Nouvelle Marge

  • "En moi pleurent toutes les orphelines de guerre, les enfants martyres, mes tantes enterrées vives pour crime d'être nées filles". Sarah Vajda signe ici un roman d'amour, l'histoire éternelle d'un homme et d'une femme, de Jaroslav et Djamila. Elle, petite-fille de harki, dans la France des années 70, supernova aux échos éternels, échappée d'une carte postale mêlant Annecy et la petite maison dans la prairie, est désormais emmurée vive dans l'âge de l'impossible : celui de l'épouse soumise à un mari honnête, dans ce F3 du neuf trois, cité des poètes. Djamila pourra-t-elle tomber amoureuse ? Il suffit de croiser un doux colosse slave au corps ouvragé par la vie des chantiers, de passage dans son exil de l'Ukraine jusqu'au-delà de l'Océan. Jaroslav, trois syllabes comme une valse. Les affres de la passion guettent et les conventions d'aujourd'hui sont en embuscade.

  • L'Occident est-il encore seulement capable de déchiffrer ce que la Russie a à lui dire ? Alors que la course en avant de l'hypermodernité achève de désorienter une Europe meurtrie et de la couper de ses racines séculaires, le pays des tsars, quant à lui, incarne plus que jamais un horizon permanent, un nord impérieux. Quelle voie pour l'Europe ? Anna Gichkina, depuis sa double culture, détaille pour nous les ressorts d'un éloignement et explore les particularités des deux filles de l'Eglise que sont la Russie et l'Europe occidentale. Comment naviguer sereinement vers l'avenir sans perdre de vue notre port d'attache ? La patrie de Tolstoï, entée sur l'Evangile, a su conserver ce qu'un Occident amputé de lui-même, par souci d'universalisme, s'est consacré à déconstruire , donc à annihiler. Selon l'auteur, la Russie nous révèle nos maux à travers son mystère, pour peu que l'on prenne la peine de tourner notre regard vers lui. La première partie de l'essai montre qu'en Occident, le Temps a pris le pas sur l'Eternité. Abandon de l'héritage chrétien, religion des droits de l'homme : notre civilisation s'abîme dans la perpétuité d'une chute où l'homme lui-même se trouve sacrifié sur l'autel de l'eugénisme. La deuxième partie propose, en miroir, de scruter l'âme russe comme manifestation de l'éternité supérieure au temps. Le mystère ne se comprend pas : il se contemple à travers le chaos historique, la force de l'orthodoxie, la profondeur de la littérature.

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  • Les héros que Raouldebourges s'est choisi pour continuer d'espérer sont ceux qui volent dans les plumes des autres englués dans le politiquement correct et la collaboration à toutes les soumissions. Philosophes, intellectuels, écrivains, historiens... tous ceux qui ont le courage de chercher la vérité et d'en dire un bout sont convoqués par Raouldebourges dans ce recueil de chroniques pour dire la possibilité d'une révolution conservatrice. Ce sont les chevaliers d'aujourd'hui, et Raouldebourges entre dans leur cortège pour nous livrer, inlassablement, semaine après semaine, sa lecture de leurs écrits. Chroniques pour une révolution conservatrice est donc bien plus qu'une compilation extraite de Mauvaise Nouvelle, mais une bibliothèque de combat. Zemmour, Onfray, Rioufol, Tillinac, Sevillia, Delsol, Bellamy, Hadjadj, Finkielkraut, Camus, Villiers, Houellebecq, d'Ormesson, Gallo, Le Goff, Courtois, Boutang, Brague, de Benoist, Scruton,... les chevaliers d'aujourd'hui écrivent ! Ils écrivent pour démonter la dialectique du "camp du bien" comme ceux d'hier maniaient l'épée pour ne pas s'abandonner au tranchant des cimeterres.

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  • Charles Maurras est bien vivant. Sa pensée ne cesse d'irriguer les domaines de la politique, de la culture et de la littérature. Ses héritiers sont nombreux encore aujourd'hui. Avec ce petit dictionnaire maurrassien, Stéphane Blanchonnet nous offre la possibilité d'aborder avec facilité et efficacité dans le continent maurrassien. Nous retrouvons ici ses chroniques doctrinales publiées entre décembre 2015 et décembre 2016 dans L'Action Française, augmentées de quelques articles originaux, de portraits, d'annexes et de nombreuses notes. Le genre du dictionnaire convient parfaitement à cet inventaire des principes et des mots-clés de la pensée maurrassienne. Destiné autant à ceux qui s'engagent en politique, aux amoureux de la France et de sa civilisation, qu'aux simples curieux de la pensée toujours vivace de Maurras, ce petit dictionnaire, constitué de chroniques concises et efficaces, fait oeuvre de pédagogie. Le petit dictionnaire maurassien est aussi une façon pour Stéphane Blanchonnet, de rendre hommage à cette école de pensée et d'action qu'est l'Action Française. Il y a connu la camaraderie, la passion de la France, de sa langue, de sa littérature, l'émulation intellectuelle, la fierté de mettre ses pas dans ceux de Charles Maurras, de Léon Daudet, de Jacques Bainville mais aussi dans ceux de toutes ces figures comme Bernanos, Valois, Gaxotte, Massis, Maulnier, Boutang, Dumézil ou même Lacan, qui ont, à un moment ou un autre, appartenu à cette prestigieuse maison.

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  • La mort, la désolation et le chagrin ne sont qu'éphémères, quand bien même le bonheur n'existerait pas. La poésie, parfois, capture ces instants et singe leur réalité ironique, amère et drôle. Avec Animaux vivants à l'intérieur, Valéry Molet garde intacte son ambition d'échapper au camp du retranchement. Les miradors de l'ennui et de la démission amoureuse n'ont plus d'ampoule de rechange. Il fait noir, un jour nouveau peut donc naître. Il souffle comme un air neuf dans ces vieilles banlieues parisiennes. Le vent époussète les armures oxydées. Les soleils -cous coupés- luisent sur les vieilles lunes. Dans une langue à la fois moderne, précise et ancrée dans son histoire, Váléry Molet évoque toutes sortes d'aberrations : les marchés, le béton, l'amour, la joie d'être et les disparitions. Il pratique aussi l'art du secret car il n'y a pas de dandysme sans mystère, comme il n'y a pas de poème sans dissimulation. Parfois, la vie est plus riche en effets qu'en promesses. Il suffit de tendre encore la main, en ôtant son gant de laine, et de voir dans les coeurs cassés autre chose que les carcasses ou des abris pour mules et charentaises. Et si rien n'était absurde parce que tout était poésie ?

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  • Rodolphe Arfeuil chronique pour nous des essais historiques, politiques, philosophiques sur notre monde et quelques romans. Les livres qu'il a choisi de lire pour nous s'éclairent les uns les autres pour une meilleure compréhension du monde et des mécanismes pervers de sa chute. On retrouvera dans ce volume 2 des Chroniques pour une révolution conservatrice ses auteurs de prédilection : Onfray, Zemmour, Sévillia, Finfielkraut, mais aussi Polony, Brague, Benoist, Perrin, Houellebecq, Dandrieu, Legoff, Soulié, Boutang, Suarès, Gougenheim, Tillinac, Bruckner, Hartog, Debray, Michéa, Taguieff... Les chevaliers d'aujourd'hui écrivent ! Ils écrivent pour démonter la dialectique du "camp du bien" comme ceux d'hier maniaient l'épée pour ne pas s'abandonner au tranchant des cimeterres. Si les forces du progrès sont au pouvoir, il ne fait aucun doute aujourd'hui que c'est dans l'esprit conservateur que la pensée bouillonne. Un monde se prépare.

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  • Au fond de la rade

    Valéry Molet

    A cinquante ans, on est forcément cadastré et clos. Comme il avait un peu d'épargne, comme ses enfants étaient grands, comme sa femme ne l'aimait plus, il avait eu l'idée pathétique de bouleverser sa vie : une autre manière de s'ouvrir les veines. Il avait toujours été fasciné par la mer et les sous-marins... Il s'était donc décidé à en acheter un et à partir pour Douarnenez, le seul lieu côtier capable -selon lui- de recevoir un désespéré, un sous-marin et la somme d'ennui que les deux vocables apposés ne manquaient pas d'inaugurer. Au fond de la rade pose la question simple : y-a-t-il une vie avant la mort ?

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  • La chute est sans fin car nous sommes dans les temps de l'apocalypse et il appartient à chaque époque de savoir le lire et le dire. Marc Obregon est ce prophète qui sait lire les chutes d'aujourd'hui en écho à celles d'hier, en préfiguration de celles à venir. La chute est protéiforme et Obregon parvient à la débusquer dans l'organisation de nos cités, dans la nature de nos divertissements, dans de nos cités, dans la nature de nos divertissements, dans la pornocratie ambiante... Dans notre modernité, tout est dévoré par la fiction : la vie, la mort, l'être et même le néant.Marc Obregon s'est donné la mission de déniaiser les enfants du millénaire, de leur insuffler une grande gifle, un uppercut dans leurs gencives mondialisées pour faire chuter tout ce qu'ils a dorent comme des veaux d'or, jusqu'à eux-mêmes héros de leurs selfies. Les enfants du millénaire ne trouveront pas dans ce livre matière à développement personnel, mais juste la possibilité d'entrevoir à travers un judas ce que pourrait être le réel. Ils auront de quoi ne plus être dupe de rien : ni du capitalisme, ni des idéologies, ni de la fête, ni des autres, ni d'eux-mêmes.

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  • Dans ce volume, Rodolphe Arfeuil a lu pour nous des ouvrages politiques, philosophiques, mais aussi des essais historiques, des romans et des ouvrages religieux. Le combat politique ne se déroule plus uniquement sur un échiquier droite-gauche piégé par les valeurs dites indépassables que sont la démocratie et le libéralisme, mais il se situe nécessairement aujourd'hui sur une sphère anthropologique et métaphysique. Dans ces Chroniques pour une révolution conservatrice 3, Rodolphe Arfeuil nous livre ses lectures de : Marc Crapez, Jean-Louis Harouel, Alain Quilici, Oliver Stone, Paul Yonnet, François Huguenin, Jean d'Ormesson, Natacha Polony, Pierre de Villiers, Régis Debray, Eric Zemmour, Sébastien de Courtois, Marcel Gauchet, Etienne de Montety, Rod Dreher, Michel Bernard, Réginald Gaillard, Patrice Jean, Robert Redeker, Bertrand Lançon, François Cheng, Benoît Duteurtre, Lucien Rebatet, Jean Raspail, Pierre Le Goff, Xavier Grall, Rémi Brague et quelques autres.

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  • Ce recueil se décompose en deux parties qui s'affrontent plutôt qu'elles ne se suivent, poupées ennemies qui ne racontent qu'une seule et même chose : leur mémoire, contraire d'un amour fauché en deux, le coeur obèse tranché dans l'assiette, avec ses remugles et ses rayons de sang. Ses pompes de joie, aussi. Upír, voilà le profil sordide et profané de ce coeur et de celui qu'il croyait son jumeau, le rapt du récit intime par un escroc narratif, la lettre au vampire pour lui signifier son démasquage, cette longue traque où la haine renonce un jour à elle-même pour se shooter au pardon absolu. La Poétesse impubliable, c'est la figure du pardon lui-même, avec ses costumes en peau de fête et ses flonflons lyriques. Mais qui n'oublie pas de contenir son propre avertissement, pour mieux le relâcher quand viendra la fin. En somme, ce sont les deux pièces d'une même face.

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  • La poésie est la forme de la séquestration la plus aboutie. Elle emprisonne ce qui est désagrégé, en fonction de l'angle de la caméra et du caméraman, parfois ivre, il faut en convenir. Maître Eckhart pensait que le néant procédait de la distance, condition sine qua non de l'accomplissement de soi en Dieu. Pour Valéry Molet, cette leçon doit être agrémentée des bagarres de rue, de la tentation suicidaire excluant le désespoir, de l'amour sans ménagement et des mille historiettes de la vie quotidienne, qui sont comme la tartine du rien chevauché par le diablotin du pas-grand-chose. La poésie n'aime pas la nature : un sonnet peut-il protéger un hanneton ? Sûrement pas, ici, les pierres ne pensent pas, le poète n'est pas l'envoyé de l'Etre et la splendeur sémantique ne dissimule pas ce qu'il y a de pire dans les pensées. A quoi reconnaît-on un poète ? Il se moque de lui-même et des lecteurs. C'est une plaisanterie de plaies ouvertes.

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