Les Ardents Editeurs

  • Jean-Baptiste Boudeau, en arpentant les routes et les chemins d'une grande partie de la Haute-Vienne et de quelques communes de la Creuse ou des Charentes, nous a légué un précieux trésor. Né en 1881 à Saint-Priest-Taurion (Haute-Vienne), au confluent de la Vienne et du Taurion, il voit le jour au-dessus d'une modeste épicerie, dans une famille en pleine ascension sociale. De 1900 à 1924, Jean-Baptiste Boudeau, " amateur " photographe, va réaliser, au fil de ses cheminements dans sa carriole d'épicier, 4 981 photographies qu'il a pris soin de léguer à la postérité. La Bibliothèque francophone multimédia de Limoges conserve désormais un peu plus de 3 000 des plaques argentiques de l'épicier photographe. L'intérêt du fonds Boudeau, outre un caractère documentaire unique, est de proposer une série d'images du quotidien de territoires ruraux tenus à l'écart de l'engouement photographique. Le présent ouvrage reflète la curiosité de cet auteur tant pour les lieux communs (façades de maison, vues de village), la vie sociale (manifestations festives, processions, travaux des campagnes, mariages) que pour une " actualité spectaculaire " et de faits divers. Ce patrimoine photographique révèle une partie méconnue du Limousin et de ses habitants à travers les approches thématiques de spécialistes : Le monde enchanté des châteaux ; Boudeau, photographe reporter ; Un monde en mutation ; Un âge d'or des campagnes limousines ? ; Portraits et cartes postales.
    Cet ouvrage a été co-écrit par Vincent Brousse (historien), Dominique Danthieux (historien), Jean-Marc Ferrer (historien), Philippe Grandcoing (historien), Jean Jouhaud (collectionneur) et Alain Monteaux (professeur d'histoire).

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  • Perpétrés entre 1904 et 1907, les vols de la « bande à Thomas » défraient la chronique de la Belle Époque. Essentiellement commis dans des églises, en Limousin et en Auvergne, ils attirent l'attention du public sur un patrimoine particulièrement convoité, celui des émaux médiévaux, témoignages exceptionnels du rayonnement de L'OEuvre de Limoges dans l'Europe médiévale. À l'heure où se développe une culture de masse en ce début de XXe siècle, ces faits divers sensationnels bénéficient d'une forte exposition médiatique, nationale, voire internationale. Au-delà de la simple chronique criminelle, les méfaits de ces « pilleurs d'églises » permettent d'étudier un épisode oublié de l'histoire du patrimoine en France, lorsque se conjuguaient volonté de protection de l'État, intérêt du public, avidité des collectionneurs, notoriété croissante des oeuvres et enjeux politiques autour de la loi de 1905. Ces faits divers offrent aussi, grâce à la richesse des sources, la possibilité pour le lecteur de se plonger dans le monde méconnu des trafics d'oeuvres d'art et de comprendre les enjeux d'une question qui, en son temps, suscita de nombreux débats politiques et inspira certaines des aventures d'Arsène Lupin.

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