Impressions Nouvelles

  • Une approche de l'histoire nationale à travers le destin de deux familles d'exilés, Jacob, Bentzi et Stacia d'une part et Jean, Charles et Madeleine d'autre part. Leurs parcours chaotiques évoquent les difficultés pour arriver dans un pays, s'y installer et s'y intégrer sans renier leurs racines.

  • Récit d'une passion amoureuse entre Chenda et Frédéric, depuis les premières semaines jusqu'à leur installation en couple. Installés au Japon, ils affrontent les contraintes du quotidien, un voisin raciste, les superstitions, etc.

  • Jean est Rwandais. Depuis de nombreuses années, il vit en Belgique où il suit un chemin sinueux d'étudiant-travailleur étranger. Il s'y est marié et est devenu père de deux enfants. Il a toujours rêvé de rentrer un jour au pays et d'être accueilli en enfant prodigue par toute sa famille. Il ne réalisera pas son rêve, hélas, d'abord faute d'argent, puis à cause du génocide qui s'est déroulé sous les yeux du monde entier et dans l'indifférence. Des dizaines de milliers de ses compatriotes sont assassinés. Pourquoi sa soeur Antoinette fait-elle partie des victimes ? Où se trouve son frère jumeau porté disparu ? Il décide, enfin, d'aller sur place éclairer ses doutes auprès de sa vieille mère, la seule rescapée de la famille. Et si elle lui avait caché une partie de la vérité dans une lettre qu'elle lui a fait parvenir quelque temps après les événements tragiques ? Au Rwanda, plus rien n'est comme avant, et le retour au pays sera aussi l'arrivée dans un univers devenu étranger. Jean ne reviendra pas indemne de ce voyage à rebondissements où tout, partout, rappelle les atrocités qui ont été commises. Cependant, la grande surprise sera pour le lecteur de ce livre, qui ne ressemble en rien aux témoignages qui se sont multipliés sur le génocide au Pays des Mille Collines. La voix très authentique de Joseph Ndwaniye ne cherche pas à raconter les faits, mais à évoquer avec précision, dans une langue sobre mais très musicale, leurs répercussions dans la vie de tous ceux qui ont échappé aux assassinats.

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  • La vie de Stéphane Mandelbaum est un mystère que tente de percer Gilles Sebhan dans ce nouveau roman. Mandelbaum, après de fulgurants débuts sur la scène artistique belge, fut retrouvé, à 25 ans, assassiné par balle et défiguré par l'acide, après le vol d'un Modigliani.
    Dans ce récit se mêlent la vérité des faits (Gilles Sebhan a rencontré les maîtresses, les amis, la famille du peintre) et une grande poésie. Et l'auteur fait rentrer ce peintre à la vie trop brève dans le panthéon d'artistes tels que Bacon, Basquiat, Pasolini ou Rimbaud.

  • La rencontre entre un auteur français de BD installé à Tokyo, et Yukiko, une jeune Japonaise avec qui il vit une parenthèse amoureuse et érotique. L'usage de la vidéo et l'attention portée aux plus petits détails de la vie quotidienne donnent à cette histoire une profondeur et une justesse sans équivalent dans le monde de la bande dessinée. L'Épinard de Yukiko relate l'émergence d'une impossible passion (Yukiko aime un autre homme, qu'elle attend) au coeur d'un monde saisi de façon à la fois précise et rêveuse. Ce mélange des contraires se retrouve partout : Boilet rapproche bande dessinée et manga, il dessine en faisant du cinéma, invente une temporalité nouvelle, entre durée et fulgurance, et invite ses lecteurs dans un dialogue qui dépasse les frontières entre l'art et la vie.

  • Peut-on tomber amoureux d'un lieu ? C'est l'histoire que nous raconte Aurélia Aurita, apprentie reporter BD qui débarque un beau jour de mai dans un lycée pas comme les autres... Un lycée sans proviseur ni surveillants, autogéré par les professeurs et les élèves, où les décisions se prennent par vote à main levée et où il n'y a ni notes ni obligation d'assister aux cours... D'abord simple observatrice, Aurélia se fait peu à peu happer par ce lieu, fascinée par les personnages attachants qu'elle y rencontre. Au croisement du reportage et de l'autobiographie, cette bande dessinée nous fait vivre une expérience singulière et touchante.

  • Chenda se rend pour la première fois au Japon en 2004. Immédiatement séduite par Frédéric et par le pays du Soleil levant, elle y voyage à plusieurs reprises. Si l'amour qu'elle porte à son nouvel amant est réciproque, il n'en est pas de même, hélas, avec son nouveau pays d'adoption. Procédurière jusqu'à l'absurde, l'administration transforme ses séjours en calvaire bureaucratique. Derrière les déboires de Chenda avec les services d'immigration nippons, c'est aussi une histoire plus globale qui se dessine. Le Japon n'est pas le seul pays à traiter ses étrangers avec méfiance et de manière arbitraire...

  • Le texte commence au moment où l'auteur décide de mettre fin à sa carrière de psychothérapeute. Elle doit apprendre à faire le deuil de ses patients, du sens qu'elle avait donné à sa vie ainsi que de la ville où elle a longtemps vécu : Nice. Ces décisions interviennent au moment de l'attentat du 14 juillet, ce qu'elle ne peut s'empêcher de voir comme un signe...
    Un texte délibérément inclassable, passant avec désinvolture du récit à la poésie, de l'intime à la métaphysique, et de Deleuze aux penseurs de l'Inde ancienne.

  • Dessiné par une débutante et publié à un tirage d'abord modeste, le premier volume de Fraise et Chocolat connaît un succès aussi rapide qu'inattendu. Au centre du « buzz », Chenda - alias Aurélia Aurita - est en quelques semaines l'objet de toutes les attentions mais aussi de nombreuses attaques, et tente de faire face. Buzz-moi retrace la carrière de ses ouvrages, telle que l'a vécue l'auteur au fil des mois. Des coulisses des médias généralistes (de Elle à Libé, d'Europe 1 au Grand Journal de Canal Plus) à celles du milieu de la bande dessinée (éditeurs, festivals, lectrices et lecteurs), le livre raconte de manière vive et souvent drôle comment le tourbillon suscité par Fraise et Chocolat a été vécu par celle qui en est à la fois le créateur, le témoin et l'analyste.

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  • Un petit sac de cendres est avant tout une autobiographie collective. À la manière de Je me souviens de Georges Perec, mais en relevant le défi d'un travail d'orfèvre sur la forme, Rossano Rosi livre le portrait d'une génération, voire de plusieurs. Drôle et tendre à la fois, ce nouveau recueil brouille les frontières entre les époques, les niveaux de langue, les modes de vie (ainsi, on passe de Mesrine à Montaigne et des Rolling Stones à Modiano). Il glisse sans cesse de l'individuel au collectif, célébrant le quotidien et ce que la poésie nous permet d'y découvrir.

  • Le livre de Stéphane Lambert traite un thème littéraire fondamental : le corps qui est le nôtre, le corps que nous sommes, le corps que nous devenons à travers les expériences que nous en faisons ou qu'il nous amène à vivre. Sans complaisance aucune, mais loin de toute hypocrisie et de toute provocation, Stéphane Lambert évoque ici une telle histoire où l'être sexuel du corps homosexuel en l'occurrence s'impose comme défi à la société. Histoire du moi et histoire du corps se croisent, de l'enfance à l'âge adulte, composée en creux d'un abus qui était aussi une vraie initiation au plaisir. Un livre cru et impitoyable, écrit dans un style classique d'une grande pureté et d'une précision sans faille qui renouvelle le genre de l'autobiographie.

  • L'auteur, graphiste phare de la bande dessinée alternative, raconte la naissance de sa vocation et ses premiers souvenirs liés à cet art.

  • Fin des années 70. Un jeune français part à Londres rendre visite à sa soeur, modèle et guide qui l'entraîne à la découverte d'un autre monde, d'une autre langue. Sans le savoir, il se retrouve au coeur de l'avant-garde, vivant dans un squatt avec elle et son petit ami, Neville Brody, un des artistes phares de la nouvelle scène londonienne, rencontrant Iggy Pop dans les bureaux de The Face ou Sid Vicious dans la boutique SEX de Malcolm Mc Laren et de Vivienne Westwood.
    Récit de toutes les premières fois, London WC2 évoque en instantanés l'éveil à la sexualité de son héros, sa découverte de la liberté et son premier amour. Et son adolescence se révèle le parfait écho de l'esprit du début des années 80, la période qui a le mieux incarné l'âge de toutes les outrances rebelles.

  • À 3 ans, Frédéric Sojcher fait connaissance avec un plateau de tournage et à 6 ans, il devient cinéphile. À 12 ans, figurant dans Préparez vos mouchoirs, il sympathise avec Patrick Dewaere. À 14 ans, il entame une correspondance avec François Truffaut.

    À 18 ans, il réalise avec Serge Gainsbourg et Michael Lonsdale un court-métrage, Fumeurs de charme. C'est un véritable conte de fée.

    À 23 ans, il tourne son premier long métrage. et le cauchemar commence. Le cinéma sera une suite de combats, aux issues incertaines.

    Dans ce récit sincère, sensible et souvent drôle, Frédéric Sojcher revient sur son parcours. C'est une ode aux actrices, aux acteurs et à toute l'équipe du film. C'est une initiation au cinéma, qui touchera ceux qui rêvent de pratiquer ce métier et d'entrer dans ce monde.

    Le Fantôme de Truffaut propose aussi une galerie de portraits attachants : Patrick Dewaere, Yves Mourousi, Arletty, Isabelle Adjani, Margaux Hemingway, Marie Gillain, Cécile de France, Benoît Poelvoorde, Maria de Medeiros, Micheline Presle, Frédéric Taddéï. Ces rencontres permettent de mieux comprendre ce qui se passe sur le plateau, dans la réalisation, dans la production et dans la promotion d'un film.

  • À travers cinq personnages pris entre une enfance déjà lointaine et un âge adulte inquiétant et redouté, ce roman graphique raconte un monde éphémère. Fragment d'éternité où l'amour et l'amitié restent à définir. Où un été pourrait durer mille ans. Sous le signe de l'insouciance. Insouciance toute inquiète néanmoins, pour ces cinq immortels
    provisoires : « Tu crois qu'un jour on aura oublié tout ce qu'on a fait cette année oe » Le vertige des premiers alcools, l'omniprésence de la musique semblent bien vains dès lors, mais indispensables. Le désir, léger et grave. Avec un style d'une grande délicatesse, attentif à ne pas briser la fragilité d'un équilibre instable, Antoine Bouvier exprime toutes les contradictions d'un âge en quête nostalgique de lui-même et des signes que l'on est en vie.

  • Adolescent, Jérôme Peignot a refusé de serrer la main de Drieu la Rochelle. Plus tard, il a connu intimement ou simplement rencontré Paul Valéry et Blaise Cendrars, Colette et Aragon, Georges Bataille et Michel Leiris, Roland Barthes et Michel Foucault, mais aussi Matisse, Picasso, Chaplin, Poulenc et bien d'autres.
    Ce beau récit nourri de détails surprenants est le film de toute une époque dont nous sommes les spectateurs éblouis.
    Portraits en miroir est une galerie de portraits vivants, saisis dans leur contexte par le regard myope de Jérôme Peignot qui se réflète dans les miroirs de sa mémoire.
    C'est une traversée du vingtième siècle par un auteur juvénile de quatre-vingt dix ans. Une autobiographie indirecte qui se lit comme un vrai roman.

  • Lorsqu'on lui propose de consacrer une exposition à Jean Genet, à qui elle avait autrefois dédié ses tout premiers travaux, l'auteure renoue avec une oeuvre qui l'obsède depuis longtemps. Organisé en séquences inattendues, le livre suit sa progression, pas à pas, dans les documents, les souvenirs, les rencontres et les anecdotes, dans une approche où la documentation cède le pas à la sensibilité. On chemine alors de photographies iconiques en anecdotes, de polémique en correspondances, de films en témoignage, pour aborder Genet à travers la voix et le regard des autres. Ainsi se constitue, en creux, le portrait d'un poète scandaleux et insaisissable.

  • Elle abandonne ses vêtements derrière le paravent, monte sur l'estrade, choisit une attitude et la garde. Les crayons s'agitent, tentent de capter la pose. Pendant cinq minutes, une demi-heure, trois heures, des dizaines de regards étudient son corps, en détaillent chaque ligne, chaque volume. Mais ce qu'elle pense et ressent, personne ne le voit.
    L'immobilité est un masque derrière lequel se cache une multitude de mouvements intérieurs. Claire y est attentive, tout autant qu'aux espaces et aux gens qui l'environnent :
    L'estrade du modèle est un véritable poste d'observation.
    Dans ce récit au regard inversé, l'auteur décrit avec minutie cette expérience singulière, celle de poser nue pour des artistes, des étudiants en école d'arts, des gens qui apprennent le dessin.
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  • Récit hautement érotique, Fraise et Chocolat retrace les premières semaines d'une passion amoureuse à travers le regard d'une jeune dessinatrice de 25 ans. Observatrice attentive de ses propres élans, de ses désirs mais aussi de ses doutes, Aurélia Aurita parle d'amour et de sexe avec fraîcheur et franchise. Sa vision ludique et joyeuse, mélange de crudité et de tendresse, est actuellement sans équivalent dans le paysage de la bande dessinée européenne.

  • « Je n'ai pas connu mon père, Isaac Abramovici. Arrêté par la Gestapo 10 jours avant ma naissance. Il disparaît avec 870 hommes dans le Convoi 73 en direction des Pays baltes en mai 1944.

    J'ai tenté d'apaiser ma douleur existentielle en faisant un film, Dor de tine, en vain. Plus tard, je découvre qu'il a été, à partir de 1943, « pisté » par la Sipo SD (Service secret de la Gestapo), depuis l'ambassade d'Allemagne à Bucarest, jusqu'à son arrestation à Nice en avril 1944. Il est accusé d'être l'un des maillons d'un trafic d'argent entre la Roumanie et le Sud de la France. La découverte fortuite du courrier de la Sipo SD a acéré mon désir de savoir, d'approfondir, et encore une fois de dialoguer avec la Grande Histoire. Les documents retrouvés au CDJC portent tous la signature des hauts responsables, des bourreaux, des « auxiliaires du nazisme » comme le dit très justement Annette Wierviorka. Bucarest, Berlin, Paris, Sud de La France, les traces du passé ne sont pas si loin.

    Trois années d'immersion totale dans un silence habité, pour aboutir à mon premier récit, à l'encre rouge, publié par les Impressions Nouvelles. J'ai voulu que l'écriture chasse la peur qui me hantait, non pas comme un médicament apaisant, mais comme une victoire contre le mal. J'ai souhaité que le mot remplace l'innommable. Mais comment combler les manques, interpréter les non-dits, comment rejoindre ces moments que je n'avais pas vécu, que je ne connaissais pas, qui n'ont jamais été écrits ? Que privilégier ? Réalité ou imaginaire ? Documentaire ou fiction ? Je n'ai pas choisi, j'ai opté pour le mélange.

    La route que j'ai parcourue a échappé au texte premier. Insidieusement, j'ai emprunté un chemin de traverse. Comme dans un contrepoint musical, j'ai installé mes rêves et cauchemars, qui semblent en apparence si éloignés du récit. Fabriquer cet évanouissement dans l'histoire de ma douleur, aller me mouvoir dans cette région indéterminée, souvent incompréhensible, de ces petits textes au milieu d'une page, ce serait donc la seule justification de mon travail ?

    Je souhaite que les lecteurs puissent être attirés, comme je le suis, par ce qu'il y a entre les mots, à côté de ce qui n'est pas dit, dans le blanc du tableau. »

  • Écrit dans les embouteillages et dans son camion, le roman d'Alain Doucet débute par un entretien d'embauche. Notre héros, chauffeur-livreur pour une petite entreprise belge de surgelés, se retrouve dès les premières pages dans la panique (pas de GPS !) et les sens interdits. Rencontres hostiles ou drôles, pannes mécaniques, files d'attente, tracasseries administratives : tous ces " micro-événements " sont saisis sur le vif, par une écriture spontanée et sur un rythme trépidant. Les pérégrinations qui rythment son travail au quotidien s'entremêlent aux souvenirs du héros, qui voulait être comédien et a tenté, plus jeune, sa chance à Paris. Mêlant une certaine nostalgie et une autodérision réjouissante, le style oral du livre, sa justesse et sa fraicheur, font l'effet d'une petite bombe.

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  • Récit autobiographique, Être un caillou est un livre d'une rare intensité dont le lecteur ne sort pas indemne. C'est la vie d'une femme littéralement broyée par la folie de sa mère, l'histoire douloureuse et envoûtante d'une accession au monde. « Mémoires » sans dates où chaque moment est un combat, le livre échappe aux schémas narratifs classiques et mêle les époques et les lieux : de la petite enfance à l'âge adulte, de la banlieue parisienne à la Suède. Brutal et physique, ce texte décrit de l'intérieur, en phrases courtes et directes, la façon dont elle a su se sauver. Le lecteur l'accompagne vers sa victoire, d'autant plus éclatante qu'elle a été âprement arrachée.

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