Éditions Hoëbeke

  • Après avoir exploré les déserts et les sommets de plus de cinquante pays, voyageant au gré de sa fantaisie et de ses rencontres, Neil Ansell, pris d'une urgence soudaine, rentre à Londres, se réfugie dans un squat, avant d'accepter un poste de gardien au fi n fond de la campagne galloise, où il vit reclus. Une expérience d'extrême solitude, qui le transformera : débarrassé du brouhaha, il lui semble enfin se retrouver.
    Ermite ? Pas vraiment. Seulement le temps de réapprendre le monde. Voilà qu'il entreprend des randonnées, toujours en solitaire, sans jamais avoir de carte, jusqu'aux confins de l'Écosse - pour découvrir, au fil des routes, qu'il est en train de perdre l'ouïe -, une expérience qui s'avérera bouleversante et source d'une ouverture autre.
    Car s'il peut de moins en moins entendre, Ansell semble de mieux en mieux voir, et nous fait ainsi ouvrir les yeux, autrement.
    Un chant d'amour émerveillé à l'Écosse des Highlands, raconté avec un lyrisme intense, tenu de bout en bout. Une élégie en l'honneur d'un paradis déjà presque perdu, que la littérature continuera à nous faire entendre.

  • Wildwood ; à travers les forêts du monde Nouv.

    S'immerger dans le poème du monde fut l'obsession de Roger Deakin : entrer dans une forêt, nous explique-t-il d'emblée, « c'est rejoindre un monde différent qui nous transforme en profondeur, un monde où l'on peut se retrouver - souvent, paradoxalement, en se perdant ».
    Terminé quatre mois avant la mort de l'auteur, cet ouvrage nous invite à une immersion totale dans l'élément bois, avec la conviction que « les ennemis des arbres sont les ennemis de l'humanité ».
    Un voyage enlevé, intensément poétique, qui nous conduira depuis les forêts du Suffolk à travers les châtaigneraies de l'Hérault, le bush australien, les vergers du Kazakhstan et jusqu'en Chine, dans une quête de ce qui, dans toutes les cultures, nous lie si profondément aux arbres.
    Tronc creux habité, merisiers explosifs, fricassée de racines de kurrajong, odyssée d'une sandale de moine japonais, arbres sculptés dansants... préparez-vous à être surpris par ce récit foisonnant, naviguant entre carnet de voyage, précis d'histoire naturelle, autobiographie et conte.

  • à la nage : journal d'une aventure en eaux libres Nouv.

    « Plus j'y pensais et plus cette idée d'un voyage à la nage devenait une obsession. Peu à peu, l'eau avait envahi mes rêves. Nager et rêver se mêlaient jusqu'à n'être plus qu'un. J'étais de plus en plus convaincu que suivre l'eau, me laisser porter par le courant, serait une manière d'apprendre et de découvrir, de passer sous la surface des choses. »

    Roger Deakin, figure du new nature writing, est devenu une légende dans le monde anglo-saxon à la suite de ce grand tour du Royaume-Uni à la nage qu'il nous raconte brasse après brasse, en une quarantaine d'étapes à travers les marais, lochs, rivières, canaux et jusque dans les fossés, toujours en pleine nature, peu importent les conditions.
    Ce livre positif, libre, joyeusement excentrique et plein de vie nous invite de façon énergique à dépasser nos peurs, éprouver nos lubies et partir à l'aventure, loin des piscines municipales.

  • En 2018, Tristan Ranx progresse en pirogue sur la rivière Cuyuni, celle empruntée par les orpailleurs des Guyanes, et s'arrête aux portes de l'immense mine sécurisée Aurora. Quatre cents ans plus tôt, en 1618, le poète sir Walter Raleigh était exécuté à la tour de Londres, après ses tentatives de conquête de l'Eldorado... Des expéditions du fascinant explorateur de la Renaissance à la tragique disparition du jeune Raymond Maufrais, au XXe siècle, Tristan Ranx nous guide dans une jungle oppressante sur les traces de Manoa, la mythique cité d'or, gardée par les mystérieux « hommes sans tête ». Il nous entraîne aussi avec lui de Venise à Londres, de l'Espagne à la Roumanie, à la recherche des cartes perdues et des archives secrètes, dans cette Europe qui rêva et rêve peut-être encore de l'Eldorado.

  • On a beaucoup écrit sur les fleuves, qui ignorent les frontières, brassent cultures et marchandises, créent des civilisations - mais on ignore le vent. Et pourtant! Sans lui il n'y aurait sur Terre aucune vie, l'humidité stagnerait sur les océans, les plaines seraient des déserts de feu ou gèleraient, et faute de pollinisation tout deviendrait stérile.
    La fascination de Nick Hunt pour le vent lui vient, dit-il, de l'enfance, lorsque avec sa mère il se trouva pris dans une grande tempête sur une côte du pays de Galles. Elle ne l'a pas quitté depuis. Jusqu'à le persuader de se lancer un jour à la poursuite du vent. Ou plutôt des vents, dont il nous fait découvrir la personnalité, les mythes et légendes, la grande et les petites histoires.
    Partez avec lui à la découverte de l'helm, de la bora, du foehn, du mistral dans ce livre élu 'ouvrage de l'année' par le Financial Times et The Telegraph et salué comme chef-d'oeuvre par Robert Macfarlane, la figure majeure du 'nature writing' britannique.

  • Non pas vivre parmi les arbres, mais bel et bien devenir arbre : telle est l'obsession de Sumana Roy, née, écrit-elle, par la contrainte, enfant, d'avoir à enfiler des sous-vêtements : "Les arbres n'étaient pas, eux, encombrés de bras." Cette obsession ne fera que grandir au fil des ans : effrayée par la violence de la société où elle grandit, sa cupidité, son égoïsme, Sumana Roy commence à se rêver arbre - "j'étais fatiguée de la vitesse, je voulais vivre le temps propre des arbres" - et à développer de plus en plus une attirance vers leur façon d'être nonviolente, d'occuper légèrement la terre, par leur capacité à faire face à la solitude et à la douleur, par le désintéressement avec lequel ils donnent librement d'eux-mêmes. Les premiers temps de sa quête seront une immersion dans tout ce que peuvent en dire les sciences naturelles, jusqu'à la révélation progressive de cette étrange vie végétale qui se déploie autour de nous sans que nous y prenions garde. Puis Sumana Roy bascule au-delà : se sentir arbre grâce à une démarche intensément poétique - et son tour de force est bien de nous faire partager sa démarche jusqu'au vertige. Elle découvrira en chemin que d'autres ont vécu la même quête d'un "devenir arbre" : Rabindranath Tagore, D. H. Lawrence, bien d'autres encore, dont des personnalités spirituelles clés telles que le Bouddha - manière pour chacune d'elles de mieux comprendre le monde naturel, et soi-même. "Je n'étais pas la seule à avoir considéré l'arbre comme un humain ou l'humain comme un arbre." Et le charme de ce livre tient à la manière dont l'auteur organise le chatoiement de toutes ces facettes, dans un constant étonnement émerveillé qui nous emporte à notre tour : qu'est-ce donc qu'être au monde ?

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