Fabien Sinnett

  • Peu importe l'époque, l'alcool est présent dans nos sociétés. En Gaspésie, on en retrouve des traces il y a fort longtemps. C'est pourquoi le numéro de décembre-mars « Histoires enivrantes » du Magazine Gaspésie est consacré à ce sujet. Des « bootleggers » aux différentes facettes de la contrebande en passant par les liens entre l'histoire du rhum et le commerce de la morue ou l'époque où l'alcool doit être commandé par la poste, ce numéro révèle certaines informations rarement dévoilées ou publiées. Voyez également comment le clergé réagit devant l'ivrognerie, plus particulièrement dans la Baie-des-Chaleurs, et comment Métis applique la tempérance jusque dans les hôtels. En prime : une nouvelle littéraire originale et deux recettes de « bagosse » sont proposées. Dans les chroniques, rencontrez le dévouement d'Alexandre Cyr, la bonté du père Watier, celle de Camille-Eugène Pouliot, le courage d'Angela Boulay et le parcours militaire de Russell Miller.

  • Pendant longtemps, les Gaspésiens ont dû compter sur leurs propres moyens pour confectionner leurs vêtements. Les habits, plus fonctionnels qu'esthétiques, passent d'un enfant à un autre jusqu'à ce qu'ils soient recyclés dans la confection d'une courtepointe ou d'un tapis. Quelle place le vêtement a-t-il occupé dans l'histoire de la péninsule? Magazine Gaspésie dresse le portrait de la tradition vestimentaire gaspésienne en s'intéressant à celle des pêcheurs et des religieuses ainsi qu'aux métiers du vêtement et des artisans ayant marqué leur profession. À lire, notamment, le parcours du Syrien Michel Abdelnour, propriétaire d'un magasin général de Chandler, l'histoire de tante "Bake", une chapelière avant-gardiste de Cap-Espoir et l'itinéraire impressionnant de la jeune designer de mode Marie Geneviève Cyr, originaire de Carleton-sur-Mer, aujourd'hui enseignante et adjointe à la direction du programme BFA Design à la Parsons School For Design à New York.

  • D'où remonte la tradition du hockey dans la péninsule gaspésienne et qu'elle en a été l'évolution? À Gaspé, on fait mention de parties qui se tiennent sur la baie dès les années 1890. Ce numéro nous transporte à cette époque où des patinoires étaient improvisées sur des marres d'eau gelée et où l'on utilisait du crottin de cheval gelé comme rondelles et des catalogues comme jambières aux gardiens. Au quatre coin de la Gaspésie, chaque village avait ses patinoires, ses équipes de hockey ainsi que ses « glorieux ». Tant chez les joueurs que chez les partisans, le hockey est devenu au fil des ans une véritable passion et, avec la venue des arénas, le sport s'organisera et se développera afin de permettre à plusieurs Gaspésiens d'atteindre les rangs des professionnels. Ce dossier consacré à la fièvre du hockey accompagne l'exposition « Nos glorieux Gaspésiens » du Musée de la Gaspésie.

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