Olivier Dard

  • Charles Maurras. Un nom qui sent le soufre et dont l'évocation suscite des murmures désaprobateurs. Il faut dire que Maurras incarne parfaitement à travers ses écrits et la création de l'Action française (la ligue et le journal) la droite nationaliste, xénophobe et anti-républicaine. Monarchiste, il est aussi le fer de lance de l'antidreyfusisme et de la défense du maréchal Pétain.Dans cette biographie, l'auteur révèle, au-delà de la figure de l'homme et de l'oeuvre, tous les réseaux et les influences qui, en France ou à l'étranger, se rattachent au "maître de Martigues". Il montre, de manière définitive, que Maurras est bien ce "contemporain capital" dont le parcours est essentiel pour comprendre le premier XXe siècle.

  • Charles Maurras

    Olivier Dard

    Charles Maurras représente la figure centrale de l´histoire du nationalisme français.Cette biographie permet d´explorer l´histoire de l´extrême-droite à partir de l´affaire Dreyfus dans laquelle Maurras a joué un rôle-clé, et, au-delà de la France, d´éclairer la référence fondamentale qu´il représente pour de nombreux intellectuels et mouvements politiques du premier 20e siècle dont on ne parle pratiquement jamais.Elle explore également la raison pour laquelle Maurras a été une référence fondamentale pour de nombreux intellectuels et partis politiques.Olivier Dard est professeur d´histoire contemporaine à l´université Paul Verlaine (Metz).

  • Du fait de ses fonctions de rédacteur en chef du journal Le Soir dit « volé » entre 1940 et 1943, Raymond de Becker (1912-1969) est inscrit dans la mémoire collective comme un des chefs de file de la collaboration intellectuelle belge. Ce moment de son itinéraire ne rend toutefois pas compte de l'ensemble du parcours intellectuel, religieux et politique de l'auteur du Livre des Vivants et des Morts (1942). Polémiste redoutable, de Becker s'imposa rapidement comme un des intellectuels les plus en vue de sa génération, à tout le moins dans les milieux catholiques, européistes et « non conformistes ». L'ami d'Henry Bauchau et d'Hergé, mais aussi de Jacques Maritain et d'Emmanuel Mounier, entendait, à l'instar de toute une ggénération traumatisée par la Grande Guerre et par ses conséquences, rénover les cadres d'une société jugée sclérosée par la démocratie parlementaire, le libéralisme et le capitalisme. Après avoir hésité entre contemplation et action, il prit distance avec le catholicisme et s'engagea dans des voies plus politiques. Son intérêt croissant pour les sujets liés à l'unité et à la paix du continent européen alla de pair avec une fascination pour les nouveaux régimes totalitaires, à commencer par celui de l'Allemagne. Incarcéré à la Libération jusqu'en février 1951, de Becker fut contraint de s'exiler, choisit Lausanne puis Paris. Aux côtés de Raymond Abellio ou de l'équipe de Planète de Louis Pauwels, il poursuivit une activité d'essayiste et de journaliste autour de thèmes comme le cinéma, l'homosexualité, la psychanalyse, le paranormal ou les philosophies orientales.

  • Entre les XIIe et XIIIe siècles, l'architecture gothique se répand dans toute l'Europe et entre en contact avec les traditions constructives locales. La réception de modèles existants et l'invention de nouvelles expressions artistiques se conjuguent alors pour donner naissance à des oeuvres inédites, créées dans des contextes historiques, géographiques et culturels différents par rapport au milieu français d'origine.
    Les travaux rassemblés dans ce volume étudient l'impact de ce phénomène au niveau européen. Après avoir examiné le rôle des cathédrales et des abbatiales dans la propagation de l'Opus Francigenum en France et en Italie, dans le Latium méridional, l'ouvrage analyse la persistance du gothique durant la Première Renaissance à travers les exemples de Pérouse et Poitiers, avant de s'achever sur un panorama de grandes restaurations à l'époque contemporaine.
    Impliquant une nouvelle génération de chercheurs, ce livre s'attache à ouvrir un dialogue interdisciplinaire. L'architecture se révèle être un véritable espace de rencontre d'idées, d'expérimentations méthodologiques et de nouvelles approches scientifiques, qui n'attendent finalement qu'une indispensable confrontation internationale.
    Avec des contributions d'Émilie Alexandre, Camilla Cannoni, Camilla Ceccotti, Mathias Dupuis, Emanuele Gallotta, Rafael-Florian Helfenstein, Didier Kreczman et Giuliana Mosca.

  • Issu d'un colloque organisé avec le soutien de la Maison des sciences de l'homme de Lorraine les 18 et 19 février 2010 à l'université Paul Verlaine-Metz, ce volume s'inscrit dans une série de publications relatives à l'histoire de l'Action française et de ses réceptions. Les 11 contributions qu'il réunit et qui ont été rédigées par des chercheurs français et étrangers permettent de revenir sur l'itinéraire d'une figure singulière qui symbolise tout à la fois l'histoire du maurrassisme, du fascisme français et des relèves de l'entre-deux-guerres et qui est mort en déportation. Non content de s'attacher aux éléments controversés de l'itinéraire de Georges Valois, ce volume aborde pour la première fois la question de son influence et de ses réceptions à l'étranger en étudiant spécifiquement la portée de ces dernières en Belgique, en Espagne et en Italie.

  • Issu d'un atelier organisé avec le soutien de la Maison des Sciences de l'homme de Lorraine les 30 et 31 mars 2011 à l'Université Paul Verlaine-Metz, ce volume s'inscrit dans une série de publications déjà parues dans la collection « convergences » et consacrées à des figures majeures de l'histoire des droites radicales françaises envisagées sous l'angle de leurs relations à l'étranger (Charles Maurras, Jacques Bainville, Georges Valois et Maurice Barrès). Les dix chercheurs français et étrangers réunis dans ce volume traitent pour la première fois du corporatisme dans l'aire francophone (France, Belgique, Canada, Suisse) sous l'angle du comparatisme et des transferts politiques et culturels, prolongeant ainsi des recherches sur le corporatisme dans l'aire latine. Au plan chronologique, si l'ouvrage s'attache à la première moitié du vingtième siècle qui est la période phare du corporatisme, il traite aussi de l'après 1945 et de son déclin prenant ainsi au mot le titre de l'ouvrage célèbre de Mihaïl Manoïlesco, Le siècle du corporatisme paru en 1936.

  • Après avoir abordé les droites radicales européennes et américaines contemporaines via leurs doctrinaires, vulgarisateurs et passeurs, analysé l'internationalisation de leurs supports et de leurs vecteurs, puis le caractère fédérateur d'un certain nombre de références et de thèmes, le quatrième et dernier volume du projet de recherche IDREA (Internationalisation des droites radicales Europe/Amériques) examine ces dernières sous l'angle des organisations, mouvements ou partis au 20e siècle comme au début du 21e et d'une réflexion sur la notion d' « internationale noire ». Réunissant une dizaine de chercheurs français, européens, comme américains du Nord et du Sud, issus de différentes disciplines, l'ouvrage s'attache au cas de mouvements français comme l'Action française, le Mouvement Nationaliste du Progrès devenu Rassemblement Européen de la Liberté et le Front national. La seconde partie du volume est consacrée aux circulations et réemplois, envisagés dans un espace euro-Atlantique (droites radicales espagnole et argentine, Parti de l'Unité nationale du Canada d'Adrien Arcand, Wulfing Kindred états-unienne) et proprement européen (Jeune Europe, Groupes identitaires portugais).

  • Après avoir abordé les droites radicales européennes et américaines au vingtième siècle sous l'angle des doctrinaires, des vulgarisateurs et des passeurs puis analysé l'internationalisation de leurs supports et de leurs vecteurs, l'objet de ce troisième volume du projet de recherche IDREA (Internationalisation des droites radicales - Europe/Amériques) a été d'étudier le caractère fédérateur d'un certain nombre de références et de thèmes. Réunissant une douzaine de chercheurs français, européens, comme américains du Nord et du Sud, issus de différentes disciplines, l'ouvrage s'attache à privilégier la mise en exergue de références et de thèmes transversaux au sein des droites radicales européennes et américaines depuis les lendemains du second conflit mondial. Cinq entrées sont proposées : Figures de chefs, Mémoire(s) et histoire(s) des régimes et des combats perdus, Antisémitisme et anticapitalisme, Conservatisme, radicalités et anticommunisme, L'Occident en questions.

  • Ce volume est le second d'un programme de recherche soutenu par la MSH-Lorraine et intitulé IDREA (Internationalisation des droites radicales Europe/Amériques). Il prolonge un premier ouvrage publié en 2012 dans la collection «Convergences» et intitulé Doctrinaires, passeurs et vulgarisateurs des droites radicales (Europe/Amériques). Le volume est issu d'un atelier organisé à Metz les 24 et 25 octobre 2012 sous l'égide de la MSH-Lorraine et dans le cadre de l'axe 4 «Mémoire et culture». Il a réuni 10 chercheurs français et étrangers issus de différentes disciplines. Dans une approche centrée sur les transferts culturels et politiques, le pari a été fait de ne pas seulement présenter des supports et vecteurs variés, périodiques, maisons ou sites internet mais de mettre l'accent sur les transversalités repérables dans des processus de circulations, de constitution de réseaux et plus largement d'internationalisation des droites radicales des deux côtés de l'Atlantique.

  • Le nationalisme européen a souvent été interprété comme la principale source de l'avènement des dictatures et en particulier des fascismes. Le retour actuel sur la scène politique d'un certain attachement à la nation, allant jusqu'à l'expression même de mouvements radicaux à caractère xénophobe ou raciste, est-il le signe annonciateur du retour des dictatures au coeur de l'Europe ?
    C'est dans le but de répondre à cette question que les auteurs de cette recherche collective ont entrepris de revisiter le nationalisme européen des années 1900 jusqu'aux lendemains de la Première Guerre mondiale en l'interrogeant non plus par rapport à la naissance des futurs régimes, mais en le considérant dans sa singularité, à un moment critique de l'histoire de l'Europe, le passage à la société de masse.
    Que signifie concrètement être nationaliste, en France, en Allemagne, en Italie, en Espagne, au Portugal, en Belgique, en Suisse ou encore en Pologne durant cette période critique ? Pour tenter de répondre à cette question, un des objectifs majeurs de ce livre est de privilégier l'étude des éléments constitutifs de « l'être nationaliste » : le registre du rapport au monde (sensibilité, culte du moi, dimension occupée par l'esthétique), mais aussi, les échanges entre diverses nations, la diversité des itinéraires, sans omettre la part dévolue à l'action politique au moment même où la guerre apparaît pour tous comme la grande épreuve de vérité.

  • Qu'est-ce que le populisme ? D'où vient-il ? Quels sont ses théoriciens ? Que signifie la vague planétaire qui l'incarne ? En 260 notices et entrées et une centaine de contributeurs internationaux, la somme qui manquait sur la question.
    Eu égard aux polémiques qui l'accompagnent et à son omniprésence dans l'espace public, il faut prendre au sérieux la question populiste.
    Mais qu'est-ce que le
    populisme ? Depuis un demisiècle, les auteurs butent sur une définition. Sans doute parce que la réalité renvoie moins à
    un populisme qu'à
    des populismes. D'où le choix assumé du
    pluriel pour rendre compte de la richesse, de l'épaisseur et de la diversité du phénomène : un choix qui explique aussi bien le titre de ce livre que sa forme de dictionnaire.
    Un dictionnaire auquel ont contribué 107 auteurs de 12 nationalités différentes, spécialistes d'histoire, de littérature, de philosophie, de droit public ou de science politique, et qui ne comporte pas moins de 263 notices traitant aussi bien de thèmes que de pays, de partis, de mouvements, d'institutions ou de personnalités - avec pour ambition de permettre au lecteur de cerner plus précisément ce qui est devenu une réalité incontournable de la vie politique contemporaine.
    Eu égard aux polémiques qui l'accompagnent et à son omniprésence dans l'espace public, il faut prendre au sérieux la question populiste.
    Mais qu'est-ce que le
    populisme ? Depuis un demisiècle, les auteurs butent sur une définition. Sans doute parce que la réalité renvoie moins à
    un populisme qu'à
    des populismes. D'où le choix assumé du
    pluriel pour rendre compte de la richesse, de l'épaisseur et de la diversité du phénomène : un choix qui explique aussi bien le titre de ce livre que sa forme de dictionnaire.
    Un dictionnaire auquel ont contribué 107 auteurs de 12 nationalités différentes, spécialistes d'histoire, de littérature, de philosophie, de droit public ou de science politique, et qui ne comporte pas moins de 263 notices traitant aussi bien de thèmes que de pays, de partis, de mouvements, d'institutions ou de personnalités - avec pour ambition de permettre au lecteur de cerner plus précisément ce qui est devenu une réalité incontournable de la vie politique contemporaine.

  • D'Abstraction à Zouaves pontificaux, ce Dictionnaire du conservatisme évoque des hommes (De Gaulle ou Proudhon) comme des valeurs (Équilibre ou Honneur), des moments historiques (monarchie de Juillet ou Révolution) comme des institutions (In

  • Second volume consacré à l´étude des coulisses du politique à l´époque contemporaine, ce livre collectif s´attache à traiter sur un mode universitaire du patronage et de la corruption, objets politiques aujourd´hui particulièrement sensibles et polémiques dans les sociétés européennes. Si les contributeurs français et étrangers réunis viennent de spécialités différentes, l´approche choisie se veut résolument constructiviste, historique et comparatiste. Il s´agit en effet, après en avoir questionné les fondements, de poser les jalons d´une histoire de la corruption à l´échelle européenne du début du XIXe siècle à nos jours. Si les cas français et allemands sont privilégiés, d´autres aires géographiques, de l´Europe orientale à l´Europe latine, font également l´objet d´une attention soutenue. En mettant l´accent sur des moments et des territoires variés, l´ouvrage ambitionne de saisir la corruption à travers la pluralité des acteurs qu´elle met en jeu (des hommes politiques dispensateurs de faveurs aux bénéficiaires des recommandations), la diversité des lieux où elle se développe (d´une permanence électorale à un conseil municipal) et des moments où elle prend forme (des opérations électorales à la conclusion de marchés publics). C´est donc à l´histoire d´un ordinaire de la corruption qu´il s´est agi de prêter attention plus encore qu´aux scandales qui feront l´objet d´un troisième volume qui clôturera cette série.

  • Le nationalisme européen a souvent été interprété comme la principale matrice idéologique des dictatures et en particulier des fascismes. Prolongeant un premier volume consacré à Etre nationaliste à l'ère des masses en Europe (1900-1920) ce second volet s'attache à analyser les trajectoires et les attitudes comme les comportements des nationalistes au sein des régimes de dictature entre 1922 et 1945 dans l'Italie fasciste, l'Espagne de Primo de Rivera à Franco, l'Allemagne nazie et la France de Vichy. Sur bien des points, il s'agissait d'une gageure cette recherche collective s'est heurtée au fait que l'expérience même du vécu de la dictature ne s'est pas déroulé selon la même temporalité historique pour les contemporains.
    Malgré cette difficulté inhérente au sujet, l'étude permet de tirer plusieurs enseignements sur la nature même de l'identité du nationalisme confronté à l'exercice du pouvoir. Bien des illusions sur ce point sont tombées pour tous ceux qui étaient convaincus que la nation pouvait rester une valeur immuable. L'intensité des crises qui a frappé le continent européen jusqu'en 1945 a représenté une épreuve redoutable. Le nationalisme a dû faire preuve d'une grande capacité d'adaptation pour répondre aux exigences de la gestion du nouveau pouvoir. Une véritable recomposition des élites s'est produite rendant plus fluide la circulation entre les tenants de la tradition et de la modernité. Les idéologies, même les plus structurées comme le fascisme et le nazisme, n'en sortirent pas indemnes.
    C'est là un des effets paradoxaux légués par la dictature, celui d'avoir très souvent contribué à reconfigurer l'idéologie qui avait pourtant été à l'origine de la naissance même du régime. Le plus souvent, les accommodements l'ont emporté aux dépens de l'idéologie pour assurer le fonctionnement du nouvel Etat. Ce sont précisément ces phénomènes d'hybridation entre les élites dont il est question dans cet ouvrage dont l'ambition première est de mieux comprendre comment fonctionnent concrètement des dictatures marquées par le nationalisme.

  • Déracinés, exilés, rapatriés, ces trois termes sont des marqueurs importants de la mémoire collective dans la France du second vingtième siècle où ils sont particulièrement associés à la fin de l'empire colonial français. Nombre d'images, comme la photographie illustrant ce livre, ont marqué les esprits. Pourtant, pour emblématique qu'il soit, le cas des centaines de milliers de rapatriés d'Algérie de l'été 1962 est loin d'être unique. Cet ouvrage aborde ainsi nombre de migrations consécutives à la fin des empires coloniaux. Privilégiée jusqu'ici, l'échelle nationale - les anciennes métropoles vers lesquelles se sont dirigés les flux formés des « rapatriés » d'origine européenne mais aussi, dans une moindre mesure, de populations dites à l'époque « indigènes » - n'y est pas la seule prise en compte. Car ces « déracinés » ont pu opter pour d'autres pays européens, l'Espagne comme l'Italie, ou gagner les Amériques pour s'installer au Canada ou en Argentine. C'est donc au prisme d'une perspective comparative et transnationale que sont prises en compte les fins d'empire et le sort, fort divers, des populations qu'elles concernent.

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