L'age D'homme

  • L'oeuvre illustre d'un poète illustre. Eugène Oniéguine, c'est toute la Russie du début du XIXe siècle. Une oeuvre en laquelle tous les Russes se reconnaissent depuis sa composition jusqu'à nos jours, et qui marquera à jamais l'âme de ses lecteurs de son empreinte impérissable.
    L'histoire de la composition de ce livre fondateur de la littérature russe, c'est l'histoire même de Pouchkine, de sa vie d'homme épris de liberté et de fantaisie. C'est aussi comme une prémonition de son destin : la mort de Vladimir Lienski, personnage secondaire de l'oeuvre, dans un duel stupide, semble préfigurer le duel-assassinat de Pouchkine lui-même. Le grand poète a écrit, on le sait, d'autres pages, belles, passionnantes, souvent marquées d'un humour à la fois léger et grave, mais Eugène Oniéguine reste son legs capital, sous la forme d'un roman de "compilation" de plus de 400 sonnets mis à la suite, chacun offrant, le plus souvent, un sens complet. La traduction de ce chef-d'oeuvre a été une véritable gageure, relevée avec une maîtrise lumineuse par Roger Legras.

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  • En 1924, à l'époque où fut publié pour la première fois L'attrapeur de rats, Alexandre Grine était considéré comme un auteur de romans d'aventures résolument en marge de la littérature russe traditionnelle.
    Fallait-il que ce rêveur impénitent fût, dans les années vingt, harcelé, obsédé par la réalité quotidienne, pour qu'elle surgisse ainsi à nouveau dans son oeuvre ! Toute la première partie de L'attrapeur de rats est une peinture magistrale d'un Petrograd famélique, épuisé par de longues années de restrictions, crucifié par la guerre civile. Toute une époque ressuscite en quelques notations incisives, en quelques portraits tragiquement évocateurs. Et, dans cette capitale exsangue, erre un personnage qui rappelle étrangement l'auteur.
    Mais le rêve reprend ses droits. Et ce n'est pas celui d'une évasion radieuse. Dans le labyrinthe oppressant qui sert d'asile fortuit à notre vagabond, naissent des fantasmes de cauchemar engendrés par un cerveau enfiévré. Des rats maléfiques complotent la mort d'un vieillard. La ville elle-même s'enveloppe soudain d'un sortilège. Des apparitions menaçantes surgissent dans les brumes incertaines du petit jour : un garçonnet aux mains griffues, une jeune fille au visage grimaçant qui n'est autre que le double malfaisant de la douce héroïne. L'épilogue, tout en allusions, en clins d'oeil au lecteur, en phrases inachevées : " Il sait. " " J'avais compris. " " Je dois conquérir la confiance. ", laisse perplexe sur le sens profond du récit. Que signifie ce délire visionnaire ? Quel symbolisme se cache donc sous cette diablerie ?
    Le poète Blok, en 1920, voyait avec épouvante le torrent révolutionnaire emporter dans ses tourbillons les derniers bastions de la civilisation. Grine, à son tour, ne projette-t-il pas dans son oeuvre l'angoisse qui l'étreint devant le raz-de-marée ? Toutes les passions mauvaises : la débauche, l'amour du lucre, le crime, soudain libérées dans la tourmente, montent à l'assaut des cités et menacent, comme les rats de la légende germanique, d'étouffer l'humanité. Mais le vieillard " aux yeux transparents " saura-t-il, comme le magicien de Hameln, détourner le fléau ? Pourra-t-il seulement échapper lui-même aux coups du " Libérateur ", à l'arrêt de mort prononcé contre lui par l'assemblée des rats ?.
    Dans ce récit complexe et d'une extrême richesse, Grine traduit en poète sa vision de l'actualité.

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  • Caïn et Abel au pays des soviets, Andreï et Ivan Babitchev, l'homme des temps nouveaux et celui de temps anciens, poursuivent en 1928 dans La Conspiration des sentiments la lutte fratricide qui fait la trame de L'Envie, le roman qui venait de rendre son auteur, Iouri Olecha, futur « raté » des lettres soviétiques, célèbre à trente ans. Contemporain de Meyerhold, de Boris Barnett, de Malevitch, Olecha emprunte au cirque, au sport, au cinéma pour opposer, sur le mode burlesque et fantastique, Andreï Babitchev, « l'homme nouveau », le destructeur des casseroles et des cuisines individuelles, le libérateur des ménagères soviétiques par l'invention de la cuisine universelle à son frère Ivan, le chantre de l'individualisme, le messie du vieux monde. Derrière le burlesque fantastique d'une fable historiquement datée, au-delà de l'échec du socialisme réel et l'effondrement du bloc communiste, l'oeuvre d'Olecha, confession d'un enfant du siècle qui a vu pour la première fois dans l'histoire des hommes des peuples tenter de réaliser l'utopie d'un monde meilleur pour finir par donner naissance au meilleur des mondes, nous permet de jeter un autre regard sur notre aujourd'hui.

  • Sergueï Foudel (1900-1977), fils de prêtre, laïc marié et père de famille, est un confesseur de la foi orthodoxe en Russie, un de ces hommes lumineux qui en prison, en camp, en exil ou en relégation, pendant la persécution bolchevique - la plus longue de l'histoire du christianisme -, ont rencontré d'autres chercheurs de Dieu, d'autres témoins de la lumière.
    Ce texte a circulé sous le manteau, dès avant la mort de son auteur, et a connu de nombreuses éditions en Russie après la perestroïka. Ces pensées pleines de fraîcheur, jetées sur le papier à la fin de sa longue et dure vie, nous sont livrées comme un témoignage propre à nous inspirer, nous vivifier, nous appeler à l'Unique Nécessaire.
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  • L'Acajou est sans conteste le chef-d'oeuvre de Boris Pilniak (1894-1938). Sa pensée à la fois sarcastique et lyrique y livre toute sa complexité?: c'est un mélange insolite de l'anarchisme du moujik, de slavophilisme tourné vers la Russie du XVIIe siècle et curieusement athée, de populisme révolutionnaire, du bolchevisme de l'année 1918, de haine contre la bureaucratie et d'amour amer pour l'art populaire russe. Son invention créatrice y apparaît dans toute sa perfection sobre.
    Cet ouvrage sonne le glas de la Russie ancestrale et paysanne, de l'idéal pur et dur de la Commune, du rêve trotskyste et annonce la glaciation, la pétrification de la force de l'art du peuple russe.

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  • Ivan Severianovitch Fliaguine, un colosse en habit de moine, traverse le lac Ladoga et raconte à ses compagnons de voyage les aventures successives qui l'ont amené à recevoir les ordres mineurs. L'histoire est contée à la première personne, sur un ton très vif, et les détails pittoresques, expressifs, se mêlent avec naturel aux éléments merveilleux. Nulle inquiétude métaphysique, mais une sorte de fougue et d'humilité voue le pèlerin ensorcelé, guidé par la Providence, à recevoir le don de prophétie.

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  • Ces 29 "récits apocryphes" ont été écrits par Capek entre 1920 et 1938. Chacun des récits, à quelques exceptions près, est centré autour d'un personnage historique ou semi-légendaire bien connu de tous. Réfutant le plus souvent les notions transmises par l'histoire, Capek nous montre ce personnage sous des côtés intimes, parfois inattendus, nous expose les mobiles de ses actes, en fait une étude psychologique tournant à la satire.
    L'humour domine dans la plupart des récits, mais certains sont empreints également d'une grande tendresse et d'un grand amour de l'homme. La vision personnelle de l'auteur leur donne une forte résonance d'actualité. Ces récits sont groupés, dans l'édition finale, selon l'ordre chronologique de l'apparition des personnages dans l'histoire.

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  • C'est en 1934, avec sa première nouvelle "Dans la ville de Berditchev", que Vassili Grossman se fait admirer de Gorki, qui l'introduit dans les milieux littéraires de la capitale. En 1963, peu de temps avant sa mort, Grossman écrit sa dernière nouvelle, "L'éboulement". Entre les deux, trente ans pendant lesquels Grossman a produit une oeuvre abondante : des romans, des essais et des nouvelles.
    Onze de ces nouvelles constituent le recueil La Route.
    Les premières nouvelles, écrites entre 1935 et 1940, se déroulent pendant la guerre civile, dans une Russie qui est en train de subir une importante transformation sociale et économique, dans le but de devenir un pays industrialisé. En fait, dès ses premiers textes, on peut entendre derrière le discours officiel la voix qui devait nous parvenir quelques dizaines d'années plus tard avec Vie et Destin, une voix qui s'insurge, discrète et miraculeusement sauvée, contre les dénonciations, les arrestations, contre les déportations et les travaux forcés en Sibérie.

    Dans ces onze nouvelles sont élaborés les thèmes qui prennent toute leur ampleur dans Vie et Destin. La soumission et la lâcheté des uns, la révolte et la bonté des autres qui seules permettent aux hommes solidaires de reconquérir leur liberté, cette liberté qui a parfois le prix du sacrifice. La route, celle que parcourent ensemble la mule italienne et le petit cheval kolkhozien, c'est celle que Grossman a connue de Stalingrad à Treblinka, la route sur laquelle, un jour, l'homme s'arrête, saisi de lucidité. L'homme comprend le sens de sa vie, de celle des autres, le sens du monde.

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  • Il restera toujours, dans le vaste domaine de l'imaginaire, des terres vierges à conquérir.
    Et si la surprise venait de Skopje ? Avec Ma cousine Emilie, qui est tout sauf un récit d'enfance, le Macédonien Vlada Urosevic, né en 1934, nous fait entrer dans un univers kaléidoscopique où il n'y a pas de frontière nette séparant le monde des enfants de celui des adultes, comme par exemple dans les Enfantines de Valery Larbaud. Le roman débute en 1941, alors que la menace nazie se concrétise (bombardements, occupation, déportations), et la population macédonienne est contrainte à de lourds sacrifices.
    Néanmoins, la vie se poursuit et, sans dévoiler le sel particulier des dix-huit récits composant ce roman, disons que le fantastique peut y surgir à chaque coin de rue, notamment grâce aux pouvoirs quasi magiques de la petite Emilie. Skopje se peuple d'éléphants, de licornes, de mystérieux personnages émergeant d'on ne sait où, l'espace et le temps se troublent. Une sorte d'inquiétante étrangeté règne en permanence, même au sein de la famille du cousin d'Emilie...
    Un livre inoubliable, à l'intense réalisme magique.

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  • Où commence la tragédie ? Quelle est son origine ? Sa spécificité ? Pourquoi a-t-elle disparu de la dramaturgie contemporaine ? La civilisation chrétienne est-elle compatible avec un genre littéraire où des dieux et des spectres interviennent dans la vie des hommes ?
    Dans cet ouvrage, Jovan Hristic s'efforce de répondre aux questions que se posent - depuis Aristote qui, le premier, a donné une définition de ce genre littéraire mystérieux - de nombreux philosophes et critiques.
    En dix essais, l'auteur tente de cerner les analogies et les divergences entre les tragiques de toutes les époques, d'Eschyle, Sophocle et Euripide jusqu'à Ibsen, Tchekhov et Beckett, en passant par Racine, Corneille, Shakespeare et Marlowe. Adoptant un ton limpide et pédagogique, Jovan Hristic propose ici une étude brillante de ce genre délaissé par la littérature mondiale, n'attendant qu'une étincelle pour renaître de ses cendres.

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  • Adam Mickiewicz (1798-1855). Pendant plus d'un siècle, la poésie polonaise doit à lui seul de prendre rang entre Homère, Goethe et Byron. Pouchkine l'admire. En exil, il devient le premier titulaire de la chaire de langues slaves au Collège de France. Son engagement politique, son romantisme mystique, l'envergure de son oeuvre épique n'ont pas fait oublier l'admirable poète des Sonnets de Crimée (1826), où Mickiewicz transpose un ailleurs radieux aux portes de l'Orient, ni celui des Sonnets d'amour (dits aussi Sonnets d'Odessa).

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  • Sergueï Essenine (1895-1925) avait attendu de la révolution la mise en oeuvre d'un messianisme romantique et surtout de la grande résurrection paysanne russe. Ses illusions déçues par l'évolution de plus en plus industrielle du régime, il devint l'animateur de la bohème décadente de Moscou et écrivit cette Confession d'un voyou qui le rendit plus populaire que Maïakovski et fit de lui l'un des plus grands poètes de la Russie.

    Je ne regrette rien, ni appels, ni larmes, Tout passera comme la blancheur des pommiers.
    Saisi par l'automne d'or déclinant, Ma jeunesse, comme tu es à jamais loin.
    Tu ne battras plus comme autrefois, Mon coeur pris, frissonnant aux premiers froids, Et au pays des cierges des blancs bouleaux Je n'irai plus me promener pieds nus.
    Âme errante?! Toujours plus rarement Tu attises la flamme de mes lèvres.
    Ô ma fraîcheur perdue Ô mes regards, mes élans, mes fièvres.
    Chaque jour, plus sobre, moins désirant.
    Ô ma vie, ne fut-elle qu'un rêve??
    Comme si, au printemps, à l'aube sonore, Je galopais sur un coursier rose.
    Nous sommes en ce monde tous mortels, Vois couler le cuivre des érables.
    Ah?! Que soit à jamais béni Ce qui est venu fleurir et mourir.

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  • Voilà un livre utile, une division claire des courants spirituels, philosophiques et politiques dans le monde foisonnant de la fin de XIXe siècle, jusqu'à la Révolution d'Octobre.

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  • Le propos de ce livre est l'exploration du monde dramatique de Tchekhov.
    "Il existe suffisamment d'excellentes études descriptives de sa dramaturgie pour qu'il soit nécessaire d'en ajouter une de plus", dit l'auteur dans son introduction. "Mais la dramaturgie de Tchekhov se présente rarement comme un but en soi, elle est le plus souvent un des moyens, on pourrait même dire un des instruments, pour éclairer la vie de l'homme et les forces élémentaires qui le meuvent. Quelle idée Tchekhov se faisait-il de la vie humaine et comment l'a-t-il dépeinte dans ses pièces est la question à laquelle j'ai essayé de répondre ici".
    Comme tous les grands auteurs dramatiques, Tchekhov situait les actes humains dans un contexte qui est beaucoup plus large que celui dans lequel nous les observons d'ordinaire, contexte dans lequel ils obtiennent leur pleine signification et leur plein sens. Comment a-t-il réussi, en restant dans les cadres relativement étroits du drame réaliste, à ouvrir notre regard aux espaces dans lesquels nous commençons déjà à sentir, où nous sommes mis en présence d'une transcendance qui sera matérialisée dans son théâtre, comme elle est matérialisée dans le théâtre de Sophocle et de Shakespeare ?

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  • Peu après la Première Guerre mondiale, l'ingénieur Loss se lance dans la construction d'une fusée pour rejoindre la planète Mars. Mais personne ne veut l'accompagnert dans ce coyage périlleux, à l'exception d'un aventurier, un ancien soldat de l'Armée rouge, Goussev.
    Arrivés sur Mars, ils y découvrent une civilisation millénaire, fondée par les rescapés de l'Atlantide où le luxe féodal de la caste des gouvernants est le fruit du travail de mornes foules d'ouvriers...

    Réflexion sur la révolution, le progrès, les dangers de la décadence de la civilisation, Aélita (1923) est considéré comme le premier chef d'oeuvre de la science-fiction soviétique.
    Mais le roman de Tolstoï est avant tout un grand livre d'aventures, dans l'esprit des oeuvres de H.G. Wells, Jack London, Burroughs ou Brioussov. Les légendes de l'Atlantide, les épopées des Hommes du Ciel, les scènes d'amour et de combat, les envolées mystiques de Loss, l'intelligence prosaïque et les réparties comiques de Goussev - un personnage classique du skaz du XIXe siècle -, les descriptions d'un monde inconnu et mystérieux, tout cela fait d'Aélita un roman exaltant.

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  • PREMIERE MEDITATION: La situation tragique du philosophe et les tâches de la philosophie DEUXIEME MEDITATION: Le sujet et l'objectivation TROISIEME MEDITATION: Le moi, la solitude, la société QUATRIEME MEDITATION: Le mal du temps, le changement et l'éternité CINQUIEME MEDITATION: La personne, la société et la communion " Chacun sait comme le temps s'accélère ou se ralentit selon l'intensité de vie, selon les événements qui remplissent l'existence humaine. Le caractère mathématique du temps perd alors toute signification et l'existence humaine se libère de la montre et du calendrier.
    Si habituellement nous tenons tant à l'observation des heures, c'est que nous ne sommes guère heureux, c'est que nous sommes trop souvent misérables.
    L'inspiration créatrice elle aussi ignore le temps numérique. C'est toujours la marque de l'irruption de l'éternité dans le temps, dont elle règle le cours. Tout ce qui n'est pas éternel, tout ce qui n'a pas l'éternité pour origine et pour fin est dépourvu de toute valeur et destiné à disparaître?; l'avenir lui réserve la mort, la fin dans le temps, par opposition à la fin du temps.
    D'une part, le temps qui ne participe pas à l'éternité est une défection à l'égard de l'éternité. D'autre part, le temps est un moment de l'éternité et c'est en elle seulement qu'il trouve sa justification. Tel est le paradoxe à double tranchant du temps..."

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  • Iêgorouchka n'a pas encore dix ans lorsqu'il entreprend au coeur de l'été son premier grand voyage. Et ce sera pour lui la découverte émerveillée de la steppe russe, de cet océan sans vagues où quelques marchands naviguent en convois sur la grand-route, de ses lointains bleus traversés de brusques orages, de sa faune secrète ou familière, de son peuple de bergers ou de cavaliers évanescents. Les veillées à la belle étoile où l'on forge le trésor des contes lui ouvriront aussi la porte des rêves. Mais les mystérieux kourganes en faction depuis le fond des âges conserveront tous leurs secrets.
    La Steppe, c'est aussi l'enfance revisitée par un écrivain encore jeune engagé non sans appréhension sur les traces des maîtres qui ont chanté la nature russe : Tourguéniev, Tolstoï et surtout Gogol.
    Tchekhov voulait qu'on lût son récit "comme un gourmet mange les bécasses". Plus d'un siècle après sa publication, il n'a rien perdu de sa délicate saveur.
    Un récit flamboyant, dans une traduction éblouissante de Vladimir Volkoff.

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  • Après avoir lu Le Poème de la Fin, Pasternak écrit dans une lettre à Marina Tsvétaeva, le 25 mars 1926 :
    « C'est le quatrième soir que j'enfourne dans mon manteau un morceau de nuit pragoise, où l'on patauge dans le noir, avec le pont qui est là, tantôt dans le lointain, tantôt tout d'un coup avec toi, juste sous mes yeux, que je file chez l'un ou l'autre suivant le hasard de mes obligations ou le jeu de ma mémoire et que je les initie d'une voix syncopée à ce gouffre de lyrisme meurtrissant, de déploiement digne de Michel-Ange, d'opacité tolstoïenne qui a pour nom Le Poème de la Fin. Il m'est tombé entre les mains par hasard, dactylographié, sans ponctuation (...) Avec quelle émotion on le lit ! Comme si l'on jouait soi-même dans la tragédie. Chaque soupir, chaque nuance vous sont soufflés. Quel grand, quel diaboliquement grand artiste tu es, Marina ! Mais plus un mot du poème, ou alors je serais obligé de t'abandonner, d'abandonner mon travail, d'abandonner les miens, et, vous tournant à tous le dos, d'écrire sur l'art sans pouvoir m'arrêter (...) L'important, c'est ce que tu fais. L'important, c'est que tu construis un monde que vient couronner l'énigme du génie. »

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