Fage

  • La mort, loin d'être devenue un sujet tabou dans les sociétés occidentales contemporaines est au contraire omniprésente dans les médias. En revanche, il est vrai que la réalité concrète du cadavre tend, elle, à être occultée.
    L'événement « mort » nous confronte à trois types de phénomènes : la présence du corps mort ; les réactions émotionnelles des proches ; les représentations collectives de la perte et de la mort.
    En exposant, d'un côté, le cas aborigène, de l'autre, le cas occidental, seront identifiées deux extrêmes : l'un fait l'objet d'un traitement unitaire et l'autre d'un traitement qui implique des procédés distincts avec des instances tierces intervenant, distancées qui ne sont pas des parents.

  • En Haïti, le vaudou est le dernier lien des esclaves déportés avec leurs origines multiples. C'est aussi la bannière de l'union et les tambours de la révolte, où la ferveur de lutte prime sur la diversité des origines.
    Pratiquer le vaudou c'est avant tout honorer les loas et ses ancêtres, et respecter sa culture.
    Les rites funéraires vaudou sont extrêmement codés s'occupant du corps pour faire migrer l'âme ou du voyage de l'esprit sous l'eau.
    Par leur richesse, leur complexité, ces rites religieux ne marquent pas la fin de la vie mais transcendent son aboutissement. Il s'agit d'organiser et de célébrer le retour de l'exil pour la Terre des Ancêtres, au-delà des mers, où vibrent les racines du mapou, l'arbre reposoir des loas, dont les racines infinies traversent la mer.

  • Un défunt est un véritable écosystème dans lequel se développent et luttent pour exister de nombreuses espèces. On y croise ainsi des mites délaissant penderies et placards au profit d'une peau séchant et des cheveux, des coléoptères fossoyeurs creusant sous le corps mort pour mieux protéger leurs progénitures, mouches, vers, bactéries et larves en tous genres.
    Observateur de cette faune particulière, l'entomologiste forensique cherche à décrypter la biologie de ces espèces dans un but précis : dater l'arrivée des insectes et déterminer le moment de la mort. Ainsi va la vie recyclant frénétiquement et dans ce cas, ce sont des insectes qui nettoient la nature et éclairent parfois la Justice.

  • "La philosophie que je professe, la vie de méditation que j'ai menée me permettent de regarder la mort d'un autre oeil que ne le font la plupart des gens." Alexandra David-Neel

  • La nature est une déesse à double visage.
    Elle fournit à ses enfants les plantes qui les nourrissent, celles qui les soignent et celles qui les tuent. Ces plantes vénéneuses procurent bien souvent une mort lente et douloureuse. Arme des faibles, des sorcières et des empoisonneurs, leur réputation sulfureuse n'est plus à faire. Mais pourquoi se cantonner aux seules plantes mortelles, quand il existe tant d'autres manières de pourrir la vie de son prochain ? Des plantes qui puent aux plantes qui tuent, en passant par celles qui donnent la diarrhée, en voici un petit florilège.

  • Ne se limitant pas à la socio-anthropologie du cannibalisme, ce livre offre de façon compréhensible et complète, un accès au phénomène de l'anthropocannibalisme. Avec des exemples issus des dernières recherches anthropologiques, sociologiques et des dernières nouveautés archéologiques, cet opus nous amène dans l'incertitude, remet en question les a priori sur le cannibalisme humain, et, par un voyage dans l'espace et le temps, nous fait réfléchir sur les causes profondes de ce phénomène foncièrement humain.

  • Le corps du pape a toujours été un centre d'un intérêt majeur et lors de son décès, la question de la transmission de sa charge a nécessité la mise en place de règles précises. Sont présentés dans cet opuscule tout d'abord la symbolique liée de ce corps et ce que signifie la mort du souverain pontife puis les rites funéraires spécifiques mis en place pour le pape, des novendiales en passant par le traitement de son corps.
    C'est un véritable voyage à travers le temps pour éclairer les rites funéraires propre au successeur du trône de pierre.

  • Dilaceratio Corporis est une collection dirigée par Nicolas Delestre sous la responsabilité éditoriale de Laurence Loutre-Barbier Rites funéraires du judaïsme présente les rites du judaïsme qui à l'époque contemporaine compte plusieurs courants principaux : orthodoxe, traditionnaliste, réformé ou libéral.
    Certaines prescriptions très anciennes concernant la mort d'un proche continuent d'être respectées :
    Inhumation et non crémation, délai très court entre décès et mise en terre, recours à une hevra qaddisha, simplicité du cercueil et de l'enterrement, déchirure d'un vêtement des personnes directement en deuil et récitation du Qaddish* devant la fosse. Les rites funéraires juifs ignorent l'embaumement et l'exposition du défunt.

  • Rites funéraires catholiques présente et décrit les rites religieux, para religieux et coutumiers dans l'Europe catholique qui se répandent ensuite dans le monde à la faveur de l'évangélisation.
    Les funérailles, impliquant la communauté, accompagnent les défunts, estompent l'angoisse de la mort, apaisant les survivants. Les rites funèbres se sont structurés, enrichis et adaptés à chaque époque. Au cours des siècles, on assiste à la démocratisation des pratiques mortuaires. Le mort est de moins en moins anonyme, passant de la fosse commune à la tombe personnelle alors que la liturgie s'uniformise.
    La vie moderne du dernier demi-siècle a imposé des simplifications drastiques et grands nombres de rites et usages encore vivants dans l'Europe rurale de l'aprèsguerre (1945) ont disparu.

  • Michel Guénanten est thanatopracteur depuis bientôt 30 ans. Il a effectué des millliers de soins partout dans le monde. Il porte en lui ses morts, ses regrets et ses espoirs.
    De 2009 à 2011, il effectue les soins de thanatopraxie et de thanatoplastie sur plus de 80 soldats français morts au combat en Afghanistan à la demande du ministère de la Défense. En 2006 la Ville de Paris lui décerne la médaille de grand vermeil de la cité.
    Michel Guénanten est un thanatopracteur reconnu et en activité. Il est aussi responsable de formations.
    Avec ce petit livre, il accepte de nous livrer avec humour, colère parfois, tendresse et soin toujours, de sa vie avec les morts, avec la mort. Il nous transmet dans cette courte biographie, un peu de sa vie hors norme de soignant particulier.
    Guidé par un spécialiste rigoureux et bienveillant, nous sommes face à notre méconnaissance d'une pratique pourtant habituelle dans le milieu du funéraire mais tout à fait occultée du public.

  • Dilaceratio Corporis est une collection dirigée par Nicolas Delestre sous la responsabilité éditoriale de Laurence Loutre-Barbier Alexandre Lacassagne (1843-1924) est un médecin français légiste et expert auprès des tribunaux. Lorsqu'il se hisse à bord de la morgue flottante, le mardi 11 janvier 1881, appelé à identifier les restes d'une femme coupée en morceaux, Lacassagne n'imagine pas qu'il entame la première de ses trente-trois années de carrière lyonnaise. Il développe un intérêt très marqué pour l'altérité, celle des assassins et criminels, des fous, des femmes et des "invertis". Professeur à la Faculté de médecine de Lyon, il contribua à préciser la déontologie médicale et est l'un des fondateurs de l'anthropologie criminelle.

    Sur commande
  • Les auteurs, compagnons dans la vie, partagent la même passion pour la cuisine, pour l'art et aussi pour tout ce qui touche à la mort.
    Sur les pages du livre Ballade funéraire gourmande, Julie anime un petit squelette qui part avec son sac à dos à la rencontre de la culture culinaire funéraire aux quatre coins du monde. Les auteurs glanent des recettes qu'ils testent en cuisine, recontextualisent socialement et nous transmettent dans le livre. Il est question donc des repas que l'on consomme en hommage aux défunts pour des funérailles par exemple ou encore comme c'est le cas pour nombreux peuples de Mésoamérique - qui pensent que les défunts cheminent avant de trouver le repos, raison pour laquelle ils reviennent cycliquement se restaurer dans les maisons - la préparation des dépôts alimentaires pour eux. C'est inattendu, drôle et gourmand, à savourer finalement en toutes circonstances !

  • On est en proie à l'impensable : la mort du fait d'une cause non naturelle. Nul n'est préparé à cette mort-là, elle est imprévisible, il peut s'agir d'un accident intérieur ou extérieur au corps, d'un meurtre, d'un suicide... Alors on doit savoir, on doit comprendre et c'est la raison pour laquelle intervient le médecin légiste, ce médecin qui n'intervient pas pour soigner mais pour aider à comprendre pourquoi et comment la mort a gagné sur la vie. Son travail a bien des égards est complexe. Il est extrêmement technique, réglementé, nécessite des connaissance pointues, de la précision et une bonne dose d'humanité.
    Michel Durigon, avec ce Petit traité de médecine légale, dans un corpus bref, nous sensibilise à un métier délicat et nous donne les clés pour le comprendre. Il présente ce qu'est la médecine légale, comment elle est organisée et il développe les cas primordiaux.
    Il y a un glossaire aussi, indispensable outil pour nommer ces signes qui s'identifient sur un corps mort.

  • La mort en questions Nouv.

empty