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  • Une vie dans les cases Nouv.

    Il s'agit des Mémoires de Thierry Groensteen, l'un des plus brillants historien et analyste de la Bande Dessinée. Ce livre sous une couverture dessinée par Emmanuel Guibert qu'on ne présente plus, et illustré par des dessins inédits de François Ayroles ainsi que de nombreuses photos.

  • Longtemps, les bandes dessinées estampillées Losfeld eurent à souffrir d´une mauvaise réputation.
    Beaucoup gardent en mémoire l´image d´une période certes expérimentale mais passée de mode, kitsch à l´envi et pour tout dire indigne de figurer au panthéon de l´histoire de la BD.
    Le parcours bédéphilique du sulfureux Éric Losfeld, qui court de 1964 à 1972, n´a été que superficiellement étudié par les divers exégètes du neuvième art. Le manque d'accessibilité à des ouvrages au tirage réduit, depuis longtemps épuisés et peu ou jamais réédités, n´est sans doute pas étranger à cette longue amnésie. Losfeld aura pourtant su sentir l´air de son temps, et révélé, excusez du peu, Forest, Peellaert, Druillet, Gigi, Devil, Crepax ou Cuvelier en rupture de Corentin.Retour donc sur l´époque bénie, pop et bariolée des Sexties, pour y retrouver Les Filles du Terrain Vague.
    En bonus, un chapitre évoque la saga avortée d´Elric le Nécromancien de Druillet.

  • Prévu en 3 tomes, cet ensemble compte raconter l'histoire mondiale de la bande dessinée, vue de France, et expliquer comment les trois principaux pôles (USA, Franco-belge et Japon) se sont in. uencés, ont évolué parallèlement et se sont enrichis entre eux et au . l du temps. Ce tome 2 est consacré au tournant des années soixante et soixante-dix, jusqu'à l'apparition des premiers romans graphiques.
    Y sont ainsi traités, les premières expérimentations graphiques des années soixante, la politisation de la bande dessinée, la place des femmes, le travail des critiques, la . oraison de revues et la naissance de nouveaux éditeurs passionnés. Cette trilogie se veut aussi une ré. exion sur la force, la richesse et les possibilités de la bande dessinée. Ce texte est abondamment complété de citations, d'extraits d'interviews et de nombreuses sources.

  • Joseph Gillain, dit Jijé, peut être considéré comme le second « père fondateur » de la BD franco-belge, après Hergé. Grand animateur du Journal de Spirou à ses débuts, et il a formé dans son atelier des dessinateurs tels que Franquin ou Morris.
    Cet ouvrage rend hommage à une oeuvre fondatrice du 9e art.
    Écrit à deux mains, il combine des analyses historiques avec des analyses littéraires ou esthétiques, démontrant s'il en est encore besoin l'intérêt de considérer la bande dessinée comme une source documentaire de première main.
    Richement illustré, cet ouvrage propose des documents peu connus ou inédits. Il fournit par ailleurs quelques instruments de travail utiles, comme une bibliographie des travaux universitaires déjà menés sur l'oeuvre de Jijé.
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  • Dessiner et composer est le troisième ouvrage de Renaud Chavanne, qui poursuit ici une réflexion entammée il y a plus de 15 ans concernant l'organisation des images dans la bande dessinée, c'est-à-dire la composition, qu'on appelle encore mise en page.
    Après une ouverture spécifiquement orientée sur l'étude de la façon de faire du créateur de Blake et Mortimer (Edgar P. Jacobs et le Secret de l'explosion, 2005), Renaud Chavanne a généralisé ses conclusions dans Composition de la bande dessinée (2010). Avec Dessiner et composer, il s'attache aujourd'hui à l'étude des rapports entre la composition d'une image et la mise en page des cases, ceci au travers d'un motif qu'on rencontre fréquemment dans la bande dessinée : les portes et les fenêtres. Tout à la fois représentation figurant des lieux et des objets usuels, les portes et les fenêtres sont aussi de puissantes images symboliques utilisées depuis plus d'un siècle pour évoquer l'intérieur et l'extérieur, le privé et le public, le familier et le sauvage, la vie et la mort, la psyché et le monde, etc. Ces couples de notions et les objets-lieux qui les symbolisent (fenêtres et portes), se sont largement installés dans la bande dessinée en vertu de principes simples et largement partagés : la case est une fenêtre sur le monde, la page est une porte que l'on fait pivoter pour accéder à ce qu'il y a de l'autre côté. Le livre lui-même cède à ces anologies en se faisant immeuble, forme monumentale célébrant tout à la fois l'univers qu'il renferme, mais aussi le siège des récits immémoriaux qu'il préserve et transmet depuis plusieurs millénaires.

  • Enki Bilal est sans conteste un des plus grands auteurs de sa génération dans des domaines très variés allant de la bande dessinée au théâtre en passant par la peinture, le cinéma... Il considère lui-même La Foire aux Immortels comme sa première oeuvre personnelle majeure qui a donné lieu à une trilogie, un livre de peintures, un film, un jeu vidéo...
    Mais avez-vous lu précisément cet album et les suivants (La femme piège, Bleu sang et Froid équateur) pour en décrypter tous les codes, toutes les images subliminales, les allusions géopolitiques et personnelles ?
    Cet ouvrage devrait vous inciter à lire et à relire les oeuvres de cet auteur immense venu des Balkans qui a choisi de rester en France et à Paris pour exprimer, entre autres, son point de vue de migrant sur le monde à travers le prisme de la science-fiction.
    Au travers de cette étude, Olivier Iung cherche à interpeller sur la richesse et la complexité de l'art bilalien, entre mémoire et prospective, entre espoir et pessimisme, entre sensibilité et violence, entre passion et détachement, entre réalisme et imaginaires ...

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  • Prévu en 3 tomes, cet ensemble compte raconter l'histoire mondiale de la bande dessinée et expliquer comment les trois principaux pôles mondiaux (USA, Franco-belge et Japon) se sont influencés, ont évolué parallèlement et se sont enrichis entre eux et au fil du temps. Ce tome 1 est consacré aux origines du genre et jusqu'aux débuts de la critique en France, soit jusqu'en 1966. Y sont ainsi traités, entre autres, le passage du comique au réalisme, la censure, l'apparition des phylactères, l'importance de revues comme Pilote ou Hara-Kiri en France ou Mad aux USA, etc.
    C'est aussi une réflexion sur la force, la richesse et les possibilités d'un moyen de communication unique, la bande dessinée. Ce tente est abondamment complété de citations, d'extraits d'interviews et de nombreuses sources. Il est illustré d'hommages parodiques réalisés par l'auteur et par Alain Grand (Les Enfants de la liberté chez Casterman). Chaque chapitre est introduit par une double page en bande dessinée réalisée par Pierre Klein (Péno chez Glénat).
    Le tome 2 se focalisera sur la période charnière des années soixante aux années quatre-vingt. Le tome 3 reviendra sur la période récente et les dernières évolutions.

  • Nouvelle édition d'un livre paru chez Casterman en 2004.
    A l'occasion des 40 ans de la création de la meilleure revue de bandes dessinées modernes, (A suivre), ce livre retrace l'histoire du mensuel et de ses auteurs (Pratt, Tardi, Forest, Auclair, Ferrandez, etc).
    Très nombreux entretiens, analyse des 19 ans d'existence de ce mensuel qui a marqué plusieurs générations.
    Des dessins peu connus, viennent compléter ce superbe livre qui donne envie de se replonger dans les numéros de la revue.

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  • Ce livre n'évoque que Franquin, ou presque, et pourtant ce n'est pas une monographie.

    Il ausculte les résonnances d'une année particulière, à savoir 1958 et la fameuse Exposition Universelle de Bruxelles, et pourtant ce n'est pas une étude historique.

    Il s'intéresse à un style adoré par des générations de lecteurs, un style plus ou moins attaché au Journal Spirou des années 1950, un style baptisé « Atome » par le facétieux Joost Swarte deux décennies plus tard. Et pourtant le titre en est Contre l'Atome.

    Malgré l'image qui en est donnée habituellement, le Style Atome n'a pas seulement pour intention de fixer l'utopie optimiste de l'après-guerre, mais d'en interroger les angles morts, les zones d'ombre et l'inquiétude qui sourd déjà de toutes parts.
    L'Atomium en est l'ambivalent totem : à la fois culte du progrès bienheureux et signe des angoissants excès de la science. Face à lui, les bandes dessinées du Style Atome, et en tout premier lieu celles de Franquin, élaborent un mode de résistance au réel - mais pas non plus un rejet, plutôt un moyen de se le réapproprier pour mieux vivre dans un monde qui outrepasse ses limites. Tel est le sujet de Contre l'Atome.

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  • Le 43e Grand Prix du Festival International de la Bande Dessinée (FIBD) d'Angoulême a été attribué au Belge Hermann Huppen, dit « Hermann » en janvier 2016.
    De l'avis de beaucoup, cette récompense semble réparer une très longue injustice.

    Comment ne pas concevoir en effet autrement l'absence de reconnaissance officielle d'une carrière aussi durablement prolifique, façonnée tel un orfèvre par l'un des maîtres absolus du 9e Art, alors âgé de 77 ans ?

    En un peu plus de 50 ans de carrière, le dessinateur liégeois aura notamment magnifié les genres Aventure, Western, Historique et Science-fiction. Ce sans compter une bonne trentaine de « one-shots » et de multiples projets illustratifs ! Depuis ses débuts en1964, Hermann aura ainsi publié plus d'une centaine d'albums, au rythme longtemps soutenu - et graphiquement incroyable - d'une parution tous les six mois...

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