Frédéric Boilet

  • La rencontre entre un auteur français de BD installé à Tokyo, et Yukiko, une jeune Japonaise avec qui il vit une parenthèse amoureuse et érotique. L'usage de la vidéo et l'attention portée aux plus petits détails de la vie quotidienne donnent à cette histoire une profondeur et une justesse sans équivalent dans le monde de la bande dessinée. L'Épinard de Yukiko relate l'émergence d'une impossible passion (Yukiko aime un autre homme, qu'elle attend) au coeur d'un monde saisi de façon à la fois précise et rêveuse. Ce mélange des contraires se retrouve partout : Boilet rapproche bande dessinée et manga, il dessine en faisant du cinéma, invente une temporalité nouvelle, entre durée et fulgurance, et invite ses lecteurs dans un dialogue qui dépasse les frontières entre l'art et la vie.

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    Frédéric Boilet

    La rencontre sur minitel du narrateur et d'un mannequin professionnel. La brutalité des mots et des images alterne avec finesse et intimisme dans cette BD à caractère autobiographique.

  • Je n'ai pas fait le japon. Après quinze années d'un séjour quasi ininterrompu, je suis au japon sans y avoir rien vu. Je ne me suis jamais offert les services d'une geisha et n'ai croisé aucun samouraï, je n'ai pas assisté à la parade du mariage princier et l'extrême droite nippone a négligé de m'insulter, je n'ai pas visité le temple d'or de Kyôto et ne me suis pas plus approché des cerfs de Nara, je n'ai passé aucune nuit dans un hôtel capsule ni aperçu un seul pousseur dans le métro de Tôkyô... Mais il y a pire, l'incompréhensible, l'inexcusable négligence, j'ose à peine l'avouer : je suis au japon sans avoir vu le Mont Fuji ! Que vont penser mes anciens amis de Nancy, eux qui parvenaient, chaque été et avec quel brio, à visiter toutes les choses indispensables d'un pays, en un mot à le "faire" ? Ainsi Michel qui, en juillet 1987, avait fait la Thaïlande, ou ce vieux Roger, à qui il n'avait pas fallu plus de trois semaines pour faire la Chine ! Voilà bien un souvenir, celui de mes chers amis, qui m'invite à l'humilité, peut-être au regret : non, décidément, je n'ai pas fait le japon.

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  • Elles

    Frédéric Boilet


    Neuf histoires de jeunes filles mêlant sensualité et érotisme.


  • Un homme, en quête de son passé, à la recherche d'un rêve d'enfant, voyage douloureux et définitif en forme d'exorcisme pour trouver la paix et le bonheur ; deux jeunes femmes curieuses et volontaires ; un violoncelliste, poète et serein, un peu fou ; l'astronome résident du Pic du Midi, mystérieux, clairvoyant ; deux enfants sur les toits de la cathédrale de Strasbourg : tous convergent, parfois sans le savoir, vers l'aube rare et matinale du rayon vert. « C'est que ce rayon » dit Jules Verne « a pour vertu de faire que celui qui l'a vu ne peut plus se tromper sur les choses de sentiment ; c'est que son apparition détruit illusions et mensonges ; c'est que celui qui a été assez heureux pour l'apercevoir une fois, voit clair dans son coeur et dans celui des autres ».

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  • « Vivi, elle habite dans un terrier, comme les renards. Un jour, les chasseurs l'attrapent et l'emmènent en prison, et puis chez une maman. La maman veut lui mettre la culotte, mais Vivi ne veut pas ». Impertinent et intemporel, Vivi des Vosges revisite avec humour et sensibilité le mythe de l'enfant sauvage, déjà illustré par François Truffaut (L'enfant sauvage), mais aussi Werner Herzog (L'énigme de Kaspar Hauser). Vivi des Vosges est la traduction, libre et fraîche, d'une figure culturelle emblématique.
    C'est aussi un apprentissage du respect de la différence et une mise en question, sur un mode primesautier, des contraintes de la société.

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  • En 2002, un mangaka français de 42 ans et Mariko, sa jeune modèle japonaise, partent trois jours sur l'île d'Enoshima afin d'y réaliser des repérages photographiques. Ce voyage sera l'occasion de travailler les illustrations et histoires réalisées ensemble, et de faire le point sur leur vie amoureuse.

  • Dimanche 7 mai 1995, peu avant vingt heures. La France entière retient son souffle, les yeux rivés sur le petit écran, pour découvrir le visage du nouveau président de la République. Mais cette nuit, joie et déception mêlées, n'est pas une nuit comme les autres. Des couples se font et se défont au rythme des rencontres et du hasard. Ainsi, Miryam, dix-neuf ans, encore vierge, va-t-elle croiser la route de Joachim, un homme du double de son âge, un peu las de ses nombreuses liaisons. Dans le cadre morne et banal de la gare de Dijon se joue alors une singulière petite musique de nuit, délicate et amusante, magique et envoûtante.

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  • 286 jours est la chronique sur le vif de l'histoire d'amour vécue par Frédéric Boilet, dessinateur de bande dessinée, et Laia Canada, une jeune artiste espagnole, de la première rencontre à la séparation, de la passion érotique des premiers jours aux dernières crises de larmes. C'est un film de papier, un journal photographique très intime où le regard de l'homme et celui de la femme ne cessent de s'échanger. C'est aussi une déchirante déclaration d'amour où chaque lectrice, chaque lecteur retrouvera quelque chose de ce qu'il a vécu ou de ce qu'il aurait aimé vivre. Avec une audace un peu folle, 286 jours cherche à saisir l'impossible : le bonheur de l'instant, la fièvre des corps, la fragilité de la relation et finalement son mystère. Si le livre est cru, il est surtout d'une infinie délicatesse, au-delà de l'impudeur, et d'une constante invention formelle.

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