Les Ardents Editeurs

  • Perpétrés entre 1904 et 1907, les vols de la « bande à Thomas » défraient la chronique de la Belle Époque. Essentiellement commis dans des églises, en Limousin et en Auvergne, ils attirent l'attention du public sur un patrimoine particulièrement convoité, celui des émaux médiévaux, témoignages exceptionnels du rayonnement de L'OEuvre de Limoges dans l'Europe médiévale. À l'heure où se développe une culture de masse en ce début de XXe siècle, ces faits divers sensationnels bénéficient d'une forte exposition médiatique, nationale, voire internationale. Au-delà de la simple chronique criminelle, les méfaits de ces « pilleurs d'églises » permettent d'étudier un épisode oublié de l'histoire du patrimoine en France, lorsque se conjuguaient volonté de protection de l'État, intérêt du public, avidité des collectionneurs, notoriété croissante des oeuvres et enjeux politiques autour de la loi de 1905. Ces faits divers offrent aussi, grâce à la richesse des sources, la possibilité pour le lecteur de se plonger dans le monde méconnu des trafics d'oeuvres d'art et de comprendre les enjeux d'une question qui, en son temps, suscita de nombreux débats politiques et inspira certaines des aventures d'Arsène Lupin.

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  • Que reste-t-il du Limoges de la Révolution ? Très souvent des absences comme la célèbre abbaye Saint-Martial disparue dans la tourmente révolutionnaire. Le paysage urbain a été profondément remanié contribuant à rendre quasiment invisible le cadre de vie de la fin du XVIIIe siècle. Quelques sites-repères suffisent cependant à l'historien Philippe Grandcoing pour restituer au lecteur ce Limoges presque oublié, des beaux hôtels particuliers de l'aristocratie jusqu'aux quartiers populaires de la boutique et de l'artisanat. Mais le Limoges de l'époque dispose aussi d'un monument littéraire : le grand roman de Robert Margerit, La Révolution, prix de l'Académie française en 1963. Comme l'analyse François Gilardi, spécialiste de cette oeuvre, Margerit, au sommet de l'art du romancier, distille son puissant pouvoir d'évocation et fait du lecteur l'intime de personnages historiques ou imaginés et lui transmet la fièvre révolutionnaire. En croisant les approches de l'Histoire et du roman, ce livre met le savoir et l'imagination au service d'un patrimoine devenu en grande partie immatériel.

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