Fabrice Neaud

  • Ce journal n'éclaire pas d'un jour égal toutes les facettes de son auteur, car celui-ci est attaché avant tout à établir le constat presque clinique d'une solitude amoureuse, d'une "ruine affective".

  • L'expérience graphique et intellectuelle que conduit Fabrice Neaud en réalisant une autobiographie dessinée est l'une des réflexions les plus originales du moment sur la valeur et la signification de l'image dans notre société. Le troisième volume du Journal que vient de publier ce jeune dessinateur de bande dessinée a la magique capacité de transformer le lecteur en une sorte de philosophe en lévitation, qui regarderait le monde d'un peu plus haut pour y voir d'un peu plus près. Construite comme un "roman philosophique" et d'une formidable inventivité graphique, cette autobiographie échappe à la tentation du voyeurisme et du "moi je". Et pourtant, ce Journal (III) est obscène dans le sens littéral du terme puisqu'il met sur la scène, devant le lecteur, ce que l'on n'y met jamais, c'est-à-dire la vie privée de l'auteur dans ses moindres détails mais aussi et surtout celle encore plus privée de son environnement et de ses amis. (...) Encore une fois le travail de Neaud montre que l'art est vraisemblablement le seul territoire de liberté de pensée et d'action face à une société où l'on consomme des images que l'on ne choisit pas.

  • Chronique autobiographique de Fabrice Neaud. Dans ce nouveau volume, l'auteur évoque une période de son existence qui va d'août 1995 à juillet 1996 : les vacances au Pays Basque, un déménagement, la naissance d'amitiés nouvelles, la sortie de son premier livre«Journal-tome 1»et les réactions, ses paysages amoureux et fantasmatiques, son rapport à la famille...

  • Après l'échec de sa relation sentimentale avec Stéphane, Fabrice doit se reconstruire au milieu des ruines de son amour et de ses difficultés personnelles dans la période de chômage et de difficile recherche d'emploi qu'il traverse. Mais il y a la réalisation de ce journal, la création avec des amis de la revue Ego comme X, et une autre histoire d'amour qui se profile...

  • Le soldat Anton Csymanovic, témoin gênant d'un phénomène technologique étrange lors d'une manifestation publique, est poursuivi par un mercenaire du nom de Mstislav. Pourvu de possibilités hors normes, ce dernier le téléporte à mille pieds au-dessus d'une savane africaine et. le lâche. Tamara Savolainen, sa jeune binôme dans l'armée, se voit enrôlée de force dans les services secrets parce qu'elle a filmé ce qu'elle n'aurait jamais dû voir, lors de cette nuit d'émeutes entre manifestants et forces de l'ordre. La médecin Emma s'attend, elle, à recevoir un blâme professionnel pour la protection « abusive » de la petite Suzy ; le subterfuge lui avait surtout permis de différer la reconduction de la jeune orpheline à la frontière européenne. La petite fille, sauvée par Anton de l'effondrement d'un immeuble lors de cette fameuse nuit, se retrouve dans un bunker, recluse dans une cellule. Tous semblent mis sur la touche, mais ils sont plus que jamais déterminés à ne pas se laisser museler sans réagir !

  • Et si nous n'étions que des cobayes ?

    2057. La Terre est sous la menace d'un phénomène sans précédent. Depuis quelque temps, de mystérieuses cendres tombées du ciel recouvrent les paysages et villes d'une couche uniforme. Et partout dans le monde, de nombreux cas de maladies respiratoires sont recensés. Très vite, les autorités scientifiques et politiques sont unanimes : la « cendre » est en réalité une arme de destruction massive envoyée pour décimer l'humanité ! Pour comprendre les origines de ce fléau et tenter d'y mettre fin, une équipe est alors envoyée vers Phobos, satellite de Mars duquel proviendrait l'épidémie...

    Christophe Bec, scénariste de Carthago et de Siberia 56, revient à son genre de prédilection dans un captivant thriller de SF aux accents lovecraftien, mené par une équipe de héros aussi bigarrée que charismatique. Mystères, aventure et angoisse sont au menu de ce diptyque duquel émergent de véritables questions sur notre rapport à l'écologie.

  • Et si nous n'étions que des cobayes ?
    2057. La Terre est en prise à un phénomène sans précédent : de mystérieuses cendres provenant d'étranges typhons recouvrent les paysages et villes d'une couche uniforme. Et partout dans le monde, les cas de maladies respiratoires mortelles se multiplient exponentiellement. Très vite, les autorités scientifiques et politiques sont unanimes : la Cendre est en réalité une arme de destruction massive envoyée pour décimer l'humanité ! Pour comprendre les origines de ce fléau et tenter de l'enrayer, une équipe est envoyée vers Phobos, satellite de Mars, qui abriterait le centre névralgique de la pandémie. En parallèle de la mission américaine, un autre vaisseau concurrent a été envoyé par les chinois. Les deux équipes découvrent que Phobos est en réalité un satellite artificiel conçu par une civilisation extraterrestre extrêmement avancée. La super intelligence artificielle qui dirige le satellite réside dans son coeur, mais pour y accéder, il faudra traverser toute une série de salles piégées. Phobos s'adapte et se réorganise en fonction des personnalités des personnes qui y pénètrent. Et tous ses pièges sont mortels...

  • Les images, les sons, l'architecture, les objets, mais aussi nos paroles, nos vêtements, nos tatouages, nos coiffures, nos gestes. Presque tout ce qui nous entoure est protégeable par le dispositif juridique qu'on appelle le droit d'auteur. Pour la première fois, de façon claire et originale, une bande dessinée fait le point sur la complexité du droit de la propriété littéraire et artistique.

  • L'humanité à l'aube du troisième millénaire.
    L'activité sismique s'était soudainement accrue, réveillant le super volcan Yellowstone qui raya de la carte une grande partie du continent nord américain. Les éruptions furent suivies d'un hiver nucléaire, de l'exode des survivants vers des camps de réfugiés installés plus au sud, et d'une belle pagaille économique mondiale. Quant à l'Afrique, qui subissait depuis si longtemps la pandémie de Sida, elle ne compte quasi plus...

    Anton Csymanovski est sergent de l'armée régulière européenne.
    Lors d'une violente émeute, en périphérie d'une grande ville à la veille d'une élection, il se retrouve coincé sous un immeuble vétuste qui s'effondre sur lui et la petite fille qu'il voulait sauver. Simultanément, tous deux sont témoins d'un étrange flash de lumière. Dégagé peu après des décombres, miraculeusement indemne, Anton passe pour un héros au micro de médias empressés et avides de sensations.
    Cependant, la sécurité intérieure confisque d'autorité la scène de sauvetage qu'une collègue d'Anton avait filmée. La petite fille, une réfugiée en situation irrégulière, disparaît aussi soudainement de l'hôpital où on la tenait en observation. Anton fait certes partie des forces de l'ordre, mais tout le pousse à penser que cette agitation cache une étrange affaire, dans laquelle il va devoir plonger...

  • Nul ne connaît l'authenticité de la relique qu'est le Saint Suaire de Turin, quand bien même nos moyens techniques actuels nous le permettraient. Les études passées sont sujettes à caution, et l'Église en a, depuis la fin des années 80, interdit toute nouvelle expertise. Les cultes religieux ont toujours affectionné les reliques, et les hommes ont toujours apprécié y exprimer leur dévotion.
    La démarche des auteurs : rappeler avec humour, autant que justesse historique et scientifique, qu'on peut très facilement proposer trois vérités à partir des mêmes faits : tout est question d'interprétation, donc de croyance !
    Vous noterez que leur démarche respecte la liberté de chacun.
    Techniquement : par trois fois, les auteurs racontent «presque» la même histoire : un jeune sculpteur doit réaliser une oeuvre commandée par le seigneur champenois de Lirey, village situé dans l'Aube (évidemment !). Cette symétrie multiple se traduit par un nombre conséquent de cases et de dialogues identiques, mais dont l'interprétation changera selon le contexte.
    Parlant d'une démarche exceptionnelle d'auteurs tous trois naturellement imprégnés de culture classique et religieuse, il a semblé judicieux de renouer avec le beau livre de facture traditionnelle et celle des images illustrées et narratives, en y ajoutant une pointe de modernité par les matières choisies et la mise en avant du jeu d'esprit.

  • Après l'échec de sa relation sentimentale avec un jeune homme, que relatait le premier volume de la chronique autobiographique de Fabrice Neaud, le deuxième s'achevait alors qu'une nouvelle histoire d'amour se profilait. Cette histoire est le noyau de ce troisième volume.

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