Hermann

  • Les pierres de Venise

    Collectif

    Si, il y a deux mille ans, nous eussions pu constater le long transport du limon dont les fleuves troublés polluaient la mer, comment eussions-nous deviné que les lois qui forçaient à s'étendre ces tristes bancs de sable sans culture étaient la seule préparation possible à la fondation d 'une ville qui allait écrire son histoire sur les blancs parchemins des flots, la raconter au bruit de leur tonnerre et répandre la gloire de l'Occident et de l'Orient sortant du brûlant foyer de sa grandeur d 'âme et de sa splendeur ?

    Pour l'anglican austère et moraliste qu'était John Ruskin, Venise fut une révélation : il reconstruisait la cité pierre par pierre et y retrouvait les traces de Dieu, de l'art et des hommes. Il fut le compagnon de voyage, le confident, l'éveilleur d'impressions, qui séduisit Marcel Proust par la primauté absolue accordée à l'art.

    Promenade splendide dans la cité des Doges, l'oeuvre de Ruskin n'est pas seulement un traité d'esthétique passionné, mais plus encore : le merveilleux guide d'une ville.

  • Ce livre propose une lecture philosophique du rêve. Il contient l'histoire détaillée et richement documentée des recherches qui ont été consacrées, tout au long du dernier demi-siècle, au "sommeil paradoxal" et au rêve.
    L'auteur met de l'ordre dans le foisonnement des hypothèses et des interprétations. Il présente les multiples directions amorcées, abandonnées puis reprises et repensées par les chercheurs. Jusqu'où s'étend le parallélisme entre le fonctionnement du cerveau et celui de la pensée ? Quelles pourraient être les fonctions du rêve dans l'individuation du cerveau ? Quel est le rôle des gènes dans les mécanismes oniriques ?
    L'ouvrage est préfacé par Michel Jouvet, membre de l'Institut (Académie des sciences), neurophysiologiste, fondateur de la physiologie contemporaine du sommeil et du rêve. Claude Debru est professeur de philosophie des sciences à l'École normale supérieure de la rue d'Ulm, correspondant de l'Académie des sciences et membre de l'Académie allemande des sciences de la nature Leopoldina.

  • Ouvrage-clé de la révolution esthétique dont Apollinaire fut l'un des chefs de file, ce livre de combat lançait un défi dans la bataille qui allait bouleverser l'art du vingtième siècle. On trouve dans cet ouvrage l'information la plus sûre et la plus intéressante que Marie Laurencin, compagne à l'époque de Guillaume Apollinaire, et sur Picasso et Braque. Les ooeuvres et les personnaliés de Fernand Léger, Marcel Duchamp, Juan Gris et d'autres artistes liés au même mouvement de reconstruction des formes sont également étudiées.

  • L'imagénétion créatrice n'est pour Saint-John Perse ni une « puissance trompeuse » ni une fuite dans un ailleurs imaginaire : elle permet d'explorer les profondeurs psychologiques de l'individu et l'infinie variété des hommes « en leurs voies et façons ». L'imaginition est une faculté libératrice, elle relie l'individu aux puissances de la nature et à la communauté des hommes. Aussi le motif d'attribution du Prix Nobel de littérature à Saint-John Perse en 1960 pourrait se résumér par ces mots : « cette imagination au déploiement magistral est sa force ». Les poèmes, par des analogies ouvertes, des images saisissantes et un rythme puissant, accroissent le désir de vivre, l'exigence intellectuelle, l'émerveillement face au réel et l'amour du monde. Confrontée à l'évolution scientifique du vingtième siècle et au « très grand désordre » de l'histoire, la poésie se dote « d'un peu de magie pour s'éclairer elle-même à la frontière de l'insaisissable ». C'est sur la dimension créatrice et poétique de l'imagénétion que Colette Camelin concentre son attention dans ce livre. « L'inertie seule est menaçante. Poète est celui-là qui rompt pour nous l'accoutumance ». Saint-Jonh Perse (1887-1975)

  • Fille d'Anne de Bretagne et du roi Louis XII, Renée de France est, un peu comme sa cousine Marguerite de Navarre, l'une de ces princesses mal aimées dont les cours royales offrent, de nos jours encore, de fréquents exemples. Marquée par les idées humanistes qui se répandent en France au début du seizième siècle, Renée protège les Réformés. Tristement mariée au duc de Ferrare - allié du roi de France - et exilée en Italie pendant trente années, elle y accueille Clément Marot et Calvin. Accusée d'hérésie, elle comparaît devant le tribunal de l'Inquisition. Soutenant les grandes figures du protestantisme français, comme l'amiral de Coligny, Renée de France est contrainte de marier sa fille Anne au duc François de Guise, chef des armées catholiques. Elle mourra trois ans seulement après le drame de la Saint-Barthélemy, qui semble ruiner à jamais les espoirs de la Réforme et les siens. Nourrie de l'esprit des Béatitudes, Renée de France a poursuivi sans trêve, au milieu des ravages de la guerre civile, sa quête de la simplicité biblique : elle a cru retrouver - parmi les Réformés - le printemps du lac de Tibériade et, dans la communion des cantiques chantés d'une seule voix, la lumière de la Grâce, en tête-à-tête avec Dieu. Les bouleversements de son siècle n'ont pas eu raison des convictions de cette princesse courageuse et originale, généreuse, désintéressée, dont les éclairs d'intuition pouvaient en remontrer aux arguties de bien des théologiens.

  • Fille d'Anne de Bretagne et du roi Louis XII, Renée de France est, un peu comme sa cousine Marguerite de Navarre, l'une de ces princesses mal aimées dont les cours royales offrent, de nos jours encore, de fréquents exemples. Marquée par les idées humanistes qui se répandent en France au début du seizième siècle, Renée protège les Réformés. Tristement mariée au duc de Ferrare - allié du roi de France - et exilée en Italie pendant trente années, elle y accueille Clément Marot et Calvin. Accusée d'hérésie, elle comparaît devant le tribunal de l'Inquisition. Soutenant les grandes figures du protestantisme français, comme l'amiral de Coligny, Renée de France est contrainte de marier sa fille Anne au duc François de Guise, chef des armées catholiques. Elle mourra trois ans seulement après le drame de la Saint-Barthélemy, qui semble ruiner à jamais les espoirs de la Réforme et les siens. Nourrie de l'esprit des Béatitudes, Renée de France a poursuivi sans trêve, au milieu des ravages de la guerre civile, sa quête de la simplicité biblique : elle a cru retrouver - parmi les Réformés - le printemps du lac de Tibériade et, dans la communion des cantiques chantés d'une seule voix, la lumière de la Grâce, en tête-à-tête avec Dieu. Les bouleversements de son siècle n'ont pas eu raison des convictions de cette princesse courageuse et originale, généreuse, désintéressée, dont les éclairs d'intuition pouvaient en remontrer aux arguties de bien des théologiens.

  • Roland Omnès a écrit ce livre pour expliquer à son entourage non scientifique les raisons qui l'ont conduit de l'approfondissement des connaissances de la physique des particules élémentaires à une théorie sur l'origine de la matière, et le choix qu'il fait, à quarante-deux ans, de consacrer désormais son travail à la cosmologie. Pressé par ses pairs de développer une théorie originale, plus que toutes celles proposées jusqu'à maintenant et dont la vérification pourrait constituer l'événement le plus important qui se soit produit en cosmologie depuis la relativité générale, il a choisi un livre de popularisation scientifique pour communiquer une réflexion profonde et claire hors du terrain classique des cours et des conférences. Il insiste sur les raisons profondes des phénomènes cosmiques telles que la science contemporaine permet de les représenter. Plutôt que de décrire les objets astronomiques un par un, il s'est efforcé de montrer, au niveau le plus élémentaire, comment les lois de la nature sont à l'oeuvre dans l'univers. L'harmonie et la profondeur des lois naturelles est peut-être l'élément le plus enthousiasmant de la science et le plus difficile à communiquer ; c'est ce que ce livre tente de faire.

  • Buffon

    Gaillard

    Préface d'Édgar Faure. Buffon (1707-1788), écrivain, philosophe, savant qui vécut en France au dix-huitième siècle, appelé aussi « siècle des répertoires ». Il connut la gloire pour avoir projeté et réussi un tableau complet de la Nature. Il y fut aidé par le roi qui le nomma intendant de son jardin, et lui donna à garder son cabinet de curiosités. À l'époque de Buffon, l'esprit humain croyait avoir trouvé les clés de l'univers. La première clé, c'était la Théorie d'Isaac Newton, mathématicien anglais, Théorie dite de la « gravitation ». Comme l'idée de Dieu continuait de signer les images du monde, cette idée se devait d'être réduite : au Dieu jaloux de la Bible, Leibniz, homme d'Église et philosophe allemand, substitua donc le « premier moteur », source immobile de tout le mouvement. Muni de ce trousseau, l'esprit de l'homme prétendait recouvrir le temps et l'espace d'une construction définitive. Buffon se fixa un tel programme et parvint à le remplir. Il le fit en quarante ans et en quarante volumes, dans la paix du travail, dans l'admiration des autres hommes et dans la considération de Dieu. Il fut heureux jusqu'au jour de sa mort.

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