Marie Desplechin

  • Verte, l'apprentie sorcière se sent seule car Soufi déménage et Gérard a un père, Raymond, un ancien commissaire de police. Cependant une fille vient d'emménager dans le bâtiment B. Elle se prénomme Pome et Verte voit en elle l'alter ego parfait

  • Pome est d'une humeur terrible et Verte s'enferme dans sa chambre. Mais impossible pour leurs parents de savoir ce qui se passe. Un jour, Pome revient des cours avec un bleu au visage. Depuis l'arrivée d'une nouvelle au collège, tout va mal.

  • Si son patron ne la battait pas, si elle était justement payée, si on ne lui comptait pas son assiette et son lit, Louise adorerait la terre sur laquelle elle travaille. Une terre incroyablement fertile, qui peut donner huit récoltes par an ! Qui exporte ses légumes jusqu'à Londres, et même jusqu'en Russie.... Une terre qui n'est qu'à une dizaine de kilomètres de Paris, sur un petit village de maraîchers nommé Bobigny. Le jour où vient la raclée de trop, Louise s'enfuit. Direction Paris, où vivent et travaillent sa mère Clémence, et son indéfectible protectrice, Bernadette, génie de la cuisine et de la voyance réunies. Mais Louise a treize ans, et à cet âge, même si l'on rêve de liberté, encore faut-il gagner sa vie...

  • « Douze février. On peut ruiner sa vie en moins de dix secondes. Je le sais. Je viens de le faire. Là, juste à l'instant. J'arrive à la porte de l'immeuble, une modeste baguette dans la main et la modeste monnaie dans l'autre, quand Merveille-Sans-Nom surgit devant moi. Inopinément. À moins de cinq centimètres (il est en train de sortir et je m'apprête à entrer, pour un peu on s'explose le crâne, front contre front). Il pose sereinement sur moi ses yeux sublimes. Je baisse les miens illico, autant dire que je les jette quasiment sous terre, bien profond, entre la conduite d'égoût et le tuyau du gaz. Sa voix amicale résonne dans l'air du soir : - Tiens ! Aurore ! Tu vas bien ? Je reste la bouche ouverte pendant environ deux millions de secondes, avant de me décider et lui hurler à la figure : - Voua ! Merdi ! » A partir de 12 ans.

  • Que faire de sa vie quand on a treize ans et qu'on est une fille pauvre, pas laide, sachant lire, sans autre protection que celle d'un vieux curé, d'une tante prostituée et d'une veuve ronchon ? Nonne ? Jamais. Séraphine est trop insolente. Couturière ? Non plus. Elle a trop envie de parler et de voir du monde. Peut-être qu'un jour les femmes pourront devenir juges, gendarmes ou avocats et faire de la politique... Peut-être même qu'un jour Dieu Lui-même sera une femme. Mais, pour l'instant, nous sommes en 1885, à Paris, ou plutôt à Montmartre. Le souvenir de la Commune est encore vif chez les uns. Les autres s'occupent de l'enterrer définitivement en bâtissant, là-haut sur la butte, le Sacré-Coeur. Et Séraphine ne voit qu'une solution pour mener la vie libre et sans misère dont elle rêve : s'en remettre à sainte Rita, la patronne des causes désespérées...

  • « - Je n'ai jamais rien entendu de plus laid, de plus ennuyeux et de plus nuisible que ce que tu joues avec ton groupe. Il vient de tomber par terre. Il se roule dans le sable en se tenant le ventre. C'est le soldat Ryan. Peut-être qu'il va mourir sur la plage. Je vais lui flanquer un coup de pied pour abréger ses souffrances. Je suis malheureusement interrompue par l'arrivée de Samira et d'Hélène qui s'approchent de nous avec des airs légèrement envieux. - De quoi vous parlez ? demande Samira. Vous avez l'air de bien vous marrer. Il se relève, il essuie ses yeux et il montre du doigt. - C'est elle, gémit-il. Elle n'arrête pas de m'agresser, elle est trop marrante. Bon. Je me suis fait un nouvel ami masochiste. Il me regarde avec des yeux émerveillés. Il m'adore, c'est clair. » A partir de 12 ans.

  • Lucie est persuadée qu'au XXe siècle, les demoiselles de la bonne bourgeoisie parisienne auront le droit de courir toutes nues, d'aller à la messe en cheveux, de parler à table et même, qui sait ? De s'instruire et de ne pas se marier. À quoi bon vieillir, sinon ? Le problème, c'est que nous ne sommes qu'en 1885 et qu'à treize ans, la seule éducation qu'une jeune fille comme Lucie est censée recevoir consiste à savoir tenir une maison pour devenir une épouse accomplie. Hygiène, lessive, cuisine : Lucie est envoyée faire son apprentissage avec Annette, Fanny et Marceline. Si ses parents savaient... Il se passe parfois des choses étranges, dans les communs des maisons bourgeoises. Les domestiques peuvent s'y révèler plus passionnants et subversifs que des livres. On y fait des révolutions en secret. On y organise des expéditions aux Halles au petit matin, ce Ventre de Paris peint par Monsieur Zola d'où sortiront bientôt tant d'idées neuves, socialisme, anarchisme, féminisme...

  • Vous entendez les informations qui arrivent de partout pour dire que la planète va mal. Vous êtes des enfants, vous possédez une grande quantité de neurones pour apprendre, comprendre et retenir. Vous êtes créatifs et courageux. Et vous ne pourrez pas faire comme certains de vos aînés : regarder ailleurs, vous boucher les oreilles et hausser les épaules. Vous n'aurez pas le choix. Il faut que vous conserviez quelques-unes de ces qualités, au lieu de les laisser s'éteindre en grandissant. Vous deviendrez de meilleurs adultes, pour vous, pour les autres et pour la planète.

  • 11 octobre : Areski a trouvé un nom pour le groupe. Blanche-Neige et les sept nains. Ce n'est pas que ça m'ennuie de faire Blanche-Neige, mais les garçons ne sont que cinq. Donc, inutile d'y penser plus longtemps, voilà ce que j'ai dit. Mais justement, a répondu Areski, c'est comme pour les trois mousquetaires. Un clin d'oeil. Un clin d'oeil ? - Je ne vois même pas de quoi tu parles. - Des trois mousquetaires. - Et alors ? - Ils étaient quatre. - Comment tu le sais ? - Tu n'as pas lu le livre ? - Quel livre ? - Les Trois Mousquetaires, bien sûr. - C'est le titre ? - Ben oui, c'est le titre. Qu'est-ce que tu veux que ce soit ? - Je ne sais pas, moi. Les auteurs ? J'en ai plein le dos, de tous ces bouquins que je ne connais pas. Areski était mort de rire. Il a raconté l'histoire aux autres nains au fur et à mesure qu'ils arrivaient de la mine. Et tous les nains de se gausser joyeusement. A partir de 12 ans.

  • Prouvez vos talents d'apprenti(e) en réalisant des sortilèges. Parcourez le plateau, récoltez des ingrédients et utilisez les bons objets magiques pour être le premier à jeter votre sort. Prenez garde aux envoûtements lancés par vos adversaires. Un jeu plein d'humour et de stratégie pour les sorcières et sorciers en herbe !(1 plateau, 48 cartes, 5 pions, 28 jetons, 1 dé). 2 à 5 joueurs. Durée du jeu : 15 mn.

  • Adèle en a assez. Pourquoi devrait-elle se donner du mal pour se maquiller et s'habiller, comme les filles de sa classe ? Est-elle vraiment obligée de ressembler à toutes les autres ? Et Frédéric... Il est gentil, il est même tragiquement gentil. N'est-ce pas le pire des défauts pour un garçon ? Adèle et Frédéric doivent trouver d'urgence une stratégie de survie. Ils ont alors une idée lumineuse...

  • Fraîchement entrée au collège, Suzanne débute son apprentissage de la langue anglaise. Souhaitant s'assurer de la réussite de leur fille dans cette nouvelle matière, ses parents lui trouvent un répétiteur en la personne de Tim, un jeune étudiant anglais. Très vite pourtant, les jeunes gens délaissent l'anglais échanger en français sur des sujets graves et passionnants. C'est la première fois que Suzanne rencontre un adulte qui apporte de vraies réponses à ses questions. Mais un jour, une ombre s'installe : Tim s'est disputé avec sa fiancée, et le mal lui paraît irréparable. Suzanne trouvera-t-elle le moyen de lui venir en aide ? 9/11 ans.

  • 5 octobre Si quelqu'un n'avait pas remarqué le cadenas qu'il vient d'ouvrir en traître, je rappelle que ceci est mon journal intimement intime. Et que je maudis par avance toute personne qui y jettera les yeux. Qu'elle soit maudite jusqu'à la fin de sa vie, qu'elle ait des allergies, des pellicules et des appareils dentaires à élastiques.

    7 octobre Bon sang, j'ai une quantité industrielle de trucs à raconter. Mes journées sont bourrées d'événements. Quelquefois, j'ai l'impression qu'elles vont exploser. En plus, je ne sais jamais si je suis hyper excitée ou hyper malheureuse. Ma vie est un Himalaya d'hyper hésitations.

    Pendant trois ans, parmi les plus importants de sa vie, Aurore raconte à son journal ses expériences traumatisantes d'adolescente. Le premier rendez-vous amoureux, la tentative de fugue, les cours particuliers de math, les vacances au camping, la naissance de son groupe de rock.

  • Anne vient d'emménager avec sa mère dans un nouveau quartier. Elle se sent seule et déracinée. Heureusement, elle fait la connaissance de Pierre, leur voisin peintre, et passe bientôt toutes ses soirées dans son atelier. Lorsque Pierre lui demande de l'aider à préparer sa prochaine exposition, Anne est très flattée. Ne serait-elle pas un peu amoureuse ?

  • Pour fabriquer une bonne embrouille, il faut se mettre à plusieurs et se répartir le boulot. Un taggeur trouilllard, un sac à dos volé, un squat entre copains... Et voilà qu'Antoine doit nettoyer les salles de classe tous les matins pendant une semaine. Dans l'équipe d'entretien, il y a Bébé. Elle est jolie comme Beyoncé et Antoine ne peut rien lui refuser...

    Il en oublierait presque que Lison l'a quitté !
    Les ennuis ne font que commencer.

  • A l'école, personne n'aime Nejma. Elle est nulle, méchante, moche et mal habillée. En plus, elle crache par terre. Mais on ne lui dit jamais rien, parce que tout le monde sait qu'il ne faut pas pousser à bout une personne qui n'a rien à perdre. Aussi, le jour où Jonathan Suyckerbuck, grand amateur de catch, est retrouvé inconscient derrière la porte de la cantine, c'est Nejma qu'on accuse. Elle a beau se défendre, personne ne la croit. Elle fait une coupable idéale. Mais Nejma n'est pas aussi seule qu'elle veut bien le croire. Au tour de Rajanikanth , alias Raja, alias Freddy son voisin et ami, de faire quelque chose pour Nejma, elle qui l'a toujours protégé. Sans oublier Isidore, le vigile du supermarché dans lequel Nejma se réfugie après les cours. Isidore estime Nejma. Il la voit différemment. Il a même prononcé ces mots magiques : « Tu n'es pas grosse. Tu es puissante. »

  • Verte

    Marie Desplechin

    Semble aussi s'intéresser aux garçons de sa classe et ne cache pas son dégoût lorsqu'elle voit mijoter un brouet destiné à empoisonner le chien des voisins. Sa mère, Ursule, est consternée. C'est si important pour une sorcière de transmettre le métier à sa fille.
    En dernier ressort, elle décide de confier Verte une journée par semaine à sa grand-mère, Anastabotte, puisqu'elles ont l'air de si bien s'entendre. Dès la première séance, les résultats sont excellents. On peut même dire qu'ils dépassent les espérances d'Ursule. Un peu trop, peut-être.

  • Trop sensibles

    Marie Desplechin

    Agnès s'efforce d'écrire une lettre commençant par les mots : " Cher Rémi ", y renonce, et part vivre à l'hôtel.
    Rien ne prouve qu'elle a raison.
    Pendant ce temps, Christiane s'initie aux haïku et fait d'une pierre deux coups : elle épouse Oliver et se débarrasse de l'intolérable Anne-Lise.
    Et puis, il y a les autres.
    Celle qui a quitté son mari et ses enfants pour s'installer chez son cousin Gérard, parce qu'elle préférait s'endormir toute seule, le soir, dans son lit.
    Ou l'amie d'Hélène, celle qui a couché avec le vendeur de Kiwis.
    Drôles d'histoires.
    Le genre d'histoires que les filles sont supposées se raconter entre elles (mais est-ce bien certain ?), et qui ennuient les garçons (c'est du moins ce qu'ils prétendent).

    Avec une grâce et une férocité qui n'appartiennent qu'à elle, Marie Desplechin capture ces huit moments de vérité.
    Cette petite-fille de Grace Paley et de J.D. Salinger appartient en effet à une génération d'écrivains français qui a appris à conjuguer sa sensibilité à tous les temps de l'ironie.

  • La police du pays entier est mobilisée depuis dix jours. Un petit garçon de 10 ans a disparu. La dernière fois qu'il a été aperçu, il était en compagnie d'une quasi-inconnue, une certaine Edmée. Son père, directeur de l'Observatoire de Paris, qui l'élève seul, l'avait confié à l'improviste, un soir de désarroi, à cette opticienne-astronome venue régler certaines lentilles délicates. Elle lui inspirait confiance. Depuis, l'enfant la revoyait de temps en temps. Edmée est spéciale, elle est bizarre, témoignent ses ex collègues. Méticuleuse mais silencieuse. Secrète. On l'a vue subtiliser des clichés d'étoiles et de météorites. Elle a été licenciée depuis. Qui est-elle vraiment ? Une illuminée ? Une vulgaire kidnappeuse ? Une espionne ? Ou fait-elle partie de ces êtres qui traversent la vie des autres, comme des comètes, pour leur permettre d'accomplir une tâche, un destin, des retrouvailles oe

  • Un jour, joseph partira.
    Il ira s'installer dans la forêt et il y vivra tout seul. sa mère l'a su en regardant son étiole quand il n'était encore qu'un nouveau-né, et tout le monde au village le sait depuis toujours.
    Il sera encore petit.
    Ce jour-là, la porte du village s'ouvrira, son père et les autres hommes iront l'aider à bâtir sa maison et sa mère lui donnera une lampe à méduses pour éclairer la nuit.
    Il faudra trouver une clairière, la bonne clairière, avec une source, une bonne source.
    Une source avec une fée, la bonne fée, celle de joseph.
    Quand tout sera prêt - la maison, la lampe, la source -, les villageois feront une grande fête, ils offriront des cadeaux à joseph, et puis ils rentreront tous, tous sauf lui.
    Alors sa nouvelle vie commencera.
    Ce jour est arrivé, c'est aujourd'hui.

  • La photo

    Marie Desplechin

    • Points
    • 14 Juin 2007

    Tout part d'une photo. Une photo prise dans un jardin, un jour d'été. Quatre personnages posent sous un arbre. Dans le cadre, derrière une haie, apparaît un cinquième personnage, énigmatique. Au travers des monologues de ces cinq hommes et femmes, en plus de celui du photographe, se tissent leur histoire individuelle et les liens qui les unissent. De confidence en confidence, des vies se construisent dans le secret des mémoires. Marie Desplechin, née en 1959 à Roubaix, vit aujourd'hui à Paris. Elle est notamment l'auteur en Points de deux recueils de nouvelles,Trop sensibles (1996) et Un pas de plus (2006), d'un essai, La Vie sauve écrit avec Lydie Violet (prix Médicis essai 2005), et de trois romans, Sans moi (1998), Dragons (2003) et Le Sac à main (2006). Éric Lambé est né à Bruxelles en 1966. Dessinateur et membre de l'atelier Fréon, il s'associe ensuite avec le scénariste, Philippe de Pierpont, pour le remarqué Alberto G (Seuil-FMRK, 2003). Il est l'illustrateur du Sac à main de Marie Desplechin. « Le charme opère, augmenté des délicates illustrations d'Éric Lambé. Un cocktail réussi de mélancolie et de quotidien. » Le Figaro Madame

  • Onze petites nouvelles incisives et drôles nous promènent dans des univers très différents : des histoires amoureuses avec ou sans amour, des rencontres ordinaires et des histoires de boulot parfaitement farfelues. Avec son style sobre, sa générosité et cette faculté à saisir les petits riens de la vie pour en faire de grands livres, Marie Desplechin exprime ici toute la diversité de son talent. Ces nouvelles, s'autorisant parfois de surprenants détours vers le polar ou la science-fiction, s'inscrivent dans la lignée de Trop Sensibles et de Sans moi.

  • Est-ce qu'une partie d'échecs avec votre oncle peut changer votre vie ? pas complètement mais un peu quand même.

    Ce dimanche après-midi là, tout en se faisant prendre la quasi totalité de ses pièces en l'espace de quelques minutes, henri se confie à son oncle alfred : il s'ennuie tellement qu'il pense que cela n'aura jamais de fin. d'après son expérience l'école ne sert qu'à apprendre les choses que l'on oublie l'instant d'après. rien ne sert à rien, tout est monotone, dit-il d'une voix qui finit par trembler un peu.

    Alors alfred se met à lui raconter sa propre enfance, la même mais pire. pire parce qu'au lieu d'avoir des notes moyennes, il n'en avait que des catastrophiques. pire aussi, parce qu'un dénommé kevin avait juré d'avoir sa peau. pire même la nuit, à cause des fantômes qui habitaient la maison de ses parents et faisaient la java jusqu'à l'aube.
    Jusqu'au jour oú jean, qui avait failli être le parrain d'alfred, puis avait prudemment été écarté de cette mission, revint dans les parages.
    Jean avait toujours terriblement soit, mais n'aimait pas l'eau. jean avait une fiancée ravissante, qu'il appelait la grenouille ou le trognon, et peignait des portraits de faux ancêtres à la douzaine.
    Lui ce n'est pas une partie d'échecs qu'il proposa à alfred, mais une partie de chasse.

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