Judith Perrignon

  • Là où nous dansions

    Judith Perrignon

    • Rivages
    • 6 Janvier 2021

    Detroit : le vacarme des usines, le son Motown sur lequel on chaloupe, les choeurs d'une communauté que l'on sacrifie sur l'autel du capitalisme... C'est aux bruits de cette ville que Judith Perrignon offre un écho dans ce roman choral fort et bouleversant.

  • Vibrez de la ferveur et de la fureur de Paris, vivez les funérailles de l'Immortel.

    Le poète vient de rendre son dernier souffle et, déjà, la nouvelle court les rues, entre dans les boutiques, les ateliers, les bureaux. Paris est pris de fièvre. Chacun veut rendre un dernier hommage et participer aux obsèques nationales qui mèneront l'Immortel au Panthéon. Deux millions de personnes se presseront sur le parcours du corbillard en ce jour de funérailles intense et inoubliable.
    D'un événement historique et en tout point exceptionnel naît un texte intime et épique où tout est vrai, tout est roman.

    Cet ouvrage a reçu le prix Révélation de la SGDL et le prix Tour Montparnasse.

  • Ils sont un point minuscule sur une route bordée de champs de coton. Mais les voix d'une immense fatalité américaine. Ils sont partis pique-niquer à la rivière comme presque chaque jour tant il fait chaud l'été, en Louisiane. Ils sont partis après une descente de la police qui a fouillé au corps Marcus, le fils aîné, et retourné la maison. Ils sont partis noués, serrés les uns contre les autres dans la voiture. Arrivés au bord de la Red River, les plus grands se sont jetés joyeusement à l'eau. Ils n'en sont pas ressortis vivants. Ce livre s'inspire d'un drame survenu en août 2010 à Shreveport, en Louisiane. Six adolescents sont morts noyés sous les yeux de leurs proches. Chacun voulait sauver l'autre. Aucun ne savait nager. Pourquoi les Noirs ne savent pas nager ? s'interrogeait-on à la radio le lendemain...

  • « Le nom de Mohamed Ali semble désormais évoquer à lui seul le combat des hommes, l'insoumission. Comme si la vie était un ring. C'est pourquoi il fascine tant jusqu'aux générations qui n'étaient pas nées, et jusqu'au bout du monde.
    Il y a deux ans, France Culture me demandait de le raconter sous la forme d'une Grande Traversée, une série documentaire de dix heures. Je me suis mise en quête de témoins directs et nous sommes partis sur les routes américaines à la rencontre d'un journaliste sportif du New York Times en retraite, d'un Imam d'Indianapolis, ancien de Nation Of Islam et grand ami d'Ali, du vieux Captain Sam qui l'entraîna tout jeune à la mosquée de Miami, de la famille de son manager, des copains d'enfance restés à Louisville...
    Leur voix sont puissantes, tout droit sorties d'une époque folle, dangereuse, clivée et rêveuse, elles jubilent de chacune de ses victoires comme si elle avait eu lieu hier, elle souffrent encore de la mort de Malcolm X, reviennent au fondement de la foi musulmane chez une partie des Noirs Américains, se rappellent son déchirement au moment de la guerre du Vietnam, son lien au tiers-monde en plein réveil, puis comment l'amnésique Amérique se mit à l'aimer, malade et condamné au silence.
    J'ai aimé ces gens, me frotter à leur expérience, leur croyance.
    Il fallait faire un livre de cette série radio. Pour mieux revisiter ce voyage dans le temps et l'espace américain. Mieux lire ces voix. Et s'immiscer dans les oublis volontaires de nos mémoires. »

  • Théo n'a pas survécu plus de six mois à la mort de Vincent... Au jeune frère, Judith Perrignon a emprunté sa voix et ses souvenirs pour écrire une histoire en forme de compte à rebours, un court moment où le nom de Vincent Van Gogh évoque un homme parmi d'autres et pas encore un mythe.

  • Il n'y a plus trace de rien là-bas. On a vissé des balançoires, planté des arbres et décrété l'insouciance. Mais sous le sable de ce square parisien se cachent les secrets d'une prison de femmes. La Petite Roquette. Tout le monde a préféré l'oublier. Sauf Angèle. Nul ne lui avait jamais dit qu'elle était née ici, quelque part sous les balançoires. Mais sa mère, Helena, vient de mourir. Elle laisse des lettres, un vieil article de presse, et le nom de l'homme qu'elle aimait. Alors le passé ne demande qu'à surgir. Il voudrait comprendre et emprunte toutes les voix ; celle d'Angèle, celle de Mila sa grand-mère, celle d'un vieux journaliste qui en sait beaucoup plus long que ce qu'il avait écrit, et même celle de l'homme qui s'est enfui. Tous racontent l'histoire d'Helena. Son chagrin. Leurs chagrins.

  • « J'ai vécu puisque tu voulais que je vive. Mais vécu comme je l'ai appris là-bas, en prenant les jours les uns après les autres. Il y en eut de beaux tout de même. T'écrire m'a fait du bien. En te parlant, je ne me console pas. Je détends juste ce qui m'enserre le coeur.
    Je voudrais fuir l'histoire du monde, du siècle, revenir à la mienne, celle de Shloïme et sa chère petite fille. »   Le 29 février 1944, Marceline Loridan-Ivens a quinze ans lorsqu'elle est arrêtée avec son père lors d'une rafle. Déportée à Birkenau, elle subit l'horreur des camps et parvient à survivre. Son père, lui, ne reviendra jamais d'Auschwitz. Soixante-dix ans plus tard, elle lui adresse une lettre, rédigée avec la journaliste et écrivain Judith Perrignon, où elle raconte sa captivité, son retour, sa vie d'après.
      Plus qu'un témoignage, c'est une oeuvre littéraire. Des pages qu'on lit en retenant son souffle. François Busnel, L'Express.

    Une lettre poignante. Nicolas Ungemuth, Le Figaro magazine.

  • Je suis le fils d'un salopard qui m'aimait. Mon père était un marchand de meubles qui récupéra les biens des juifs déportés. Mot par mot, il m'a fallu démonter cette grande duperie que fut mon éducation. A vingt-huit ans, j'ai connu une première crise de délire, puis d'autres. Je fais des séjours réguliers en hôpital psychiatrique. Pas sûr que tout cela ait un rapport, mais l'enfance et la folie sont à mes trousses. Longtemps je n'ai été qu'une somme de questions. Aujourd'hui, j'ai soixante-trois ans, je ne suis pas un sage, je ne suis pas guéri, je suis peintre. Et je crois pouvoir transmettre ce que j'ai compris. G . G.

    Un livre qui a la puissance d'un roman, traversé par l'antisémitisme, les secrets de famille, l'art, la folie et l'amour. Un autoportrait bouleversant.

    La voix est juste, la langue magnifique, le livre renversant. Olivia de Lamberterie, Elle.

  • « J'ai perdu la vue à Jérusalem. Ça n'a rien à voir avec Dieu, je n'y crois pas. Mais c'est arrivé là-bas, comme ça, d'un coup. Et je n'ai pu m'empêcher d'y chercher un sens ». Condamnée « au noir jusqu'à la fin de ses jours », Marceline Loridan-Ivens regarde en elle, se souvient et se livre. Avec son amie et complice d'écriture Judith Perrignon, elle ouvre sa « valise d'amour » - où, depuis 1946, à son retour des camps, Marceline range, cache, oublie des mots passionnés, des petits papiers tendres, des pensées pour un homme, des lettres douloureuses, des dessins... Une vie d'amour et de sentiments, tandis que le passé ne se laisse jamais enfouir. Peut-on aimer, désirer et jouir après les camps ? Ou reste-t-on à jamais la « fille de Birkenau » ?

    Au fil des pages, merveilleusement libres, sensuelles et âpres, on plonge dans le Paris d'après-guerre, où les femmes se cherchent une liberté de corps et d'esprit. On découvre un mari, Francis, aimé puis delaissé aux anciennes colonies ; des amants joyeux, en colère, pleins d'espoir, tel Georges Pérec, dont le portrait trône chez Marceline ; des hommes de passage ; le plus cher et le plus tendre des amis, Jean-Pierre ; et bien sûr le grand documentariste Joris Ivens, qui partagea trente ans de sa vie, rue des Saints-Pères.

  • Un face-à-face intimiste entre René Frydman, le célèbre obstétricien, et une femme qui attend un enfant. Sous la forme d'une longue lettre écrite lors de leurs rendez-vous neuf mois durant, il lui raconte le bébé qui grandit en elle, et son émotion devant le miracle de la vie. Un texte rare et bouleversant.
    «Une écriture juste et beaucoup d'émotion. Toutes, nous avons dévoré ces 65 pages de grâce et de beauté. » Elle.

  • Aujourd'hui, la créatrice iconoclaste dévoile ses cartes.

  • French uranium

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    • Arenes
    • 11 Janvier 2017

    Un thriller sur trois continents.
    Trois femmes libres face à la raison d'État.
    En France, le lendemain d'un premier tour serré entre le Président sortant et son challenger d'extrême-droite, le ministre de l'Industrie est retrouvé pendu dans son bureau.
    La presse invoque le chagrin. Ce fidèle du chef de l'état aurait été inconsolable après la mort de son fils dans un accident de moto. Malgré l'évidence, sa fille refuse ce scénario.
    Au Nigéria, des groupes islamistes sèment la terreur et attaquent les ouvriers d'une mine d'uranium.
    À New York, un trader prépare sa sortie pour rejoindre son ami, petit prince déchu de Wall Street, emporté dans un scandale.
    À Paris, c'est la fin d'un règne, la fin d'un monde.
    Un thriller puissant et formidablement construit : vous ne verrez plus jamais le pouvoir comme avant.

  • A breathtakingly beautiful memoir by a survivor of Auschwitz-Birkenau and an astonishing addition to the library of literature on the Holocaust
    Marceline Loridan-Ivens was just fifteen when she was arrested along with her father in the Vichy-ruled part of France. Her mother and siblings managed to escape arrest. On their arrival at the camps, the two were separated--her father sent to Auschwitz, she to the neighboring camp of Birkenau. The three kilometres that separated them were an insurmountable distance, and yet her father managed to send her a short note, addressed to "My darling little girl". In But You Did Not Come Back, Marceline writes a letter responding to the father she would never know as an adult, to the man whose death enveloped her whole life. As a documentary film-maker in the 1970s and '80s, working in China and Vietnam, Marceline ultimately found purpose in her life, but the loss of her father never diminished in its intensity. And now, as anti-Semitism resurfaces in many parts of the world, Loridan-Ivens's testimony is a haunting and challenging reminder of one of the worst crimes humanity has ever seen. It is a deeply affecting personal story of a woman whose life was shattered and gradually rebuilt, and an irrefutable example of how memory survives and shapes everything.
    From the Hardcover edition.

  • Les yeux de Lira

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    Une série de meurtres secoue la sphère politico-industrielle. Lira, journaliste russe, Félix, greffier niçois, et Nwankwo, de la brigade financière nigériane, découvrent des connexions occultes. Lancés sur la piste d'un obscur et inquiétant oligarque, déterminés à unir leurs forces contre le crime organisé, leur survie va se jouer entre Lagos, les îles Féroé et un hameau perdu au coeur des Cévennes.

    Sur commande
  • Après L'Intranquille (avec Gérard Garouste), Judith Perrignon signe un nouveau récit à l'Iconoclaste.

    Sonia Rykiel est une icône de la mode.
    En mai 68, elle crée sa marque avec l'envie de libérer les femmes des diktats de l'époque. Le succès est immédiat.
    Elle règne sur le quartier Saint Germain des Prés à Paris et est connue dans le monde entier.
    Il y a 15 ans, elle apprend qu'elle est atteinte de la maladie de Parkinson.
    Longtemps, elle a voulu le cacher, enfouir ses mains qui tremblaient dans ses poches. Pour la première fois, elle décide d'en parler. D'où ce portrait, fait de confidences et de mensonges, qui interroge la beauté, la séduction, le temps qui passe, la fragilité de la femme.

    Le portrait d'une reine de mode, d'une rebelle, d'une séductrice.

    « Sonia Rykiel avait lu L'Intranquille et pensait que je pouvais l'aider. J'ai questionné l'enfance, la maternité, les hommes, le désir absolu de plaire. J'ai deviné sur le dessus une femme enviée et comblée et au dessous totalement déchirée. Je me suis installée entre elle et son personnage. »

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  • « Arnold Duplancher croise la vie de Marianne Denicourt en 1990. Il n'est alors qu'un aspirant du cinéma qui cherche des acteurs pour son premier film. Elle vient faire des essais devant sa caméra, installe son fils et ses petits soldats dans un coin, puis commence. Duplancher, qui a appris à se souvenir des lieux, des gens, de ce qui se dit, connaît son histoire. Il est en manque d'histoire. C'est un chasseur de fantômes. Elle ne le comprendra qu'après, bien après. »   Mauvais génie est la réponse de Marianne Denicourt au prochain film de cet Arnold Duplancher, qui cache à peine la figure d'un réalisateur français en vogue. Il a fait des épisodes dramatiques de sa vie la trame grossière de son scénario. Elle y a retrouvé la mort à vingt ans du père de son enfant, l'agonie de son père, le visage de son fils. Alors elle lui répond, déshabille ce « prodige » du cinéma français de son verbe, de ses postures, de ses bons sentiments, et lui taille un costard.     

  • C'est au coin de l'avenue des Champs-Elysées que Nicolas Sarkozy a fêté sa victoire. Sa femme a choisi le Fouquet's, vieux repère clinquant de la renommée. Ce soir-là se trouvaient réunis autour de lui des fortunes colossales, des patrons de presse, des vedettes, le box-office. Ce sont les amis du président. Ils disent beaucoup de lui et de ce qu'il fera demain.

    En une nuit, un lieu, une affiche, s'est écrite la scène primitive du sarkozysme.

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