Jean-Daniel Baltassat

  • Le roman historique d'une femme déguisée en homme, qui connut un destin héroïque et guerrier au service de la Pologne insurgée contre l'occupant russe. Née en 1839 à Colmar, elle fut élevée par son père, ex-soldat de l'armée de Napoléon. Préceptrice des enfants d'une comtesse polonaise, elle se trouva mêlé aux émeutes et devint célèbre sous le nom du lieutenant Michaël Ponury.


  • Empruntant avec brio au genre épistolaire du XVIIIe tout autant qu'au langage contemporain, entrelaçant époques et personnages, L'Almanach des vertiges questionne le sens et la fonction de la création artistique.

    PRAGUE, automne 1787.
    Casanova, parvenu au seuil de la vieillesse, éblouit les salons et commence l'édition de ses Mémoires. Au même instant, Mozart achève la création de Don Giovanni. Hanté par la mort et la désaffection des Viennois envers sa musique, il transforme l'opéra-bouffe en drame de la faute et de la rédemption. Casanova est ulcéré par cette vision noire du mythe de Don Juan.
    PRAGUE, automne 2006, année Mozart.
    Venue passer une semaine d'amour à Prague, Juliette est aussitôt délaissée par son nouvel amant, Franz. L'apaisement et la réconciliation avec elle-même lui viendront d'Angus, un curieux personnage qui semble si bien connaître les détails de l'affrontement entre Casanova et Mozart qu'on pourrait croire qu'il l'a vécu. L'anecdote de la rencontre de Casanova et Mozart a excité, depuis l'origine, l'imagination des historiens et des romanciers.

  • Tlapallán, quelque part en Amérique centrale, entre jungle et océan. Tlapallán - souvenez-vous -, dans la mythologie indienne, c'est le lieu où mourait Quetzalcoatl, le dieu-serpent à la peau blanche. Tlapallán, la ville où se joue aujourd'hui le destin de trois hommes et d'une femme. Il y a George-Luis Conors, un ingénieur anglais, travaillant sur les plates-formes pétrolières installées au large de la petite cité. Il y a Jesus Cruz, alias Julián Martinez, une étrange figure de poète subversif, recherché et pourchassé par la police politique de la junte militaire. Il y a Jean dit l'Albinos. À la recherche des racines profondes de son peuple, cet Indien à moitié clochard joue le rôle du bouffonshakespearien, celui qui dit la vérité. Mais il incarne aussi l'image révolutionnaire d'un Quetzalcoalt ressuscité. Enfin, il y a Josepha, la femme, une métisse, star du bordel local, et qui va servir de détonateur à toute l'histoire, provoquer haines et passions, espoirs et insurrections.


  • Pour nous faire sourire, nous hérisser et nous faire réfléchir, Michel Jeury et Jean-Daniel Baltassat proposent le fruit de leur enquête dans les archives de l'école.

    Un fils d'instituteur et un ancien instituteur, tous deux romanciers, se sont rencontrés un jour dans les Cévennes. Ils se sont raconté des histoires d'école, et ils ont évoqué cette morale d'autrefois, cette formidable morale laïque et civique qui a sauvé la République et pour ainsi dire construit la France où nous vivons.
    Dès son origine, l'école laïque et républicaine affiche fièrement sa volonté de former de " bons citoyens ". L'éducation civique y pourvoit avec parfois une intransigeance stupéfiante. Mais sait-on seulement ce qu'elle a été, et comment et à quel prix elle fut efficace ?
    Au fil des chapitres, Michel Jeury et Jean-Daniel Baltassat nous offrent un large choix d'extraits qui nous laisseront tantôt hilares, tantôt incrédules, et quelquefois, aussi, sauront nous émouvoir... Leur commentaire inspire toutefois une certitude : la morale est fille du temps.
    " Pourquoi les méchants sont-ils malheureux ? Et pourquoi l'homme bon est-il heureux ? " Si les " hussards " de la République ont échoué à nous convaincre qu'ils détenaient les réponses à ces questions, peut-être leurs errements nous aideront-ils à mieux imaginer ce que l'école, aujourd'hui, peut encore tenter pour former de " bons citoyens ".

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