Littérature traduite

  • Voilà treize ans qu'ils sont ensemble.
    Pourquoi le pronom « je » a-t-il disparu, corps et âme, de la langue de leurs couples ?
    Quand les bras grands ouverts de la maternité se sont-ils refermés comme les dents d'un piège ?
    Pourquoi le pronom « je » a-t-il disparu, corps et âme, de la langue de leurs couples ?
    À Londres, dans une ville amoureusement parcourue et habitée, de l'élection de Barak Obama à la mort de Michael Jackson, deux couples se débattent avec leur histoire, le travail, la quarantaine, les illusions perdues, et leur statut d'émigrés de la deuxième génération devenus parents à leur tour. Ils ont cru à l'intégration, voilà qu'ils se désintègrent.
    Là-haut, sur sa colline de la rive Sud, le phare du Crystal Palace les veille. La vie doit-elle, comme lui, accepter de voir ses facettes et ses façades tomber en mille morceaux pour être rebâtie ailleurs, en trois fois plus grand ?
    Avec brio, avec verve, avec un scalpel trempé dans un élixir de poésie, Diana Evans répond.

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    1921 Les guerres indiennes sont loin. Leurs survivants ont, pour la plupart, été parqués dans des réserves où ils végètent, misérables, abandonnés à leur sort.

    Une exception à cette règle : le peuple osage. Il s'est vu attribuer un territoire minéral aux confins de l'Oklahoma. Or ces rochers recouvrent le plus grand gisement de pétrole des États-Unis. Les Osages sont millionnaires, roulent en voitures de luxe, envoient leurs enfants dans les plus prestigieuses universités et se font servir par des domestiques blancs. Le monde à l'envers.
    Un jour, deux membres de la tribu disparaissent. Un corps est retrouvé, une balle dans la tête. Puis une femme meurt empoisonnée. Et une autre. Plus tard, une maison explose. Trois morts. Qui commet ces assassinats ? Qui a intérêt à terroriser les riches Osages ? Les premières enquêtes, locales, sont bâclées, elles piétinent. C'est pourquoi, après une nouvelle série noire, ce dossier brûlant est confié au BOI (Bureau of Investigation, qui deviendra le FBI en 1935). À sa tête, un très jeune homme. Son nom est Hoover, Edgar J. Hoover. Il veut deux choses. La première : faire toute la lumière sur cette sombre affaire, et il s'en donne les moyens, enquêteurs hors pair, méthodes rigoureuses de police scientifique, mise en fiche de la moindre information. La seconde : le pouvoir. Surtout le pouvoir. Et ce premier coup d'éclat va le lui offrir sur un plateau.

  • En l'espace de quatre ans, cinq jeunes hommes noirs avec lesquels Jesmyn Ward a grandi sont morts dans des circonstances violentes. Ces décès n'avaient aucun lien entre eux si ce n'est le spectre puissant de la pauvreté et du racisme qui balise l'entrée dans l'âge adulte des jeunes hommes issus de la communauté africaine-américaine. Dans Les Moissons funèbres, livre devenu instantanément un classique de la littérature américaine, Jesmyn Ward raconte les difficultés rencontrées par la population rurale du Sud des États-Unis à laquelle elle appartient et porte tant d'affection.

  • Dans ce récit à la fois personnel et politique, J.D. Vance raconte son enfance chaotique dans les Appalaches, cette immense région des États-Unis qui a vu l'industrie du charbon et de la métallurgie péricliter.
    Il décrit avec humanité et bienveillance la rude vie de ces « petits Blancs » du Midwest que l'on dit xénophobes et qui ont voté pour Donald Trump. Roman autobiographique, roman d'un transfuge, Hillbilly Élégie nous fait entendre la voix d'une classe désillusionnée et pose des questions essentielles. Comment peut-on ne pas manger à sa faim dans le pays le plus riche du monde ? Comment l'Amérique démocrate, ouvrière et digne est-elle devenue républicaine, pauvre et pleine de rancune ?

  • Marié dès l'âge de dix-huit ans à une femme que sa communauté lui a choisie, Shulem Deen a longtemps mené une vie austère encadrée par les règles strictes des skver. Considérés comme trop extrêmes même par les plus fanatiques - les satmar, les belz, les loubavitch -, les skver font revivre les coutumes et les pratiques des premiers Juifs hassidiques et se tiennent à l'écart du monde extérieur. Seulement, un jour, Shulem s'est mis à douter. Dans ce récit passionnant, il raconte le long et douloureux processus d'émancipation qui a poussé sa communauté ultra-orthodoxe à l'exclure pour hérésie. Un parcours poignant qui, loin de tout règlement de comptes, offre une analyse fine des raisons conduisant des hommes et des femmes à quitter leur monde.

  • « J'adore Fairyland. C'est une histoire d'amour à la fois unique et merveilleuse entre un père et sa fille qui ont grandi côte à côte dans le San Francisco des années 1970. Je pense que ce livre fera un film aussi touchant qu'engagé. » Sofia Coppola 1974. Après la mort de sa femme, Steve Abbott, écrivain et militant homosexuel, déménage à San Francisco. Avec sa fille de deux ans, Alysia, il s'installe dans le quartier de Haight-Ashbury, le centre névralgique de la culture hippie.
    Là où Joan Baez a pris le micro dix ans plus tôt pour appeler à lutter contre la censure et en faveur de la liberté d'expression. Là où les représentants officiels de la Beat Generation - William Burroughs, Jack Kerouac, Allen Ginsberg, Lawrence Ferlinghetti, Neal Cassidy... - annoncèrent l'avènement de la révolution psychédélique. Steve Abbott découvre une ville en pleine effervescence dans laquelle la communauté gay se bat pour ses droits, il rejoint la scène littéraire de l'époque et fréquente cette génération de jeunes gens bien décidés à tout vivre, tout expérimenter. Commence pour le duo père-fille une vie de bohème, ponctuée de déménagements, de fêtes et de lectures de poésie à l'arrière des librairies.
    Alysia Abbott raconte son enfance alors que le virus du sida ronge peu à peu la ville.

  • Rana, dix ans, fonce sur son vélo flambant neuf. Heureuse, insouciante, choyée par son père, un vent de liberté lui caresse le visage.
    Quinze jours plus tard, c'est terminé. Son vélo est donné à l'un de ses oncles. Encore quelques mois et elle devra, pour être une bonne musulmane aimée d'Allah, porter l'abaya noire sur son corps, le niqab sur son visage et le tarha sur sa tête et ses épaules. Ensuite, ses parents lui trouveront un mari et elle sera condamnée à ne plus rien faire que la cuisine, le ménage et ses cinq prières par jour. C'est la loi.
    Il ne reste à Rana que ses yeux pour pleurer et contempler son monde : L'Arabie saoudite des années 2000. Mais sur ce monde, elle porte un regard impitoyable. La frustration sexuelle fabrique des obsédés et des hypocrites. L'obsession et l'hypocrisie transforment les hommes en ennemis de leurs propres soeurs, filles ou épouses. Les agressions et les violences quotidiennes donnent aux femmes l'envie de fuir. Très peu réalisent ce rêve fou.
    Rana sera l'une d'elles. Elle n'a jamais oublié le vent de liberté de ses dix ans, elle est prête à tout pour le retrouver et en jouir, et , cette fois, en adulte.

  • Wednesday Martin débarque de son Midwest natal dans l'Upper East Side, le quartier le plus huppé de Manhattan, avec son mari et ses deux enfants. Le rêve se transforme rapidement en cauchemar. Wednesday est sur le territoire des primates les plus riches de la planète. Une enclave hostile peuplée de femmes au foyer surdiplômées, glamour, mariées à des patrons de hedge funds et totalement dévouées à la réussite de leur progéniture. Armée d'un calepin et d'un crayon, Wednesday Martin consigne, à la manière de la célèbre primatologue Jane Goodall, les rites, les moeurs, les contradictions et les peurs de ces mères richissimes en quête obsessionnelle de perfection.

  • Inventeur d'un genre littéraire, le gonzo, Hunter S. Thompson était le wild man de la presse américaine, mais aussi et surtout l'un des grands auteurs du XXe siècle. Il se mettait en scène comme élément principal de ses reportages, écrivait sur les gangs de motards et la contre-culture des années 1960, sur les élections présidentielles et les drogues psychédéliques. Et vivait une vie sulfureuse animée par un cocktail d'alcool et de cocaïne... jusqu'à son suicide, en 2005. Dans Fils de gonzo, Juan F. Thompson raconte l'histoire de ce père pas comme les autres et se confie sur son enfance, forcément compliquée quand on est élevé par l'auteur génial mais fou de Las Vegas parano : « Mais ce qui importe davantage pour moi, c'est qu'il était mon père et que j'étais son fils. Et aucun fils ne peut échapper à ce qu'implique cette relation. Bons ou mauvais, faibles ou forts, vivants ou morts, proches ou distants, nos pères sont avec nous. »

  • Manville : la ville de l'homme. Une cité ouvrière du New Jersey, tout droit sortie d'un tube de Bruce Springsteen, où pour être un homme, un vrai, il faut rouler des mécaniques, ne se montrer vulnérable à aucun prix, même si les femmes et le boulot s'en vont.
    William, lui, est différent. Solitaire, gringalet, poète, il a du mal à tenir son rang dans la lignée macho des Giraldi, grand-père, père et Saint-Esprit.
    Pourtant, un jour, dans la cave de son oncle, il fait comme les autres. Il soupèse un haltère. Ce qu'il ressent alors est une pulsion, une passion, sa vocation. À coups de boîtes de thon arrosées de la sciure des boissons protéinées, à coups de curls, de squats, de shrugs et de tractions supinations, il entreprend sa métamorphose. Sa vie d'avant continue. Il glissera désormais ses extraits préférés de Flannery O'Connor, Ovide, Keats, Goethe ou Fitzgerald entre les pages de Flex ou Muscle & Fitness, c'est tout.
    En hissant ses poids de fonte quotidiens, William Giraldi soulève aussi des questions de fond essentielles - qu'est-ce qu'être un homme, un père, un fils dans l'Amérique des années Reagan ? Comment se supporter ? - Et profondément existentielles. Deuxième roman traduit de William Giraldi, Le Corps du héros, donne malgré sa gravité, envie de marcher tête haute en riant, comme si vous sortiez d'un gymnase où l'on déclame des poèmes glorieux de Walt Whitman.

  • Résultat de plusieurs années d'enquête, de centaines d'heures d'entretiens avec les amis, la famille mais aussi les détracteurs d'Andy Warhol, cette biographie révèle les origines de l'icône du pop art.
    Jamais un texte ne s'est penché avec autant d'attention sur son parcours, depuis son enfance au sein d'une famille d'émigrés ruthènes dans la banlieue industrielle de Pittsburgh jusqu'à son quotidien tumultueux à New York. Véritable time capsule, ce document est une plongée dans la vie complexe et controversée de l'artiste... Rédacteur en chef de la célèbre revue Interview, Victor Bockris consigne dans un style unique une époque et cristallise les voix de ceux que Warhol aura croisés tout au long de sa vie. Cette biographie, publiée pour la première fois dans son intégralité en France, dépasse la simple anecdote pour raconter mieux que personne l'ascension d'Andy Warhol et sa course effrénée et obsessionnelle vers la gloire.

  • Sophia Amoruso n'était pas forte en maths. Elle n'a pas fréquenté les prestigieuses universités dont sont issus la plupart des patrons de la Silicon Valley.
    Pour tout vous dire, Sophia Amoruso était même un cancre, plutôt porté sur les fêtes et les copains que sur les études dont elle décroche à dix-sept ans pour mener une vie de patachon. Mais, après un petit boulot mortifère et quelques déboires avec la police, Sophia décide de mettre le paquet sur son passe-temps favori: dénicher des vêtements vintage dont elle habille ses copines pour en «faire des looks» postés sur les réseaux sociaux. Les commandes pleuvent. Huit ans plus tard, Sophia Amoruso génère 74millions d'euros de revenus sur son propre site de vente en ligne, Nasty Gal. Ou comment une adolescente rebelle est devenue une femme d'affaires de trente ans à la tête d'une entreprise de plus de quatre cents personnes.

  • Plongée fascinante dans l'empire de la Rocinha, Nem de Rocinha retrace l'ascension fulgurante et la chute vertigineuse du plus grand gangster brésilien. Ce livre cru sur les mécanismes du crime organisé raconte dans le détail comment des hommes et des femmes sont capables de survivre voire de prospérer dans les conditions les plus hostiles. Comment ils négocient l'étroite frontière entre la vie et la mort.

  • Un premier contrat pro à quinze ans.
    Trois fois champion du monde avec le Brésil...
    Pelé est la première star mondiale du foot.

    Dans ce livre, je raconte comment le football est devenu mon métier, et comment ce métier m'a changé comme joueur et comme homme. Et aussi comment le football a changé depuis la Coupe du monde de 1950, qui a eu lieu au Brésil quand j'avais neuf ans, jusqu'à la Coupe de 2014, de nouveau accueillie par le Brésil.
    Je raconte ces histoires avec gratitude. J'ai eu de la chance. Je dois beaucoup à beaucoup de gens qui m'ont aidé sur ma route. Je les remercie et je remercie aussi le football, ce jeu merveilleux, d'avoir permis à un petit garçon nommé Edson de vivre la vie de Pelé.

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