Libre & Solidaire

  • Commencée en mars 2020, au début du confinement, cette Chronique d'un emballement planétaire se termine provisoirement à la fin de l'été 2020, au moment où l'Europe et la France redoutent une seconde vague de la pandémie.
    À travers le fil de l'actualité, l'auteur cherche à comprendre comment un simple virus a pu désorganiser brutalement l'économie-monde jusqu'à imposer le confinement de plus de la moitié de la population mondiale. Un évènement - l'Evénement Covid-19 - a eu lieu qui n'a pas d'équivalent dans l'histoire mondiale récente : la première crise écologique mondiale annonçant d'autres catastrophes sociales, politiques, géopolitiques, symboliques. Ces différentes dimensions sont abordées mais à travers le prisme des polémiques naissantes sur les masques, la chloroquine, le contrôle des populations au nom de la sécurité sanitaire, le passage du temps d'avant au temps d'après, l'hygiénisme et l'urbanisme tactique, la gestion de la crise par le gouvernement, le rôle des experts... Beaucoup d'encre a déjà coulé pour tenter d'expliquer l'emballement et la panique qui ont accompagné l'émergence du SARS-Cov-2. Au moment où se referme cette chronique, la pandémie est loin d'avoir produit tous ses effets. Devons-nous apprendre définitivement à vivre sous le signe du coronavirus ?

  • Le vin, la vigne et la biodynamie Nouv.

    Ouvrage de référence de Nicolas Joly, célèbre viticulteur de la Coulée de Serrant, fer de lance de la biodynamie, pour découvrir et s'initier à la biodynamie. Pour mieux saisir l'enjeu et les principes de cette méthode de culture à l'écoute de la nature, Nicolas Joly commence par retracer l'histoire des dégâts de l'agriculture moderne sur les vignes. Dans ce contexte d'industrialisation des procédés et de techniques agricoles, la biodynamie est avant tout un retour à une vinification naturelle, à un respect de la vigne et de l'environnement pour atteindre la meilleure expression du terroir possible.
    Cet ouvrage aborde tous les aspects de la biodynamie : comprendre les formes et leurs correspondances, utiliser les forces du vivant, se servir des cycles astrologiques, etc...

  • Les années 2020 rouvriront-elles, pour de bon, une ère cycliste en France ? De nombreux voyants sont au vert. L'attente est là. Il n'y a plus qu'à. Sauf que cela repose sur de la volonté politique, tout particulièrement au niveau local, et de la compétence. C'est là que le bât blesse. Nombre d'élus ne sont toujours pas véritablement convertis, particulièrement dans les villes petites et moyennes. Et il y a l'importante question de la compétence technique qui doit aller bien au-delà des seuls services de voirie. Dans tous les pays cyclables et cyclistes, le développement de l'usage de la bicyclette n'est que le fruit d'une politique d'aménagement, d'urbanisme et de mobilité cohérente, visant à réduire l'autosolisme. On n'y est pas encore vraiment en France. Mais il faut également que les politiques cyclables locales s'appuient sur un dialogue avec les usagers.
    Tout un programme donc, que de nouvelles équipes municipales ne manqueront pas de décliner dans les prochaines années. Cet ouvrage, enrichi d'illustrations d'aménagements, devrait y contribuer. S'appuyant à la fois sur l'expérience de consultant de l'auteur, son vécu de cycliste, mais aussi ses échanges avec des militants associatifs, il devrait nourrir une nouvelle culture cycliste des élus, des professionnels, comme des citoyens.

  • La pratique de la biodynamie Nouv.

    L'agriculture en biodynamie, selon les principes de Rudolf Steiner, se développe de plus en plus, tant au niveau des exploitants agricoles que des jardiniers amateurs. Ceci explique notamment le succès du calendrier lunaire et des ouvrages sur la technique de culture. Rudolf Steiner a eu de nombreux disciples. Hugo Erbe, peu connu, est sans doute l'un des plus intéressants. Il est à l'origine de principes novateurs en particulier avec des préparations nouvelles pour dynamiser les cultures. Pour la première fois, une traduction de ses travaux est publiée en français. Elle permettra de montrer l'importance qu'il a eu dans le mouvement de la biodynamie et la pertinence de ce mode de culture capable de nous rendre indépendants du système agro industriel. Hugo Erbe, élève de Rudolf Steiner, applique les principes de la biodynamie dans sa propre exploitation agricole. Suite aux explosions nucléaires de 1945, il a observé une grande perturbation au sein du monde élémental ainsi que l'arrêt de l'influence bénéfique de la biodynamie sur sa ferme. C'est à cette occasion qu'il oriente ses recherches sur de nouveaux principes de culture en biodynamie.

  • La liste des substances toxiques qui se retrouvent dans nos assiettes et qui se cachent sous l'appellation d'additifs alimentaires est longue et inquiétante. Ils sont partout et d'une incroyable variété : colorants, conservateurs, exhausteurs de goût, épaississants, affermissants, émulsionnant, édulcorants, agents d'enrobage, agents de texture, stabilisants, gélifiants, antiagglomérants, régulateurs de pH, acidifiants. Ils passent incognito, car ils sont désignés sur les étiquettes par la lettre E suivie d'un nombre. Pour les reconnaître, il faut donc obligatoirement consulter un répertoire !
    Cet ouvrage joue ce rôle, mais il est bien plus qu'un catalogue. Il répond aux nombreuses questions que vous vous posez. Pourquoi utilise-t-on les additifs ? Est-ce obligatoire ? Tous les additifs sont-ils dangereux pour la santé ? Est-il vrai que l'industrie alimentaire de masse ne peut plus s'en passer ? Est-il cependant possible d'éviter les plus nocifs ? Existe-t-il des additifs utiles, améliorant les aliments et d'une totale innocuité ? Les consommateurs ont-ils une part de responsabilité ?
    Sur le plan pratique et pour s'y reconnaître dans la jungle des additifs, nous leur avons donné un code avec des étoiles, selon 5 catégories, depuis les plus toxiques jusqu'à ceux qui sont considérés comme inoffensifs et même bénéfiques. Vous avez ainsi à votre disposition un guide qui vous permettra de démasquer ces substances et de préserver votre santé.

  • Retrouvons l'odeur des champs. Celle de l'humus, du végétal, des champignons. Cette odeur si particulière qu'un sol forestier dégage quand il pleut. Retrouvons ces odeurs dans une agriculture qui tienne compte de la nature et du génie végétal.
    Sur petites ou grandes surfaces, en bio ou conventionnel, les problèmes sont les mêmes : érosion, pollution, pertes de rendements, intrants... Les solutions sont identiques et peuvent se résumer par la formule suivante, base agronomique universelle, mais pourtant oubliée : remettre au coeur des systèmes agricoles le cycle de la fertilité naturelle des sols et des écosystèmes. Vous découvrirez dans cet ouvrage collectif les récits de scientifiques, agriculteurs, praticiens... Tous pionniers de l'agroécologie, des sols vivants, de l'arrêt du travail du sol, de l'agroforesterie, de la connaissance du rôle des arbres, des vers de terre ou encore des réseaux de champignons, pour réaliser cette agriculture qui se pratique avec le vivant. Une agriculture résiliente et qui rend l'autonomie aux producteurs !

  • Ce dictionnaire buissonnier revisite par ordre alphabétique, dans une visée modérément encyclopédique, les mots et les notions relevant de l'état de santé de notre planète : son pouls, la courbe de ses températures, sa radio pulmonaire, son bilan carbone et cardiaque, les détails de sa coloscopie, ses déficits immunitaires, ses états de sévices, ses confitures et ses déconfitures... Parfois, devant la gravité de certains maux ou de certains mots, l'auteur avance des solutions qui sortent des sentiers battus et frisent l'impertinence clinique. Certains trouveront ces antidotes sagaces, d'autres légèrement tirés par les cheveux. Le fond est sérieux et documenté, la forme est ludique, humoristique, parfois iconoclaste. Les solutions proposées ouvrent à la réflexion. L'écologie est souvent traitée sur un mode grave, ici elle est explorée d'une autre manière, l'idée étant que chacun prenne la pleine mesure de la conjoncture et réfléchisse dans la bonne humeur au moyen de s'impliquer personnellement, par des actions individuelles ou des initiatives collectives, dans la sauvegarde de ce qui nous est le plus cher au monde.

  • Penseurs, rêveurs, artistes, historiens, chercheurs, acteurs engagés, les auteurs de cet ouvrage sont issus de milieux les plus divers. Ils nous confient leurs questionnements, leurs inquiétudes et leurs doutes, mais aussi leurs espoirs. L'ensemble de leurs contributions a pour objectif de fournir au citoyen des pistes pour réfléchir non seulement à l'océan, avenir de l'humanité, mais également et surtout au rôle que chacun peut tenir pour le sauvegarder.
    L'océan couvre plus des deux tiers de la Terre. Jadis vide d'occupants, les hommes se le sont peu à peu approprié. Au fil des ans, ils l'ont utilisé pour se déplacer et y ont prélevé toutes les ressources possibles (poisson, sable, algue, pétrole, gaz, énergie marine, métaux...). Aujourd'hui, l'océan ne va pas très bien :
    La surpêche se poursuit inexorablement, la biodiversité marine s'appauvrit quasiment partout sous l'effet des pollutions, l'exploitation industrielle de la mer se développe à mesure que la technique progresse. L'espace maritime est désormais à la merci de tous les prédateurs, il suffit d'y mettre le prix ! Hors du contrôle des citoyens, éliminé du champ de l'intérêt collectif, les lobbies s'en sont accaparés pour privatiser ses ressources, avec la complicité des États qui bien souvent, ont démissionné en leur laissant les mains libres.
    Il est peu probable que cette situation s'améliore sans une réaction résolue des citoyens du monde. Il est primordial qu'ils soient associés à l'espace océan, comme ils peuvent l'être, en bonne démocratie, à la chose publique. L'espoir naîtra de cet effort commun !

  • Depuis le début de ce siècle, une nouvelle s'est répandue comme une traînée de poudre et a fait florès dans les médias comme dans le landerneau scientifique : l'Homme serait doté d'un deuxième cerveau... l'intestin ! L'intestin possède un système nerveux très riche et sans équivalent dans l'organisme, abstraction faite du cerveau.
    Aujourd'hui, nous savons que 200 millions de neurones sont présents dans le tube digestif et que ce système nerveux entérique communique de manière étroite avec le système nerveux central. En plus de ses fonctions métaboliques et immunitaires, le microbiote intestinal prend également part à la communication entre l'intestin et le cerveau et influence le fonctionnement cérébral. Cet ouvrage fait le point sur les connaissances actuelles et nous permet de mieux comprendre le concept de « cerveau intestinal ». En partant des caractéristiques générales du système nerveux autonome, l'auteur, neurobiologiste réputé, développe les relations de l'intestin avec le système endocrinien, le système immunitaire et le microbiote. Il insiste sur l'importance des communications tube digestif-cerveau déterminant pour notre santé.

  • Dans cette tempête qui secoue le monde submergé au même instant par des crises politiques, sociales et surtout écologiques sans précédent, l'économie sociale et solidaire (ESS) est un véritable espoir. Plus qu'un ensemble d'entreprises et d'entrepreneurs, c'est un nouveau modèle de développement, et sans doute le seul qui puisse encore sauver notre planète et les humains qui la peuplent. L'ESS a dans son ADN : la résistance historique au modèle capitaliste, l'auto-organisation de la société civile, des valeurs basées sur la responsabilité et la solidarité, une capacité à répondre aux menaces environnementales, le primat de l'humain sur le profit... Elle est tout cela à la fois, dans son évolution historique et les nouvelles formes qu'elle revêt dans des pays développés ou en voie de développement, en particulier par l'intermédiaire de l'entrepreneuriat social, c'est-à-dire participant à une société solidaire et équitable. Elle est une réponse globale et majeure à la crise mondiale dans laquelle nous sommes entrés.

  • Ce livre incite les citoyens à se réapproprier une parole trop souvent confisquée par les élites pour asseoir leur pouvoir.
    Les crises que nous traversons pourraient être l'ultime occasion de remiser notre assujettissement à un système « progressiste » délétère. Malgré les COP qui se succèdent, le réchauffement climatique menace l'humanité. Les décideurs ultralibéraux sont captifs d'une forme à laquelle ils devraient se soustraire sans y parvenir, à supposer qu'ils veuillent y renoncer. Obnubilés par le profit, confiants dans la science et la technique et indifférents aux conséquences de leur activité, ils récusent encore majoritairement le réel social et environnemental.
    Sur fond de fausses promesses provoquant toujours plus de désastres, de haine et de violence, ce n'est pas d'un égarement encore plus grand, illusoirement recherché du côté du numérique, des nanotechnologies, de l'intelligence artificielle, du transhumanisme ou de la colonisation d'autres planètes que viendra le salut. Face aux révoltes citoyennes qui engagent le pouvoir à plus de discernement, les « élites » continuent à céder obstinément à la science, à la technique et à l'économie.

  • Depuis environ 10 000 ans, Homo sapiens scie la branche sur laquelle il est assis. Ce terrible constat de l'auteur démontre que les humains seraient des animaux possédant une capacité particulière à satisfaire leurs pulsions cupides par de belles justifications, courant ainsi, totalement aveuglés, à leur extinction...
    Ils n'ont pas su prévoir que l'accroissement de la population se ferait plus vite que celui des ressources alimentaires, ils n'ont pas compris qu'un développement infini est impossible dans un monde fini. Leur pseudo-supériorité sur l'animal - la raison, la culture, le langage et la morale - ne serait qu'une entrave... Pourquoi, avec leurs intelligences, n'ont-ils pas su éviter la surpopulation et l'épuisement des ressources naturelles alors que les animaux se régulent depuis toujours ? Pourquoi, malgré la technologie, sont-ils de plus en plus cernés par les pollutions ?
    Homo sapiens, autrement dit celui qui sait, celui qui a découvert l'agriculture, l'élevage et la civilisation, s'est fait piéger par le changement climatique et les conflits qui aboutissent aujourd'hui à des guerres et aux déplacements des populations ? Cette enquête sur notre espèce s'appuie sur les découvertes récentes de la science, particulièrement en écologie, éthologie, évolution génétique et préhistoire.
    L'homme ne serait-il pas un animal raté ?

  • La théorie de l'effondrement pose un vrai défi d'ordre psychologique. La prise de conscience de la disparition de notre mode de vie thermo-industriel comprend plusieurs étapes. Pour en surmonter l'effet déstabilisant, on peut recourir à des pratiques thérapeutiques concrètes afin d'endurer le choc de la nouvelle et commencer son deuil.
    À mesure qu'on intègre l'énoncé collapsologique, on passe par divers degrés de conscience et on est tenté par des stratégies de déni et de fuite à déjouer. Ce processus s'accompagne d'une impression d'irréalité analogue au sentiment de l'absurde, en raison du caractère impensé de l'effondrement, une réalité qui pose à chacun, comme à la pensée collective, un défi en termes de représentation et de récit. Découlant de cette prise de conscience, on se trouve alors aux prises avec des émotions négatives : on peut souffrir de se sentir coupé des autres, sinon rejeté, et éprouver de la colère, une tristesse qui confine à la dépression ainsi que de multiples peurs dont il convient de comprendre les ressorts pour les dédramatiser afin de les gérer sans réprimer ses émotions.
    Reste à trouver l'énergie de poser des actes, une fois la réalité mieux intégrée. Or il n'est pas si simple de lâcher prise sans renoncer, de penser un avenir sur fond d'effondrement, d'envisager un progrès qui rétrograde. Quoi qu'il en soit, on va devoir apprendre à décider dans l'incertitude, composer avec son ombre, avant de parvenir concrètement à se projeter et retrouver un sens à la vie.

  • Les communs, dont les racines historiques sont lointaines, ont toujours prouvé, au fil du temps, leur efficaci­té comme mode d'action collective et solidaire et sont aujourd'hui une réalité incontournable de ce début du XXIe siècle. Ils manifestent la volonté d'un nombre croissant de citoyens de reprendre la main sur leur destin, à l'heure où les grands centres de décision s'éloignent de leur vie quotidienne dans les contingences de la mondiali­sation économique et financière.
    Un commun, c'est un mode d'action collective autour d'une ressource partagée, pour la gérer efficacement au bé­néfice de chacun et la préserver contre la dégradation ou une appropriation abusive. On trouve des communs dans une très grande variété de domaines : ressources naturelles et foncières, cognitives, sociales, urbaines... Des jardins partagés à Wikipedia, des AMAP aux monnaies locales, les initiatives collaboratives se multiplient. Les communs ne sont pas, comme certains de leurs détracteurs les qualifient, une naïve utopie débouchant sur une indescriptible pa­gaille dans laquelle chacun n'agirait qu'en fonction de son intérêt propre. Un commun, c'est aussi une gouvernance s'appuyant sur une structure et un système de règles, produites collectivement et acceptées par tous avec, pour chacun, des rôles différenciés en termes de droits et de responsabilités.
    Cet ouvrage a été rédigé avant la pandémie de Covid-19. Or, par-delà le repli sur soi et la peur de l'autre, la crise sanitaire a aussi donné lieu à de magnifiques initiatives de solidarité et d'action collective. Elle a rappelé à quel point la problématique des communs, qui ouvre une troisième voie, hors de la dualité État/marché, est plus que jamais d'actualité. Ce livre propose une analyse des fondements du phénomène et de la variété de ses manifestations. Il in­terroge sur la question de savoir dans quelle mesure les communs peuvent constituer un moteur de transformation profonde de nos sociétés.

  • Cet évènement nous permet sans doute de réfléchir à notre condition et à nos contradictions... Il aura fallu que cela nous touche de manière plus spectaculaire dans notre quotidien pour que l'ensemble de la population se rende compte des méfaits de notre système sociétal alors que le dérèglement climatique, la destruction de la biodiversité, l'exploitation des matières premières, le mépris pour les populations fragiles et bien d'autres calamités ont suscité si peu d'écho. De plus, il est inquiétant que cet état de confinement s'appuie sur la mise en place d'un appareil législatif liberticide dont on ne sait s'il ne va pas perdurer dans notre droit commun...
    Si nous retrouvons notre vie d'avant, sommes-nous sûrs de changer de paradigme ? Est-ce que cette société de consommation repartira de plus belle, motivée par la frustration de n'avoir pu consommer ! Les différents textes réunis dans cet ouvrage nous ouvrent des pistes pour réfléchir à ce que nous voulons pour nos vies et surtout pour celles des générations futures qui, de plus en plus, nous mettent face à nos responsabilités.

  • Entre la plume et le tube à essai, mon coeur balançait. Mais finalement, pourquoi choisir ? J'ai posé mon cartable en cursus de sciences de la vie jusqu'à devenir docteure en biologie cellulaire. Passionnée par la nature d'une part et d'autre part par la futurologie, j'ai saisi l'opportunité d'un congé maternité pour mettre des mots sur mes centres d'intérêt. Pour trouver la bonne formule afin de vulgariser la biologie avec humour entre deux échographies et faire le lien entre les sciences de la vie d'aujourd'hui et les modes de vie de demain entre les couches et les biberons.
    D'ailleurs, quel meilleur moment que la grossesse pour se projeter dans le futur ? Au fil des mois, alors que les cellules reproductrices sont devenues embryon et que l'embryon est devenu foetus c'est tout un champ de possible qui s'est ouvert à un être humain en gestation.
    Pendant des siècles chaque génération a pu prédire le devenir de la suivante dans les grandes lignes. À moins que ne survienne une crise économique majeure ou une guerre sans précédent, parents et enfants vivaient des existences assez similaires. On innovait, mais on innovait lentement...
    Au XXIe siècle, plus rien de comparable. Pas un jour ne passe sans qu'on ne dévoile une innovation susceptible de bouleverser la vie quotidienne. Sur fond de leçons de science nat' parsemé de métaphores cocasses, j'ai donc décidé d'imaginer la vie de mon « cher foetus » lorsqu'il aura 30 ans !

  • Cela fait si longtemps que les marées vertes envahissent les côtes bretonnes... Il faudra attendre 2009 pour qu'elles soient reconnues toxiques et présentant un risque grave pour la santé. Pourtant, le mélange de soufre et d'hydrogène est toujours présent sur les plages et dans les estuaires, dans le sable et la vase, la vie est dissoute dans le jus noir putride issu de la décomposition des algues. Dernière victime en date, un jogger terrassé en 2016 et il a fallu que des associations dénoncent les mensonges de l'administration et des élus pour que cette intoxication mortelle soit révélée.
    C'est tout un territoire qui souffre, malgré les belles paroles des pouvoirs publics contre cette pollution toxique. Dénonçant le déni ambiant, l'auteur démontre qu'on ne pourra pas éliminer cette pollution sans repenser radicalement les pratiques agricoles produisant des excédents de nitrates qui nourrissent ces algues. Il révèle la collusion entre les partisans d'une agriculture intensive et les pouvoirs publics.

  • L'espèce humaine n'a pas inventé la domination masculine : elle l'a transformée. Pourquoi, après tout, y a-t-il conflit entre les sexes ? Et quels sont les ressorts des résistances féminines, conduisant à la mise en échec de la domination masculine chez certaines espèces animales... et chez certaines sociétés humaines ?
    Ces questions fondatrices, l'auteur propose de les repenser d'abord par la comparaison entre les différentes espèces animales. Il expose ensuite comment les transformations du conflit entre les sexes ont été un facteur de diversification dans l'évolution biologique Ce livre nous invite, entre autres, à renouveler l'analyse du patriarcat et la réflexion sur la possibilité de voies alternatives. Il prend également acte de deux refondations intellectuelles et politiques du féminisme, intervenues à la fin du XXe siècle, souvent mal comprises, parfois ignorées dans le champ intellectuel francophone : l'écoféminisme et la réflexion sur le care.
    C'est en suivant la trame des liens profonds qui existent entre ces deux courants de pensée que cet ouvrage explore la puissance critique et créative du féminisme.

  • Cet ouvrage constitue une immersion totale dans le monde de l'infiniment petit, de ce qui peut encore vivre dans l'extrême petitesse. Il nous révèle un monde parallèle, invisible, insolite et inquiétant, d'une incroyable simplicité et d'une étonnante efficacité !
    Cachés, embusqués, à moitié vivants, sans sensibilité, sans conscience, incommunicables, super doués de sim­plicité, capables de se dupliquer, de se cloner ou de muter, présents en tout lieu, effrayants et redoutables !
    Ils sont partout, au plus profond de l'océan, dans l'air qui nous entoure, dans la glace du pôle Nord, dans la chair des tomates, dans les branchies des huîtres, dans le cloaque des poules, dans la moelle osseuse du chat, dans les poumons des dauphins et des humains infectés, dans le bébé contaminé par sa mère.
    Ils sont d'autant plus redoutables et redoutés qu'ils ont démontré leur puissant pouvoir de nuisance en étant à l'origine des pires calamités : chikungunya, dengue, fièvre jaune, grippe espagnole, hépatites, poliomyélite, rage, sida, et bien d'autres maladies mortelles, dont le Covid-19 qui vient de paralyser toute l'économie du monde et de confiner l'ensemble des humains de notre planète !
    Les humains font bien triste figure : leurs pouvoirs, leurs technologies, leur intelligence, ne leur servent à rien face à des adversaires invisibles à nos yeux, rompus dans l'art de pénétrer dans tout ce qui vit, avec un seul but, s'y multiplier. Leur simplicité, leur camouflage, leurs pouvoirs, leur nombre, leur tactique, en font les maîtres du monde, capables de désorganiser l'humanité et tout ce qui l'entoure.
    Vous apprendrez à les connaître, à vous en protéger, à les combattre et à essayer de vous en débarrasser. Un ouvrage indispensable pour savoir comment nous devons réagir...

  • L'auteur nous livre ici un témoignage émouvant, à travers le récit du papa d'un petit garçon autiste. Ce n'est pas un livre militant, mais une histoire d'amour, celle d'un père pour son fils pas comme les autres. Rien n'est définitif dans l'autisme, ni dans ses manifestations, ni dans les conceptions que l'on peut avoir sur ses causes et ses conséquences. Tout est possible, mais rien n'est simple : la scolarisation, les relations familiales et du couple, la vie tout court. Être parent d'un enfant autiste, c'est un enrichissement, c'est une expérience de vie qui fait grandir quand on l'aborde avec courage, et au bout du tunnel, il y a un autre regard sur la vie, une richesse humaine.

    Pascal Y est le pseudonyme du père de Dimitri.

  • Vin au naturel, vin naturel, vin nature : l'idée est d'abord de marquer la rupture avec la viticulture intensive, aussi peu respectueuse du sol, de la plante et du terroir que du consommateur. Cette idée prospère sur le terreau d'une viticulture globalement soumise aux exigences productivistes de l'industrie agroalimentaire, et jugée comme telle inacceptable par une part non négligeable des vignerons de France et d'ailleurs. Le vin « naturel » rejoint la notion de culture « biologique », mais avec un projet étendu à l'ensemble du processus de production du vin, de la vigne à la mise en bouteille, associant ainsi dans une même démarche le travail du viticulteur et celui du vinificateur, réunis en une seule personne, le vigneron. Le vin « naturel » résulte du choix d'une agriculture qui s'adapte aux écosystèmes, à l'opposé d'une industrie agroalimentaire qui veut adapter les écosystèmes.
    Loin de la conception industrielle qui use et abuse des engrais, des pesticides, des levures et bactéries « sélectionnées », du sucre de chaptalisation, du soufre, des acidifiants, etc., il s'agit donc de la prise en compte de cette matière vivante qu'est le vin.

  • Cet ouvrage réunit deux points de vue à la fois différents et proches. Pierre Jouventin, éthologue, a passé une grande partie de sa vie sur le terrain à étudier le comportement des animaux et à le rapprocher du comportement des humains.
    Serge Latouche a enseigné l'économie et découvert rapidement des penseurs tels qu'Ivan Illich ou Nicholas Georgescu- Roegen qui l'on conduit à une critique de notre modèle de société et à préconiser la « décroissance ».
    Ces deux approches conduisent à une convergence nécessaire entre les sciences de la vie et les sciences de l'homme.
    C'est un véritable tour d'horizon de ces deux disciplines majeures, qui dans leur confrontation ouvrent des perspectives pour envisager notre devenir dans un monde qui a perdu ses valeurs et le sens du « vivre » en société.
    Loin des pensées toutes faites, ces deux approches nous confortent dans la nécessité d'abandonner nos revendications infinies - « J'ai le droit de... » - pour nous réconcilier avec ce qui nous fait homme parmi les hommes.
    Un livre essentiel pour mieux comprendre notre avenir.

  • Dans cette oeuvre à la fois d'histoire, d'économie et de philosophie, il est question du système monétaire en place qui régit le monde. L'auteur propose une nouvelle façon d'envisager la civilisation. À travers l'histoire de la monnaie de l'Antiquité à nos jours, on aperçoit l'évolution de son utilisation et comment les banquiers ont pris le pouvoir sur l'économie.
    On nous amène ainsi à nous interroger sur le fonctionnement du système monétaire actuel et à le remettre en question. Force est de constater qu'aujourd'hui le pouvoir, en occident, appartient à l'argent : la société de consommation est ancrée dans un capitalisme omniprésent. Pourtant, les épreuves traversées dans le passé nous permettent de tirer des leçons : ainsi, ce sont les grandes crises dans l'histoire de la monnaie et de l'économie qui nous apportent les alternatives pour remplacer ce système dicté par les banquiers. Ledit système s'écroule... ne serait-il pas temps de passer à autre chose ?

  • Le concept de « biens communs » est apparu des centaines d'années avant l'arrivée d'internet, pourtant il est toujours aussi révolutionnaire qu'à ses débuts. Aujourd'hui, les villes ont besoin de modèles innovants pour faire face aux nouveaux problèmes urbains. Alors, comment créer des villes intelligentes où le partage est valorisé ? La réponse se trouve dans les réseaux d'innovation en milieu urbain. Des modèles qui se développent un peu partout dans le monde...
    Ce guide pratique a sélectionné 137 initiatives et dispositifs innovants à travers le monde qui prouvent qu'une ville gérée par ses habitants n'est pas seulement possible, mais qu'elle existe déjà. De la gestion participative des budgets au Brésil aux espaces publics gérés par les résidents en Italie, en passant par les taxis coopératifs aux États-Unis, on ne trouve presque aucun service qui ne puisse être administré démocratiquement par et pour les citoyens. Citons en France de belles actions, telles la maison des Babayagas à Montreuil ou Défi citoyen zéro déchet à Roubaix. Les initiatives présentées montrent ce que des personnes ordinaires peuvent faire quand elles s'engagent dans des projets où les intérêts personnels et le bien commun marchent de concert. Refusons le mythe qui voudrait nous faire croire qu'« il n'y a pas d'alternative », alors qu'en réalité, « il y a beaucoup d'alternatives ».

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