Les Petits Matins

  • Postface de Cécile Mainardi, Luigi Magno, Nathalie Quintane, Anne Portugal, Lisa Robertson, Lise Wajeman, Aurélie Verdier et Pascal Poyet Photocall attendrit le vivant. Si vous êtes animaux, plantes, roches, villes, pull marin, dieux et déesses, lui-elle-nous, fluides, entièrement nus, si vous aimez la photo, les défilés et les grandes parades, ce livre est pour vous, entrez.

  • À la suite du roman in situ Le Stade qu'il prolonge, le roman flipbook La Poursuite a pour projet d'intégrer la dimension du livre au sein d'un continuum textuel évolutif. Si la fiction se développe à partir de la vitesse de feuilletage du livre, le double sens de son titre - continuation et projecteur de théâtre - lui apporte un éclairage supplémentaire. Assis à bord de son unité minimale de roulement, le héros suit une ligne infiniment droite dans un paysage en constante transformation. Restés à la base dont ils longent les aires d'activité, ses coéquipiers discourent sur les raisons de cette ligne. Quand ils atteignent le sommet de l'aire la plus haute, ils sont téléportés et La Poursuite apparaît alors sous un tout autre jour.

  • Tu as 31 ans, tu es poète, poète expérimental plus précisément, dans la mesure où tu réfléchis, en acte, aux impacts sur le réel du travail de la langue. Avec ta femme activiste vous avez publié, en toutes sortes de langues, simultanément et un peu partout dans le monde grâce à une série d'éditeurs convaincus, un opuscule titré En avant pour la révolution biohardcore !, manuel pratique pour, au niveau macropolitique, sauver la planète en transformant toutes ses forêts et terrains vagues en États indépendants non anthropocentrés et, au niveau micropolitique, faire tendre la vie humaine vers son noyau hardcore dur, animal, organique, matériel, nucléaire; manuel complet, mégalo, entraînant, hypnotique, effi cace et drôle : normal que ce livre connaisse le succès auprès de la jeunesse humaine du monde entier.

  • Un recueil de textes inédits de l'écrivain et peintre Pierre Klossowski (1905-2001).

    En 1961, Pierre Klossowski entame une réflexion sur sa trilogie romanesque, Les Lois de l'hospitalité, en se concentrant sur le personnage de l'épouse : la « femme unique ».
    Chaque jet d'écriture occupe un feuillet ou une série de feuillets, esquisse une théorie de la pensée, du langage, de la communication, fondée sur la singularité du fantasme et l'altérité de la relation conjugale. Dans une langue d'une intensité rare, l'essai philosophique se détache progressivement de l'univers fictionnel.
    Pierre Klossowski (1905-2001), écrivain, traducteur et peintre, est une figure majeure de la vie intellectuelle et artistique du XXe siècle. Frère du peintre Balthus, il a formé sa culture cosmopolite dans la proximité de Rilke et de Gide. Son oeuvre écrite a marqué plusieurs générations de penseurs et d'écrivains, tels Barthes, Bataille, Butor, Deguy, Deleuze, des Forêts, Foucault, Lacan, Millot, Perros... Les cinéastes Raoul Ruiz, Pierre Zucca, Alain Fleischer et Pierre Coulibeuf ont adapté son « théâtre de société ». Son oeuvre dessinée est exposée dans les musées les plus importants et lui vaut une reconnaissance internationale.

  • Pour Sabine Macher, danseuse et poète, la phrase est un élément organique. Elle constitue sa méthode dans son travail de récolte, de retranscription et de tri progressif à partir de multiples cahiers. À l'illisibilité du monde, elle oppose le travail de la sensation, objet tangible d'un langage sauvé ou rapporté. En surgit le présent absolu du souvenir, de l'élégie, voire de l'épopée des mondes de la danse et de la poésie, à sa manière.
    Le « je » fantomatique qui mène ce livre fait le pari d'éclater la forme traditionnelle de l'autobiographie et se concrétise par son retrait. Herbe coupée sous le pied de la syntaxe, il libère dans l'espace du sens et du mouvement la ténuité d'une voix juste.
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    Accompagné de Mon morceau de Polina Akhmetzyanova, danseuse et auteure, dans le prolongement d'une séance auto-hyptnotique induite et transcrite par Mélanie Mesager, chercheuse en danse contemporaine.

  • Épouser. Stephen. King. est un livre entêtant au phrasé ultracourt qui, page après page, restitue des corps, des identités, fabrique des espaces, multiplie des paroles en mouvement, des trajectoires dans l'espace intime et urbain.
    Le texte se définit comme « une performance en forme de livre » et propose le parcours sensible qui mène son auteure de l'espace chorégraphique à l'espace littéraire. Barbara Manzetti note avec humour : « Le mouvement est parti en courant. De toute façon, j'abandonne la forme. Je me penche sur le contenu. Ce sera un livre ou bien un parfum. »

  • À travers les yeux d'une femme, c'est tout un monde en ébullition qui s'agite.
    À l'heure du thé défilent les convulsions de notre époque dans une rhapsodie délicate et cruelle : « Je ne fais pas dans la dentelle. »

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  • Dans ce récit ludique, sophistiqué et d'un certain mauvais goût, le jeune auteur belge francophone Antoine Boute propose un univers où l'utopie et le réalisme vont de pair. Dans une langue parlée, ce livre doté d'un humour très belge renouvelle ce que pourrait être la poésie populaire, à la conjonction des attentes fantasmatiques du public et de la fascination contemporaine (via le cinéma ou le traitement de l'actualité) pour les genres horrifiques. Il brosse aussi à sa manière le portrait déjanté d'une génération.

  • L'oeuvre de Yi Sang, encore mal connue en France, est aussi importante que celle de Franz Kafka ou de Sadegh Hedayat. Il partage avec ces auteurs une vision du monde d'une grande intensité tragique, souvent imprégnée de fantastique.
    À près d'un siècle de distance, les textes de ce recueil - poèmes et textes narratifs - nous parlent d'un monde malade fait d'hybridation entre les êtres, les sentiments et les perceptions, où l'animalité l'emporte. Ces fictions à teneur généralement autobiographique suscitent le trouble et l'inquiétude.
    Un thème relie les textes : celui de la femme infidèle, à laquelle l'homme voue pourtant une fidélité indéfectible.

  • Depuis la fin des années cinquante, Bernard Collin se consacre à l'écriture quotidienne de vingt-deux lignes qui, retravaillées, constituaient jusqu'alors la matière de ses livres, de Centre de vous (Pierre Bettencourt, 1960) à Perpétuel voyez physique (Ivrea, 1996). Or, ici, avec 478 jours naturels, Bernard Collin fait imploser son propre projet littéraire, celui de toute une vie, et qui visait à constituer un " calendrier " comportant autant de textes (ou ensemble de textes) que de jours de l'année.
    Bouleversant son système par la surabondance de la vie et de l'observation, 478 jours naturels regroupe six cahiers de ses travaux, sans qu'il s'agisse d'un journal, puisque aucune entrée n'est datée. Le titre de ce volume provient en fait de L'Encyclopédie, dont Bernard Collin est un fervent lecteur : " Le jour naturel est le temps que la Terre emploie à faire une révolution autour de son axe. " Une oeuvre rare - saluée en son temps par Henri Michaux.
    Une aventure du langage, qui nous donne accès avec humour et élégance à un art de vivre.

  • Dépositions smithsoniennes & Sujet à un film constitue un diptyque paru aux États-Unis en 1980. Le premier texte est une géologie textuelle élaborée à partir des Écrits de Robert Smithson, artiste majeur du Land art. Le second a pour sujet Les Dents de la mer, de Steven Spielberg, le premier blockbuster hollywoodien.
    Le livre déploie, entre poésie, fiction et réécriture, une traversée du paysage et de la culture contemporaine américains, s'appropriant de multiples discours et matériaux avec invention.
    Cette alliance de pratiques artistiques antagonistes, cette grande diversité de méthode et de styles poétiques anticipent bien des processus d'appropriation caractérisant la poésie actuelle française.

  • Will

    Jody Pou

    Will crée une langue lyrique, un déséquilibre dont la vibration continue oscille du français à l'anglais. Will chute perpétuellement en avant et arrache sur son passage des lambeaux d'autres livres : Anaïs Nin, Chevreul, Keats, Newton... Sa volonté est de produire de multiples résonances par la juxtaposition choisie d'oeuvres, de langages et de couleurs.

  • Éric Sadin est à la fois un essayiste réputé et un poète contemporain. Ses projets s'inscrivent avec acuité dans des espaces théoriques et littéraires construits, et se déploient également sous forme de performances et de projets visuels.
    Chacune des séquences de son livre, qui interroge la " surveillance globale " dans nos sociétés, joue avec les diverses techniques de vidéosurveillance : localisation GPS, procédés biométriques, nanotechnologies, etc., et développe des structures formelles répondant aux protocoles et aux usages de ces instruments.
    Une confrontation insolite et stimulante entre techniques d'écriture et techniques de surveillance.

  • Le 7 novembre 2007, Pascale Murtin est victime d'un accident : hémiplégie droite, troubles du langage. Pour réapprendre à lire et à écrire, elle s'auto-prescrit la composition de poèmes et autres glossolalies. Les jeux de mots, de sens et de sons l'intéressent de longue date.
    Ô DÉSOLÉE MIO présente une séelection de ces poèmes qui débusquent la quintessence du langage et sont aussi des chansons que Pascale Murtin interprète seule ou accompagnée. Un code QR donne accès à ces enregistrements.
    Au sein de Grand Magasin, elle a créé avec François Hiffler plus de quanrante pièces écrites et interprétées par eux. Elles constituent une des formes les plus singulières de théâtre entre danse, poésie sonore et performance.

  • Depuis cinquante ans, Bernard Collin écrit 22 lignes par jour.
    Un travail qui est le soubassement de toute son oeuvre en prose poétique, saluée en son temps par Henri Michaux. À titre exemplaire, il fait paraître le 100e cahier de cet exercice quotidien d'écriture. Le livre Sous la forme de courts articles écrits au jour le jour, les " lignes " de Bernard Collin tracent les contours d'une vie tout entière irriguée par l'art et la littérature. Elles nous parlent d'un monde fait de bifurcations, où la langue dialogue tout autant avec la Bible qu'avec le chant des oiseaux. Un monde qui fait aussi la part belle aux événements quotidiens. De cette prose poétique il émane une joie et une émotion résultant d'une syntaxe sophistiquée et fantasque, où le sens, le raisonnement et le plaisir du texte rivalisent. Plus encore que dans les autres livres de l'auteur, cette aventure du langage nous donne accès avec élégance et humour à un art de vivre. Les auteurs Bernard Collin, né en 1927, a publié dans les revues NRF, Mercure de France, Les Cahiers de l'Herne, etc. Auteur de nombreux ouvrages, il a fait paraître en 2008 Avalois, chez Chandeigne. Selon le principe de cette collection, Vingt-deux lignes. Cahier 100 est postfacé par Pierre Vilar, professeur de littérature à Paris-VII, spécialiste d'Henri Michaux et de Michel Leiris.

  • Férié joue des codes du polar pour dynamiser la poésie contemporaine. Entre contrat et constat, il explore le sentiment qu'il n'est possible de tuer quelqu'un que le dimanche... Le livre Férié met en place les conditions d'une histoire d'amour et de meurtre, comme dans un roman noir où l'essentiel se déroulerait dans les trous de la narration. Une soixantaine de chapitres fonctionnent comme autant de fenêtres sur l'action, écrasée, ralentie ou accélérée tour à tour.
    Un livre de poésie qui se lit comme un polar dont l'énigme serait la langue. Un travail sur l'objectivité influencé par des travaux photographiques contemporains. Des ambiances sophistiquées au service d'un humour qui joue avec la notion de suspense.

  • New York, devenu un gigantesque circuit imprimé, un incident électrique génère trois intelligences artificielles démoniaques et tueuses. Chacune d'elles prend pour cible une jeune Américaine riche, belle et parfaite. Leur but est de les réduire à néant.
    L'héritière glamour et suicidaire Helen Smith verra-t-elle ses rêves morbides amoureusement réalisés par le circuit Blanc - Sarah Cohen, programmeuse de jeux vidéo, échappera-t-elle au monde virtuel et sadique qu'elle fabrique - Frida Bauer, l'imbattable championne de tennis, gagnera-t-elle son ultime match contre son adversaire machinique, le Circuit noir - Qui prendra la dernière balle en pleine tête - Et de quel jeu s'agit-il dans ce monde fantasmatique où les cités sont devenues des circuits électroniques - Une plongée dans un univers à l'irréalité dangereuse et fascinante. Une vision du monde déjantée et prospective, influencée par les jeux vidéo. Un travail littéraire contemporain mais aussi très classique à sa manière : formes, symboles et rythmes donnent sa force à ce livre, qu'on peut -rapprocher de certains récits d'Arno Schmidt, comme Léviathan.

  • Participation = anticipation = adaptation = satisfaction.
    Le plaisir, ça c'est important.

  • Ici, un narrateur se souvient d'un paysage, d'une femme, d'une ville, et zoome sur ces quelques images. Ces boucles, bribes, fragments d'histoires apparaissent, s'estompent, se déplacent puis s'intensifient, se fixent jusqu'au gel.

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  • Nef

    Cole Swensen

    Ce livre, fait de neuf parties divisées en neuf poèmes, déploie le parcours d'un regard. L'écriture de Cole Swensen mêle abstraction et sensualité, réflexion et expérimentation sur l'objet, la relation, le mouvement et le nombre.
    Cole Swensen est l'auteur d'une dizaine de livres salués par les plus grands poètes américains (Michael Palmer, Keith Waldrop). Elle traduit du français, notamment Pierre Alferi, Olivier Cadiot, Jean Frémon, Michel Le,ris, Pascalle Monnier La traduction est de Rémi Bouthonnier, lui aussi poète.

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  • comme on enfonce des épées dans la malle aux épées, tu sais ce cruel tour de magie oú l'on demande tellement la permission de perforer quelqu'un, avec sa permission et en silence, qu'à la fin il disparaît totalement.


  • Récupérer est constitué de trois pistes qui peuvent être mixées ou empruntées comme on le souhaite. Il incite à circuler entre différents modes de discours sans se laisser enfermer dans un genre, un style, une institution.
    Dans ce livre, on passe d'une enquête sur les onomatopées à un récit épistolaire, de photos du satellite Hubble à des poèmes sur la mémoire du corps. Le livre se fait essai, poème, dialogue, où chaque temps fort comporte son contrepoint.
    Ouvert, le livre l'est aussi concrètement : les hyperliens se prolongent sur Internet, et la page imprimée invite le lecteur à poursuivre son exploration sur son écran d'ordinateur.

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