FeniXX réédition numérique (Robert Laffont)

  • Un homme sur dix vit sa vie à l'envers. Un homme sur dix a une existence un peu plus compliquée que les autres. Un homme sur dix sait pourtant qu'il n'a pas le choix, puisque les choses ont toujours été ainsi. Alors un homme sur dix se résigne à subir sa condition de gaucher dans un monde de droitiers. Éloge du gaucher n'est pas un manifeste. Seulement la remise en ordre d'idées reçues, la réhabilitation d'un peuple épars, d'une caste discrète. Éloge du gaucher, c'est l'histoire éternelle d'êtres différents, qui ont été marqués par ce onzième commandement : « Écris avec ta jolie main », et qui ont dû s'adapter à un monde créé par et pour les droitiers, où l'on obéit à la priorité à droite, où il est inconvenant de saluer de la main gauche et suspect de se lever du pied gauche. Éloge du gaucher, c'est enfin un gaucher (contrarié) qui vous dit : « Si l'on pouvait vivre à mi-chemin entre ses deux mains, sans jamais avoir à choisir, vieillir serait un jeu d'enfant. » Un homme sur dix devrait lire ce livre.

  • 1987. À la cour d'assises de Lyon, André Frossard témoigne. Sa déposition est un des temps forts du procès Barbie. Il dit ce qu'il se passait à la baraque des juifs du fort Montluc où, résistant, il fut lui-même détenu en 1944 et dut son salut en obtenant que son ascendance juive fût réduite des trois quarts. Il raconte, notamment, le martyre du professeur Gompel : « Juif, savant, résistant et humaniste, il cumulait tous les handicaps. » De ce bouleversant témoignage est né ce petit livre dans lequel l'essentiel est résumé dans cette définition incontestable : « Il y a crime contre l'humanité lorsqu'on tue quelqu'un sous prétexte qu'il est né. » Il montre aussi que ce crime ne peut être confondu avec aucun autre car « traquer un résistant et un enfant d'Izieu qui n'est encore qu'espérance et promesse de vie, ce n'est pas la même violence ». Dix ans après, au moment ou s'ouvre à Bordeaux le procès de Maurice Papon, accusé de complicité de crime contre l'humanité, ce beau livre sobre, émouvant et convaincant est plus actuel que jamais.

  • Le raid papou est l'extraordinaire traversée du dernier territoire préhistorique de la planète. Au centre de la Nouvelle-Guinée indonésienne, sur un territoire presque grand comme la France, au coeur de jungles épaisses et mystérieuses, sur les flancs de montagnes culminant à plus de cinq mille mètres, subsistent les ultimes survivants de l'âge de pierre. Là, des centaines de tribus papoues - certaines cannibales, d'autres juste pacifiées par des missionnaires - vivent, cernées par une faune et une flore millénaires, selon les mêmes rites immémoriaux. Dans cet univers surgi de la préhistoire, Patrice Franceschi a vécu l'une de ses plus dures et exaltantes aventures sans aucun moyen sophistiqué, sans radio ni balise, avec ses seules ressources humaines. Cinq cents kilomètres à pied, deux cents kilomètres à bord d'un canot de survie, une lutte incessante contre la jungle et ses insectes, des descentes de rivières primitives, des rencontres qui à tout instant peuvent tourner au drame, c'est cette aventure extrême à travers le dernier des mondes que Patrice Franceschi nous fait vivre avec la plus vive intensité.

  • Les temps sont durs, les idées sont molles. La guerre des looks remplace l'affrontement des projets de société. Droite et gauche se divisent sur les moyens de réaliser les mérites valeurs. Alors fin des révoltes, des utopies et des systèmes ? Fin des idéologies ? Ou, au contraire, triomphe de la soft-idéologie ? La soft-idéologie, c'est le business et les droits de l'homme, le reaganisme et la génération morale, le socialisme libéral et le libéralisme social, la Bourse et la tolérance, l'individualisme et la charité-rock, Tapie et Coluche, le minitel et le contrat social... Bricolée avec les restes intellectuels des décennies précédentes, la soft-idéologie mêle gestion conservatrice et rêves soixante-huitards, idées confuses et moralisme vague, odes à la modernité et retour aux idéaux du XVIIIe siècle. Elle assure un consensus apathique sur l'essentiel. Elle prône la résignation à la force des choses et exalte les petits bonheurs. C'est la pensée sénile d'une époque fatiguée du vacarme de l'histoire. C'est l'entracte... Pour combien de temps ?

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Un essai sur l'orgie et l'orgiaque avec toutes les manifestations extrêmes de la vitalité humaine et la multiplicité des formes d'expression qu'elles prennent dans l'histoire des sociétés, des religions, des cultures et des moeurs.

  • « Le 21 février 1996, la cour d'assises de l'Hérault m'a condamnée à cinq années de prison avec sursis pour avoir donné la mort à ma fille Sophie, ma Sophie. Elle avait vingt-trois ans. Elle était autiste. Sa souffrance fut extrême, de plus en plus inhumaine. Rien, aucune médication, ne put l'adoucir. Lors de ses crises, chaque fois plus longues et terrifiantes, aucun établissement, qu'il soit public ou privé, ne fut capable de lui apporter le moindre soulagement, ni même susceptible de lui offrir un accueil digne et humain. Pour moi, la Justice est passée, clémente. Cependant, jusqu'à la fin de mes jours je porterai le poids et la responsabilité de mon geste. Si Sophie ne souffre plus, son sourire manquera cruellement à tous ceux qui l'ont aimée. Rien ne s'efface et rien ne s'oublie. Il y a aujourd'hui en France au moins 40 000 autistes atteints à des degrés divers. Je voudrais au moins que ce livre, témoin fidèle de cette épreuve sans nom, permette d'ouvrir une réflexion qui conduise enfin vers une solution à la prise en charge des autistes adultes au quotidien et, surtout, en temps de crise. »

  • Voici, pour la troisième fois, après Rentrées des classes (1997) et L'or du temps (1998), ce recueil de nouvelles qui rassemble, chaque automne, les huit écrivains de l'École de Brive. Pour manifester aux yeux de tous, et d'abord les dizaines et les dizaines de milliers de leurs lecteurs fidèles, la cohésion du groupe et le sens de l'amitié qui les unit. Un jour de bonheur, tel est le thème retenu cette année. Le champ est vaste : le bonheur a mille visages. Aussi bien, ici, chacun chante sa chanson personnelle. Souvenir intime ou histoire imaginée, peu importe. Ce qui compte, c'est la voix, et qu'elle sonne juste et qu'elle dise vrai. En quelques pages, chacun de nos amis révèle une part de lui-même que nous ne connaissions pas. Il nous en devient plus proche, plus fraternel. C'est pour nous rendre plus heureux qu'il nous raconte son jour de bonheur.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Ce qu'il nous apprend touche à tous les domaines : la chirurgie, l'anesthésie, la gynécologie, l'obstétrique, la dermatologie, l'ophtalmologie, les maladies artérielles, le système digestif, le système nerveux, les désordres psychiques, la pédiatrie, etc. Et encore aux instruments médicaux, à la pharmacie, à l'hygiène, à la médecine vétérinaire. Enfin à la mort et à l'embaumement... Il fait vivre devant nous le corps médical et recherche les influences que la médecine égyptienne ancienne a exercées sur les médecines hippocratique, arabe et indienne. Riche en informations et en révélations, ce livre d'un grand spécialiste jette sur toute une civilisation une lumière neuve. Les médecins, en particulier, le liront avec passion.

  • Un roman d'amour et d'aventures au temps des Croisades.

  • 4 septembre (Fontaine-la-Verte), un an. Un an déjà que je tiens ce journal... Le temps n'a pas d'épaisseur. Il est transparent comme l'aile de l'abeille. Les reflets des nuages ou les irisations de l'eau font, quelquefois, croire qu'il a du corps. Il présente des nervures. Il émet des bourdonnements. Ce sont des simulacres. Temps qui passe, graminée jaunie, l'odeur du soleil dans l'herbe. J'ai vu des spectacles de nature prodigieux sur la Calypso de Cousteau. J'en ai contemplé de sublimes dans la vieille Europe. J'ai voulu chanter la splendeur discrète ou triomphante des herbes et des insectes, des lézards, des oiseaux et des arbres. Ils recèlent des secrets plus subtils que des miracles. Trois cent soixante-cinq jours de suite, fidèlement, avec scrupule et ravissement, j'ai noté ce que j'ai observé au hasard de mes lieux de vie, de la Côte d'Azur à la Normandie, de Paris à la Flandre, des montagnes de la Savoie aux collines du Lazio italien. J'ai tenté de transcrire les couleurs, les mouvements, les parfums et les sons. J'ai mêlé la science à la littérature, la poésie à la botanique, la zoologie à la philosophie. J'ai cherché à retrouver l'esprit des Rêveries de Jean-Jacques Rousseau, du Journal de Thoreau et des Journaux de Basho. Avec des méditations sur le sens des choses et des haikus pour le plaisir. Questions de science et traits d'ironie. Hors de tout genre. Avec des photographies que j'ai prises comme des croquis sur le terrain...

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Des amants pris dans un engrenage mortel. Au coeur de la plus formidable manipulation clandestine de la fin du siècle. Ils vont lutter, à deux contre tous, pour sauver leur vie et leur amour. Dans ce monde sans pitié, ils sont Amants de guerre.

  • Les rois et les princes d'Europe ont souvent disparu, balayés par les tempêtes de deux guerres mondiales : partis les Romanov, les Hohenzollern et les Habsbourg mais aussi, en 1945, les roitelets de Bulgarie, de Yougoslavie, de Roumanie, les rois fascistes et les rois dictateurs. Pierre Miquel évoque ces rois maudits des temps présents, en s'attardant sur les élevages de princesses qu'étaient les charmantes cours de Hanovre, de Bavière, de Parme et de Saxe-Cobourg-et-Gotha. Les rois ont disparu, mais parfois survécu à Bruxelles ou à Londres, à Copenhague ou à Stockholm. L'attachement des populations à leurs souverains a résisté aux épreuves de la guerre, pourtant diversement surmontées : pour un roi des Belges qui reste, une reine de Hollande qui part à Londres en 1940 ! Pour un roi de Suède neutre, un roi de Norvège qui chausse ses skis pour continuer à se battre. La guerre contre Hitler a été l'épopée ou le tombeau des derniers rois. Les rois s'en vont, vive le roi d'Espagne, qui effectue un retour impressionnant, évitant à la fin de Franco une nouvelle guerre civile dans son pays. L'Europe n'est plus ce qu'elle était : six républiques pour six royaumes et quatre rois protestants contre deux catholiques. Il n'importe ! La fin des rois ne donne pas de remords à l'Histoire, mais seulement le souvenir des heures brillantes du passé. Les rois sont morts ! Vivent les rois... de coeur !

  • Il y a un an, en octobre 1996, paraissait un petit livre intitulé L'École de Brive, son histoire, ses acteurs, où se faisait entendre la voix de huit écrivains qui constituent cette équipe désormais fameuse : Michel Peyramaure, Claude Michelet, Denis Tillinac, Gilbert Bordes, Yves Viollier, Jean-Guy Soumy, Colette Laussac, Martine Marie Muller. Ils disaient leurs origines et leurs sources, leur attachement à un passé toujours vivant qui ne cesse d'irriguer un présent incertain. Ils disaient le bonheur d'écrire et de publier au sein d'un groupe qu'animent seules la confiance et l'amitié. Cette année, pour que se manifeste une nouvelle fois cet esprit, pour les voir de nouveau réunis, nous leur avons demandé de raconter leurs rentrées des classes. En toute liberté. Et cela fait des histoires étonnantes, réelles ou plus ou moins imaginaires, où chacun se dévoile. Les cancres et les bons élèves, les fortes têtes, les fantaisistes et ceux qui, devenus professeurs, portent un regard stupéfait sur les enfants qu'ils furent. Ils sont tous là, tous les huit, six garçons et deux filles. La traditionnelle photographie de classe sous le préau s'anime. Ils ont l'air malin, ces gamins. Si les petits cochons ne les mangent pas..., on en fera peut-être quelque chose... Des écrivains et, pour nous tous, des amis.

  • C'est un recueil de textes courts qui jouent à cache-cache avec la mort. Pour en rire et en faire rire. Ecrit dans un style aussi alerte que « Maman-veuve ».

  • On y retrouve son goût de la vie provinciale et rurale comme dans "Le Ravisseur" ou "Le Photographe".

  • Jean Huguet est vendéen. Vendéen des Sables-d'Olonne, la seule ville qui, dans la Vendée insurgée, demeura républicaine - on disait alors patriote - au milieu de la tourmente politique et militaire de 1793 et de 1794. De cette position particulière, il a appris à considérer ces années tragiques d'un oeil plus serein que la plupart de ses compatriotes : son essai, Un coeur d'étoffe rouge, publié en 1985, est la première tentative de réconciliation des frères ennemis - et l'on voit, jour après jour, son rayonnement modifier les esprits dans tout l'Ouest français. En 1986, Jean Huguet a publié Les tambours de la Bourguignonne, roman-chronique de L'An I de la Vendée, dont Émilia est la suite naturelle. Émilia, roman-chronique... Roman, parce que certains des personnages, dont Émilia et le jeune officier bleu, Caïus Rambert, sont imaginés. Chronique, parce que les principaux acteurs, ou témoins du drame, sont historiques : François Servanteau, André Collinet, le député Gaudin, le général Boulard, le général Turreau (l'homme des colonnes infernales), vingt autres. Chronique, encore, car, vécu par ces hommes et ces femmes, jour après jour, ce récit est la relation fidèle des événements qui, du printemps 1793 au printemps 1794, font de la Vendée le théâtre de la plus grande guerre civile de l'histoire de France (en quatorze mois, près d'un demi-million de morts, Blancs et Bleus)... Émilia et Caïus Rambert vivent leur roman ; d'autres écrivent l'histoire avec le sang des victimes ; Servanteau et Collinet en tiennent la chronique, et tentent de comprendre l'horreur qui se déchaîne sous leurs yeux... Roman-chronique : tel est ce livre à nul autre pareil qui, tour à tour, décrit le quotidien et prend de la hauteur. Il est, en quelque sorte, l'illustration vivante d'Un coeur d'étoffe rouge. Du roman, il a la puissance et l'émotion ; de la chronique, l'intelligence des faits et le poids de la réflexion.

  • Autant rayonne la gloire de « St-Ex », autant l'on connaît peu Marie de Saint-Exupéry. Tournant en 1970 un documentaire consacré à l'écrivain, Michèle Persane-Nastorg avait invité sa mère, pour évoquer l'enfance de celui qui avait été le centre de sa vie : Antoine, Antoine de Saint-Exupéry. Vingt ans après cet émouvant entretien, Michèle Persane-Nastorg a poursuivi et élargi son enquête, et écrit la première biographie de cette femme dont l'influence sur son fils prodige fut capitale. L'auteur met ici en lumière la singularité de ces deux êtres d'exception, leur amour, leur connivence. Quand Antoine disparaît, Marie ne cesse de consacrer sa vie à la mémoire de son fils. Michèle Persane-Nastorg fait revivre pour nous cette grande dame, profondément attachante et humaine, cette « étoile » qui éclaire d'un jour nouveau, au plus juste et au plus intime, la personnalité du créateur du Petit Prince.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Roger Holeindre est grand reporter (naguère à Paris Match, aujourd'hui au Figaro Magazine) : c'est un homme qui sait voir, écouter, sentir et qui sait dire, avec clarté, vigueur et honnêteté, tout ce qu'il a vu, entendu, senti. Ce que les grands reporters de cette espèce-là nous rapportent de leurs voyages est plus vivant et plus significatif que toutes les images de toutes les télévisions du monde quand le journaliste se révèle un véritable écrivain - ce qui est bien le cas ici - et quand la passion de la vérité anime son regard et sa plume. Japon, Corée du Sud, Taïwan, Hong Kong, Singapour... Partant du Japon, dont il nous fait comprendre - par l'histoire, la tradition, la morale - la puissance actuelle, Roger Holeindre montre comment ces trois pays et ces deux villes se complètent et s'entraident pour la conquête économique du monde : la Corée du Sud et Taïwan prenant le relais du Japon dès que celui-ci passe à un stade supérieur dans la technologie avancée, devenant des petits Japons, en retard sur leur grand frère, mais en avance sur l'Europe, Hong Kong et Singapour occupant à leur tour les places abandonnées par la Corée et Taïwan... À ce phénomène qui fait trembler le Vieux monde, inutile de chercher des raisons mystérieuses. Il n'y a pas de miracle. Comme le souligne Bruno Gollnisch-Flourens dans sa préface, les Asiatiques ne sont pas des surhommes, ils ne sont pas non plus des esclaves ; seulement, ils ont su traduire dans l'ère industrielle et post-industrielle les valeurs traditionnelles de leurs propres civilisations, dont celle-ci : que la hiérarchie des devoirs précède la hiérarchie des droits. Cette grande leçon-là, les Européens - les Français - veulent-ils encore l'entendre ? En tout cas, tous les éléments d'une réflexion sont ici, dans ce livre : fondés, vivants, passionnants. L'Asie en marche est un de ces ouvrages, très rares, qui éclairent d'une lumière neuve le temps et le monde que nous vivons.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

empty