Pu De Limoges

  • Le paysage est un élément essentiel de l'identité limousine. Landes et résineux du plateau de Millevaches, frondaisons des châtaigniers, omniprésentes prairies, foisonnement des lacs, étangs et cours d'eau sont autant de marqueurs d'une région qui se proclame pays « de l'arbre et de l'eau ». Mais ces éléments paysagers ont tous été créés ou aménagés par l'homme. A ce titre, ils sont objet d'histoire, tout comme le rapport que les Limousins entretiennent à leur environnement. Les seize contributions réunies dans cet ouvrage interrogent les paysages limousins de différentes manières. Certaines s'efforcent de reconstituer l'évolution paysagère du Limousin à travers la question de l'occupation du sol depuis la plus haute antiquité. D'autres étudient le devenir de certaines cultures, qu'il s'agisse d'essences « phares » de la région, comme le châtaignier, ou de plantes longtemps tombées dans l'oubli comme le chanvre. Mais le paysage ne saurait se réduire à cette seule question.
    Le lecteur trouvera aussi au fil des pages des analyses sur la modernisation et l'embellissement du paysage urbain, sur l'histoire de l'environnement avec, notamment, la question de l'assainissement des villes et celle de la protection et valorisation des ressources halieutiques. Egalement, parce qu'il ne saurait y avoir de paysage sans le regard de celui qui l'observe, le livre offre un ensemble de réflexions sur la manière dont nos ancêtres percevaient leur environnement mais également comment notre propre société contemporaine envisage les paysages limousins, qu'il s'agisse de la présence sans cesse croissante de l'arbre ou du devenir du lac de Vassivière.

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  • Le communisme français n'a pas été seulement celui des ouvriers. Dès l'entre-deux-guerres, de nombreuses communes des campagnes ont dirigé leurs suffrages vers le PCF, en contradiction avec l'image conservatrice qui colle souvent aux paysans en matière politique. Cette implantation précoce ne s'est pas démentie à la Libération, bien sûr en lien avec l'aura acquise par le parti dans la Résistance. C'est ainsi que la Haute-Vienne, dont les campagnes sont les dépositaires d'une tradition rouge et contestataire remontant au XIXe siècle, sont devenues à la fin de la guerre et jusque dans les années 1980 un véritable bastion communiste, malgré le poids considérable de l'autre parti de gauche dans le département, la SFIO.
    Cet ouvrage se propose de retracer l'historique de cette implantation au cours d'une période charnière dans le monde rural: celle qui court de la Libération à la fin des années 1960, alors que la civilisation paysanne est en train de disparaître. Se dessine une manière d'être communiste à la campagne fortement liée à une identité locale et donnant naissance à une culture politique en apparence paradoxale, au croisement de l'idéologie, des structures et des intérêts portés par le PCF d'une part, des représentations et des revendications des paysans haut-viennois d'autre part. Ces derniers, dans un département marqué par la petite propriété, ne souhaitent pas la révolution prolétarienne ou la collectivisation des terres, mais la protection de leur métier et de leur mode de vie, dont ils sentent bien toute la fragilité sous les coups que leur portent l'essor du productivisme agricole et la dernière vague de l'exode rural.

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  • Cet ouvrage réunit les Actes d'un colloque qui s'est tenu en trois sites différents: Limoges, Saint-Yrieix-la-Perche et Poitiers. Comme pour la rencontre concernant l'abbaye Saint-Martial de Limoges (PULIM, 2006), les médiévistes réunis ont examiné les différentes facettes de l'établissement installé au coeur de la ville de Saint-Yrieix dans une perspective pluridisciplinaire: le contexte historique, l'hagiographie, les clercs et leurs réseaux, le potentiel archéologique, les vestiges monumentaux, les manuscrits, les enluminures, la musique.
    Les textes conservés offrent des aperçus exceptionnels sur le haut Moyen Âge, à commencer par le célèbre testament du fondateur (ici édité et traduit). Mais le statut canonial rend la communauté relativement difficile à cerner, d'autant que les sources médiévales considèrent souvent de haut ces religieux du siècle ou « séculiers ». Cette question est aujourd'hui en cours de renouvellement; aussi l'étude monographique est-elle précédée par des enquêtes concernant plusieurs régions de l'Occident médiéval, de la Flandre à l'Espagne en passant par la Normandie et l'Empire.
    In situ, le caractère monumental de la collégiale et le renom de la Bible de Saint-Yrieix, riche de ses lettrines enluminées, ont suscité ou actualisé les questionnements des historiens de l'art. S'ajoute à ce kaléidoscope le manuscrit Latin 903 (BnF) ou Graduel de Saint-Yrieix, bien connu des musicologues du monde entier, qui offre des compositions poétiques, liturgiques et musicales d'un grand intérêt pour la fin du XIe siècle.

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  • A l'occasion du 150e anniversaire du Temple de l'Eglise Réformée de Limoges des recherches universitaires ont été lancées pour retracer la présence protestante dans l'histoire de Limoges. Au-delà des frontières limousines, ce livre projettera le lecteur dans une effervescence de témoignages, de réflexions sur ce qu'à pu être le Protestantisme du XVIe à la première moitié du XXe siècle. Il s'articule autour de trois périodes majeures examinées successivement dans leurs aspects historiques ou sociologiques, mais aussi théologiques et juridiques : Le XVIe siècle avec son effervescence politique et religieuse mais aussi son remarquable contexte littéraire et musical. Le XIXe siècle, au moment de la construction du nouveau temple de Limoges et alors que la communauté protestante était très présente dans les activités de la ville, notamment grâce à de grands industriels de la procelaine. L'année 1944, où plusieurs personnalités protestantes ont pris une part déterminante aux événements de la Libération de Limoges.

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  • Brive, dimanche 30 août 1914: la population attend, fébrile, l'arrivée de « ses » premiers blessés de guerre. « Un spectacle à la fois pénible et grandiose » l'attend. Brive entrevoit les premiers indices du drame qui se joue déjà sur le front. Les hôpitaux corréziens accueillent des soldats martyrisés par l'armement moderne de cette première guerre de masse industrielle. Très vite on s'organise pour porter assistance à ces hôtes exceptionnels nimbés de prestige. Une vague de générosité les enveloppe. Elle ne sera pas de trop pour pallier aux insuffisances initiales d'un service de santé qui entame le conflit avec une doctrine de prise en charge erronée. À l'orée de la guerre, un dépôt de blessés s'installe dans la caserne Brune. Rapidement prise de court, la structure ne doit son salut qu'au soutien de la population civile. Au début de l'année 1915, un nouvel hôpital est aménagé dans le collège Cabanis. Son installation n'est pas exempte de rebondissements malgré l'élan de solidarité locale dont elle fait l'objet. Bien desservie, Brive fait partie intégrante du vaste dispositif d'hospitalisation militaire de l'intérieur qui se construit et évolue au fil de la guerre. L'intrusion soudaine des blessés et des hôpitaux affecte la vie quotidienne de la population civile. La générosité spontanée des premiers temps se trouve peu à peu confrontée au prolongement imprévu de la guerre. La situation s'éternise, l'endurance charitable locale s'étiole.
    Les archives du fonds 1914-1918 du service des archives médicales et hospitalières des armées, du centre de documentation du musée du service de santé ainsi que la presse locale corrézienne ont permis de reconstituer l'histoire des hôpitaux militaires temporaires qui ont fonctionné à Brive et dans ses environs pendant la Grande Guerre.

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  • Aujourd'hui considérée comme une des meilleures races à viande, connue et implantée dans le monde entier, la race limousine est le fruit d'une longue histoire. Ce livre retrace sur deux siècles l'évolution de cet animal dans son bassin d'origine, le Limousin. Il étudie les modifications des discours et des pratiques des éleveurs, des pouvoirs publics et des organismes agricoles, tout en retraçant les évolutions de l'agriculture limousine et plus globalement des méthodes d'élevage. Plus encore qu'à suivre les mutations d'une race, le lecteur est convié à découvrir l'histoire sociale, économique et culturelle de l'élevage bovin en Limousin du XIXe siècle à nos jours.

  • Depuis la publication remarquée de deux catalogues, les enquêtes sur Saint-Martial de Limoges se sont multipliées, sans être toujours connues. En effet, en raison du nombre et de la qualité des manuscrits conservés, des médiévistes renommés de tous pays considèrent l'abbaye comme un lieu-clé. Dans le domaine monumental, les vestiges in situ ne semblaient pas à la hauteur de cet atout ; pourtant, les sanctuaires latéraux, les dix-huit chapiteaux récemment découverts, l'état des recherches en matière d'art roman ou gothique nécessitaient une nouvelle mise en lumière. S'il reste bien des investigations à mener, souvent suggérées ici, et si le recueil ne prétend pas à un diagnostic définitif sur le rayonnement du monastère urbain, au moins la perspective interdisciplinaire a-t-elle constitué un outil nouveau et efficace d'exploration de l'histoire. Grâce à cette dynamique, le lecteur dispose d'un tableau brossé à petites touches montrant qu'on ne peut pas séparer les événements, leurs récits soigneusement élaborés, les stratégies politiques à échelle locale ou plus large, le culte des reliques, les processus d'éducation et de transmission, la construction en
    pierre, la production artistique, musicale ou littéraire.

  • Le cheval du Limousin a toujours été doté d'une grande et très ancienne réputation, a toujours été décrit comme le prototype du cheval élégant et solide, vaillant au combat et parfaitement adapté à ses conditions de vie. Au fil des siècles, sa supériorité comme cheval de selle idéal pour l'écuyer, le propriétaire noble et l'officier de cavalerie légère a été soulignée et entretenue par tous les polygraphes équestres. Si l'importance prise par la voiture puis la disparition de la cavalerie ont fait chuter les effectifs, les chevaux de selle ne disparaissent pas pour autant du Limousin. Au travers des courses de plat et d'obstacles, qui ont débuté très tôt, de la chasse au sanglier et au loup, des challenges de tous niveaux que s'imposent les militaires, les chevaux limousins se retrouvent vite au centre des nouvelles activités appelées aujourd'hui sports équestres ou de loisir. C'est cette histoire que l'ouvrage retrace au travers de différentes contributions d'historiens.

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