FeniXX réédition numérique (France-Empire)

  • Connaissance du canal du Midi Nouv.

    En octobre 1666, à Saint-Germain-en-Laye, Louis XIV signait l'Édit ordonnant la construction du canal destiné à joindre l'Océan à la Méditerranée. « Les desseins élevés sont les plus dignes des courages magnanimes », pouvait-on lire dans le texte de l'Édit, et le ton cornélien de cette phrase s'accordait parfaitement à une entreprise qui paraissait défier les possibilités humaines. Elle n'exigea pourtant que quinze années pour sa réalisation, de 1666 à 1681. sans autres moyens que des bras d'hommes. Pareil exploit stupéfia les contemporains. Il nous émerveille encore. On le doit à la hardiesse, à l'enthousiasme, à la ténacité, et au sens aigu de l'observation de Pierre-Paul Riquet. Depuis trois siècles, le Canal du Midi a vu passer successivement sur ses eaux des barques de poste - d'une remarquable célérité pour l'époque -, des péniches halées par des chevaux, et maintenant des automoteurs. De plus en plus nombreux, des plaisanciers le sillonnent, séduits par la facture très XVIIe de ses ponts et de ses écluses, le charme des pays traversés (sans oublier la gastronomie), et le silence qui règne sous ses platanes. Irréprochable dans sa conception, le Canal du Midi se révéla longtemps rentable dans le domaine économique, jusqu'au jour où la longueur relativement faible de ses écluses vint l'handicaper. Une partie d'entre elles a été portée au gabarit « Freycinet », mais ce sont désormais les bateaux de plaisance, et non plus les péniches, qui sillonnent le canal de Riquet. Les caractéristiques techniques de l'ouvrage, l'histoire de sa création et de son créateur, l'évocation des barques de poste, la vie de la si sympathique corporation des bateliers, l'essor de la plaisance, la modernisation, et l'inscription par l'Unesco au patrimoine mondial de l'humanité, tels sont les aspects du Canal du Midi que l'auteur, ancien officier de Marine et mainteneur de l'Académie des Jeux Floraux, s'est attaché à mettre en lumière.

  • Les wagons de Veynes Nouv.

    Septembre 1943 : depuis le Débarquement allié en Afrique du Nord, les troupes italiennes occupent huit départements français sur la rive gauche du Rhône. L'action de ce document véridique, qui fait revivre une petite ville de province à l'heure de l'Occupation par les « Alpini », se situe à Veynes, gros bourg des Hautes-Alpes, à proximité de Gap, et noeud ferroviaire important. Cette occupation des Italiens - en grande partie, des Piémontais - est débonnaire et débridée et, au fil des mois, on ne sait plus très bien lequel est l'occupant et lequel est l'occupé. Au début du mois de septembre 1943, les Alliés signent un armistice avec le maréchal italien Badoglio. Les Italiens sont considérés à présent comme des ennemis par les Allemands, et ils sont donc obligés de déguerpir en catastrophe, de peur d'être pris par leurs anciens Alliés. Dans leur précipitation, ils abandonnent - en gare de Veynes - un train complet d'armes et de ravitaillement. C'est alors que, sans s'être donné le mot, la population toute entière de Veynes se retrouve à la gare pour piller ce train. Puis, à la faveur de l'obscurité, les gens se pillent mutuellement et, depuis lors, des brouilles entre voisins se font toujours sentir... Quand les Allemands arriveront à Veynes - au lendemain de ce pillage mémorable - ils ne parviendront à se faire restituer qu'une infime partie de ce qui avait été dérobé, les villageois ayant, pour la circonstance, retrouvé leur solidarité contre l'ennemi commun. Avec « Les wagons de Veynes », Marc Toledano - auteur du célèbre livre « Le Franciscain de Bourges » (qui a inspiré le film du même nom) - nous donne un récit authentique, haut en couleur, dont certains personnages truculents - et hors du commun - n'auraient pas déparé la galerie des héros de Marcel Pagnol.

  • Les mercenaires de la mer Nouv.

    « Les mercenaires de la mer », ce sont des Bretons, des Irlandais, des Écossais, des Norvégiens, tous des hommes issus de régions rudes marquées par le chômage. Pour eux, l'exil volontaire sur les îles artificielles que sont les plateformes pétrolières, constitue l'unique possibilité de quitter une certaine misère. Mieux, c'est la porte ouverte au luxe, grâce à l'argent offert par les compagnies. L'argent est d'ailleurs le seul attrait de ces mondes métalliques. Mondes de l'interdit : interdit de boire, interdit de fumer. Mondes sans femmes. Mondes de travail : douze heures par jour, sans repos hebdomadaire. Mondes d'agressions : le bruit, le froid, les accidents. Mondes de solitude, d'aventures, avec le danger pour unir les hommes. Sur OPX 31, plate-forme située en mer du Nord, comme sur toutes les plateformes, ces conditions empêchent les hommes de mentir. Ici, pas question de se cacher derrière un masque, chacun se montre tel qu'il est, sans le moindre subterfuge. Le secret le mieux dissimulé ne tient pas... Joseph Petitpas, le patron d'OPX31, le champion de l'amitié érigée en institution, le savait et pourtant, pour lui, tricher était une nécessité...

  • Le Schloss Nouv.

    L'odyssée du soldat Isidore Cordebugle et de sa femme Nénette, c'est le Gil Blas des années 39-45, le roman picaresque d'un bon bougre de Français moyen, nettement dépassé par les événements, que la trahison de son épouse lance dans une série d'aventures bouffonnes, qui frisent parfois l'invraisemblance.

  • On ne refait pas sa vie comme on recoud un bouton à sa veste Nouv.

    Confronté, dès l'âge de 10 ans, avec le Milieu, les prostituées, les macs et les petits truands, Gérard Vincent nous fait découvrir ce monde pour le moins particulier, et les erreurs de la justice pour enfants. Car il existe vraiment une école du banditisme et, comme tout bon élève, il lui est difficile d'oublier ses professeurs. Il se révolte, s'évade, connaît la prison, l'agent facile. Ses amis truands sont abattus sous ses yeux : des moments qu'il n'oubliera jamais. Et, effectivement, Gérard Vincent tente de refaire sa vie à travers des rencontres : Dreu, Thierry le Luron, Bécaud, Guy Lux et tant d'autres... PDG d'une maison de disques, il apprend très vite que les requins du show-business mordent aussi bien que les voyous de la rue Saint Denis. Aujourd'hui, Gérard Vincent affirme : "J'ai jeté mon costard et je chante ce que j'écris."

  • Une énigme des mers du Sud Nouv.

    Cabrol venait tout juste d'avoir vingt et un ans. Il avait quitté l'uniforme d'élève-officier de la Marine militaire, pour accomplir son dernier voyage de chef de quart. Vint et un ans, l'âge de toutes les illusions et de toutes les audaces ! Grand, large d'épaules, la taille mince mais bien prise, une légère moustache brune ombrageant des lèvres charnues joliment modelées, des yeux sombres mais très doux, sous des sourcils fournis, il représentait le type même de l'homme calme, réfléchi, sobre et solide, né pour les efforts physiques...

  • Le chant de Maïoré Nouv.

    "Un chant d'amour est né sur Maïoré la ville, et ceux qui l'entendront seront sauvés par lui..." Liana rêve de Maïoré. Mais Maïoré se mérite. Pour tenter de la rejoindre, Liana doit quitter son père, Aldo, le Capitaine, les Varelli, Hans... et tant d'autres personnages attachants, dont elle rejette la tendresse. L'amour est un maître et Liana, la cruelle, brise toutes les chaînes pour ne reconnaître qu'un seul tyran : Maïoré. De départ en départ, de sacrifices en adieux, Liana se dépossède peu à peu des êtres qu'elle aime et des paysages familiers. C'est les mains nues et libre, disponible, qu'elle veut parvenir à Maïoré, où est né le chant d'amour qui l'obsède.

  • Un homme à la caméra Nouv.

    "Un homme à la caméra" d'Alain Douarinou, est le témoignage d'un technicien qui nous révèle l'envers du décor cinématographique. Il est l'oeuvre d'un homme qui, pendant quarante ans, a été reconnu par ses pairs comme le meilleur des "cadreurs", et a participé à la réalisation de la plupart des chefs-d'oeuvre de l'écran français. Ses qualités professionnelles l'appelaient au poste de directeur de la photographie, mais sa fierté - bien bretonne - aura été de refuser cette promotion pour demeurer le "premier" dans sa fonction. Il avait appris son métier sur le tas, et sa récompense fut de constater que ses performances techniques étaient projetées aux élèves de l'Institut des hautes études cinématographiques, pour leur servir de modèles dans leurs exercices de travaux pratiques. Comme le souligne l'illustre chef-opérateur Henri Alekan dans sa préface, le livre d'Alain Douarinou n'a pas la prétention d'être une oeuvre littéraire, mais il a la saveur d'un récit en langage populaire, puisqu'il se présente sous la forme de textes destinés à son fils Orphée, et que sa fille Marie-Jeanne a recueillis et assemblés avec amour après sa mort. En lisant "Un homme à la caméra", le lecteur découvrira un demi-siècle de la petite histoire du cinéma, à travers un fourmillement d'anecdotes pittoresques, joyeuses, ou féroces. Il n'est pas, en effet, de metteurs en scène, dont Alain Douarinou n'ait été le collaborateur, de Jean Renoir à Gérard Oury, en passant par René Clair, Christian-Jaque, Jean Delannoy, René Clément, Max Ophüls, Sacha Guitry, Robert Hossein et Claude Chabrol. Pas une vedette n'a échappé non plus à son observation critique, et l'analyse de sa carrière n'omet pas, de surcroît, le rappel des déboires que lui ont causés son engagement politique et son action syndicale. "Un homme à la caméra" est ainsi un document exceptionnel, dont l'originalité constitue un véritable événement dans le domaine de l'édition consacrée aux livres sur le cinéma.

  • Les capitaines d'avril Nouv.

    « Les capitaines d'avril » - après l'exposé des rêves enfiévrés de ces deux hommes, en faveur d'une décolonisation et d'une révolution originales, et celui de leurs expériences et de leurs désillusions - est consacré, en majeure partie, à l'évolution du conflit algérien. Mais Jean-Claude Racinet nous présente celui-ci sous un éclairage nouveau, qui permet de mieux comprendre les raisons socio-politiques, militaires et structurelles de notre impuissance. À noter, au passage, que les capitaines d'avril, au Portugal et en Algérie, ont voulu se démarquer d'une société bourgeoise, dont l'incapacité à contrôler le processus de la décolonisation a coûté tant de sang et de larmes. À travers le récit haletant de son expérience de structuration des populations, pour qu'elles prennent en main leurs destinées, Racinet brosse ça et là de saisissants portraits de ses camarades. Malgré l'échec essuyé, on veut croire que tant de sacrifices, et tant d'efforts, n'ont pas été consentis en vain par ces hommes généreux. Au moment où l'Union soviétique, forte de ses succès en Asie du Sud-Est, s'infiltre rapidement en Afrique, de l'océan Indien à l'Atlantique, dans les pays ex-colonisés, ce livre apparaît d'une brûlante actualité.

  • Les Maquis de Provence Nouv.

    Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Un arc-en-ciel sur un toit d'ardoise Nouv.

    "Un arc-en-ciel sur un toit d'ardoise" est l'histoire de La Noue, une vieille demeure angevine qui sut, grâce à l'amour de ceux qui l'habitèrent pendant quatre siècles, maintenir constamment son rayonnement et sa jeunesse, en survivant aux blessures des guerres et aux ravages du temps.

  • L'argent cannibale Nouv.

    Nouvelle-Guinée ; l'Irian Jaya ! Une contrée inexplorée, dont la jungle est impénétrable, dont les sommets des montagnes culminent à 5 000 mètres d'altitude, et où les Papous sont encore mangeurs d'hommes... Une multinationale américaine, la SMC, qui convoite les richesses considérables du sous-sol, organise une expédition avec sa filiale française, pour prélever des échantillons de minerais. Deux géologues français du Bureau de recherche géologique, un prêtre irlandais polygame, un couple d'ethnologues quadragénaires, un capitaine hollandais de l'armée indonésienne, des soldats, quarante porteurs papous s'enfoncent dans l'enfer. La faim, le froid, le meurtre, le viol, le cannibalisme, les sansgsues : autant de pièges mortels pour la plus folle équipée, le plus haletant suspense, la plus hallucinante aventure.

  • Le métier de diplomate Nouv.

    Petit-fils, beau-père de diplomates, François Seydoux de Clausonne a été lui-même un diplomate toute sa vie. Il a commencé sa carrière dans la "Carrière", bien avant d'y entrer. Il n'en sortira plus. Certes, les occupations ne lui ont pas manqué lorsqu'il fut atteint par la limite d'âge. Entre autres grandes maisons, le Palais Royal l'accueillit pendant six ans comme conseiller d'État, ainsi que l'ORTF, et l'agence Havas. Mais il n'a nullement renoncé à la politique extérieure, qu'il commente chaque mois, depuis 10 ans, dans la "Revue des deux mondes". Dans deux livres parus récemment : "Mémoires d'outre-Rhin" et "Dans l'intimité franco-allemande", François Seydoux de Clausonne a raconté ses expériences diplomatiques, principalement en République fédérale d'Allemagne, où il a été notre ambassadeur pendant plus de 9 ans, représentant presque sans interruption - durant une période essentielle - le Général de Gaulle. Aujourd'hui, c'est au métier de diplomate que l'auteur se consacre. Si l'état du monde et l'évolution de la société l'ont transformée, la "Carrière" ne cesse pas d'être indispensable. Plus que jamais, elle exige - de ceux qui y servent le pays - l'âme d'un combattant.

  • Le sac à bord Nouv.

    Même quand on est de Port-Navalo, que l'on a mangé nombre d'écoutes, gratté des carènes et cassé quelques drisses, entrer à 16 ans à l'École de maistrance, pont de la Marine nationale à Brest, exige que l'on aime l'aventure avec un grand A. Dans « Le sac à bord », Joël Toumelin nous conte non seulement son aventure, mais décrit - avec la verve d'un Bosco - la vie de ses camarades d'équipage. En sortant du cours de quartier-maître, Toumelin met son sac sur l'escorteur d'escadre « Bouvet », qui part pour l'Amérique. Pour la première fois, il passe de la barre d'un « mouille-cul », à celle des lévriers des mers de 3 700 tonnes, fonçant à 25 noeuds à la chasse au sous-marin. Conscient de sa responsabilité, il en a l'échine trempée de sueurs froides. Un exercice de combat de nuit le plonge dans l'enfer d'une tourelle de 127 où, tout en suffoquant par les odeurs de soufre et de poudre, des dizaines d'obus passent entre ses bras. Un spectacle le fascine : un ravitaillement à la mer du « Bouvet » par un pétrolier, les deux bâtiments avançant en route parallèle. Tout l'équipage, manoeuvrant comme un seul homme, tente de battre le record de rapidité que détient un autre escorteur de la division. D'une fringale insatiable, Joël découvre peu à peu les aspects de la vie à bord d'un escorteur. Sa découverte du monde commence par les Antilles. Après avoir remonté le Saint-Laurent, et traversé les grands lacs, le « Bouvet » accoste à Chicago, une escale qui va faire des ravages dans le coeur des hommes de l'équipage et, particulièrement, dans celui de Joël. « Debout les gars, réveillez-vous, on va au bout du monde. » À peine de retour en France, cet appel secoue Toumelin. Il est désigné pour faire campagne en Polynésie. Le voilà patron d'une barge de débarquement sur l'atoll de Mururoa, exerçant une responsabilité à son goût. Promu second-maître à son retour de campagne, il est affecté sur le porte-avions « Arromanches ». Puis, il opte pour la spécialité d'hydrographe, et vient à Paris suivre son cours, où il se passionne pour l'étude des marées et leur course autour du globe. Les trois années suivantes, il participe aux missions d'hydrographie au large des côtes de France sur « La Recherche », « L'Octant » et « L'Alidade ». Entre-temps, il a rencontré celle qui va prendre une place déterminante dans l'orientation de sa vie : Françoise. Alors, un jour, avec une émotion contenue, il franchit pour la dernière fois en uniforme la coupée. « Le sac à bord », le récit d'une expérience inoubliable, l'expérience d'un beau métier.

  • Seulement médecin Nouv.

    Tandis que l'armée française défilait pour la dernière fois à Haiphong, puis à Saigon, le médecin-commandant Grauwin, auteur de l'inoubliable « J'étais médecin a Dien-Bien-Phu », a eu l'amer devoir de céder - aux Vietminhs et aux Vietnamiens - les hôpitaux où il exerçait. Mais, fidèle à son idéal de médecin colonial, il a ignoré la haine et la xénophobie passagères, et s'est consacré uniquement à disputer à la mort des êtres victimes de la guerre, de la maladie, de l'ignorance, et de la superstition. « Seulement médecin », que cet homme prédestiné à servir de témoin aux tournants de l'Histoire publie aujourd'hui, va bouleverser bien des consciences. Tout en opérant, en guérissant, ceux qui souffraient dans leur chair, le médecin-commandant Grauwin a vu le sort réservé aux réfugiés du Tonkin, la fin de la poche d'Haiphong, l'ingérence américaine et l'éviction de la France au Sud-Vietnam. Les sentiments qu'il a éprouvés, lui ont valu cet avis d'un supérieur : « Si vous voulez jouer les Docteur Schweitzer, allez planter votre tente dans la rizière, mais ne vous servez pas des hôpitaux militaires ». Rendu maintenant à la vie civile, le Docteur Grauwin suit ce conseil, et retourne là-bas poursuivre son idéal. « Seulement médecin »... un médecin qui aime profondément son métier.

  • Stephen Girard, marin bordelais et banquier américain Nouv.

    Qui donc, en ce milieu du XVIIIe siècle, aurait pu penser que le garçonnet borgne - et plutôt disgracié, qui entraînait une bande de petits garnements de son âge dans les ruelles tortueuses des vieux quartiers de Bordeaux, serait, cinquante ans plus tard, l'homme le plus riche des États-Unis, et l'un des plus puissants personnages de la jeune république américaine ! Étienne Girard, marin gascon, fils de marin, débute modestement comme pilotin, en pleine période de guerres de course, traite des Noirs et contrebande de l'opium. Par son courage, sa volonté, son intuition et aussi, pourquoi ne pas le dire, grâce à une intelligence que les scrupules ne paralysent pas, il réussit à atteindre les sommets de la fortune et du pouvoir. Devenu citoyen américain pendant la guerre d'Indépendance, Stephen Girard sut mettre à profit toutes les opportunités qui peuvent naître dans une période aussi riche en événements que celle qui connut la guerre de libération, la création de la république des États-Unis, la Révolution française, et l'épopée impériale. Cabaretier puis marchand, armateur au long cours, unissant Macao à Saint-Pétersbourg, premier millionnaire en dollars, banquier enfin, sauveur de l'État pendant la désastreuse guerre anglo-américaine de 1812, il devint le premier citoyen de Philadelphie. Aujourd'hui encore, sa banque, son avenue, son collège, pépinière d'éminents hommes d'affaires - ou de membres des professions libérales - rappellent son nom dans la capitale de la Pensylvanie. Robert Mathieu, ancien Président de la Chambre de commerce de Bordeaux, a redécouvert ce personnage oublié. Il le situe dans son temps - et dans son cadre - en dépeignant cet homme dur, féroce parfois, mais capable d'actions généreuses et désintéressées, ce caractère tout ensemble dominateur et complexé. Il ne porte aucun jugement de valeur sur un être aussi contradictoire - mais fascinant - qui, sans être édifiant, n'en demeure pas moins exemplaire, et qui fut - et reste - l'un des grands artisans de l'amitié franco-américaine.

  • La Ve République de Charles de Gaulle et Georges Pompidou Nouv.

    Faisant suite à ce livre, voici maintenant « La Ve République de Charles de Gaulle et Georges Pompidou », dont le titre résume clairement le thème. Pierre Limagne nous donne un récit précis, documenté et impartial, d'une époque particulièrement difficile et mouvementée de l'Histoire de notre pays, car ce fut celle aussi des controverses, des passions et des antagonismes violents du peuple français. L'auteur en retrace minutieusement les étapes essentielles, à savoir l'approbation par la masse des électeurs de la nouvelle Constitution, l'instauration d'institutions rénovées, dans un climat de stabilité, malgré l'entreprise de décolonisation réalisée par le Général de Gaulle, qui ne sut, malheureusement, éviter le départ massif des Pieds-Noirs, médiocrement accueillis en Métropole. La conclusion de ce livre est, peut-être, qu'au prix de tant de réformes, de cheminements et d'épreuves, la France a retrouvé dans le concert des nations une place d'élection, et un avenir qui serait encore plus prometteur, si la baisse de natalité et les effets d'une crise économique - mondiale, il est vrai - ne laissaient planer des ombres menaçantes.

  • Eugène de Beauharnais (1781-1824) Nouv.

    "Si je viens à franchir un fossé, dit Napoléon Ier parlant de son beau-fils Eugène, il est le seul à me tendre la main..." Et pourtant, lorsque le fossé devient gouffre, à Waterloo, en juin 1815, l'absence du prince est très remarquée. Eugène est alors à Vienne, où se joue le sort d'une nouvelle Europe, et le prince cherche désespérément à recevoir une parcelle de territoire, où s'installer avec sa nombreuse famille. Il est reçu à la cour d'Autriche avec courtoisie et, dans les salons viennois, chaleureusement... Le tzar Alexandre Ier est son meilleur ami... Il veut faire oublier son passé de colonel des chasseurs de la garde impériale, tout ce zèle qu'il a déployé naguère lorsqu'il était, à Milan, le lieutenant de l'Empereur et le vice-roi de cette Italie dont il aurait tant aimé recevoir la couronne. Malgré ses efforts, que l'on a souvent confondus avec une trahison, Eugène devait sombrer en même temps que son illustre protecteur. Ce fils de Joséphine, la gentille Créole, et d'Alexandre de Beauharnais, le frivole marquis, a fait néanmoins, par hasard, un mariage d'amour extraordinairement fécond ; la plupart des têtes couronnées - en cette Europe de fin de XXe siècle - sont de sa descendance. Il passe les dernières années de sa vie en Bavière, prince fortuné dans un décor d'opérette... Héros d'un fabuleux roman trop brutalement interrompu, Eugène s'ennuie et "enfant du siècle" à son tour, traîne sa mélancolie dans les couloirs de ses somptueuses demeures. Sa mort, prématurée, n'est certainement pas sans lien avec ses regrets... Au "Beauharnais" que toute la Grande Armée adorait, la France n'a jamais accordé son pardon.

  • Le novice du Tamaris Nouv.

    L'extraordinaire aventure du trois-mâts français "Tamaris", survenue en 1887 dans les mers du Sud, est un immense drame wagnérien, imprégné d'un poignant humanisme, où se conjuguent les vagues, la tempête, les hommes, les courants, les bêtes et les orgues du vent. La manière dont ce drame a été révélé au monde, nous apparaît presque miraculeuse, parce qu'unique dans les annales maritimes internationales. Comme conscient de son devoir, un albatros, au cou duquel des mains infortunées avaient attaché un message de détresse, parcourut - sans désemparer - plus de 5 000 kilomètres dans l'océan Indien, avant de transmettre ce S.O.S en s'abattant, à bout de forces, tel le soldat de Marathon, sur une grève australienne !

  • J'ai choisi la tempête Nouv.

    Une jeune fille de 19 ans, timide, sage et studieuse qui, un jour, sans transiger, choisit la tempête, et fait la guerre, avec le souci constant d'être au coeur de l'action, voilà qui pourrait être une histoire comme il y en eut beaucoup. Mais ses choix renouvelés et les circonstances - en particulier le partage de sa vie entre Paris et la Bretagne - vont amener Marie-Claire à rejoindre le colonel Bourgoin et ses parachutistes à Saint-Marcel, ce haut-lieu du Morbihan. Elle va mener avec eux et les FFI un combat épuisant et glorieux qui se terminera par son mariage avec le parachutiste Geo Chamming's, de Madagascar, dans une atmosphère intensément tragique. En effet, son père, Louis Krebs, un des chefs de la Résistance à Concarneau, vient d'être tué, la veille de la libération de sa ville. Ce témoignage bouleversant qui révèle le rôle important joué par les jeunes dans la guerre clandestine et par la Bretagne au moment du débarquement de 1944, écrit avec toute la sensibilité d'une femme lucide et obstinée et toute la rigueur d'une historienne, a obtenu le Grand Prix Vérité.

  • Le Westphalak Nouv.

    Pendant plus d'un siècle, les petites fleurs polonaises noires, jaunes et rouges grandirent en terre allemande, à l'ombre de la Croix de Malte. À la fois dominées et protégées par le glaive des Chevaliers teutoniques, de Stettin à Dantzig, elles prirent de la vigueur. Au début du XXe siècle, on les transplanta en Westphalie, au milieu des usines et des crassiers. La grande tourmente de 14-18 les arracha à cette terre, et les envoya mourir avec la Croix de Malte et l'Aigle impérial sur tous les Fronts de la Grande Guerre. Un manteau de misère s'abattit sur l'Allemagne. De nouveau, les petites fleurs rouges et blanches - venues des bords de la Baltique - furent enlevées et replantées en France, dans le Pas-de-Calais, le Nord, la Lorraine. Elles s'y acclimatèrent assez rapidement, restant groupées entre elles. On les appelait les « Westphalen Blume », les fleurs de Westphalie. Elles se nommaient Wanda, Guenia, Angelika, Erika... Lorsqu'elles eurent repris racine à l'ombre des terrils, elles donnèrent de nouveaux rameaux. Ceux-ci étaient bleus, blancs et rouges, car ils avaient poussé dans la terre de France. Elles s'appelèrent Paulette, François, Édouard, Maria... Mais le vent de la guerre, qui soufflait plus fort encore que la première fois, les déracina et les dispersa aux quatre coins du monde, loin, très loin, jusqu'au pays où les lotus remplacent les coquelicots. Certaines purent quand même refaire souche, mais ce fut au coeur des cimetières. L'une revint même du centre Annam, pour s'épanouir au sommet de Notre-Dame-de-Lorette, là où des milliers de fleurs de tous pays fleurissent éternellement au soleil d'Artois. Cette petite fleur aux couleurs polonaises espère avoir enfin trouvé sa place parmi les coquelicots de son enfance. C'est son histoire et celle de ses soeurs, les petites fleurs de trois nations, que René Drelon raconte ici. Que Notre-Dame de Czestochowa protège - sur cette terre du Nord - ces petites fleurs de la lointaine Pologne, qui ont tant donné à la France !

  • Mes racines sont dans la mer Nouv.

    Yves-Dominique Mesnard, Dominicain, né à Perros-Guirec en 1909, a consacré l'essentiel de sa vie active aux jeunes et au monde de la mer. Dès l'enfance, il a ressenti pour elle une véritable passion. « Mes racines sont dans la mer », retrace ses engagements, et nous présente ses recherches. La guerre fit de lui un aumônier de la Marine, et il s'employa - pendant dix ans - à l'animation spirituelle des Cols Bleus. À partir de 1949, comme aumônier national de la Jeunesse maritime chrétienne, il séjourne sur les côtes, et connaît les problèmes des jeunes de la pêche et de la Marine de commerce. Il porte en même temps la responsabilité spirituelle du Scoutisme marin. L'expérience qu'il acquiert ainsi dans des milieux marins divers, le conduit à fonder, en 1959, une association destinée à favoriser, chez les adolescents, la découverte du monde maritime. Jeunesse et Marine est devenu - en vingt ans - un des plus importants mouvements de jeunesse consacrés à la mer et au nautisme. Mais ce qui intéresse son fondateur, c'est la réflexion qu'il mène sur les valeurs éducatives qu'offre la mer, et la mise en oeuvre - par des méthodes originales - de ses richesses, dont il s'efforce de faire l'inventaire et l'analyse. Maintenant, laissant les plus importantes responsabilités de J.E.M. à une équipe dynamique, Y.-D. Mesnard a pris une autre initiative. Les loisirs sur l'eau de près de trois millions de plaisanciers, l'ont invité à créer Cap Vrai, qui s'est donné pour programme l'animation spirituelle et culturelle de la plaisance. Prenant en compte l'attrait des hommes d'aujourd'hui pour tout ce qui concerne la nature - et particulièrement la mer - il s'emploie à promouvoir un nouvel humanisme marin. Un récit alerte, où ne manquent ni les anecdotes pittoresques, ni une pointe d'humour... et toujours cette passion pour la mer, miroir de la beauté de Dieu.

  • Boutin Vincent-Yves, Colonel d'Empire Nouv.

    Le nom du colonel Vincent-Yves Boutin est associé à l'origine du débarquement des troupes françaises près d'Alger, en 1830, et d'une présence qui devait durer 130 ans. Cet homme, extrêmement courageux, compétent et loyal sut, dans la mission dont Napoléon l'avait chargé en 1808, comprendre le caractère profond des Algériens, pour lesquels il éprouva de l'amitié. Investi d'une autre mission, deux années plus tard, au Moyen-Orient, en Syrie et en Égypte, il y rencontra Lady Hester Stanhope, nièce de William Pitt, qui fut fort éprise de l'officier français et le prouva, par la suite, de façon spectaculaire. Ce livre a pour ambition de faire revivre le personnage méconnu et aventureux qu'était le colonel Boutin, au travers d'une reconstitution - historiquement exacte - de la vie et des moeurs quotidiennes dans ces pays au début du XIXe siècle.

  • Le dernier défi de Georges Clemenceau Nouv.

    Il y a cinquante ans, mourait Georges Clemenceau. Sans doute, convenait-il de célébrer cet anniversaire, ne fût-ce que pour effacer le souvenir de l'ingratitude des parlementaires français qui, au lendemain de la guerre 14-18, écartèrent de la Présidence de la République celui qu'on avait légitimement surnommé « Le Père la Victoire ». Qui, mieux que Gilbert Prouteau, aurait pu remplir une telle mission ? Vendéen, écrivain séduit par les ressources et le rayonnement du cinéma, Gilbert Prouteau avait créé, voici vingt-cinq ans, une formule originale de « biographie filmée », qui fut largement exploitée par la suite. Mêlant des prises de vues réelles à des documents d'archives, il consacra cet exercice exemplaire de caméra-stylo à Georges Clemenceau, en visionnant près de 100 000 mètres de pellicule, et en recueillant les confidences des trois hommes qui étaient les plus proches du « Tigre » : son fils Michel, son petit-fils Georges, et son valet de chambre Albert. « La vie passionnée de Georges Clemenceau » fut sélectionné pour le Festival de Cannes, et obtint le Grand Prix du Festival d'Edimbourg. Aujourd'hui, Gilbert Prouteau ne se contente plus d'exhumer les documents dont il s'était servi pour ce film. Il les a complétés, enrichis et précisés de nouvelles mises au point, qui forment le thème de ce « Dernier défi de Georges Clemenceau », que l'on peut considérer comme les mémoires d'outre-tombe d'un des plus grands hommes politiques de notre pays. Le livre s'ouvre sur les souvenirs d'Albert qui avait, jusqu'alors, refusé de les publier, et qui nous révèle le secret des dix dernières années d'une vie quotidienne avec Georges Clemenceau, dans la maison vendéenne de Saint-Vincent-sur-Jard. Clemenceau se penche sur son passé, ce passé fabuleux qui a fait dire à Winston Churchill que « dans la mesure prodigieuse où un simple mortel peut incarner un pays, il a été la France ». Et, dans « Le dernier défi de Georges Clemenceau », Gilbert Prouteau évoque aussi cet amour mystérieux, passion exigeante, romantique et sensuelle, qui exalta les dernières années de la vie du grand homme. Avec tous ces souvenirs que Georges Clemenceau évoque, en brûlant les papiers - témoins et vestiges de soixante années de batailles politiques, de duels, d'aventures galantes et d'apothéoses épiques - Gilbert Prouteau a fait, selon les dires mêmes du valet de chambre Albert, « le livre le plus fidèle et le plus émouvant jamais consacré au Président ».

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