Rouge Profond

  • Le cinéma de Robert Zemeckis ; vers des images spirituelles Nouv.

    Il est le réalisateur de succès critiques et publics comme À la poursuite du diamant vert, Retour vers le futur, Qui veut la peau de Roger Rabbit ?, Contact et Forrest Gump. Mais Robert Zemeckis est aussi l'un des pionniers de la 3D numérique (avec Le Pôle Express), aventure technologique poursuivie avec La Légende de Beowulf et Le Drôle de Noël de Scrooge (Jim Carrey en performance capture). Le livre dresse le portrait d'un créateur déterminé et avant-gardiste, qui a tenté d'évoluer vers de l'image libérée des contraintes matérielles, relevant de l'esprit, distincte de la réalité du monde, abordant sa propre ontologie... Par définition, de l'image spirituelle. Richement illustré, l'ouvrage revient sur la carrière et l'esthétique d'un scénariste-réalisateur passionnant et toujours intense.

  • Les huit contributeurs de ce volume rendent compte de la richesse et de la profondeur du cinéma du maestro de l'épouvante. Bianca Concolino insiste sur les liens qu'entretient Argento avec certains écrits ; Alice Laguarda s'attarde sur les spécificités du giallo au sein de sa production ; Cécile Carayol se penche sur l'intense matière musicale de ses films ; Frédéric Astruc met en exergue les rapports qu'Argento entretient avec Freud ;
    Nathan Réra relève les nombreuses connexions artistiques établies par le maestro dans ses oeuvres ; Denis Mellier dresse le bilan de la dernière période de création d'Argento ;
    Jean-Michel Durafour enquête sur la présence des insectes dans ses films ; quant à Guy Astic, il s'attache à la dimension fantomale de son cinéma. Le tout est richement illustré.

  • Outrages (1990) est l'un des films les plus personnels de Brian De Palma, dont il a caressé le projet pendant vingt ans avant de réussir à lui donner forme. Le long métrage narre l'enlèvement, le viol puis le meurtre d'une jeune paysanne par une escouade de soldats durant la guerre du Vietnam, et les efforts d'un militaire, qui a refusé de participer au crime, pour faire condamner les coupables. Mais avant d'être l'un des films majeurs sur le sujet, Casualties of War est l'enquête d'un très grand reporter étasunien : Daniel Lang. Le livre de Nathan Réra revient sur la genèse et la fabrique du film, mène une enquête approfondie à partir d'archives inédites et de nombreux entretiens. Cela aboutit à un passionnant livre-dossier sur un film brûlot, toujours ardent trente après sa sortie.

  • Paru en 1978 chez Henri Veyrier, Le Masochisme au cinéma a été interdit à sa sortie : affichage (aucune librairie n'a pu le mettre en rayon), publicité, vente aux mineurs. Ce qui déclencha une campagne de presse en sa faveur : Libération, Le Nouvel Observateur, Le Canard Enchaîné, Le Matin de Paris, etc. Il faudra attendre le 21 mars 1982 pour que Jack Lang, nouveau ministre de la Culture, lève les interdictions.
    L'essai, réédité en 1990, deviendra culte au fil des ans. Comme l'écrivait à l'époque Freddy Buache, alors directeur de la Cinémathèque suisse : "Jean Streff jette sur les films un éclairage insolite et nous les fait voir autrement, au gré d'une inattendue hiérarchisation qui grossit le contenu au détriment des valeurs esthétiques admises. Dérangeante façon de relancer la réflexion sur le cinéma, sur nous-mêmes, et de rendre la vie à des créations figées depuis longtemps dans l'académisme critique." L'idée du livre est de mettre en lumière à travers des films, séquences de films ou personnages de films, les principales manifestations de la tendance masochiste.
    Cela va de Luis Bunuel à Federico Fellini, de Joseph Losey à Tod Browning, de John Huston à Marco Ferreri, en passant par Laurel et Hardy, le cinéma fantastique, les péplums ou encore le masochisme affiché de certaines stars hollywoodiennes : Marlon Brando, Burt Lancaster, Clint Eastwood... Il ne s'agissait donc aucunement de pornographie, mais le masochisme, que l'on nomme aujourd'hui BDSM, était en lui-même considéré comme pornographique.
    Ce qui, dès le titre, entraîna les foudres de la censure. Jean Streff aurait pu, depuis 1978, faire entrer bien d'autres films sous cet "éclairage insolite", à l'instar de ceux qu'il évoque dans la "mise au point" inédite qu'il livre ici, mais son but n'a jamais été de dresser une liste exhaustive de films abordant d'une manière ou d'une autre le sujet. Voilà donc le texte tel qu'il est paru à l'époque, enrichi d'une préface aiguisée de François Angelier.
    Ainsi que l'écrivait le bulletin du Centre National du Cinéma : "C'est un ouvrage de philosophie du comportement. Il n'est pas nécessaire de s'intéresser à ce sujet en particulier pour le lire. Il ouvre trop d'horizons pour rester un texte spécialisé." Voyons ce qu'il en est de nos jours.

  • Ce beau-livre très illustré célèbre le rapport entre cinéphilie, mémoire et objets, tout en questionnant la tradition onirique au cinéma. Attiré par les mondes parallèles, les formes insolites et les trips hallucinés, Potemkine a développé depuis la parution de son premier DVD, Requiem pour un massacre en 2007, une approche visionnaire du médium en faisant cohabiter dans son catalogue des réalisateurs aussi marquants qu'Andreï Tarkovski, Nicolas Roeg, Lars Von Trier ou Werner Herzog. Enquête sociologique, essai théorique, objet poétique, ce volume rassemble autant les propos d'acteurs de l'édition indépendante en France que la pensée de cinéastes qui ont marqué l'histoire (Harmony Korine, David Lynch, Lucile Hadzihalilovic, Yann Gonzalez, Hicham Lasri, Bertrand Mandico, Gaspar Noé, etc.).

  • Le cinéma sadien se construit autour de deux interdits : la mort et la petite mort, l'orgasme.
    Questionnant l'impasse de la représentation qu'implique l'adaptation de l'oeuvre de Sade au cinéma, Alberto Brodesco revient sur les enjeux esthétiques, thématiques, philosophiques et narratifs de la production écrite, pour mieux définir les dispositifs de vision élaborés par l'écrivain, lesquels vont mettre au défi l'art cinématographique. Son essai est une réflexion sur les passages de l'écrit à l'écran, sur les théories vouées à la relation entre images et violence, sur les tensions entre réflexion et perceptions sensorielles, sur le cinéma voué au corps... S'il met en avant Luis Buñuel, Pier Paolo Pasolini, Jess Franco, Jan Švankmajer, l'auteur puise dans de nombreux exemples internationaux.

  • Scarlett Johansson. On entend déjà la star à l'intérieur de ce patronyme aux syllabes lascives. On entend les courbes serpentines des lettres qui se répercuteront sur les courbes de son corps. On entend les origines danoises, les voix de ces sirènes mythologiques d'Andersen, envoûtantes de gravité, nous chantant un Summertime qui nous fera désirer nous noyer dans l'abîme de l'écran. On entend la fascination.
    Évoquant toute la filmographie de l'actrice, depuis la première séquence culte de Lost in Translation jusqu'à son incarnation de la Black Widow des Avengers, en passant par Woody Allen qui a fait d'elle une créature cinématographique idéale, l'auteure tente de saisir ce petit plus qui permet à un simple être humain de devenir une déesse au sein du panthéon des stars de cinéma.

  • F.J. Ossang ; cinéaste à la lettre Nouv.

    Ecrivain (une quinzaine d'ouvrages, dont Mercure Insolent chez Rouge Profond) et musicien (rocker guérillero), F.J. Ossang occupe une place singulière dans le cinéma contemporain. Derrière la caméra ou sur scène, il oeuvre à la subversion artistique qui a pour fonction d'« interpréter le monde le plus complètement possible ». Avec M.K.B. Fraction Provisoire, il a inventé un genre musical baptisé noise & roll, entre énergie punk et bruitisme industriel qu'on retrouve sur la bande sonore de ses films. Logiquement le poète guerrier s'attaque au cinéma, à la pellicule argentique et au noir&blanc dont il est un fervent adepte. Il a réalisé, entre autres, Le Trésor des Îles Chiennes, Docteur Chance, Dharma Guns et 9 Doigts qui a reçu le Léopard d'Argent au Festival de Locarno en 2017.

    À paraître
  • Tout en dégageant les origines du sousgenre, Pascal Français revient sur Scream et sa franchise qui ont engendré une nouvelle vague de teen slashers.
    Convoquant par la suite plus d'une cinquantaine de films (de All Cheerleaders Die à ÇA, en passant par Carrie, Black Christmas, les Freddy, Grave, Super 8, jusqu'au remarquable It Follows), il insiste sur les angoisses matérialisées par les monstres de la teen horror, sur les rapports de pouvoirs et les rapports de sexe qu'elle évoque et qui ne sont plus les mêmes que jadis - faisant ainsi un focus passionnant sur les films d'exorcisme. Le sous-genre est plus ample et plus radical qu'on peut le croire, rendant compte des bouleversements de la société qu'il dépeint.

  • Cinéaste majeure, seule réalisatrice oscarisée (pour Démineurs), Kathryn Bigelow reste mal identifiée par la presse et le public. Sans doute parce qu'elle est à la fois populaire et avant-gardiste, classique autant qu'expérimentale, post-féministe et politique. En redessinant à travers dix films (entre autres, Aux frontières de l'aube, Point Break, Blue Steel, Strange Days, Zero Dark Thirty) les frontières éthiques, physiques et sexuées, les limites entre la vie et la mort, la réalité et la virtualité, Bigelow a fait exploser les genres cinématographiques. Son cinéma, voué aux cauchemars étasuniens, est tour à tour claustrophobe et libérateur, frontal et viscéral, entre fresque et spectacle, hyperréalisme et abstraction, intime et collectif.

  • Horror est un recueil de six nouvelles arpentant les territoires du thriller, du gothique, de l'ésotérisme, du monstrueux et de l'onirique. Le macabre règne, l'inattendu surgit, le mystère insiste.
    L'histoire d'ouverture se déroule dans la Galerie des Offices de Florence où les oeuvres exposées s'animent. Si « Rouge pourpre à la Bibliotheca Angelica » est un cauchemar dans le style de L'Oiseau au plumage de cristal, la « Villa Palagonia » constitue un étrange voyage à l'intérieur de la célèbre Villa dei Mostri, en Sicile. Dans « Le Secret de Merano » reviennent les atmosphères hantées de la trilogie des Mères. Une autre nouvelle suit Gilles de Rais, ses obsessions nécromantiques et ses horreurs commises sur les enfants. Et le recueil se clôt avec les monstres des îles de Singapour.

  • Ou celles qui ont dit : « Non ! » Mais « non » à quoi exactement, et, déjà, qui sont-elles ces guerrières, au nombre de vingt-sept ?
    D'Arletty à Mae West, en passant par Martine Beswick, Greta Garbo, Brigitte Lahaie, Marilyn Monroe, etc., elles étaient les actrices qui ne respectaient pas les convenances ou ne rentraient pas dans le moule. Celles qui défièrent l'Europe, Hollywood et leurs diktats. Toutes ces enjôleuses, scandaleuses, séductrices, provocatrices, ravagées, révoltées, agressives, insoumises, féministes, exhibitionnistes, bouffonnes, garçonnes, badines, libertines, activistes, anarchistes, battantes, marrantes, ou encore quelques sublimes icônes trop tôt disparues, mais pour autant toujours vivantes en nos mémoires. Vingt-sept stars hors norme en quête d'autonomie à tous prix.

  • Au cours des trente dernières années, Hayao Miyazaki aura progressivement donné à l'animation japonaise un retentissement mondial, autant par ses propres oeuvres (Porco Rosso, Mon voisin Totoro, Princesse Mononoké, Le Voyage de Chihiro...) qu'à la tête du studio Ghibli, qu'il aura contribué à fonder, fort aujourd'hui d'une réputation incontournable.
    C'est au gré du vent, qui parcourt son oeuvre depuis son premier film (Nausicäa de la Vallée du vent) jusqu'au dernier en date (Le vent se lève), que ce livre vagabonde parmi les thèmes du cinéaste, attentif surtout à ce qui fait la force de ses personnages. Toujours soucieux de commenter le réel par le biais du merveilleux le plus débridé, Miyazaki n'aura cessé en quelque sorte de l'augmenter, programme qui devrait être celui de toute oeuvre d'art.

  • La revue Tête-à-tête est dirigée par Anna Guilló, artiste et enseignant-chercheur en arts plastiques et sciences de l'art à Aix-Marseille Université. Elle est également présidente de l'association La Voix du regard qui a édité la revue du même nom pendant plus de 20 ans avec les actuels membres du comité de rédaction :
    Karim Charredib, Christèle Couleau, Camille Deltombe, Katrin Gattinger, Frédéric Leval et Jocelyn Maixent.

  • Voilà un état des lieux de la carrière japonaise de Sono Sion qui compte plus de quarante films réalisés.
    Alternant entretiens et analyses, Constant Voisin cerne de près le parcours personnel, les intentions et la fabrique transartistique d'un cinéaste né en 1961 à Aichi et entré de façon fracassante sur la scène internationale avec Suicide Club en 2001. Se lisant tel un roman dont le héros est un artiste subversif malmenant les tabous et obligations sociales du Japon, le livre offre une fresque dans laquelle le réalisateur poète nous conte son histoire hors normes mais aussi celle d'un pays dont il finit par chercher désespérément la sortie. Sono Sion revient notamment sur la violence sociale, les dysfonctionnements de la famille, les perversions sexuelles et déviances en tous genres.

  • Mai 1962. Les kiosques à journaux affichent la photo saisissante d'un loup-garou aux prises avec une voluptueuse jeune femme. En lettres noires et rouge sang brille pour la première fois un nom appelé à la postérité : Midi-Minuit Fantastique. Tout au long des années 1960, ces trois mots magiques résonnent comme la plus intense des promesses... Après deux volumes regroupant les numéros 1 à 11, salués par toute la presse comme une réalisation éditoriale majeure, voici venir le volume 3 de cette intégrale fantastique, préfacé par Edith Scob, réunissant les numéros 12 à 17. Il comporte aussi un DVD proposant plusieurs courts métrages, surtout l'indédit Dracula de Jean Boulet et Druillet.
    Manière de fêter comme il se doit la renaissance d'une revue devenue littéralement mythique.

  • Possession (1981) d'Andrzej Zulawski est un film tentaculaire et sans cesse régénéré, traversé par une actrice (Isabelle Adjani) en transe. L'ouvrage que lui consacre Jérôme d'Estais approche le mystère d'une oeuvre abstraite et physique devenue culte, en commençant par investir les lieux où elle vit le jour, à Berlin, en pénétrant dans son cosmos, gorgé de sens et de signes. Mais tout comme aucune vision ne l'a jamais asséché, aucune interprétation n'enlèvera jamais au film ni sa force, ni son mystère. Conscient qu'il a été pour son réalisateur son double autant qu'une exorcisation mise en images, cet essai est une tentative de dompter ce monstre magnifique devenu le nôtre, avec des images d'une intensité telle qu'elles continuent à bousculer notre théâtre intérieur.

    Sur commande
  • 2019 : les éditions Rouge Profond fêtent leurs 20 ans de parutions, et le 100e livre publié. Essentiellement des ouvrages sur le cinéma, dont la plupart sont devenus des textes de référence. Le soin apporté aux images et la qualité de la mise en page ont été souvent salués. Pour la publication du centième livre, c'est tout naturellement que Guy Astic, directeur des éditions, a demandé à cent contributeurs et contributrices (auteur.e.s de livres chez Rouge Profond, proches et ami.e.s) un texte d'une page sur le plan de cinéma de leur choix - reproduit en un, deux ou trois photogrammes. Les textes sont variés, allant de l'analyse filmique au poème, en passant par le fragment, la lettre, la citation... L'ensemble compose une anthologie d'exception voué à la richesse des cinémas du monde.

  • La réflexion cinéphilosophique sur la bioéthique est une évidence : chacun d'entre nous est spectateur, et chacun d'entre nous a été, est ou sera confronté dans sa vie aux biotechnologies pouvant transformer nos corps et nos vies. Les films évoqués dans ces pages montrent des êtres aux prises avec des manipulations génétiques, des greffes d'organes, des expériences sur la mort. Parfois, le réalisateur vise une forme de réalisme, et nous place dans des situations proches de celles vécues ou que nous pourrions vivre (Juno, Réparer les vivants, Mia madre, Amour, 21 grammes). Dans d'autres oeuvres, en lien avec le cinéma de genre, la réalité montrée s'apparente à un cauchemar, à des dérives menaçant l'intégrité humaine (Get Out, Le Jour des morts-vivants, Never Let Me Go, eXistenZ, X-Men...).

  • En Antarctique, un organisme mystérieux est découvert dans la glace par une équipe de scientifiques.
    Exhumée et réanimée, la Créature de The Thing de John Carpenter constitue une énigme pour le regard. Chacune de ses manifestations à l'écran la présente sous un jour différent, portant sa figuration à un excès qui met la description en défaut. L'impossibilité de saisir une forme stable de cette Chose porte le doute sur la nature de tout corps représenté à l'image, humain comme animal.
    Il faut alors délaisser la question du monstre au cinéma pour envisager celle du monstre de cinéma. Le film de Carpenter pousse ainsi à une réflexion traversant l'histoire de l'art, la littérature fantastique, l'esthétique et la philosophie de l'art, se renouvelant au contact de la biologie et de la physique.

  • Mercure insolent

    F.J. Ossang

    Manifeste, journal, méditation enragée, Mercure insolent mêle les deux passions de F.J. Ossang : l'écriture et le cinéma. A quoi bon les cinéastes ? demande l'écrivain cinéaste. Les films semblent aujourd'hui refuser toute dissemblance, toute singularité.
    L'industrie aura beau faire, il y aura toujours une voix pour nous renvoyer à ce paradoxe d'une nécessité libre, et ouvrir une brèche pour que s'y engouffre notre regard, loin de l'utile, de l'agréable, où il pourra se laisser happer par un paysage solaire ou un visage qui rayonne d'une lumière inexplicable. Pour Nicole Brenez, « si la poésie consume le langage au feu d'une nécessité vitale, chaque phrase de F.J. Ossang embrase une torche qu'attise chaque intervalle. déborde d'une énergie inouïe. »

  • Ce livre raccorde un chemin d'écriture sur le cinéma à une enfance et à un amour perdus, tous deux placés sous le signe des loups, de la mélancolie, des métamorphoses, des corps doubles. Les loups-garous ont accompagné l'auteur, sous une forme ou une autre, toute sa vie, surtout à travers de nombreux films (de George Waggner à John Landis ou Michael Mann, de Terence Fisher à Eugène Green, de Jacques Tourneur à Alain Resnais, Philippe Grandrieux, Apichatpong Weerasethakul, Éric Rohmer, Ridley Scott, et bien d'autres). Après L'Homme invisible de James Whale.
    Soties pour une terreur figurative (2015) et L'Étrange Créature du lac noir de Jack Arnold. Aubades pour une zoologie des images (2017), le dernier livre d'une trilogie fantastique inspirée par la Universal.

  • Trente épisodes auront suffi pour faire de twin peaks, série créée en 1990 par mark frost et david lynch, l'une des références majeures de la télévision.
    Au commencement : l'assassinat de la reine de beauté de la ville, laura palmer, dont l'existence s'avère plus sombre que les apparences ne le laissent supposer. l'agent dale cooper découvre l'envers du décor, les histoires secrètes des habitants, ces présences qui rôdent dans la forêt de ghostwood. son enquête s'inscrit dans un feuilleton creuset mêlant le soap opera, le fantastique, le paranormal, le film noir, le teen marie, le burlesque.
    Ce qui n'a pas manqué d'influencer x-files, buffy contre les vampires, six feet under, desperate housewives. sans être le seul artisan de twin peaks, david lynch y a imposé un style visuel et une tournure narrative singulière qui intensifient les mystères. il combine là continuité et plasticité, assume les tensions entre cinéma et télévision. devant cette oeuvre hybride, il nous faut ouvrir les perspectives à la mesure de laura palmer, corps éteint et figure incandescente qui, du petit au grand écran, ne se résout pas à mourir.
    Un mythe moderne a ainsi pris forme ni plus, ni moins.

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