L'harmattan

  • "Les nationalistes connaissent un grand essor en Europe. Il s'agit d'abord d'une réaction à la mondialisation et à ses ravages, dans un contexte d'absence d'alternative. D'où un rejet de la supranationalité, à laquelle on oppose un repli sur l'État-nation, synonyme de protectionnisme, xénophobie et même racisme. La critique des élites rime avec l'apologie d'un peuple abstrait. Le mépris de la démocratie débouche sur le culte du chef. À répéter que « nous ne sommes pas dans les années 1930 », on risque de sous-estimer le danger. Il y va de l'avenir de chaque État : niveau de vie, libertés et hostilité à l'immigration. Mais l'avenir de l'Union européenne est aussi en cause : si elle mérite d'être transformée, sa destruction constituerait une menace pour le continent."

  • "Cet ouvrage fait le constat, en ce début du XXIe siècle, qu'il existe de nombreuses raisons de s'inquiéter pour l'avenir des générations futures. Toutes convergent vers la conclusion que notre façon d'habiter la planète doit être repensée faute de conduire l'humanité dans une impasse. Dans un même esprit transdisciplinaire que le premier, ce volume rassemble une grande diversité de faits récents qui dans des domaines très divers (scientifique, technologique, économique, politique et culturel) concourent à apporter des réponses à nos inquiétudes. Ils témoignent, en effet, d'une transition écologique, économique et sociale déjà en cours vers un autre monde possible. Pour bâtir ce monde nouveau, les nouvelles générations ont besoin à la fois de lucidité et d'espoir."

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  • "Cet ouvrage est en décalage avec le discours ambiant. Une forme de saillie dans l'air du temps provoquant un inconfort pour le lecteur. Il pose de nombreuses questions, nous poussant à réfléchir, que l'on soit d'accord ou pas avec le point de vue engagé qui y est exposé. Supercherie, tromperie, escroquerie, chacun pourra se faire son opinion. Le regard d'un psychanalyste sur ce sujet d'actualité peut être surprenant, mais son approche est décapée par l'écoute de la souffrance des patients. Dans un effet de caisse de résonance et de dévoilement, il distingue les enjeux formels du télétravail des enjeux véritables, en redonnant au travail sa pleine dimension politique."

  • "En ce début de 21e siècle, malgré les catastrophes écologiques annoncées, aucun changement majeur de nos politiques ou de nos sociétés n'a été mis en place. Nous semblons incapables de prendre en compte ce que les scientifiques ne cessent de nous répéter depuis cinquante ans. Cette inertie s'explique par l'absence de solutions. Car il y a des alternatives. Cette passivité repose en réalité sur notre conception du monde. Depuis l'avènement de la science moderne, nous percevons notre environnement comme un support inerte, taillable et corvéable à merci. Notre modèle nie la réalité. Reprendre conscience du monde dans lequel nous vivons est l'enjeu majeur de ce siècle. Il est temps d'apprendre à vivre sur terre."

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  • Le mal-être post-moderne se définit par la fracture entre liberté et sécurité : comment avoir une liberté sans limites et une sécurité absolue lorsque la seconde s'obtient en bridant la première ? Comprendre les différentes formes de sécurité, en retracer l'histoire, le présent et l'avenir, tel est le but de ce livre qui entrevoit, après le cancer sécuritaire qui nous étreint, un possible retour vers la vraie liberté et la sécurité : celle de l'âme et de l'esprit.

  • Depuis 2007, les Etats-Unis et l'Europe sont entrés dans une crise majeure prolongée.
    Leurs dirigeants en reconnaissent la gravité mais en ignorent largement la nature profonde. La suppression des protections douanières, lancée avec un dogmatisme absolu et maintenue en dépit de l'énorme sous-évaluation du yuan, a produit un déséquilibre extrême des échanges internationaux. Entre 2000 et 2007, pour maintenir la croissance en dépit de déficits commerciaux devenus énormes, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l'Europe du Sud se sont vus contraints de pratiquer des politiques économiques très aventureuses dont la crise en cours est le résultat.
    La Chine refusant toujours de réévaluer le yuan, les déficits commerciaux occidentaux ne se résorbent pas, la crise se prolonge. La superpuissance capitaliste et totalitaire qu'est devenue la Chine mène une stratégie conquérante pour ravir l'hégémonie mondiale aux Etats-Unis : cette stratégie se manifeste sur tous les fronts (économique, financier, militaire, diplomatique, culturel, etc.) ; son dispositif central étant monétaire, elle constitue un " impérialisme économique ".
    Face à l'agression de la Chine, les pays développés doivent se mobiliser et se tenir prêts, s'il le faut, à quitter l'OMC pour fonder une OMC bis avec les pays qui rejettent l'attitude de la Chine.

  • Depuis quelques décennies, Marseille et son aire métropolitaine sont entrées dans un intense processus de changement. Mais l'heure est cependant venue pour elle d'envisager un autre mode de développement. Son paysage institutionnel est en pleine recomposition et elle connaît parallèlement un essor culturel sans précédent.Cet ouvrage dresse un état complet de ces transformations, il en évalue la portée et les limites, avec en filigrane, une interrogation sur les processus de métropolisation dans le contexte français.

  • « L'origine des États se perd dans un mythe auquel on doit croire et qu'on ne doit pas discuter », écrivait Marx en 1848. En rapportant l'invention de la civilisation à la création des États il y a plus de 5000 ans avant J.-C., à Uruk, Du pillage au don aide à comprendre dans quel temps nous vivons.

  • "Les sens façonnent notre perception, intime et collective, de l'espace urbain. Celui-ci reflète-t-il à son tour les aspirations, les attentes, les émotions des citoyens, des usagers ? L'aménagement ou la gestion contribuent-ils à l'émotion positive, l'urbanité, la confiance, la joie de la vi(ll)e ? Trop souvent, l'urbanisme dit moderne a ignoré le lien avec les sens, la vie collective, la mémoire du temps, la nature, et ce, au profit du calcul et du « tout immédiat ». Or, la ville n'est pas que mathématique à l'heure de l'intelligence artificielle ou de la « smartisation ». Bien d'autres champs impactent la ville et se déploient à travers de nouvelles approches. Ces thèmes sont traités ici par des praticiens provenant de divers coins d'Europe ainsi qu'à l'échelle de différents pays."

  • Si le capitalisme est condamné parce qu'il atteint ses limites, il est nécessaire d'accélérer sa disparition, car le mouvement d'émancipation est le gage de la réussite future et de l'instauration d'une démocratie qui ne soit pas uniquement formelle. Demain la démocratie... mais après le capitalisme.

  • "Nous vivons une époque marquée par la prise de conscience que l'évolution du monde risque de conduire l'humanité dans une impasse. L'urgence du dérèglement climatique et ses graves conséquences ne sont pas la seule source d'inquiétude. L'épuisement des ressources et les pollutions de notre environnement en sont d'autres. Cet ouvrage s'efforce d'en faire le constat, dans une vision globale transdisciplinaire. L'analyse remet en question le mythe d'une croissance dans le cadre d'un monde fini et conduit à une remise en question des fondements d'une économie mondialisée néolibérale. Pour la première fois de l'histoire, il semble que l'humanité doive affronter un défi collectif dont l'enjeu est sa survie."

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  • "L'auteur donne la parole, à Courbet, Camille Claudel, Van Gogh, Dali ... éclairant la complexité d'Emmanuel Macron. Nous apprenons beaucoup sur une double vie intérieure exposée dans sa relation de couple, sur la transgression pour être, sur une originalité qui peut confiner au dandysme, sur sa séduction et son empathie, sur sa solitude et la succession de ses amitiés jetables. Pas seulement jupitérien, il est aussi dionysiaque, tel qu'il apparaît dans les soirées Van Gogh au ministère de l'Economie et des Finances ou dans le vestiaire des Bleus."

  • "S'appuyant sur l'étude statistique du comportement de 100 villes de 20 000 à 50 000 habitants entre 1970 et 2020 pour établir une typologie inédite des villes moyennes, cet ouvrage éclaire particulièrement les postures de déclin dont il propose une nouvelle lecture à l'aune d'une histoire revisitée de l'aménagement du territoire. Entre déni et non-dit, il puise aux sources du discours politique, de l'esthétique romantique et du fonctionnalisme utilitariste les éléments d'explication d'une fracture territoriale et sociale annoncée depuis un siècle et demi entre la France du vide et celle du trop-plein. Dans une approche qui rétablit la philosophie au cour de la pensée, il se démarque des nombreux ouvrages attachés aux effets pour décrire les causes et mesurer l'écart entre les valeurs révolutionnaires qui ont forgé les républiques, et leur mise en pratique à l'aube du IIIe millénaire. Ce que montre ce livre qui invite au débat véritable, c'est le hiatus entre une conception ancrée et productive du monde et un projet global où le vide esthétique et technique devient une fonction corrélative du plein."

  • "« Désolé, c'est dans ma culture ». Cette phrase, tous les professionnels en contact avec le public l'ont entendue. Que répondre ? Solitaire et coincé entre les injonctions de son institution universaliste et son engagement personnel, chaque professionnel bricole. Car ce sujet ne se parle pas. Or, pour interagir, il est nécessaire de comprendre tout ce qui se joue derrière ces mots, tant du côté des usagers que de celui des professionnels. De part et d'autre, identifier quels sous-entendus pseudoscientifiques, historiques, coloniaux, sont mobilisés et quels refoulés et stéréotypes sont convoqués. Afin d'éviter les violences symboliques et physiques, il s'agit de revisiter les relations institutions-usagers en mobilisant la notion de « situation d'altérité »."

  • "Les Gilets jaunes ont raison ! Ce sont eux qui sont dans la rationalité et les soi-disant élites qui sont incompétentes, contrairement à ce qu'elles pensent d'une « jacquerie » irrationnelle. Passant en revue l'action publique, l'aménagement du territoire, les questions monétaires, de l'éducation à la santé, cet ouvrage montre au contraire que les affaires de la France sont très mal conduites et que les Gilets jaunes ont raison de contester les gouvernants. Un témoignage d'autant plus précieux que l'auteur, ancien élève de l'ENA, se trouve bien placé pour dénoncer cette incompétence. Il esquisse les lignes d'un programme de gouvernement propre à satisfaire les aspirations des Gilets jaunes."

  • Pour expliquer certains problèmes de relations internationales, il est utile d'étudier la diplomatie en tant que phénomène social. Ce travail définit et décrit la diplomatie de l'arrogance en étudiant le cas des relations entre la Russie et les pays baltes. Elle se manifeste dans un contexte d'inégalité objective entre les États, renforcé par la certitude subjective de la supériorité du sien. Elle se manifeste alors par un agenda et des thèmes diplomatiques imposés par la partie forte, pour démontrer sa puissance et se construire une image valorisante au détriment de l'autre.

  • "Si l on connait depuis longtemps la dimension centrale de la marchandisation dans le développement de la plupart des civilisations, on ne supposait pas qu en quelques décennie elle impacterait avec autant de force la société, la santé et l environnement. À l heure de la mondialisation, la possibilité de s émanciper, de se soigner ou de préserver la nature, est de plus en plus compromise par les dégâts de l actuelle révolution culturelle techno-économique libérale. Sauf à travailler, comme le propose l auteur, à l émergence d une nouvelle éthique, d une contre-culture et d une autre Révolution."

  • L'auteur analyse les causes du pessimisme collectif contemporain des Français pour leur avenir. Il démontre que le chômage de masse apparu en 1975, a ruiné l'héritage de la République et mis à mal deux valeurs communes qui fondaient la cohésion sociale: le Travail et l'Egalité. Pour reprendre confiance il faut renouer avec les valeurs républicaines, s'engager dans le développement durable en faisant plus avec moins et faire mieux autrement.

  • De nos jours, la négociation et la concertation occupent une place importante dans l'espace social, économique et politique tant à l'échelle globale que locale. Ce livre présente une étude des dynamiques de concertation à partir d'un cadre d'analyse bâti par l'auteur autour du concept de dispositif, sur la base d'une recherche bibliographique approfondie dans différents champs disciplinaires. Ce cadre d'analyse est ensuite appliqué à des politiques agri-environnementales en France, en particulier en Corse.

  • Cet ouvrage retrace l'histoire de l'utopie qui, au XIXe siècle, donne naissance au socialisme, et décrit les principales expériences qui ont été menées en son nom. Les expériences socialistes limitées comme celle des Acadiens ont disparu rapidement, les plus grandes ont engendré des dictatures qui se sont effondrées comme en URSS ou qui ont renoncé au socialisme comme en Chine. Il montre enfin comment le socialisme d'aujourd'hui s'adapte aux réalités et rejette les utopies qui l'ont fait naître.

  • Cet ouvrage ébauche l'architecture d'un nouvel édifice démocratique élargi dont un espace conséquent sera réservé à la mouvance citoyenne organisée. L'auteur souhaite ainsi initier un débat le plus large possible sur l'engagement citoyen, les pôles de compétences et les contre-forces qui en émergent face aux grandes rentes non soutenables destructrices partout dans le monde de nos moyens d'existence et de nos espaces de liberté.

  • Des données factuelles tendent à prouver que l'on a atteint les limites du type de croissance que nous connaissons. Existe-t-il alors d'autres types de croissance, développement durable, capitalisme vert, solutions technologiques conciliables avec les exigences économiques et les contraintes d'un monde fini ? Nos capacités productives permettraient-elles la suffisance de la terre ? Et, si notre société est capable d'atteindre la suffisance, pourquoi ne la met-elle pas en pratique ?

  • A travers des situations authentiques très diversifiées, cet essai nous révèle le gouffre qui se cache derrière ces mots tristement célèbres : chômage, sous-emploi, emploi précaire. Il nous fait vivre le parcours difficile de ceux que notre économie laisse au bord du chemin et pointe les dysfonctionnements de Pôle emploi, son manque chronique de moyen et de formation, sa scandaleuse politique de radiation.

  • Le prix à payer aujourd'hui, à cause du développement des civilisations, est un environnement dégradé, marqué principalement par le changement climatique et la montée des eaux. Les politiques nationales, aidées par les organisations internationales, ne sont pas à la mesure des migrations et des catastrophes annoncées, qui franchissent les frontières. En parallèle au statut de réfugié politique, il faudrait créer un statut de réfugié climatique, pour que ce migrant retrouve du bien-être et s'intègre au nouvel environnement qui a permis son arrivée.

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