Magnard (réédition numérique FeniXX)

  • Ivan, en conflit avec ses parents qui lui refusent la moto qu'il convoite, se laisse entraîner dans une vilaine affaire par un garçon sans scrupules qui se sert de lui pour introduire la marijuana dans le groupe, parfaitement heureux jusque là, de la jeunesse de l'île de Guernesey. Convaincu en toute bonne foi que ce stade ne sera pas dépassé, Ivan se refuse cependant à droguer Beverley, une charmante et joyeuse étudiante qu'il a rencontrée dans la pension où il est descendu, mais il est très vite et à son grand désespoir dépassé par les évènements... On commence par des cigarettes ou même « des bonbons à l'acide » on continue avec l'héroïne, le L.S.D. Am... Stram... Drogue, une drôle de comptine pour adolescents qui se termine par un rendez-vous avec la mort.

  • La Grande Voûte vénusienne s'éclairait d'une lueur opaline et la brume de la nuit s'effilochait sur la Mer Tiède, quand Robert sortit de sa chambre du Ptoléméion et commença à faire des entrechats sur la terrasse pour se dérouiller ; la faible pesanteur vénusienne, il faut l'avouer, favorisait ces exercices. Vingt minutes plus tard, les convives se trouvaient réunis au grand complet autour de toasts au beurre de Fougères-Colosses et de thorio-cafés grésillant comme un parafoudre à 400.000 volts...

  • Je leur disais... plus de métro... plus de néon... plus d'acier... plus d'autos... plus de conserves... Je trouverai un village qui sera tout à moi... J'ai horreur... de votre civilisation de mathématiciens... de vos robots... vos records... votre tiercé... votre loto... Le rempart se dressait devant lui. Il se hissa et retomba de l'autre côté du mur. Il était dans l'arche. Avec émotion, il leva les bras comme dans son rêve d'enfant. Pour la première fois depuis près d'un siècle il y avait un homme vivant dans Naverre. Le vieux navire se remit à glisser dans le temps.

  • Papocopain La paix royale ! Un pavillon de banlieue avec chien gentil. Un Papacopain et son adolescent de fils sans conflit des générations, pour changer.... Une nounou russe, un ami psycho-peintre, une vamp subalterne aux baisers sucrés... Et puis crac ! Un ordinateur germanophile. Un petit accident, un pied dans le plâtre. Une secrétaire bilingue moins naïve qu'il n'y paraît, et surtout... très jolie. Il n'en faut pas plus pour que les coeurs désenchantés se réveillent, et que les coeurs tout neufs se mettent à flamber...

  • Le pavé d'amour est l'endroit le plus coloré, le plus odorant, le plus joyeux, le plus vivant du vieux Toulon, à deux pas de la mer - Stéphanette Dongradi y vit de rêve et d'impatience... Elle attend son héros... et il lui en arrive deux... un qu'elle aime... un qui l'aime...

  • Miradors, barbelés, mitrailleuses, coups de crosse et coups de pied au c... STALAG II D - Poméranie. Errances dans les bois, alertes, marches de nuit, jours de cellule, compagnie de discipline, « hommes 40, chevaux (en long) 8 », pommes de terre, gare de triage et coeur qui bat la charge... A cela, Lambert n'était pas du tout préparé quand, en Septembre 39, on le mobilisa... Son destin... il allait le prendre à bras le corps...

  • Ce fut un dimanche de juin 1909 que se produisit l'évènement mystérieux qui causa dans tout le nord du Périgord Noir, une émotion qui mit longtemps à se calmer. On en a aujourd'hui perdu le souvenir, mais à la fin du siècle dernier, on trouvait encore dans les villages des vieux et des vieilles qui le contaient aux veillées, pour en avoir eux-mêmes entendu le récit de la bouche de leurs anciens...

  • Une jeune héroïne malheureuse, Dori. Sa mère, cantatrice célèbre, vient de mourir sans l'avoir aimée. Deux tantes qui font irruption. Un prétendant dont on ne veut pas. Une guitare dont on ne joue plus. Et puis, enfin, Manoël... Tout cela, avec quelques rebondissements bien menés, eût fait un bon roman sentimental classique, si... Si l'auteur n'avait traité tout cela avec humour. Une guitare dont les accords ne laisseront indifférents ni les jeunes, ni les moins jeunes.

  • Autrefois, mes parents se bagarraient, et c'était terrifiant. Depuis qu'ils s'ignorent, c'est intenable ! Entre eux, je joue un rôle bien difficile. La vraie vie me panique. De temps en temps, Renaud m'aide à exister, mais son coeur est ailleurs. Suis-je de taille à le conquérir ? Un séduisant inconnu tourne autour de Maman. Que vais-je devenir ?... Et mon père ?... Je traîne un cafard noir. Survient Donatien... Se pourrait-il que je ne sois pas seule au monde ?

  • Le père de Pierre-Jean bâtonné par les gens du Comte est resté estropié. L'enfant témoin de la misère des siens a juré de le venger. Vient la Révolution, le Comte émigre. Sa demeure dijonnaise et son château sont rachetés pour lui par son intendant... Les années passent, arrivent la débâcle de 1814 et l'invasion... Pierre-Jean rentre au pays mutilé et mûri mais toujours fidèle au souvenir de son père. A Dijon, l'hôtel du Comte a rouvert ses portes, rallumé ses flambeaux, mais le maître est mort en exil. Restent deux fils : l'un a rejoint les rangs des Autrichiens, de l'autre, on ne sait rien et c'est alors que l'histoire commence...

  • "Tu ne tueras point. Tu ne dérangeras pas la vie, sous quelque forme qu'elle soit, même si tu la juges méprisable : car la vie est l'aboutissement et la raison d'être de cet univers". Oto se remémora les commandements gravés au plus profond de la conscience de chaque être humain. Par expérience, il en savait le bien-fondé et craignait d'y manquer, malgré lui... Il conservait en mémoire cette phrase des Nouvelles Écritures : "la vie est la porcelaine de l'univers". Car les religions du passé avaient retrouvé une vaste audience. Et, sous la pression populaire, les explorateurs du Haut-Espace avaient dû se plier à respecter la Vie sous toutes ses formes. Mais l'Homme avait continué d'être un destructeur : une des plus belles civilisations de l'Univers, celle des cristaux de Mirfak, avait été anéantie, en quelques instants, par les vibrations des réacteurs atomiques du vaisseau terrien qui venait pourtant en ami...

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Le vent « d'alta » ça dessèche la gargamelle. Il souffle fort sur « l'estrada » quand il s'y met. Il vaut mieux ça que la grêle, putain de sort ! On marche dans la terre rouge. On entre dans la maison de pierre rouge. On s'assied sur un banc taché de rouge près d'une grande table de bois noir. Rouge est la trogne accueillante du vigneron. Rouges sont ces grosses mains qui balaient prestement les miettes, placent des verres et versent du vin. Rouge est le vin frais. Hugues en boit un plein verre. Rouges deviennent ses joues. Les deux hommes parlent de la fille, Maria, qui a pris le Léon de la Peyrade et qui est bougnate à la porte des Lilas.

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