Libre & Solidaire

  • Les élections présidentielles de 2017 ont connu une fois de plus la victoire du « vote utile ». Depuis au moins 2002, ce vote domine largement les élections nationales. En réalité, le vote utile contribue à la domination sans partage du libéralisme, qui ne satisfait pas l'électorat et crée amertume et désillusion. Il convient donc de conduire la critique générale de la manière souterraine par laquelle s'est imposé un vote qui n'est pas conforme à ce qu'on peut espérer de la démocratie. C'est sur cette dernière qu'il faudra faire porter ensuite notre réflexion pour mettre en évidence les conditions possibles d'un renouveau démocratique, qui soit capable de répondre au désarroi et au désinvestissement politique des populations. Il en va en effet de l'avenir de notre société, qui est secouée par des crises multiples (économique, migratoire, écologique, etc.), dont celle de la politique n'est pas la moindre, à une époque où le fascisme renaît en Europe, en réponse à la violence sociale des réformes libérales, véritables destructions des protections collectives. Tout n'est pas perdu, parce qu'il existe en France comme ailleurs une aspiration démocratique forte, c'est-à-dire la volonté d'être acteur de son histoire et d'échapper au destin tracé d'avance que nous promettent les libéraux - la concurrence effrénée, les inégalités galopantes, la misère de masse au nom d'une conception dévoyée de la modernité et de la liberté.

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  • Interrogeons-nous sur ce qui nous fait : la vie, la nature, la société, la réalité, le passé et tentons de devenir maîtres de notre destin pour que le XXI e siècle soit celui de l'avènement d'Homo ecologicus.
    Dans ce livre, l'auteur interroge ce qui nous fait : la vie, la nature, la société, la réalité, le passé. Et montre que les crises majeures qui nous menacent trouvent leur source dans les fantasmes qui nous dominent. Notre tâche est de nous penser nous-mêmes et de devenir les maîtres de notre destin. Le XXI e siècle peut-il être celui de l'avènement d'Homo ecologicus ? Quelles en sont les conditions et les obstacles ? Dans l'Antiquité, les Grecs parlaient d'hubris (démesure) pour condamner les aspirations à échapper aux limites de la condition humaine.
    L'homme devait, tout en ayant les dieux pour modèles, accepter sa condition imparfaite de mortel. Au contraire, la modernité postule que la nature se réduit à une matière première, dont la science doit permettre connaissance et la technique la maîtrise.
    Avec le libéralisme, la société doit relier de manière contractuelle des individus autonomes, sauf à empiéter sur leurs libertés. Les modernes que nous sommes sont animés par la croyance et l'espérance que rien n'est fixe et que notre action et notre puissance n'ont pas de limites. Pourtant, nous ne nous faisons pas nous-mêmes. La réalité dans laquelle nous vivons nous conditionne et nous limite, sans que cela implique la soumission à un ordre naturel et social immuable.
    Solitude et toute-puissance relèvent du fantasme, alors que le désir de liberté est ce qui nous caractérise de la manière la plus profonde et constitue un acquis majeur de la modernité. Quelles en sont les conditions et quels en sont les obstacles ? Dans une langue très accessible, cette philosophie de l'homme à l'époque de la crise écologique tente de présenter des pistes pour une réconciliation de l'humanité avec elle-même.

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  • L'utopie a accompagné la modernité. Elle présente un idéal collectif ; non pas toujours, comme on lui reproche souvent, à la manière d'un monde parfait, clos sur lui-même et inaccessible, mais comme un ensemble de principes ou de pratiques désirables, permettant de faire un pas de côté par rapport à la réalité et de se libérer, au moins partiellement et provisoirement, de ses insuffisances. Elle a souvent été ambivalente, en faisant entrer la lumière et l'espérance dans l'obscurité politique, mais en contribuant aussi à produire de nouvelles ténèbres. Ses liens avec les régimes totalitaires et les expériences de radicalité demandent ainsi à être interrogés. C'est ce que propose de faire ce livre, animé de la certitude que l'utopie ne se réduit pas à l'essence qu'on souhaite fréquemment lui voir revêtir, à savoir un discours et des pratiques maximalistes et irréalistes, qui préparent les voies de la terreur et des lendemains qui déchantent. Avec la volonté du libéralisme de se constituer comme réalité totale, l'utopie est plus que jamais nécessaire, en instaurant un écart entre l'existant et l'idéal. En s'appuyant à la fois sur les textes et les pratiques, ce livre montre que l'utopie constitue un lien que les hommes peuvent nouer, par l'espérance et la lutte, pour dépasser les désillusions du réel et ne pas s'accommoder du monde comme il va, mais le rendre plus humain.

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  • Nous sommes tous des « hommautos ». En l'utilisant tous les jours, en y passant des heures, la voiture est devenue un objet auquel on ne réfléchit plus, un objet tellement commun qu'il semble qu'il n'y ait rien à en dire. Elle fait partie de notre vie, l'envahit, la hante. Nous en respirons les gaz d'échappement, en expérimentons les risques, en espérons des plaisirs. Seuls ou accompagnés, nous y réfléchissons, y rêvassons, y écoutons les informations. ou nous nous transformons en conducteurs irascibles. Le propos n'est pas de porter un jugement moral sur l'automobile, ni seulement de dire qu'il est préférable de limiter son usage, de se déplacer à pied ou à vélo, même si cela nous fait redécouvrir des plaisirs oubliés : retrouver notre corps, sa temporalité, être à l'écoute de notre environnement naturel, urbain ou social. Il est ici question de suggérer un dialogue, afin de penser la voiture au lieu de la subir. En 41 petits récits, nous découvrons qu'elle n'est pas une question de choix personnel, mais un problème collectif, social. Sa place dans nos sociétés révèle en effet qu'elle est ritualisée avec une forte connotation symbolique. Cet ouvrage suscite une véritable prise de conscience et nous permet de poser un regard objectif sur la place de l'automobile dans notre société, et donc sur nous-mêmes.

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