Le Pas De Cote

  • Réunis dans le bois de Boulogne, les bourgeois désoeuvrés célèbrent la reine bicyclette en cette fin du XIXe siècle. Parmi eux, deux couples amis décident de porter leurs roues au-delà de la capitale. Ils prennent le large vers l'Atlantique. Et respirent à pleins poumons l'air de la liberté. Sur les chemins de Normandie et de Bretagne, Guillaume, Régine, Pascal et Madeleine laissent derrière eux la vie sédentaire parisienne, les conventions castratrices de leur classe, tous les faux-semblants et les corsets qui mutilent leur existence. Au guidon de leur vélocipède, ils goûtent une vie ensauvagée, affranchie et intensifiée. La fée d'acier, nouvelle amie de l'homme, les délivre de toute entrave.

    « Ils allaient. Ils allaient. La folie du mouvement les exaltait. Ils se sentaient des êtres surnaturels, doués de moyens nouveaux et de pouvoirs inconnus, des espèces d'oiseaux dont les ailes rasaient la terre et dont la tête ardente planait jusqu'au ciel. Leur conscience s'évanouit, dissoute dans les choses. Ils devinrent des parcelles de la nature, des forces instinctives, comme des nuages qui glissent, comme des vagues qui roulent, comme des parfums qui flottent, comme des bruits qui se répercutent. » Ode à la bicyclette, le roman Voici des ailes a été écrit par Maurice Leblanc, le créateur d'Arsène Lupin. Cette nouvelle édition reprend fidèlement le texte publié aux éditions Paul Ollendorff en 1898.

  • On imagine trop souvent que les caractères " naturels " (le sexe, la race, par exemple) " tombent sous le sens ", sont des évidences inquestionnables.
    Tout au plus admet-on que les sociétés manipulent un peu tout cela, qu'il en résulte des différences, bonnes ou mauvaises, c'est selon. pourtant, ne serait-ce pas déjà une manipulation que de prétendre certains caractères " naturels " ? le " naturel " ne serait-il pas une interprétation, bref un " artifice ", ancré dans de très particulières relations sociales oú certains sont assignés à l'état d'objet ?
    Cet ouvrage associe la description d'une réalité matérielle quotidienne dans ses formes les plus banales (conversations de bistrot, scènes de rue, faits divers) et l'analyse précise des systèmes idéologiques qui prétendent expliquer cette réalité.

  • Sur commande
  • Cet ouvrage regroupe deux essais de Léon Tolstoï : Que faire ?, paru en 1891 en France, et La Famine, publié en 1893. Dans le premier texte, Tolstoï décrit la misère qui frappe un grand nombre d'habitants de Moscou.
    Dans le second, il s'insurge contre la famine qui touche les travailleurs russes.
    En partant de ses observations faites sur le terrain, et qui constituent un témoignage édifiant sur la vie quotidienne en Russie à la fin du XIXe siècle, Tolstoï tire des conclusions politiques et appelle à un changement radical d'organisation sociale. Il s'élève contre l'inégalité et accuse la vie oisive des propriétaires d'être à la source de la misère des travailleurs, réduits à l'état d'esclaves. La charité ne suffit pas : Tolstoï s'attaque aux sources de l'exploitation.
    Ces deux textes fondamentaux sont indispensables pour comprendre l'évolution politique de Léon Tolstoï.
    C'est au contact du peuple, en constatant les conditions de vie misérables des masses opprimées, que le comte est devenu anarchiste.

    Sur commande
  • Les historiettes Bordeaux

    ,

    A quoi sert le Cromlech du Jardin Public ? Pourquoi n'y a-t-il pas de Z rue Abbé de l'Epée ? Que font les muses du Grand Théâtre la nuit venue ? Quelle est l'équation mathématique entre un rail de tramway et un pneu de vélo ? Quelle sera la mission de la Garonne à l'avenir ?
    Voici quelques questions, parmi une cinquantaine, que se posent Bast et Matyo. Les auteurs nous invitent à visiter un Bordeaux « à leur manière »... Au gré de leurs déambulations, soulignant les curiosités auxquelles les passants ne font plus attention, ils nous font redécouvrir la capitale de l'Aquitaine avec humour et parfois force détails scientifiques !
    Bandes dessinées, photos inédites, contes et légendes plus ou moins indiscutables composent cet ouvrage, indispensable pour tout bordelais de souche ou de coeur

    Sur commande
  • Après avoir escaladé la dune du Pilat, exploré le sous-sol de Saint-Emilion, fait un voeu au menhir magique de Peyrefitte, rencontré l'attaché de presse et les soixante secrétaires du Père Noël à Libourne, commenté les olympiades des Quinconces, navigué sur le petit mousse en dégustant des canelés..., les auteurs vous proposent un nouveau regard sur Bordeaux et la Gironde sur plus de quatre-vingts pages de bandes dessinées, de photos inédites, de contes et légendes plus ou moins indiscutables, traitées avec humour et force détails scientifiques.

    Sur commande
  • Ce livre rassemble une sélection d'articles et brochures écrits par le collectif d'auteurs Sortir de l'économie entre 2007 et 2009 et jusque-là diffusés de mains en mains.
    Inspirés par des penseurs indépendants comme Jacques Ellul, Bernard Charbonneau, George Orwell, Anselm Jappe ou Robert Kurz, les membres de Sortir de l'économie articulent une critique sévère des rythmes de vie industriels, du travail, des loisirs de masse, de la consommation, de la technique. Ils défendent l'idée que certaines sphères essentielles de l'existence humaine doivent échapper aux rapports marchands, que des valeurs comme le profit ou le développement économique ne doivent en aucun cas dominer celle de la dignité de l'homme.
    Pour sortir de la condition mutilée de « rouages de la méga-machine », ils proposent des solutions concrètes : simplifier sa vie, être prosommateur (consommateur et producteur), retrouver la valeur du don, saboter le travail salarié...

  • Le 17 août 1861, Julie-Victoire Daubié devenait la première bachelière de France. A trente-sept ans, elle réalisait ainsi elle-même son voeu d'égalité entre hommes et femmes dans l'enseignement et le travail.
    La Femme pauvre au XIXe siècle, paru en 1866 et 1869, exprime de façon novatrice sa préoccupation majeure : la condition économique, morale et politique de la femme. De ce fait, cet ouvrage, un des premiers du genre écrits par une femme, est avant tout le fruit d'une formidable enquête et il offre une mine de renseignements aux historiens d'aujourd'hui. Mais surtout, et c'est nouveau, il propose de nombreuses solutions - inédites, cherchées dans le passé ou à l'étranger- pour améliorer la vie des femmes et les sortir de la misère.
    Selon Michelle Perrot, Julie-Victoire Daubié est une vraie pionnière de la science du malheur des femmes : " Elle est la première à faire des femmes un objet d'investigation et à montrer la spécificité de la pauvreté féminine. " Tout cela dans un style percutant et passionné qui donne à ce livre toute sa vie.
    Cette seconde édition de La Femme pauvre au XIXe siècle est présentée par Agnès Thiercé ; cet ouvrage, depuis longtemps épuisé et inaccessible au public, permettra de redonner à Julie-Victoire Daubié sa place dans l'Histoire.

  • Une croissance infinie dans un monde fini est impossible : tel est le postulat de base de la décroissance, mouvement d'idées que Vincent Cheynet a grandement contribué à propulser au début des années 2000. Dans ce nouvel ouvrage, le rédacteur en chef de La Décroissance retrace les principaux débats qui agitent le milieu antiproductiviste depuis une décennie. Libéral-libertarisme, survivalisme, clivage droite-gauche, position des Verts et de Jean-Luc Mélenchon, critique des médias, redéfinition de l'austérité, sortie de la société de consommation... Ce livre, nourri de nombreuses références bibliographiques, permet de clarifier le concept de décroissance et d'alimenter les réflexions anticapitalistes.

  • Les biens du Bien-être ont le goût du vide Dans la Société du Bien-être, gravir la pyramide du pouvoir est l'équivalent rigoureux du fait de se vendre. Et, pour se vendre, il faut bien que quelqu'un achète. Comment parvient-on à ce qu'État ou Capital veuillent nous acheter ? Comme Ils ne sont que Crédit fondé sur la Foi, la condition sera celle de la Foi?: il suffira que l'on croit bien, pour avoir du crédit et s'élever.
    Pour renverser cette Religion ultime (l'Économie, l'Idée de l'Argent), il suffit que soient un peu divulgués les soupçons sur le vide de cette Foi. Il suffit qu'une rumeur de doute, qu'une odeur de soupçon se répandent suffisamment dans telle succursale du Capital et dans telle autre, dans ce pinacle de consortiums ou dans cet autre pour que la découverte du vide du Dieu-Argent devienne menaçante, pour que rapidement se fissure et s'effondre un Empire fondé entièrement sur le Crédit, sur la Foi.

  • Lever l'ancre

    Sarah Belmas

    A l'heure du numérique où chacun étale son bonheur réel ou factice sur les réseaux sociaux tout en occultant ses parts d'ombre, « Lever l'ancre » se veut être l'histoire banale d'une femme banale et de ses angoisses humaines banales. Elle y dessine sous la personnification d'un spectre un peu sinistre ses angoisses, ses douleurs, ses doutes, pour non pas s'en débarrasser mais en parler le plus simplement du monde, car ces angoisses sont communes à tout un chacun. Cette femme ça pourrait être-vous avec vos inquiétudes, vos doutes et vos peurs. Parce que notre vie n'est pas faite uniquement d'ombres et de lumières, l'histoire ne finit ni bien ni mal. Elle représente l'humain dans sa lutte contre ses propres démons et avec sa volonté seule de trouver non pas un bonheur comme celui que la société veut le vendre, mais un mieux, un pas vers ce qui est la sérénité.

  • « Elles voulaient, comme Antigone, non pas briser les lois mais découvrir la loi. » « Tentatives d'ordre expérimental destinées à découvrir les lois non écrites ; c"est-à-dire les lois intimes qui devraient gouverner certains instincts, certaines passions, certains désirs mentaux et physiques. Que de telles lois existent, qu'elles sont observées par les gens civilisés, on l"admet en général. Mais on commence à accepter l'idée qu'elles ne sont pas imposées par Dieu. » écrit Virginia Woolf dans « Trois Guinées ».

    À l'heure où devient possible l'inscription politique de la « Société des Marginales » espérée par Virginia Woolf, interroger son parcours de « fille d'homme cultivé », de femme entre deux feux qui écrit en pensant, et qui, désespérée, prend acte de la nécessité de se noyer, semble un remerciement tout aussi nécessaire.
    Virginia a pensé, mieux que nombre de théoriciennes « féministes ».
    Ses analyses théoriques restent inégalées.
    L'écriture était pour elle, à l'époque, la seule voie de résistance, la seule voie d'avenir, de sujette à sujet.
    Car la difficulté d'une « loi d'avenir », proclamée par Claire Demar, est celle d'une position délivrée des assignations identitaires.
    Telle fut la quête de Virginia, en des temps non encore révolus.

    Pour tricoter ces noeuds, Françoise Duroux a réuni quelques spécialistes des noeuds et de l'écriture : Jacques Aubert, Dominique-Lucie Brard, Irène Foyentin, Sola Rabinovitch, Lucia Raphaël, Nadia Setti et Anne-Marie Smith Di Biasio.

empty