plaisir. » Bernard Plessis, Le Bulletin des Lettres.
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  • Rien ne semble troubler la paix de Hardborough, aimable bourgade de l'East Anglia. Mais Florence Green, une jeune veuve, a décidé d'y ouvrir une librairie, ce qui déplaît aux notables de la ville. Florence voulait créer innocemment un lieu de sociabilité inédit; elle découvre l'enfer feutré des médisances. Puis l'ostracisme féroce d'une partie de la population. Surtout lorsqu'elle s'avise de mettre en vente Lalita, le sulfureux roman de Nabokov. Alors, la guerre est déclarée, les clans s'affrontent, les personnages révèlent leur acrimonie.
    Florence sera très seule pour affronter le conformisme ambiant.

  • º Asne Seierstad Le Libraire de Kaboul ºAsne Seierstad a vécu le printemps qui suivit la défaite des taliban chez Sultan Khan, libraire à Kaboul. Elle nous fait partager, dans ce récit très vivant et toujours respectueux, la vie quotidienne des épouses, enfants, frères et soeurs d'une famille où chaque destin est riche d'émotion et dont le chef incontestable est Sultan, l'amoureux des livres.
    « Quand les communistes sont arrivés, raconte-t-il, ils ont brûlé tous mes livres, après il y a eu les moudjahidin, trop occupés à se battre entre eux pour se soucier de moi, mais une fois le régime des taliban installé, mes livres étaient de nouveau condamnés au bûcher. » A travers cette chronique saisissante, c'est un Afgha-nistan aux mille facettes que l'on découvre, un pays en ruine et en pleine renaissance où un peuple tente timidement de se défaire du passé dans l'espoir d'une vie meilleure.
    º Asne Seierstad raconte en détail la vie quotidienne de cette famille de Kaboul. Passionnant témoignage d'une femme qui a de la sympathie pour les Khan et pour l'Afghanistan, mais dont le ßegme nordique est mis à rude épreuve devant une réalité souvent insupportable qui humilie et détruit.
    Bernard Pivot, Le Journal du Dimanche.

  • Moscou, 1919.
    Sur les décombres d'une russie meurtrie par la guerre civile et la révolution, on brûle les livres pour se chauffer, on les troque contre de la farine et des harengs.
    à l'instigation de mikhaïl ossorguine, journaliste et romancier, une poignée d'intellectuels va pourtant fonder une librairie qui deviendra légendaire.
    Gardiens des livres passés et à venir, ils recueillent patiemment les débris des bibliothèques éparpillées ou pillées, ils diffusent, sous forme de manuscrits enluminés, les livres qui continuent à s'écrire, ils aident poètes, écrivains et philosophes à survivre tant matériellement que moralement, en leur offrant, outre des secours concrets, un refuge contre le prosaïsme d'un quotidien misérable.

    Deux plaquettes manuscrites d'a. rémizov et de m. tsvétaïeva illustrent la curieuse histoire de ces libraires-éditeurs racontée par un bibliophile.

  • José Corti : un être rare, inconnu ou presque du grand public. Mais un modèle : l'éditeur qui n'a jamais publié ce qu'il n'aimait pas. Et il n'aimait que l'écriture la plus haute, la création la plus aiguë, la littérature la plus noble (Gérard Guillot, Le Figaro). Quand on écrira l'histoire de José Corti qui, à sa manière si différente de celle de Gaston Gallimard, de Bernard Grasset, de Robert Gallimard ou de Robert Denoël, restera dans la littérature, on notera sans doute ce délicieux anachronisme d'un grand raffiné qui a voulu maintenir sa passion des livres hors des circuits dévastateurs de l'argent-roi (Jean-Marie Rouant, Le Quotidien). Toute la démarche de José Corti est une célébration de la lecture. Il la servit par les poèmes et les récits sur lesquels il apposa son label " Rien de commun il la servit par des textes d'analyses qui sont de véritables sésames des grandes oeuvres. Hostile non seulement à tout ce que Gracq avait dénoncé dans son pamphlet La Littérature à l'estomac, mais à toutes les techniques de mercantilisation et de vulgarisation du livre, il apparaissait, dans le milieu éditorial parisien, comme une sorte de dernier des Mohicans (Jacques de Decker, Le Soir).

  • Le Corps des Libraires rassemble 21 histoires dont librairies et libraires sont les principaux protagonistes.
    Il évoque des librairies célèbres ou historiques. Il lève le voile sur certaines librairies choisies, que les amateurs de livres fréquentent sans tapage comme d'autres visitent des coins à champignons.
    Le Corps des Libraires est à la fois un livre d'histoire(s) et un guide. On y rencontre des revenants, des livres providentiels, des labyrinthes et des libraires héroïques, quelques personnages pathétiques et bien d'autres anecdotes curieuses.

  • L'infâme cambrioleur/bouquiniste bernie rhodenbarr a juré de ne plus pénétrer chez autrui.
    Lorsqu'il apprend que les gilmartin se rendront au théâtre un soir e la semaine suivante... il lutte, essaie de penser à autre chose. la tentation revient lorsque la belle gwendolyn cooper l'informe que les nugent sont partis en europe et que donc... c'en est trop, bernie capitule. mais dans l'appartement, c'est un cadavre qu'il découvre. son vieil ennemi, l'inspecteur ray, l'attend chez lui et l'arrête.
    Bernie va devoir prouver son innocence...
    Après dix ans d'absence, bernie est de retour, et lawrence block signe ici un chef-d'oeuvre d'humour et de savoir-faire romanesque.

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