serge safran

  • « De métaphores animalières en allusions grivoises, l'art de la bouche se confond à celui des bouches, gorges profondes et orifices. », Le Magazine littéraire.

    C'est au XVIIIe siècle, et à travers le roman libertin, que l'art gastronomique fait une entrée en force dans la littérature. Considéré comme l'un des ingrédients du plaisir, il reste un précieux témoignage des moeurs galantes de l'époque. Dans cet ouvrage l'auteur met en lumière la relation étroite et subtile qui a toujours lié érotisme et nourriture. En quelques chapitres classés par nature d'aliments (chocolat, huîtres, café, champagne...) et enrichis d'anecdotes savoureuses tirées de nombreuses oeuvres libertines, il nous révèle avec truculence et humour les mystères d'une sensualité du goût aujourd'hui oubliée.

  • Le souhait de Serge Safran, éditeur et auteur, de voir publier son journal résulte d'une rencontre avec un ami de 20 ans son cadet qui lui confie une peine de coeur. Pour l'aider, Serge Safran lui fait lire son journal d'il y a 20 ans, période où lui-même a subi les tourments d'une déception amoureuse.
    L'expérience de l'un peut-il aider l'autre ? La lecture d'un journal peut-il nous apprendre quelque chose sur notre propre vie ? C'est à ces questions (entre autres) que s'attache ce projet éditorial. La spécificité de ce journal est de mettre en évidence le primat des obsessions sexuelles, énergie vitale, faim jamais rassasiée, douleur au ventre qui ne peut se taire que dans les bras - entre les cuisses, d'une nouvelle aventure. Pour combler l'attente de la femme aimée qui se refuse rien de mieux que la chair d'autres femmes consentantes.
    Pourtant quand la nature suit son cours, la culture revendique ses droits :
    Théâtre de notre quotidien dans lequel il s'agit de tenir son rôle, autel sur lequel on sacrifie nos pulsions les plus impérieuses... Les amitiés littéraires sont solides quand l'amour tangue, les passions artistiques occupent une place provisoirement béante... De ce combat, de cette lecture, on sortira sans certitude, sans réponse, avec peut-être ce supplément de grandeur que l'on peut ressentir à côtoyer la vie, dans tout ce qu'elle offre d'imparfait.

  • Lettres gersoises

    Serge Safran

    • Laquet
    • 20 Février 1999

    La lumière, la musique et les couleurs d´un paysage du Gers deviennent autant de prétextes à raconter la vie. Les lettres seront gersoises et comme dans une peinture, par touches, elles diront les sentiments parfois extrêmes inspirés par l´être aimé quand la distance s´étire d´un coeur à un pays.

  • " Peut-être n'y a-t-il que le silence après chaque tentative de dire les choses de la vie.
    Puisqu'il n'y a plus rien à dire et que tout a été dit. Mais peut-être pas. Ce n'est ni l'espoir, ni l'orgueil, ni la nostalgie, mais un au-delà des mots qu'à défaut de définition on appellerait poésie. La poésie vient alors dire non. Dire qu'il y a une alternative, autre que le silence, autre que la mort qui partout s'insinue. On en retire une sorte de bonheur, malgré tout, et on tâche de survivre sans s'abandonner au néant.
    On en donne même quelques éléments pour que chacun suive son chemin, un peu comme le murmure d'un chant. Il suffit d'être attentif parmi les voix d'antan. "

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  • « Il est rare que me soit donnée l'occasion de faire ce que ne font pas les autres. Particulièrement dans le domaine de l'écrit, dit de littérature. Un récit sur une région (Lettres gersoises), sous forme épistolaire, comme au XVIIIe siècle, mon siècle de prédilection. Ou celui d'une année entière, 1986, (L'Année Alison, ou comment survivre en amour à l'âge fatidique de trente-six ans), publié en même temps que des historiettes érotiques extraites de mes écrits intimes. C'était des propositions inattendues d'éditeurs qui m'offraient cette opportunité. Duetto ainsi me permet d'extraire des milliers de pages de mon Journal intime, intitulé « L'Écueil de naître », ce que m'a inspiré la lecture du Journal littéraire de Léautaud.» Serge Safran
    L'auteur: Serge Safran Poète, romancier, essayiste, critique, il est aussi cofondateur des éditions Zulma et fondateur des éditions qui portent son nom.

  • Deux élans contraires déchirent Philippe, le narrateur de ce roman de formation ironique et nostalgique. Il sait, la trentaine venue, qu'il n'a plus le choix, qu'il doit, s'il veut vivre la vie de poète dont il rêve, venir à Paris, se faire connaître, batailler. Mais comment abandonner la vie libre, endiablée, qu'il a menée jusque-là ? Comment se séparer de Sandra, l'adolescente avec qui il vit une passion sans pareille ? Nous sommes à la fin des années 70. Il a connu les utopies réalisées de l'amour libre, de la vie communautaire, expérience indépassable pour lui comme pour toute sa génération. Qu'espérer encore ? Ainsi monte-t-il à Paris, non avec l'enthousiasme du conquérant, mais la mélancolie au coeur, et obsédé par la crainte que le bonheur, à l'heure où une vie nouvelle s'apprête à commencer, ne soit derrière lui.

  • La stagiaire

    Serge Safran

    « Même pour aller trois ou quatre jours à Barcelone, en sachant que le temps risquait de n'être pas clément, il me fut difficile de partir sans la revoir. Lors d'une matinée plutôt calme, elle vint vers moi pour me demander conseil, pour me montrer son travail, pour me proposer du thé. Ce désir de servir était-il inné ? C'était pour le moins une gentillesse qui dépassait la norme car rares étaient les stagiaires avant elle qui m'avaient porté une telle attention. De là à me faire des idées, à m'imaginer que. Nous avions reparlé des soirées à venir. Les occasions allaient se présenter de se voir en dehors du lieu de travail. Lui parler ? »

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  • Epreuves d'origine

    Serge Safran

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  • Heures tendres

    Serge Safran

    Parallèlement à son journal, nous publions du même Serge Safran un recueil de nouvelles érotiques : Heures tendres. Centrés sur des rencontres, des expériences sexuelles ou affectives, des ruptures et des "disparitions", ces textes parviennent à créer un univers profondément charnel où l'érotisme, très cru, est distillé par petites touches percutantes. On se plaira à comparer le "journal" qui confronte et rythme les obsessions au quotidien à ces nouvelles qui les exaltent dans l'imaginaire.

  • Le chant de talaimannar

    Serge Safran

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  • Un oiseau migrateur

    Fariba Vafi

    Une femme iranienne, mère de deux enfants, vit aux côtés d'un mari qui ne la comprend pas. Cette femme se montre intransigeante face à un homme insensible qui veut migrer au Canada pour son travail. Elle affronte son quotidien de femme qui n'a pas le choix, lassée de sa vie de famille et ne rêvant que d'indépendance et de liberté. On apprend à la connaître par ses réflexions et le regard d'autrui. Sa vie part en morceaux, en brefs chapitres. C'est une forte personnalité, ayant une vision très claire de la société où elle évolue. Il y a chez elle quelque chose de rude, de violent, d'impatient. N'en pouvant plus de supporter la petite bourgeoisie contrainte et besogneuse du sud de Téhéran, moins policée que celle du nord, mais aussi plus libre de ton et de manières.
    Chacun suit l'oiseau de ses rêves. La vie commune est-elle possible quand ces rêves ne peuvent se rejoindre dans la réalité ?

  • Durant l'entre-deux-guerres, Paris devient le port d'attache d'immigrants russes ayant fui la révolution bolchevik. Aristocrates déchus, insurgés en disgrâce, réactionnaires et séditieux, juifs fuyant les pogroms et agents du NKVD finissent par se mêler dans les bastringues de Pigalle.
    Au soir du 19 juin 1926, le célèbre anarchiste ukrainien Nestor Makhno, blessé, affaibli et privé de tout, traque Joseph Kessel pour lui faire la peau. Dans Makhno et sa juive, l'écrivain en effet dépeint le révolutionnaire sous les traits d'un monstre assoiffé de sang et accède à la célébrité en lui volant la dernière chose qui lui reste : sa légende ! Bien décidé à confondre son détracteur, Makhno en est venu à concevoir un projet absolument dément : tuer un Juif pour prouver au monde qu'il n'est pas antisémite.
    C'est dans ces bas-fonds de Pigalle que Makhno, pistolet en poche, se retrouve nez à nez avec Kessel. Et se voit embarqué à boire, écouter des discours, des chants, dans une folle soirée interlope jusque dans une fumerie d'opium où l'on croise... Cocteau et Malraux.
    Dans un combat où bourreaux et victimes échangent parfois leur rôle, ce ne sont plus deux individus qui s'affrontent pour la gloire et contre l'oubli, mais bien la réalité et la littérature qui se jaugent et se défient à travers eux.

  • Avec une mère violente et hargneuse, plus préoccupée par ses amants et ses traductions de romans à l'eau de rose que par sa fille, la vie d'Albertine n'est pas un long fleuve tranquille. Depuis son enfance jusqu'à l'adolescence, ce ne sont que brimades, injustices et souffrances. Pour échapper à cette mère surnommée « la sorcière », Albertine s'invente des histoires qu'elle note dans un cahier.
    Le jour de sa majorité, sa mère la met à la porte, munie de trois sacs IKEA contenant ses affaires et d'un post-it avec le nom et l'adresse de son père, dont elle ignorait jusque-là l'existence.La rencontre avec cet homme, très différent de ce qu'elle rêvait, lui fait découvrir des vérités inattendues, lui ouvre des portes inespérées sur le présent et l'avenir. Et Albertine de trouver sa vocation à raconter des histoires, d'abord aux enfants qu'elle garde, puis... sur scène !

  • François Sablier est un laissé-pour-compte, dépressif, sans travail, sans abri mais un doux rêveur à ses heures. De plus, il consulte un chamane sur le conseil de sa soeur Peaulysse qui veille un peu sur lui, ainsi que son ami Régis qui l'héberge en échange de divers services.
    François les lui rend volontiers. Il vient également en aide à une acariâtre madame Enclave, encombrée de sa fille Châtelaine, obèse et aveugle, qui peint des toiles étonnantes, ou à monsieur Claude, photographe de nus.
    Un jour, il accepte une place de croque-mort chez « Fleurs et Couronnes ». Mais les affaires tournent au vinaigre. Et voilà que s'en mêle monsieur Javel, ancien flic à la retraite.
    Les aventures de ce Sablier sont à coup sûr aussi rocambolesques que désopilantes, pleines en tout cas d'une profonde et généreuse humanité

  • À l'automne de leur vie, Antonio Vivaldi, Rosalba Carriera et Giacomo Casanova sont exilés de Venise, après y avoir connu la gloire. Face à l'éloignement, la trahison du corps, quelle posture adopter pour continuer de vivre ?
    À Vienne, souffrant d'une santé fragile, Vivaldi s'est réfugié chez la veuve Wahler. Musicien prolixe, il s'apprête à composer son dernier opéra pour Anna Girò, qui fut son interprète fétiche.
    Rosalba Carriera, portraitiste de renom, maître dans l'art du pastel, a la vue qui décline. Dans sa maison du Dorsoduro, entourée de femmes, un voile de plus en plus sombre l'éloigne de sa ville chérie.
    C'est à Dux, en Bohême, dans le château des Waldstein, que Casanova passe ses vieux jours. Engagé comme bibliothécaire, il consacre son temps à ses Mémoires quand il n'est pas persécuté par les domestiques ou en compagnie de Dorothée, la fille du portier.
    Entre ombre et lumière, farce et tragédie, Michèle Teysseyre nous plonge au coeur du quotidien de trois des plus emblématiques personnages de Venise.

  • En Corée du Sud, dans les années soixante, Chun, jeune idéaliste mal à l'aise dans la société, et un copain de lycée abandonnent les cours pour vivre dans une grotte puis faire une virée à travers leur pays. De retour à Séoul, ils se retrouvent avec leurs amis au café Mozart. Chun et la jeune Mia entament une relation amoureuse qui les entraîne vers l'île de Cheju. Mais Chun, arrêté pour avoir manifesté, rencontre un trimardeur, « Lieutenant », avec qui il part travailler sur des chantiers et en mer.
    L'Étoile du chien qui attend son repas est un tumultueux périple initiatique à plusieurs voix, largement autobiographique, qui se termine par le départ de Chun pour le Viêt Nam et une guerre qui n'est pas la sienne. Un subtil portrait de la jeunesse coréenne, semblable par bien des aspects à celles de tous les pays, de toutes les époques. Et une méditation sur le sens à donner à sa vie au lieu de suivre des chemins tout tracés par les aînés.

    Né en 1943 en Mandchourie, Hwang Sok-yong traverse l'histoire contemporaine de la Corée. Sa lutte contre la dictature et sa volonté de faire un pas vers la Corée du Nord le mènent en exil puis en prison. Il est l'auteur de La Route de Sampo, L'Invité, Shim Chong, fille vendue, Le Vieux Jardin ou Princesse Bari, traduits en de nombreuses langues et adaptés au cinéma.
    Traduit du coréen par Jeong Eun-Jin et Jacques Batilliot

  • La dame au cabriolet

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    Quand l'enquête sur la disparition d'un frère et celle sur un adultère s'entremêlent, Yvonne Vitti, détective privée parisienne, est entraînée dans un tourbillon de folles aventures. Une Yvonne femme mûre qui aime encore séduire et roule en Saab cabriolet jaune poussin. Après avoir découvert que l'infidèle mari de la boulangère est un chaud lapin doublé d'un cambrioleur de haut vol, elle se trouve témoin d'une dispute entre truands qui se termine en une fusillade sans rescapés.
    D'instinct, elle récupère une mallette remplie d'une énorme somme d'argent. S'ensuit un engrenage infernal dans lequel son amie Brigitte Lemercier, journaliste, se trouve à son tour embringuée. C'est alors la valse des gitans, commissaire, serrurier, masseuse perverse ou gigolo assassin qu'Yvonne tente d'oublier dans un haras de Seine-Marne, en Corse ou à Marseille. D'où échappées bucoliques et envolées lyriques inattendues au sein d'une enquête des plus riches et drôles en rebondissements.

  • Milady la nuit

    Laura Berg

    Un soir, Paul et Cyril, amis depuis le lycée, échouent lors de leurs frasques de dandys en goguette dans un bar à champagne et hôtesses où ils rencontrent la jeune Marie-Hortense (le jour), dite Milady (la nuit). Payée pour les faire boire et plus, si affinités.
    Elle s'installe assez vite dans leur squat de luxe. Paul s'entiche d'elle et Cyril la consomme. Elle prend ses aises puis disparaît en emportant une partie de leurs biens - même si mal acquis -, et sa part de mystère.
    Les deux compères finissent par la retrouver loin de Paris chez Armand, un client plus riche et plus âgé. Touchés par la fragilité et la grâce de Milady, Paul et Cyril acceptent tant bien que mal la situation, jusqu'à ce qu'une vague histoire de chevalière et un vrai trafic d'oeuvres d'art entraînent nos trois mousquetaires sur la bonne piste. Mais la fin de leur histoire n'est pas celle attendue.
    Elle rappelle de loin celle de Jules et Jim, mais dans une époque qui a bien changé !

  • Djamil est le fils unique de Hajji, riche propriétaire musulman, père de nombreuses filles. En plus de ses études au collège, le jeune homme parfait son éducation artistique auprès de son grand-père musicien violoniste et caresse le rêve de devenir danseur. Durant une fête de noces, il fait la connaissance de Nadji, dont il tombe follement amoureux.
    Longtemps après, Djamil se livre sur tout ce qui lui est arrivé depuis son enfance jusqu'au moment où il quittera l'Iran pour suivre le chemin de l'exil. Ce roman bouleversant, inédit en Iran et publié en persan au Royaume-Uni, constitue pour les Iraniens une redoutable et terrible provocation. La langue du romancier, claire et nerveuse, sans chercher l'érotisme à tout prix, aborde sans pudeur particulière et même un certain réalisme, l'amour entre deux hommes. Ce qui ne va pas sans une vraie audace qui donne à ce roman une force émotionnelle incomparable.
    Les Garçons de l'amour, paru en 2011 à Londres en persan, est traduit pour la première fois en français.

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