Iconoclaste

  • La mort de Victor Hugo a laissé un épais dossier aux archives de la police. Et déclenché une véritable bataille. Le soir, dans les cafés, les révolutionnaires s'écharpent : était-il seulement des nôtres, ce grand homme ? Le gouvernement a peur. Une ville entière se fait l'écho d'un homme à l'agonie.
    Judith Perrignon écrit le récit de ces folles journées. Elle passe du huis clos au grand jour, de l'individu au collectif, de l'intime à l'idéologie, avec une écriture ciselée, juste, vibrante. C'est une vraie prouesse que d'arriver à traiter un si grand sujet en restant au plus près des hommes. C'est aussi notre époque que nous retrouvons.
    Ce même écart entre le gouvernement et le peuple, cette même colère. Judith Perrignon parvient à faire d'un événement historique une fable moderne.

  • " J'ai pensé dire quelques mots.
    Mais je n'ai pas pu, j'ai, bafouillé des remerciements, rien de plus. Le docteur Gachet s'en est chargé. Il pleurait, lui aussi. Il a dit l'essentiel. Que tu étais un homme honnête, un grand artiste, qu'il n'y avait que deux buts à ta vie, l'humanité et l'art. Et que c'est l'art que tu chérissais au-dessus de tout, qui te ferait vivre encore. Moi, simple marchand des peintres morts et trop peu des vivants, je ne sais rien de ce présage.
    J'aurais voulu ajouter : c'était mon frère. ". Ce livre est né en rapprochant deux dates. Juillet 1890 : mort de Vincent van Gogh. Janvier 1891 : mort de son frère Théo, à 34 ans. Théo n'a pas survécu plus de six mois. Une fin d'été, un automne, un début d'hiver... Au jeune frère, Judith Perrignon, journaliste à Libération, a emprunté sa voix et ses souvenirs pour écrire une histoire en forme de compte à rebours, un court moment où le nom de Vincent van Gogh évoque un frère, un fils, un ami, un peintre parmi d'autres, un gars un peu spécial, mais pas encore un mythe.

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  • "Je suis le fils d'un salopard qui m'aimait.
    Mon père était un marchand de meubles qui récupéra les biens des Juifs déportés. Mot par mot, il m'a fallu démonter cette grande duperie que fut mon éducation. A vingt-huit ans, j'ai connu une première crise de délire, puis d'autres. Je fais des séjours réguliers en hôpital psychiatrique. Pas sûr que tout cela ait un rapport, mais l'enfance et la folie sont à mes trousses.
    Longtemps, je n'ai été qu'une somme de questions.

    Aujourd'hui, j'ai soixante-trois ans, je ne suis pas un sage, je ne suis pas guéri, je suis peintre. Et je crois pouvoir transmettre ce que j'ai compris." Un récit qui a la puissance d'un roman, traversé par l'antisémitisme, les secrets de famille, l'art, Dieu, la folie et l'amour. Un autoportrait bouleversant.

  • Un face-à-face intimiste entre René Frydman, le célèbre obstétricien, et une femme qui attend un enfant. Sous la forme d'une longue lettre écrite lors de leurs rendez-vous neuf mois durant, il lui raconte le bébé qui grandit en elle, et son émotion devant le miracle de la vie. Un texte rare et bouleversant.
    «Une écriture juste et beaucoup d'émotion. Toutes, nous avons dévoré ces 65 pages de grâce et de beauté. » Elle.

  • Après L'Intranquille (avec Gérard Garouste), Judith Perrignon signe un nouveau récit à l'Iconoclaste.

    Sonia Rykiel est une icône de la mode.
    En mai 68, elle crée sa marque avec l'envie de libérer les femmes des diktats de l'époque. Le succès est immédiat.
    Elle règne sur le quartier Saint Germain des Prés à Paris et est connue dans le monde entier.
    Il y a 15 ans, elle apprend qu'elle est atteinte de la maladie de Parkinson.
    Longtemps, elle a voulu le cacher, enfouir ses mains qui tremblaient dans ses poches. Pour la première fois, elle décide d'en parler. D'où ce portrait, fait de confidences et de mensonges, qui interroge la beauté, la séduction, le temps qui passe, la fragilité de la femme.

    Le portrait d'une reine de mode, d'une rebelle, d'une séductrice.

    « Sonia Rykiel avait lu L'Intranquille et pensait que je pouvais l'aider. J'ai questionné l'enfance, la maternité, les hommes, le désir absolu de plaire. J'ai deviné sur le dessus une femme enviée et comblée et au dessous totalement déchirée. Je me suis installée entre elle et son personnage. »

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