Éditions David

  • La publication, il y a cinq ans, des «caricatures» de Mahomet aura enflammé les esprits et rendu plus délicat le travail des dessinateurs de presse. La controverse a trouvé un écho au Québec avec ladoption du code de conduite à Hérouxville et alimenté le débat sur les accommodements raisonnables. Heureusement, dautres sujets ont également inspiré le caricaturiste du quotidien Le Droit.

    Préface de Plantu

  • Appareil photo en bandoulière et calepin en poche - à mi-chemin entre la touriste et la journaliste -, Julie Huard prend plaisir à capter ce qu'elle voit, mais surtout à aller au-devant des gens et, à travers les rencontres qu'elle fait ou qu'elle provoque, à saisir l'âme de ces contrées et de ceux et celles qui les peuplent.

    De Bali à Dakar, en passant par la Thaïlande et le Tibet, elle sillonne depuis plus de trente ans ces « pays du Sud » où l'on oublie qu'habitent plus des deux tiers de la population de la planète.

    Des nombreuses notes et photos qu'elle a ramenées de ces voyages, elle a tiré un livre qui raconte à la fois la beauté des paysages, la singularité des cultures et des modes de vie, la dureté de certaines traditions, le poids de la pauvreté, la fierté et l'espoir humain.

    «Julie Huard n'est pas en quête d'extravagances, elle ne débusque pas les êtres pour leur exotisme, elle les rejoint pour communiquer, vivre en harmonie, partager, découvrir leur valeur fondamentale. Elle nous conduit avec finesse sur les chemins du monde et sa plume va au-delà de l'image stéréotypée, elle atteint l'essentiel, l'humanité.» (Préface de Jean-Louis Grosmaire)

  • Yvon Malette choisit ici d'évoquer quelques souvenirs, non pas pour passer à la postérité, ni par nostalgie, mais bien pour faire revivre des époques, celle de son enfance dans un village franco-ontarien, puis celle de sa maturité dans la région d'Ottawa, un parcours mouvementé qui l'a mené à réaliser un rêve un peu fou, risqué à maints égards, soit la fondation d'une maison d'édition en milieu minoritaire.
    Ces deux histoires contiguës, celle de l'auteur et celle des Éditions David, illustrent à merveille cette volonté qui l'a toujours animé, soit de « vivre debout », selon la belle expression de Gilles Vigneault, et de continuer d'affirmer coûte que coûte son identité linguistique et culturelle.
    Entre le risque et le rêve. Une brève histoire des Éditions David, un livre nécessaire qui retrace le parcours d'un Franco-Ontarien fier, frondeur à l'occasion, mais surtout soucieux de réaliser ses rêves malgré les risques et les qu'en dira-t-on.

  • Pendant la Seconde Guerre mondiale, trois familles d'origines et d'horizons différents s'exilent sur l'Isle aux abeilles noires, petite île perdue dans l'archipel des Hébrides, dont les falaises enveloppées de brouillard vibrent de la vie de millions d'abeilles et de centaines d'espèces d'oiseaux de mer. Ces lignées - française, danoise et grecque - y verront naître des enfants, porteurs d'une vision du monde hors du commun et dont les vies deviendront intimement liées.
    Parmi tous ces êtres à la créativité foisonnante et visionnaire, portés par leurs passions, un apiculteur, un souffleur de verre, une ondiste, une parfumeuse, une danseuse et un enfant magicien nous entraînent dans l'éblouissement de l'imagination, de l'amour, aux confins de la folie et de la mort.

    /> Un roman intemporel, à l'écriture fine et maîtrisée, qui laisse place à tous les sens et touche au paroxysme de l'émotion et de l'art. À travers des chapitres courts et denses, construits comme des alvéoles, Andrée Christensen explore les secrets de la ruche et les mystères de l'âme humaine.

  • Nous vivons, depuis l'élection de Donald Trump, dans un univers de «faits alternatifs». Le mal a gagné la Grande-Bretagne qui a cédé au chant des sirènes du Brexit et qui, face à l'impasse, refuse d'admettre s'être trompée. Le mouvement #metoo secoue les milieux médiatiques et artistiques alors que le concept d'«appropriation culturelle» force l'annulation de deux spectacles de Robert Lepage. Justin Trudeau est empêtré dans les ratés du système Phénix et les conséquences d'un tweet où il ouvrait la porte aux demandeurs d'asile.

    Bado aborde tous ces enjeux, de même que des sujets moins sérieux, dans cette compilation de ses meilleures caricatures publiées récemment dans le journal Le Droit.

  • C'est en avril 2017 qu'Andrée Lacelle devenait la première Poète officielle francophone de la Ville d'Ottawa. Ayant conscience de l'importance, non seulement symbolique mais aussi politique, de cette fonction, Andrée se donnait pour mandat de rehausser la place qu'occupe la poésie dans la vie de la Capitale nationale.
    De là est né ce projet, intitulé « Poèmes de la Cité », qui, en 2018 et en 2019, a réuni une vingtaine de poètes et d'artistes visuels invités à exprimer, à leur façon, un point de vue personnel sur la ville qu'ils et elles habitent ou ont autrefois habitée. Rassemblant toutes ces oeuvres, Andrée Lacelle a eu alors l'idée d'en faire un livre qui puisse évoquer, de façon poétique, ce qui fait peut-être l'âme d'Ottawa.
    «Quand j'ai entrepris l'ébauche de cette balade improbable au coeur et autour de la ville, m'est venue cette idée d'Ottawa, telle une cité mémoire : mémoire de l'eau, mémoire de la terre, mémoire du ciel, mémoire de l'esprit. Depuis toujours, je porte l'espoir, qu'en cette ville, capitale du pays, notre présence francophone occupe pleinement sa place historique et contemporaine. Or, que dit avant tout le poème, parole première qui se conjugue au présent de tous les temps, sinon l'élan d'être entière, entier, ici et partout.» - Andrée Lacelle

  • Nicole V. Champeau nous invite ici à l'accompagner dans une quête passionnante, à la fois historique, géographique, poétique, personnelle et identitaire. Tout commence lorsqu'elle entrouvre un album de famille au hasard d'un retour dans sa ville natale, sur les rives du Saint-Laurent, ce « fleuve qu'ont remonté les explorateurs, découvreurs, missionnaires, militaires, aventuriers et tant d'autres passants inclassables ». À leur suite, elle entreprend de refaire ce parcours jusqu'à Niagara et découvre la beauté inoubliable de ce lieu, longtemps vénéré par les peuples autochtones, puis adopté par les Français d'Amérique, premiers Européens à l'avoir découvert. Avec son érudition et sa grande sensibilité, elle fait revivre cette région aux richesses insoupçonnées, débordante d'activités commerciales, touristiques, industrielles et manufacturières, à l'ombre des chutes qui ont bien failli, un jour, disparaître...

    Dans cet essai envoûtant, l'auteure de Pointe-Maligne, l'infiniment oubliée réussit à reconstruire l'histoire et la géographie de ce lieu mythique qui, avant d'être la destination touristique qu'on connaît, fut un haut-lieu sacré pour les peuples des Premières Nations et une cathédrale vivante du patrimoine français.

  • Parfois, un vieux costume traditionnel peut raviver des origines depuis longtemps oubliées. Parfois, c'est la lecture d'un poème qui déclenche un trouble inattendu. Parfois encore, c'est une rencontre. D'un récit à l'autre, des voix se croisent, des luttes se font écho, des émotions se répondent.

    Entre drames personnels et déracinements, entre identité féminine et défense de la francophonie, les quarante-et-un textes de ce recueil racontent des parcours identitaires propres à chacun, qui nous font voyager d'une culture à l'autre.

    À travers ces histoires aussi colorées que touchantes, c'est l'occasion de se pencher sur sa propre identité et, peut-être, d'y faire des découvertes sur soi-même.

  • L'amour ponctue nos vies, bouleverse nos âmes, transforme nos coeurs. Mais quand vient le moment de déterminer lequel est réellement ineffaçable, la question se complique. Car bien qu'universel, l'amour est surtout multiple. Qu'il soit intellectuel, passionnel, amical, culturel ou platonique, il peut se manifester pour une personne, un animal, un loisir, un lieu, un pays ou encore un objet. De l'amour parental à la passion artistique, de l'attirance impossible à l'ardeur des émotions naissantes, les quarante auteurs de ce recueil ont relevé le défi de raconter leur amour inoubliable. En exprimant ce sentiment impérissable, ils se dévoilent dans des textes touchants, nostalgiques, rayonnants ou, parfois même, dramatiques. Par le récit de ces amours diverses et variées, nous sommes à notre tour amenés à réfléchir aux passions qui ont marqué nos vies, à faire le bilan de nos sentiments les plus riches et les plus puissants. «Pour se raconter III» est le résultat d'un concours de création littéraire initié par les Éditions David à l'automne 2013 dans le but d'inciter la population francophone de l'Ontario à prendre plaisir à lire et à écrire en français. Il s'agit là du troisième recueil de la série, qui fait suite aux «Souvenirs d'enfance» (2014) et aux «Parcours identitaires» (2015).

  • Anciennement Eastview, fusionnée depuis 2001 avec Ottawa, Vanier demeure de nos jours le carrefour de la francophonie au sein de la capitale nationale. Lieu de naissance de l'écrivaine et artiste Andrée Christensen, de l'homme politique Bernard Grandmaître, de la porte-étendard du mouvement de résistance S.O.S. Montfort, Gisèle Lalonde, cette pépinière de grands talents a vu les auteurs de ce recueil y vivre leur enfance, y passer des tranches importantes de leur vie, y développer des sentiments d'appartenance ou y faire des rencontres qui ont marqué leur existence.

    Raconter Vanier est le résultat d'un concours d'écriture initié par les Éditions David au printemps 2017 dans le but d'inciter les auteurs amateurs ou professionnels à raconter une rencontre mémorable, une histoire personnelle ou un moment unique dans une communauté franco-ontarienne emblématique. Il s'agit là du premier recueil d'une série qui devrait en compter plusieurs.

  • Véritables prises de conscience sur le monde qui nous entoure, les histoires racontées ici nous entraînent dans des forêts tantôt pleines de vie, tantôt vides, ou dans des fonds marins surexploités par les humains.
    Des animaux qui prennent la parole et qui dénoncent leurs conditions de vie, des fables futuristes où les individus assistent aux conséquences de leurs actes sur l'environnement, voici quelques-uns des récits que nous livrent les élèves, en faisant preuve d'un grand sens critique envers le genre humain.
    La déforestation, la pollution, la surexploitation et leurs impacts sur la vie animale et végétale sont des exemples de sujets réalistes qui ont inspiré l'écriture des fables écologiques des auteurs de ce recueil.
    Le concours de création littéraire Mordus des mots a été mis sur pied par les Éditions David dans le but d'encourager l'imagination et la créativité des jeunes et de stimuler leur intérêt pour l'écriture et la lecture en français. Tous les élèves de 11e et 12e années des écoles secondaires de l'Ontario français ont été invités à participer à cette neuvième édition du concours, consacrée à la fable écologique. Parmi les textes soumis, trente ont été retenus et vous sont présentés dans ce recueil.

  • La dure réalité des Filles du Roy au 17e ­siècle, le Grand Dérangement, la légende de Jos Montferrand, la rébellion métisse de Batoche en 1885, l´opposition des Franco-Ontariens au Règlement 17 dans les années 1910, la crise de la conscription en 1917, la Grande dépression des années 1930, l´émeute du Forum en 1955, la Crise d´octobre 1970, la mobilisation contre la fermeture de l´Hôpital Montfort... Autant d´événements qui servent de toile de fond à de courts textes mêlant avec brio fiction et réalité historique.
    Parcourant plus de trois siècles d´histoire, les récits réunis dans ce recueil mettent en scène et font revivre héros, légendes, petits et grands combats du passé canadien-français. Surtout, ces Petites chroniques de notre histoire témoignent de la curiosité et de l´intérêt des jeunes pour le fascinant passé de leur pays.

  • La mort non résolue du pape Victor III, l'inexplicable suicide d'une fillette de sept ans, un psychologue beaucoup trop impliqué dans la vie de ses patients, des voix meurtrières très convaincantes, un inspecteur de police opportuniste, une gouvernante au passé trouble, le scandaleux secret d'une jardinière, la menace d'un attentat terroriste, des amours trahis et de terribles vengeances... Autant de courtes histoires qui auront tôt fait de vous glacer le sang !

    Naviguant entre le suspense, l'inquiétude et l'horreur, les nouvelles policières réunies dans ce recueil sont également ponctuées d'humour et, surtout, témoignent de l'originalité et de la perspicacité des jeunes auteurs qui les ont créées.

    Le concours de création littéraire Mordus des mots a été mis sur pied par les Éditions David, dans le but d'encourager l'imagination et la créativité des jeunes et de stimuler leur intérêt pour l'écriture et la lecture en français. Tous les élèves de 11e et 12e années des écoles secondaires franco-ontariennes ont été invités à participer à la première édition du concours, consacré à la nouvelle policière. Parmi tous les textes soumis, une trentaine ont été retenus et vous sont présentés dans ce recueil.

  • Le rapport à lidentité linguistique est un thème fondamental dans les établissements scolaires de langue française en milieux minoritaires. Faisant écho à leurs préoccupations, cet ouvrage présente à la fois les récits identitaires de divers acteurs investis dans la cause de léducation en langue française en Ontario et les travaux de jeunes chercheurs en construction identitaire.

  • Un périple au pays de la cornemuse, des aventures dans des «paradis» tropicaux qui ébranlent de nombreuses conceptions, un retour au pays natal où rien ne se déroule comme prévu, une passion partagée par un père et un fils pour le hockey, la découverte fascinante de lieux et de cultures chez soi, des vacances en famille qui permettent de partager de bons moments avec les siens... Voici quelques-uns des souvenirs de voyage que les élèves ont réussi à transformer en des récits captivants, faisant preuve à la fois d'un bon sens d'observation et d'un véritable talent de communicateurs. Les récits regroupés dans ce recueil montrent que le voyage est d'abord et avant tout une question de regard. Ces textes nous invitent aussi à la découverte de soi, de l'autre, puis ouvrent de nouveaux horizons, suscitent la réflexion et les remises en question.

  • Entre illusion et réalité, les personnages qui peuplent ce recueil voient leur quotidien soudainement basculer dans l'étrangeté. Sont-ils devenus fous ? Existe-t-il une explication rationnelle ? Leur monde finira-t-il par revenir à la normale ? Les élèves qui signent ces récits s'amusent à brouiller les repères et nous laissent en proie au doute.
    Un objet aux pouvoirs insoupçonnés, un lieu énigmatique, de mystérieuses rencontres, l'apparition de créatures surnaturelles, sont autant d'éléments grâce auxquels les auteurs nous transportent vers des univers fantastiques. Haletantes et perturbantes, les histoires imaginées ici vous suivront au-delà de la lecture.
    Le concours de création littéraire Mordus des mots a été mis sur pied il y a dix ans par les Éditions David dans le but d'encourager la créativité des jeunes et de stimuler leur intérêt pour l'écriture et la lecture en français. Tous les élèves de 11e et 12e années des écoles secondaires de l'Ontario français ont été invités à participer à cette dixième édition, consacrée à la nouvelle fantastique. Parmi les textes soumis, trente ont été retenus et vous sont présentés dans ce recueil.

  • La place des citoyennes et des citoyens dans nos institutions publiques déterminera le succès ou l'échec de nos sociétés modernes.
    Passer de la ville à la cité, c'est mettre un outil dans les mains des citoyens pour qu'ils puissent bâtir eux-mêmes la communauté et l'environnement où ils vivent.
    Passer de la ville à la cité, c'est sortir du cadre habituel de l'action municipale. C'est agir en santé et en éducation. C'est agir pour consolider notre culture, notre identité, notre fierté. C'est agir pour le mieux vivre ensemble. C'est favoriser une économie plus sociale.
    Passer de la ville à la cité, c'est répondre aux craintes d'une partie de la population qui ne se sent plus écoutée par les gouvernements nationaux, qui a perdu ses repères en raison de la mondialisation et qui les retrouve dans son quartier et dans son gouvernement municipal.
    Passer de la ville à la cité, c'est peut-être un premier pas vers un renouveau de la démocratie tout court.

  • Ce recueil de chroniques fait suite à Mots de tête paru en 2002 aux Éditions David. Comme dans ce premier recueil, il y est question dexpressions condamnées par les défenseurs de la langue, certaines depuis plus de cent ans (en autant que), dautres depuis moins de vingt ans (se tirer dans le pied). Dans la plupart des cas, elles ne méritent pas la condamnation qui pèse sur elles. Soit parce que de bons auteurs de chez nous ou dailleurs les emploient, soit parce quelles figurent à linsu des censeurs ? dans les dictionnaires, ou encore parce que leur âge vénérable vaut prescription. Le but de ces chroniques est de tenter de les réhabiliter.
    Après le succès de Mots de tête, Frèdelin Leroux récidive avec la suite de ces savoureuses et souvent impertinentes chroniques sur la langue française.

  • Puisant dans sa vaste expérience denseignante dans le milieu franco-ontarien, Lise Paiement témoigne ici de sa passion et de son engagement envers léducation et la francophonie. À travers des anecdotes touchantes, lauteure pose les balises dune approche pédagogique inédite fondée sur sept principes allant de la construction identitaire à la responsabilisation, en passant par la confiance, la motivation et le leadership. Elle identifie ainsi les conditions nécessaires à la réussite scolaire et à laffirmation culturelle, notamment en situation minoritaire. Une goutte deau à la fois raconte lévolution dune petite idée de lenseignement qui, rappelle la pédagogue, «a fait bien du chemin».
    Grâce à ce livre, Lise Paiement devient un «modèle accessible» non seulement pour le personnel enseignant, mais aussi pour tous les francophones qui sinterrogent sur leur rôle dagent de francisation. Son approche pédagogique [] est le produit dune recherche expérientielle fructueuse et continue tout autant que dun questionnement constant sur son rôle denseignante dans une école de langue française. La francophonie a besoin de «trouveuses» et de «trouveurs» de sa trempe. Rodrigue Landry

  • Larrivée au Canada dune jeune orpheline indienne, la prise de conscience dun adolescent de son homosexualité, le dilemme dune étudiante canadienne dorigine musulmane qui doit choisir si elle portera ou non le hijab, un jeune aveugle forcé daccepter sa différence, un garçon à la découverte de ses origines congolaises, des filles et des garçons qui se cherchent et qui questionnent leur avenir... Autant dexpériences et de parcours qui ont inspiré les élèves dans la rédaction de ces courts textes de fiction.

    Les récits réunis dans ce recueil explorent différentes facettes de lidentité, quelle soit dordre culturel, religieux, physique, sexuel... en traitant des grands thèmes tels lexil, le déracinement, le choc des différences, la connaissance et lacceptation de soi et de lAutre. Surtout, ces Petites chroniques identitaires témoignent de la prise de conscience et de laffirmation des jeunes par rapport à leur identité et leur appartenance à un groupe.

  • Prends mes ailes et vole, dit la lumière à l'oiseau.

    Ne sais-tu pas que tes mains planent dans le noir ?
    demande l'oiseau au poète.

    Pour écrire, il suffit d'inventer la nuit
    et le rêve te portera.

    Ce recueil à l'intimité feutrée éveille en nous l'être rêveur, allume le désir et la joie d'imaginer. Il suffit simplement de s'envelopper de la confiance de l'enfant qui sait rêver depuis le ventre maternel et de suivre la créatrice dans sa suite d'images et de mots surgis du clair-obscur des rêves.
    Les collages réalisés à la main par Andrée Christensen entrent en dialogue murmuré avec ses poèmes méditatifs, suscitant des émotions à fleur de mémoire et des rapprochements de sens inattendus. Le lecteur qui consent à y projeter ses perceptions affectives et ses intuitions devient alors l'auteur de ses propres créations imaginaires.
    Chambres rêvantes est un livre qui brûle d'une flamme lente et solitaire dans le silence amniotique de la nuit de la création.

  • Le pays dans le pays, c'est le regard sensible des artistes Serge Jauvin, photographe, et Francine Chicoine, écrivaine, sur la splendeur et la démesure de la Côte-Nord. Ouvrez ce livre, prenez le temps de le voyager. Ceci n'est pas un jeu ni un dépliant publicitaire. Ceci est un long poème, des images et des images, à propos du respect de la terre. Ouvrez ce livre qui s'ouvre sur un pays. Peut-être fera-t-il que le passant de demain, plutôt que de parler de l'éloignement, du froid, de l'apparente platitude, attrapera au vol la plus belle piqûre qui soit : celle qui fait que nos yeux finalement s'ouvrent à la beauté immémoriale de la Côte et du Nord.

  • Ce livre est l'aboutissement d'un questionnement sur l'art et la beauté que Pierre Raphaël Pelletier entretient depuis les années 1960. D'abord, à travers la lecture des philosophes, tels Héraclite, Hegel, Schiller ou Merleau-Ponty, qui ont été des repères importants dans le cheminement de sa pensée. Puis, comme créateur, en étant amené à réfléchir au sens de son travail et à fréquenter de nombreux artistes habités par les mêmes interrogations.
    C'est en situant sa démarche à la jonction de ces deux pôles - la réflexion et la pratique artistique - que Pierre Raphaël Pelletier se sent d'ailleurs autorisé à s'exprimer sur ce sujet. Pour lui, méditer sur l'art semblerait difficile sans être lui-même engagé dans la création. Le style de ce livre, plus près de la poésie que de l'essai, y fait d'ailleurs écho. La philosophie, cependant, n'est jamais très loin. « L'ombre d'Héraclite circule dans le texte », admet l'auteur avec un sourire.

  • Il y a plus de 400 ans, Samuel de Champlain, précédé d'Étienne Brûlé, arrivait sur le territoire qui forme aujourd'hui la province de l'Ontario. Depuis, la population francophone, qui s'élève aujourd'hui à plus d'un demi-million de personnes, aura mené de nombreuses luttes, notamment pour l'éducation en français, accompli de grands projets et été témoin des accomplissements de leaders de sa communauté.
    À l'automne 2014, des élèves de différentes écoles secondaires franco-ontariennes ont relevé le défi d'écrire un récit historique inspiré de ce patrimoine. Parmi les textes soumis, trente ont été choisis et forment le présent recueil. Ces récits redonnent vie à des héros et à des personnages, racontent des périodes charnières ainsi que d'importants événements de l'Ontario français. Tout en illustrant la richesse et la diversité de la francophonie ontarienne, les écrits de ces jeunes auteurs sont imprégnés de fraîcheur et d'espoir.

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