Jean Chalon

  • "Dans Le lumineux destin d'Alexandra David-Néel, j'ai voulu surtout respecter le rythme de ce destin galopant. C'est d'ailleurs l'un des secrets de cette vitalité alexandrine qui tient du prodige : Mme David-Néel ne s'est jamais arrêtée. Comment en aurait-elle eu le temps ? Elle s'incarna, en une seule existence, en tant de personnages,: anarchiste, bourgeois, bouddhiste, cantatrice orientaliste, exploratrice (elle fut la première parisienne à pénétrer à Lhassa en 1924), journaliste, écrivain... Comment aurait-elle pu perdre un instant alors que sa vie, sa vraie vie selon ses plus profonds désirs, ne commença qu'à 43 ans? Quelle leçon de patience et d'endurance ! Bondissant sans cesse en avant, sans cesse en mouvement, même quand on la croit imobilisée à sa table de travail, celle qui, centenaire, faisait, à l'étonnement de son entourage, renouveler son passeport, n'a consenti à se reposer qu'en consentant à mourir, en 1969. Et encore, rien ne prouve que la mort, pour Alexandra, soit un repos éternel !" Jean Chalon

  • Grande épistolière, poète, auteur de pièces de théâtre dont une remarquable Jeanne d'Arc accomplissant, peintre de fleurs, sainte Thérèse de Lisieux est, comme le fait remarquer dédaigneusement l'une de ses compagnes du carmel, "une artiste". C'est surtout ce que l'on appellerait aujourd'hui une marginale, qui, pendant toute sa brève existence -Thérèse Martin naît à Alençon en janvier 1873 et meurt à Lisieux en septembre 1897-, sera sans cesse montrée du doigt. Sa beauté, son hypersensibilité en font d'emblée une femme à part. A l'Abbaye où elle est écolière comme au carmel où elle est considérée comme une incapable, Thérèse paie cher sa différence, qu'elle explique ainsi : "Mon excuse, c'est que je suis une enfant".
    Grâce au ciel, elle gardera toujours l'esprit d'enfance dans lequel elle puisera l'inspiration de sa fameuse "petite voie" et sa volonté déclarée de devenir une sainte en menant une vie d'amour.
    Cette fille de feu aurait du vivre en Espagne, du temps de Thérèse d'Avila et Jean de la Croix, qu'elle rejoint dans leurs plus sublimes élans. En son époque ravagée par la peur du péché mortel et la terreur de la damnation éternelle, Thérèse apporte l'apaisement d'un espoir en l'infinie miséricorde de Dieu...
    Jean Chalon Couverture : Thérèse en 1888 ©cerf, loose, 1991

  • Chère George Sand

    Jean Chalon

    George Sand n'est que passions multiples et contra-dictoires : passion du travail et passion du plaisir qu'elle nomme pudiquement un embrasement cleste . Passion pour son fils, Maurice, et passion pour ses amants qu'elle considre comme autant d'enfants. Passion pour la libert et passion pour l'esclavage. Passion des voyages qui l'entranent en Italie ou en Espagne, et passion pour son refuge de Nohant. Passion pour les ides et pour les hommes, et, parfois, pour les femmes, quand cette femme, comme une Marie Dorval, incarne en sa personne le thtre romantique. Sduisante comme Natalie Barney, intrpide comme Alexandra David-Nel, cousine par alliance de ma chre Marie-Antoinette, George Sand avait tout pour me devenir galement chre, et elle l'est devenue depuis que j'ai lu, en 1964, le premier volume de sa Correspondance dite par Georges Lubin. Vingt-quatre ont suivi, et, de ces lettres, naissent des vidences qui dtruisent bien des lgendes !

  • La vie de ma chère Natalie Barney est une suite ininterrompue de grandes amours. Car la séduction, la vraie, ignore les méfaits de l'âge. Et depuis sa naissance, le 31 octobre 1872, Natalie n'a pas cessé de séduire et de faire naître les oeuvres les plus

  • « Lola Flores, chanteuse, danseuse, artiste.
    Dolores Flores Ruiz, dite « La Fille de feu », « La Pharaonne », « Lola d

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  • Le darwinisme

    Jean Chalon

    Le darwinisme / par Jean Chalon Date de l'édition originale : 1890 Le présent ouvrage s'inscrit dans une politique de conservation patrimoniale des ouvrages de la littérature Française mise en place avec la BNF.
    HACHETTE LIVRE et la BNF proposent ainsi un catalogue de titres indisponibles, la BNF ayant numérisé ces oeuvres et HACHETTE LIVRE les imprimant à la demande.
    Certains de ces ouvrages reflètent des courants de pensée caractéristiques de leur époque, mais qui seraient aujourd'hui jugés condamnables.
    Ils n'en appartiennent pas moins à l'histoire des idées en France et sont susceptibles de présenter un intérêt scientifique ou historique.
    Le sens de notre démarche éditoriale consiste ainsi à permettre l'accès à ces oeuvres sans pour autant que nous en cautionnions en aucune façon le contenu.
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  • Dames de coeur et d'ailleurs Nouv.

    À paraître
  • Natalie barney, louise de vilmorin, marguerite yourcenar, pour ne nommer que ces trois-là, ont été présentes, au siècle dernier, dans la vie de jean chalon.
    Elles continuent à l'être dans ses songes. ses déesses, george sand, colette, lola flores, hantent également ses nuits, oú il ne se réveille que pour noter ce qu'il voit et entend dans la journée. en effet, le paradis, pour jean chalon, ce sont les autres, dont il observe, avec un amusement qu'il nous fait partager, la comédie humaine, entre le paris des batignolles et un petit village espagnol perdu aux frontières du levant et de l'aragon, navajas.
    Mais c'est le rêve qui aura été la grande affaire de sa vie. il rêve la nuit, il rêve le jour, tous les rêveurs devraient se reconnaître dans ce journal d'un rêveur professionnel. car le rêve est la seule profession qui ignore le chômage. biographe d'alexandra david-néel, marie-antoinette, george sand, liane de pougy, thérèse de lisieux, colette, jean chalon est aussi l'auteur d'un journal dont il a déjà publié les cinq premiers volumes : journal d'espagne, journal de paris, journal d'un biographe, journal d'un arbre, journal d'un lecteur.
    Michel tournier a écrit à son auteur : " c 'est le contraire d 'un journal intime. il faudrait inventer pour toi le journal extime, c'est-à-dire braqué sur les autres. ".

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  • « Je me vois toujours en train de lire un livre de Colette. C´est ma drogue dont je prends, chaque matin, une dose en ouvrant, au hasard, un volume des oeuvres complètes de mon idole qui m´a aussi servi de guide pour explorer Lesbos. Comme Marcel Proust était fasciné par les jeunes filles en fleurs de Gomorrhe, je l´ai été par ces mêmes jeunes filles qui étaient devenues des vieilles dames quand je les ai rencontrées, au siècle dernier. Elles évoquaient, en rougissant de plaisir au souvenir des plaisirs passés, les aventures saphiques de celle qui fut successivement Mme Willy, Mme de Jouvenel, Mme Goudeket et avec qui elles avaient secrètement partagé d´inoubliables voluptés. Seule une femme aimant les femmes comme Colette a pu dépeindre des femmes aussi profondément femmes que Claudine, Lea de Lonval, Julie de Carneilhan, ou Gigi. Avec Colette, les "femmes damnées" chères à Baudelaire sont devenues des amantes ne se cachant plus et montrant leur fierté d´être des élues de Lesbos qui célèbrent ouvertement leur culte. Pour parvenir à cette visibilité, Colette, par son exemple et par son oeuvre, a fait plus que la plus engagée des féministes. Elle a été, à sa façon, révolutionnaire. Et surtout adorable, comme l´avait décrété Léon-Paul Fargue : "Adorable Colette". Oui, adorable et éternelle Colette qui gagne à être mieux connue... » Jean Chalon La collection Duetto invite écrivains et critiques à évoquer leur grande passion littéraire, à parler d'un auteur qu'ils admirent, qu'il s'agisse d'un maître disparu depuis longtemps ou d'un contemporain qu'ils ont eu la chance de rencontrer.

  • « Comme ils sont heureux ceux qui, dès leur enfance, décident de devenir cuisinier, acteur, général et finissent cuisinier, acteur, général. A Carpentras où je passai mon enfance, à Aix-en-Provence où je fis mes études, à Barcelone où je terminai ma licence d'espagnol, à Grenade où je perfectionnai, comme on dit, mon accent, je n'oubliais jamais que j'avais été mis au monde pour ouvrir une maison de rendez-vous. En attendant mieux, je devins professeur, puis journaliste. Fataliste, j'espère encore ouvrir une maison de rendez-vous à Alexandrie en compagnie de ma chère Cléopâtre, de ma chère Messaline et de mon cher Héliogabale... » Cette maison de rendez-vous que Jean Chalon rêve depuis toujours d'ouvrir ressemble plus à une allègre abbaye de Thélème qu'aux mornes salons d'une quelconque Madame A... ou B... ou... Les amateurs de belles filles en fourrure, d'attractions avec jumeaux incestueux, de pastèques consommées à la façon andalouse et autres délices pures y trouveront de quoi satisfaire tous leurs appétits. Ouvrir une telle maison de rendez-vous, c'est rétablir l'éminente dignité de la prostitution telle qu'on la pratiquait autrefois à Babylone sous le triple regard bienveillant du peuple, du pouvoir et du Dieu.

  • « Comme ils sont heureux ceux qui, dès leur enfance, décident de devenir cuisinier, acteur, général et finissent cuisinier, acteur, général. A Carpentras où je passai mon enfance, à Aix-en-Provence où je fis mes études, à Barcelone où je terminai ma licence d'espagnol, à Grenade où je perfectionnai, comme on dit, mon accent, je n'oubliais jamais que j'avais été mis au monde pour ouvrir une maison de rendez-vous. En attendant mieux, je devins professeur, puis journaliste. Fataliste, j'espère encore ouvrir une maison de rendez-vous à Alexandrie en compagnie de ma chère Cléopâtre, de ma chère Messaline et de mon cher Héliogabale... » Cette maison de rendez-vous que Jean Chalon rêve depuis toujours d'ouvrir ressemble plus à une allègre abbaye de Thélème qu'aux mornes salons d'une quelconque Madame A... ou B... ou... Les amateurs de belles filles en fourrure, d'attractions avec jumeaux incestueux, de pastèques consommées à la façon andalouse et autres délices pures y trouveront de quoi satisfaire tous leurs appétits. Ouvrir une telle maison de rendez-vous, c'est rétablir l'éminente dignité de la prostitution telle qu'on la pratiquait autrefois à Babylone sous le triple regard bienveillant du peuple, du pouvoir et du Dieu.

  • Dans Le lumineux destin d'Alexandra David-Néel, j'ai voulu, surtout, respecter le rythme de ce destin galopant. C'est d'ailleurs l'un des secrets de cette vitalité alexandrine qui tient du prodige : Mme David-Néel ne s'est jamais arrêtée. Comment en aurait-elle eu le temps ? Elle s'incarna, en une seule existence, en tant de personnages : anarchiste, bourgeoise, bouddhiste, cantatrice, orientaliste, exploratrice (elle fut la première Parisienne à pénétrer à Lhassa, en 1924), journaliste, écrivain... Comment aurait-elle pu perdre un instant, alors que sa vie, sa vraie vie selon ses plus profonds désirs, ne commença qu'à quarante-trois ans ? Quelle leçon de patience et d'endurance ! Bondissant sans cesse en avant, sans cesse en mouvement, même quand on la croit immobilisée à sa table de travail, celle qui, centenaire, faisait, à l'étonnement de son entourage, renouveler son passeport, n'a consenti à se reposer qu'en consentant à mourir, en 1969. Et encore, rien ne prouve que la mort, pour Alexandra, soit un repos éternel !

  • Dans Le lumineux destin d'Alexandra David-Néel, j'ai voulu, surtout, respecter le rythme de ce destin galopant. C'est d'ailleurs l'un des secrets de cette vitalité alexandrine qui tient du prodige : Mme David-Néel ne s'est jamais arrêtée. Comment en aurait-elle eu le temps ? Elle s'incarna, en une seule existence, en tant de personnages : anarchiste, bourgeoise, bouddhiste, cantatrice, orientaliste, exploratrice (elle fut la première Parisienne à pénétrer à Lhassa, en 1924), journaliste, écrivain... Comment aurait-elle pu perdre un instant, alors que sa vie, sa vraie vie selon ses plus profonds désirs, ne commença qu'à quarante-trois ans ? Quelle leçon de patience et d'endurance ! Bondissant sans cesse en avant, sans cesse en mouvement, même quand on la croit immobilisée à sa table de travail, celle qui, centenaire, faisait, à l'étonnement de son entourage, renouveler son passeport, n'a consenti à se reposer qu'en consentant à mourir, en 1969. Et encore, rien ne prouve que la mort, pour Alexandra, soit un repos éternel !

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • L'amant des arbres, l'amateur de vins, le collectionneur, le chômeur, le fou de femmes, le lesbien, le fumeur, l'intellectuel, l'impatient, le menteur, le méchant, le motocycliste, l'ours, le passéiste, le petit garçon, le nouveau Narcisse, le prétentieux, le quinquagénaire, l'octogénaire, le radin, le râleur, le rêveur, le sage, le seigneur des taches, le retraité, le snob, le xénophile, le zèbre de la sieste, ils sont tous là, de A jusqu'à Z, nos chers contemporains en qui chacun ne manquera pas de s'identifier ou de reconnaître un ami, un copain, un voisin...
    Et chaque femme ne manquera pas non plus d'y retrouver son séducteur, son coiffeur, son brocanteur, enfin tous ces hommes dont elle prétend pouvoir se passer et qui appartiennent pourtant à son quotidien. Quand Jean Chaton se prend pour La Bruyère, cela nous donne cette galerie de savoureux portraits...

  • L'adorable, l'amoureuse, l'arriviste, la conquérante , la croqueuse, la délicieuse, la divorcée, l'effrontée, la fragile, l'inconstante, l'indiscrète, l'insomniaque, la solitaire, la lunatique, la raseuse, la reine des chats et la reine des Batignolles, la fille de l'air et la fleur de peau, la rustique et la mondaine, la sainte et la fée...
    Elles sont toutes là, ces femmes en qui la Femme éternelle se reflète comme en autant de miroirs. Car, contrairement à ce que l'on pourrait penser, rien n'a changé depuis Eve qui, elle aussi, s'est libérée de l'homme en croquant la pomme et a montré le chemin aux femmes d'aujourd'hui et de toujours. L'auteur a passé sa vie en compagnie de celles qu'il nomme ses " déesses ". Mais cette adoration perpétuelle ne l'a pas empêché d'observer ses contemporaines dont il trace, avec humour et tendresse, de saisissants portraits où chacun reconnaîtra une manie, un sourire, une curiosité, une beauté...

  • Courtisane, princesse puis sainte, Liane de Pougy a vécu trois déstins en un seul. C'est pour expliquer ce triple itinéraire que j'ai écrit sa biographie, la première...
    Considéeée par Edmont de Goncourt comme "la plus jolie femme de son siècle", Liane de Pougy qui naît en 1869 et meurt en 1950, traverse l'Europe en suscitant de folles passions. Cette courtisane a pour adorateurs Charles de Mac Mahon, Roman Potocki, Maurice de Rotschild, tant d'autres encore qui portaient des noms illustres. Mais Liane ne saurait se contenter d'exploits galants avec les hommes, ou avec les femmes: elle est également l'auteur de romans comme Idylle saphique ou de remarquables mémoires comme Mes cahiers bleus, ouvrages qui sont autant de reflets de sa parfaite bisexualité.
    Reine du demi-monde, Liane devient par son mariage, en 1910, avec le prince roumain Georges Ghika, une authentique princesse. Elle se consacre alors aux petits jeux de la tendresse avec, par exemple, Nathalie Barney, et au grand jeu de l'amitié avec Jean Cocteau, Max Jacob, Reynaldo Hahn, Marcel Proust (qui prête à son Odette certaines manies de Liane) et Colette (Léa, dans Chéri, doit beaucoup à Liane).
    A la mort de son époux, en 1945, Liane de Pougy trouve enfin une conquête à sa mesure: Dieu. Son confesseur, le Père Rzewuski m'avait assuré que sa patiente, entrée dans le Tiers Ordre de saint Dominique, était très proche de la sainteté".

    Couverture: Photo: Alexandre Ghika Photo: Karl Lagerfeld

  • Chere marie-antoinette

    Jean Chalon

    • Perrin
    • 22 Mai 1997

    " Je suis calme comme on l'est quand la conscience ne reproche rien " écrit Marie-Antoinette, quelques heures avant de monter à l'échafaud.
    Si celle que l'on vient d'accuser d'un " acte incestueux " avec son fils, si celle à qui l'on attribuait la mort " de plus d'un million d'hommes " et ces paroles atroces qu'elle n'avait jamais prononcées comme le fameux " s'ils n'ont pas de pain, qu'ils mangent de la brioche ", si celle que l'on rendait responsable de tant de crimes les avait réellement commis, montrerait-elle autant de sérénité ? Marie-Antoinette n'a rien à se reprocher que sa volonté d'être uniquement une femme, au détriment de son métier de reine.
    Mme de Staël ne s'y est pas trompée qui, dans ses Réflexions sur le procès de la reine, note : " Ô vous, femmes de tous les pays, de toutes les classes de la société [...] la destinée de Marie-Antoinette renferme tout ce qui peut toucher votre coeur. " Le coeur de " l'Autrichienne " n'a pas cessé de battre. Assassinée le 16 octobre 1793, aux veilles de son trente-huitième anniversaire, Marie-Antoinette est toujours parmi nous, incarnant les victimes passées, présentes et futures.
    Elle est la victime exemplaire de la calomnie. Et il faut être du côté des victimes, surtout de celles-là... Jean Chalon.

  • Portrait d'une seductrice

    Jean Chalon

    Indisponible
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