Jérémie Moreau

  • Un buffle pousse de toutes ses forces sur la paroi, enfonçant sa tête dans la roche pour déplacer une île ; c'est qu'une comète, qui file dans le ciel, viendra bientôt heurter la surface et exploser ce bout de terre. Il le sait, il l'a vu dans ses rêves, c'est ce qu'il dit au varan qui le rejoint dans son effort.

    C'est ainsi que commence ce récit, formé de plusieurs histoires courtes où les animaux occupent seuls le devant de la scène. Au fil de ces récits, on suit un étourneau perdu en pleine migration, une autruche qui doute, un jeune éléphant apprenant l'histoire du monde... Cet ensemble de paraboles d'une grande force d'évocation nous replonge dans les délices des fables de La Fontaine autant que dans les images tourmentées du Livre de la Jungle. Habilement, Jérémie Moreau parvient à décentrer notre regard et à dépasser l'apologue moral humaniste ; les animaux deviennent des vivants, aux existences et aux beautés singulières.

    Après la Saga de Grimr et Penss, Jérémie Moreau, en pisteur qui sait lire les signes et les traces, continue d'explorer, dans ce Discours de la Panthère, les chemins qui mènent aux origines du monde.

  • À l'aube des temps, Penss, piètre chasseur, passe ses journées à contempler la beauté de la nature. Rejeté par son clan, il est contraint à la survie en solitaire et promis à une mort certaine. Mais au printemps, il arrache à la terre son plus grand secret : tout dans le monde se déplie inéluctablement. Une nouvelle vie commence pour Penss et, il en est certain, un nouvel avenir pour l'humanité...

  • La saga de Grimr

    Jérémie Moreau

    1783. L'Islande, accablée par la misère, doit encore subir le joug du Danemark. Et le sort de Grimr, devenu orphelin, est plus cruel encore dans ce pays où l'homme se définit d'abord par son lignage. Doté d'une force impressionnante, il se sait capable de rivaliser avec les plus fameux héros de saga même s'il n'est le fils de personne. Il ne lui manque que l'opportunité de prouver sa valeur...

  • Idole d'une société esclave de la réussite, il incarne la perfection... Redécouvrez en version intégrale l'histoire de Max Winson, une fable acide et poétique sur l'absurdité et l'inhumanité de la compétition à outrance.

    Max Winson n'a jamais perdu un match de tennis de sa vie. Adulé par la foule, il n'est pourtant pas celui qu'on croit. Grande carcasse mélancolique à l'allure de Pierrot, il n'est que le produit d'une enfance volée par des entraînements inhumains, le pantin d'un père tyrannique. Quand ce dernier devient trop faible pour le coacher, la liberté s'offre à lui avec son cortège de paradoxes existentiels...

  • Max Winson n'a jamais perdu un match de tennis de sa vie.
    Adulé par la foule, il n'est pourtant pas celui qu'on croit.
    Grande carcasse mélancolique à l'allure de Pierrot, il n'est que le produit d'une enfance volée par des entraînements inhumains, le pantin d'un père tyrannique. Quand ce dernier devient trop faible pour le coacher, la liberté s'offre à lui avec son cortège de paradoxes existentiels.

  • " Veni... Vidi... Et... à lundi " mêle avec humour, truculence, fond de voix de Jean Gabin et petite musique de cet argotier de génie qu'était Michel Audiard, tant dans ses personnages que dans son scénario, la dérive existentielle d'un de nos contemporains, les fréquentations pas toujours orthodoxes qu'elle génère et une histoire d'hommes où l'amitié vous emmènera jusqu'aux portes de l'adoption testamentaire. Il est voyage au gré de personnages entre film noir et blanc des années soixante et pleine lumière sur les fatalités de la société actuelle. Il est surtout triptyque pour sourire... pour rire... Mais ne pas oublier de dire.

  • Parce qu'il n'a pas réussi à perdre, Max Winson est responsable de la mise à mort de son adversaire. Dévasté par cette énième victoire et ses funestes conséquences, le décès de son père et l'arrestation de son entraîneur, le pantin sublime s'enfuit. Mais la passion du sport l'anime toujours. Et s'il lui fallait juste apprendre une nouvelle manière de jouer ?

  • Suivez, dans le début des années soixante, les pas encore hésitants d'un jeune enfant qui, avec ses mots à lui, vous emmène sur le chemin de sa vie, tiraillé entre une histoire d'amour avec son père et la maltraitance que sa mère lui fait subir. A travers ses larmes, sa perception des adultes, sa volonté de vivre, ce petit bonhomme vous emportera, malgré la douleur des coups reçus, le manque d'amour, dans le monde merveilleux de la vision des enfants. Cet enfant, c'était moi. Cette enfance abîmée, ce fut la mienne. Ce livre est un témoignage.

  • Cinquante-huit heures pour être père. Une vie tiraillée entre deux versants, entre champs de ruines et plage de sable fin. La volonté d'un homme de stopper l'effilochage de sa vie. Sa lutte sans merci contre son pire ennemi, cet autre lui, qui lui extirpe toute envie de devenir.

  • En pleine guerre napoléonienne, un navire français fait naufrage au large de Hartlepool. Parmi les débris, un seul survivant : un chimpanzé, mascotte de l'équipage portant l'uniforme tricolore. Mais, dans ce petit village d'Angleterre, où personne n'a jamais vu de Français, l'animal correspond assez bien à l'idée qu'on se fait de l'ennemi. Aussitôt, le singe est traîné en justice, et accusé d'espionnage...

  • Jean-Philippe n'a qu'un rêve : devenir jockey. Né dans le haras tenu par ses parents, le même soir que Belle-Intrigante, il a grandi à ses côtés, et n'est jamais aussi heureux qu'à cheval. Lorsqu'elle met au monde une pouliche, Tempête, il en est certain : elle deviendra un crack ! Le crack qu'attendent ses parents depuis des années et qu'il montera. Mais un soir d'orage vient briser ses espoirs. Tempête, affolée, piétine le dos de Jean-Philippe, qui ne marchera plus. Il devra alors faire de l'impossible une réalité, pour renouer avec son rêve.

  • Louise a deux sacs à dos, un avec des palmiers pour quand il fait chaud, un avec des montagnes pour quand il fait froid. Amina a deux frères, qui l'embêtent quel que soit le temps. Sauf quand ils dorment, c'est vrai. Chez la première, c'est sombre et confortable. Chez la deuxième, c'est clair et bruyant. Pourtant entre elles, il n'y a que 42 pas exactement... 6/8ans

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