Gilbert Collard


  • Un coup de gueule en bonne et due forme à l'encontre du système judiciaire français

    Quand la justice va mal, c'est que la société dans son ensemble va très mal. Sans langue de bois, Maître Collard dresse un tableau inquiétant et objectif de la

  • « Ici-bas, tout le monde admet plus ou moins de se reconnaître capable d'erreur, mais pas la justice ; tout le bas étage du monde, la vile population des savants, des chercheurs, des médecins, des avocats, des journalistes, j'en passe, peut se tromper, se trompe, mais pas le juge. Un signe statistique, voire clinique, de cette perfection judiciaire théorique se voit dans la rareté des procès en révision qui aboutissent. On a l'impression que jamais l'erreur n'existe, puisqu'il n'y a jamais lieu de la reconnaître. Et pourtant que d'erreurs la justice commet... L'histoire des grands procès criminels, transportée dans le savoir moderne, montre l'approximation des prétendues certitudes judiciaires. Les vérités solennelles d'hier apparaissent aujourd'hui comme des erreurs. » Ainsi s'exprime Maître Gilbert Collard, le bouillonnant avocat marseillais qui, avec une liberté de ton époustouflante, reprend huit des plus grandes affaires judicaires du passé (Landru, Petiot, Lafarge, Bougrat, Peytel, Léotade, Gouffé, La Roncière). Quand la rigueur de l'historien, collaborateur régulier d'Historia, se conjugue avec la passion du grand avocat.

  • Convaincre un auditoire, cela ne s'improvise pas. Le trac, le manque d'habitude, la difficulté à dompter son émotion, et à organiser sa pensée, sont autant d'embûches sur la route du bien-parler. Or, la capacité à s'exprimer clairement est déterminante, dans la vie professionnelle, comme ailleurs. Mais comment vaincre le trac ? Comment donner vie à ses paroles ? Comment trouver le mot juste ? Comment bâtir une argumentation ? Quelles sont les erreurs à éviter ? Autant d'interrogations, auxquelles chacun est confronté au moment de prendre la parole. Pour y répondre, un seul secret : le travail et l'entraînement. Brillant orateur, formé à l'école classique de la rhétorique, Gilbert Collard rassemble, en une méthode moderne, les secrets de fabrication du discours, les recettes de cuisine oratoire et les savoir-faire nécessaires pour devenir un bon artisan de la parole. À quoi sert d'avoir des idées, si on ne sait pas les exprimer ? demandait Épictète le stoïcien. Travail sur la respiration et sur la voix ; exercices d'articulation ; expression d'une émotion ; recherche de la meilleure formulation ; mise en ordre des arguments : l'auteur déploie tout un arsenal de techniques et d'astuces, qui constituent une véritable stratégie de l'art oratoire, à la portée de tous.

  • Freud disait que, si l'on cède sur les mots, on finit par céder sur les choses. Depuis des années, la société française flotte, sans s'en rendre compte, sur un bassin sémantique qui contraint chacun - ou presque - à porter autour de la taille la même bouée du conformisme langagier.Cette paralysie idéologique du langage frappe notre démocratie. Nous sommes dans un univers construit par des mots le plus souvent issus d'un vocabulaire politiquement correct de gauche. Or, imposer ses mots, c'est imposer ses idées ; c'est ainsi qu'un clandestin n'est pas un clandestin mais un " sans-papier ". Ce poids des mots fait plier dans les têtes la vérité et la réalité, lesquelles sont pourtant intangibles : un homme de ménage cesse-t-il d'être un homme de ménage parce qu'on l'appelle " technicien de surface " ? Une cité de banlieue d'être une cité de banlieue parce qu'on l'appelle " quartier " ? Derrière les mots, le vide des mots, forteresse vide.Ce dictionnaire s'attache à recenser et décrypter avec humour ces mots dont le véritable objet est d'imposer une bien-pensance qui piège les citoyens et les empêche de penser. Aux mots couchés, ce livre crie : " Debout les mots ! "

  • Victime de la terreur d'État orchestrée par le régime communiste de Pékin, le peuple tibétain, bouddhiste et non-violent est, depuis un demi-siècle, plongé dans l'horreur. Monastères rasés, transferts de population, répression sanglante, désastre écologique : dans l'indifférence des nations, la Chine étrangle le Toit du Monde et bafoue les droits de ses habitants. La civilisation tibétaine est en danger de mort. En 1959, le Dalaï-Lama dut fuir vers l'Inde. À Dharamsala, où il établit son gouvernement en exil, un combat s'est engagé, par l'éducation et la transmission de la culture, contre cette mort programmée. Le chef spirituel et temporel du Tibet n'a jamais pu retourner dans son pays. Cependant, celui pour qui le seul vrai garant de la paix est en soi, ne cesse d'adresser au monde un message de tolérance et de compassion. Menée à partir de rencontres avec le Dalaï-Lama, son entourage et des réfugiés tibétains, cette enquête mêle de bouleversants témoignages à la réflexion historique et philosophique. Ces paroles d'hommes et de femmes, révèlent que la puissance de l'esprit est une forme essentielle de résistance à la barbarie. Enrichi de nombreuses photos inédites, ce document sans concession, pose la question cruciale de l'avenir du peuple tibétain, et lance un appel au monde occidental. Au risque d'ébranler nos consciences tranquilles. les auteurs s'interrogent sur le double langage en matière de droits de l'homme en Chine et au Tibet, Un plaidoyer à lire de toute urgence !

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