Presses de l'Université Laval

  • Qui aurait cru qu'un virus apparu dans un marché chinois de Wuhan allait mener à une pandémie mondiale qui a coûté la vie à des centaines de milliers d'individus en l'espace de quelques mois et forcé presque tous les pays à imposer des quarantaines, à confiner des villes entières et à fermer leurs frontières ? Et pourtant, ce sont les images qui nous resteront en tête lorsque nous repenserons à l'année 2020. En raison des dimensions et des effets de cette crise, il est clair que nos sociétés en ont des leçons à tirer et il est tout aussi évident qu'elle entrainera de profondes transformations à l'ordre international. Quelles sont ces leçons et à quelles sortes de changements devons-nous nous attendre ? Ce livre cherche précisément à répondre à ces questions.
    Ces essais portent un regard critique sur l'évolution des démocraties libérales, montrent le potentiel que cette crise sanitaire globale nous offre pour reprendre le contrôle de la mondialisation telle que nous la connaissons depuis 50 ans, en plus d'expliquer en quoi cette pandémie pourrait accélérer la fin de l'ordre libéral international.
    En tant que premier livre portant sur cette pandémie, ces essais critiques et sans complaisance seront d'un intérêt pour tout lecteur intéressé à comprendre les enjeux politiques de cette crise et à s'interroger sur la manière dont les sociétés ont cherché à combattre ce virus mortel.

  • Dior, Balmain, Lanvin... Si l'Histoire a retenu le nom de ces grands couturiers français pour leur apport considérable à la haute couture, elle a négligé leur rôle dans les relations internationales de l'après-guerre. Cet ouvrage entend lever le voile sur cet aspect méconnu en montrant de quelle façon le gouvernement français, ses diplomates et l'industrie textile ont réussi à exercer une influence mercatique aux États-Unis par le truchement de la haute couture. Réalisant le potentiel de ce secteur, ces acteurs ont fait appel aux couturiers parisiens entre 1946 et 1960 pour stimuler les exportations vers les États-Unis et promouvoir le prestige de l'Hexagone. Pour permettre de bien apprécier la réussite de cette entreprise, ce livre mobilise les statistiques douanières françaises et américaines, peu étudiées dans l'histoire de la mode, ainsi que les archives de l'ambassade de France aux États-Unis, ouvrant un nouveau champ en histoire des relations internationales et en études de la mode.

  • Crise sanitaire transformée en crise sociale, économique et financière, la pandémie de la COVID-19 engendre une réflexion sur l'entreprise et sa gouvernance. Au moment où le monde d'après émerge, un changement de trajectoire va-t-il s'amorcer ? La question est posée. Cette crise montre que l'entreprise est une institution sociale qui doit assumer une responsabilité sociale. Le conseil d'administration, la direction, les actionnaires et les parties prenantes doivent donc repenser le cadre analytique de leurs relations et les raisons profondes qui les amènent à prendre des décisions. Au-delà de l'entreprise, c'est une perspective holistique qu'il faut avoir et l'on doit faire de la finance un instrument du changement. Penser l'après-coronavirus impose que le droit remette en cause des fondamentaux pour placer l'entreprise devant ses responsabilités. Faire du profit son unique finalité est une prémisse qui doit être abandonnée : le mieux-vivre ensemble de l'après-coronavirus est à ce prix.
    Cherchant à conserver une trace des nombreux écrits publiés durant la pandémie de coronavirus, cet ouvrage démontre que la COVID-19 ne constitue pas une révolution de la gouvernance. Elle remet au goût du jour des débats anciens, qui montrent aujourd'hui toute leur pertinence. La COVID-19 est susceptible de constituer une étape de l'évolution de la gouvernance d'entreprise, encore faut-il que le juriste joue pleinement son rôle dans cette étape.

  • Un soin inédit fait nouvellement partie de l'arsenal thérapeutique de la médecine occidentale. Presque un oxymore, l'aide médicale à mourir ne fait pas l'unanimité. Or, une nouvelle frontière est sur le point d'être transgressée. Parce que certains font l'erreur de considérer la perte de dignité comme possible, ils mettent de l'avant la mort comme le remède ultime aux souffrances des gens atteints de démence. On oublie alors que cette sensation de déchéance peut être soignée autrement. De plus, nous démontrons que la défense de l'autonomie ne saurait justifier l'euthanasie en démence. Notre manifeste confirme également l'importance d'en finir avec la peur du centre d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD). Ainsi, la fragilité de l'aîné souffrant de démence doit être célébrée en tant que richesse oubliée pour promouvoir une telle modification des moeurs au sein des établissements en cause. Notre réflexion contre l'euthanasie en démence, appuyée par de nombreux cliniciens, contribue à la protection des aînés vulnérables.

  • La science est une puissante manifestation de la curiosité humaine. Elle est une démarche qui vise à comprendre et à expliquer le monde, incluant les humains. La plupart des gens aiment la science et désirent en entendre parler ou lire sur le sujet. Si, chez certains, la science suscite curiosité et enthousiasme, chez d'autres elle provoque la crainte, l'incrédulité ou le simple déni. La science bouleverse, parfois profondément et viscéralement. Les savoirs scientifiques à la fois réconfortent et dérangent parce qu'ils abordent des questions existentielles : qui sommes-nous ? Où sommes-nous ? D'où venons-nous ? Où allons-nous ? Comme nous l'enseigne éloquemment l'histoire des sciences, la science bouge. La démarche du scientifique, qui ne s'arrête jamais, est de toujours tendre vers une meilleure appréhension du monde. Qu'est-ce qui donne à la science sa qualité intellectuelle première ? La réponse est simple : la science marche, elle fonctionne.

  • Dans ce récent ouvrage révolutionnaire, Peter C. Gotzsche lève le voile sur les comportements frauduleux de l'industrie pharmaceutique dans les domaines de la recherche et de la commercialisation et sur son mépris moralement répugnant pour la vie humaine. L'auteur établit des rapprochements convaincants entre l'industrie pharmaceutique et l'industrie du tabac et révèle l'extraordinaire vérité derrière les efforts déployés pour semer la confusion et détourner l'attention du public et des politiciens. Il s'appuie sur des données probantes et traite de manière détaillée de l'extraordinaire défaillance du système causée par le crime généralisé, la corruption et l'inefficacité de la réglementation pharmaceutique - une réglementation qui, selon lui, doit être radicalement transformée. « Si nous prenons autant de médicaments, c'est principalement parce que les compagnies pharmaceutiques ne vendent pas des médicaments, mais des mensonges à leur sujet. C'est ce qui fait que les médicaments sont si différents du reste... Tout ce que nous savons sur leur compte, c'est ce que les compagnies ont choisi de nous dire et de dire à nos médecins... Les patients ont confiance dans leurs médicaments parce qu'ils extrapolent la confiance qu'ils ont envers leurs médecins et la reportent sur les remèdes que ces derniers leur prescrivent. Ils ne sont pas conscients que les médecins, s'ils en savent long sur les maladies et la physiologie et la psychologie humaines, en connaissent très, très peu sur les médicaments si ce n'est les informations fabriquées de toutes pièces par l'industrie pharmaceutique... Si vous ne croyez pas que le système est hors de contrôle, je vous invite à m'écrire pour m'expliquer pourquoi les médicaments sont la troisième cause de mortalité... Si une épidémie provoquée par une nouvelle bactérie ou un nouveau virus avait fait autant de victimes - ou si elle avait même causé un centième seulement des décès associés aux effets secondaires des médicaments -, nous aurions tout fait pour la contenir. »

  • Les Naskapis sont des Amérindiens du nord du Québec. Ils forment une population d'environ 1300 personnes regroupées en un unique village, Kawawachikamach. L'histoire des Naskapis est toute en mouvance, traditionnellement centrée sur la poursuite du caribou ainsi que d'autres gibiers et poissons nordiques.
    Aujourd'hui, les Naskapis exploitent d'autres secteurs économiques. Le village de Kawawachikamach comporte un centre commercial, un centre récréatif, des écoles primaire et secondaire et un service de santé (CLSC). Les Naskapis eux-mêmes ont su avec la sédentarité élargir leurs intérêts et prospérer dans des domaines aussi variés que la construction, les services de pourvoirie, le tourisme d'aventure et même le transport ferroviaire et l'exploitation minière.
    Ce recueil de récits ancestraux nous permet de mieux saisir l'âme de ce grand peuple nordique et témoigne ainsi de sa beauté et de sa magnificence.

  • L'histoire de la philosophie est une oeuvre collective qui s'étale sur une longue période. Les
    chapitres s'enchaînent sans avoir été coordonnés. Aussi, l'enjeu, pour chaque nouvelle génération, c'est de se réapproprier cette histoire.

    Les auteurs du présent ouvrage nous proposent une manière originale d'y arriver. Par le dialogue, les philosophes de la tradition semblent revivre pour faire le point sur leur cheminement. Socrate, Kant, Marx, Arendt et bien d'autres répondent aux questions de Laure Becdelièvre, Laurence Hansen-Lve et Fabien Lamouche.

    Au fil de ces conversations imaginaires, nous découvrons comment l'esprit de résistance a pu s'incarner à travers les figures de penseurs aussi profonds que subtils et aussi novateurs qu'insoumis.

  • Les Innus, par tradition un peuple de chasseurs, piégeurs et cueilleurs du Subarctique oriental, étaient connus anciennement sous le nom de Montagnais. Economie oblige, avec le temps et les contacts extérieurs, ils se sont faits médecins, avocats, conducteurs de machinerie lourde, pêcheurs commerciaux, chanteurs, artistes et écrivains. Bref, ils se sont inscrits dans le processus des activités économiques contemporaines tout en conservant leur identité propre. Ce recueil de récits d'origine innue se veut une contribution à la connaissance de ce peuple culturellement riche et complexe.

  • Le passage à la retraite peut présenter des difficultés selon le contexte et le bagage de vie. Le présent ouvrage aborde cette adaptation à la lumière de la pleine conscience, c'est-à-dire prêter attention au moment présent, intentionnellement et sans jugement. Sa pratique nous aide à découvrir notre voix intérieure, véritable boussole, lors de cette traversée parfois houleuse. L'entrée dans les années de maturité peut être colorée par l'âgisme, si répandu dans les rapports sociaux actuels qu'il nous faut alors contrebalancer par la sagesse et le discernement. C'est en cultivant l'intériorité et l'intimité avec soi-même qu'il devient alors possible de profiter de la retraite pour re-traiter sa vie.
    Ce livre s'adresse au grand public et plus particulièrement aux personnes engagées dans un processus de croissance personnelle. Il est émaillé de citations, de portraits de retraités, de poèmes et de contes. De multiples exercices de réflexion, des questionnaires, des pratiques de méditation et de visualisation accompagnent le texte.

  • Comment enseigner dans un milieu multiethnique ? Comment les enseignants s'adaptent-ils et modifient-ils leurs pratiques dans un tel contexte ? Comment peuvent-ils soutenir les élèves immigrants intégrés dans une classe ordinaire au primaire dans la langue d'enseignement et dans les matières scolaires, tout en tenant compte de l'ensemble de la classe ? Cet ouvrage vient éclairer le travail enseignant dans un contexte pédagogique multiple et complexe. À partir d'observations de classes et d'entrevues avec des acteurs en jeu pour documenter les pratiques de soutien en contexte réel de classe et pour comprendre les raisons des enseignants à l'égard du soutien et le point de vue des élèves, l'auteure met en relief le sens de la pratique enseignante de soutien qui se coconstruit dans les interactions entre l'enseignant et l'élève, selon leurs apports mutuels et les facteurs de la classe.

  • Présentation et traduction de GABRIEL LAVERDIÈRE
    « Les principes directeurs du présent livre sont la libre pensée et la libre expression, ouvertes, mobiles et affranchies des idéologies conservatrices ou progressistes. »
    La guerre des sexes n'est pas morte : sous la pression de mouvements dénonciateurs ou en raison de clivages politiques grandissants, hommes et femmes semblent poussés à l'affrontement. Aussi nombreuses que soient les voix s'élevant pour arbitrer la rixe, celle de Camille Paglia connaît peu d'égales. Ce recueil convie à un riche programme : l'histoire du féminisme, les rapports entre l'inné et l'acquis, l'avortement, la chirurgie plastique, les femmes en politique, le sadomasochisme ou encore l'esthétique (qu'il s'agisse de la représentation évolutive des corps féminins dans l'histoire de l'art ou de l'étude de figures inspirantes, du buste de Néfertiti à la belle du Sud, en passant par Madonna et Germaine Greer). Pareille diversité atteste un apport précieux et original aux débats féministes et culturels contemporains.

  • Les Atikamekw, selon la graphie vernaculaire, constituaient par tradition un peuple de chasseurs, cueilleurs, piégeurs et pêcheurs nomades, bien qu'au fil des siècles, ils aient aussi développé une grande expertise dans plusieurs domaines économiques dont la foresterie, le tourisme et l'artisanat.

    Les Atikamekw ont une très longue histoire d'occupation de leur territoire et d'utilisation de ses ressources qui remonte, dans les sources écrites, au début de la période de contact et, dans les sources orales, à une époque bien antérieure.

    Ce recueil de récits présente plusieurs facettes de leur société.

  • Cette approche par trois voies (orale, ethnographique et archéologique) à la société wendat nous instruit de l'existence et de la nature d'une pensée nord-amérindienne qui peut faire voir à juste titre la société wendat comme le foyer d'une véritable civilisation, méconnue jusqu'à présent.

  • Pour la première fois, un Amérindien esquisse les règles qui devraient s'appliquer à l'étude de l'histoire des autochtones, Uauteur nous emmène dans le vif de l'histoire telle que l'ont perçue et, en réalité, subie les Amérindiens. Il nous montre pourquoi l'histoire traditionnelle doit, et comment elle peut, transformer son discours sur les Amérindiens. Un livre révélateur, tant sur l'image que les Amérindiens ont d'eux-mêmes que sur l'importance de leur rôle dans la société actuelle.

  • Depuis sa première édition en 1994, Ethique et déontologie du journalisme est devenu l'ouvrage de référence dans bon nombre de programmes et d'écoles de journalisme de pays francophones. Préconisant une approche où la réflexion éthique fonde une déontologie souple et ouverte à la dérogation, l'auteur présente les piliers normatifs du journalisme professionnel : intérêt public et vie privée, vérité, rigueur et exactitude, équité, impartialité, intégrité et imputabilité. Alors que les médias traversent la pire crise économique de leur histoire, les journalistes subissent des mutations économiques, culturelles, technologiques et sociales plus intenses que jamais. Dans un espace public submergé de propagande, voire de désinformation, les journalistes professionnels peuvent demeurer les meilleurs serviteurs du droit du public à une information de qualité, diversifiée et intègre. Cela ne peut toutefois se réaliser que dans le respect des règles de l'art et d'une liberté responsable, exigeante mais essentielle au respect de la dignité humaine.

  • Cet ouvrage se veut à la fois réflexion théorique et pratique pour offrir un regard inédit sur les sciences et les arts afin de décloisonner ces disciplines pour multiplier leurs potentialités. Nous avons voulu (re)donner chair à la matière brute, la matière objective. Cette réflexion arrivera-t-elle à se déployer en d'autres volets pour sensibiliser de nouveaux publics ?
    « Artistes, écrivains et scientifiques ont été dépassés, gênés, d'avoir trop longtemps empêché ces liens et ces possibles. Il y a eu cette exposition abattant tous les murs. Étonnante exposition où le visuel, le littéraire et le scientifique ont créé un espace époustouflant d'humanité ».
    - Anne Peyrouse, chargée d'enseignement, Département de littérature, théâtre et cinéma, Université Laval
    « L'ouverture à la liberté d'expression de ce partenariat a généré de multiples possibilités d'interprétation ainsi qu'un enrichissement de la culture, de l'expérience pédagogique et de la création dans un contexte de communication visuelle ».
    - Sylvie Pouliot, professeure titulaire, et Stéphane Vallée, chargé d'enseignement, École de design, Université Laval
    « Il y a une sorte d'humanité transversale qui a été ressentie. Mes textes touchaient des thématiques humaines de justice sociale et ce langage a trouvé écho chez les artistes préoccupés par des questions sociales. C'est une forme de communication et d'inspiration qui s'est établie par médium interposé ».
    - Yves Hallée, professeur agrégé, Département des relations industrielles, Université Laval
    « C'est intéressant de voir que les artistes ré-humanisent les sujets que la recherche scientifique a, en quelque sorte, déshumanisés. En science, on se concentre sur un aspect, une statistique, une caractéristique. Par leur imagination, les artistes ont remis l'individu, l'humain à l'avant-scène ».
    - Myriam Michaud, Département de management, Université Laval

  • Dans cet ouvrage, l'auteur nous propose d'entrer dans l'univers complexe du cheminement de l'eau et de son interaction avec le système tout aussi complexe que les humains ont érigé pour fonctionner en société.
    Par exemple, plus de la moitié de la population mondiale est urbanisée. Nos mégapoles ont des répercussions considérables sur la ressource en eau. Trois graves problèmes surviennent alors : une accentuation marquée des crues, la surexploitation et la pollution des ressources locales et la propagation de maladies hydriques.
    Eaux de surface, eaux souterraines ou eaux transfrontalières, il faut suivre tous les mouvements de l'eau afin d'obtenir une meilleure connaissance du rôle que chacun de nous et chacune de nos institutions doit jouer au sein de ce que l'on nomme aujourd'hui la gouvernance de l'eau.
    Encore faut-il que chacun se sente concerné, car, dans notre quotidien urbanisé, nous ne voyons pas toujours les conséquences de nos actions. Pour donner le bon coup de barre, il faut d'abord comprendre la situation. Cet ouvrage apporte justement plusieurs analyses scientifiques qui seront autant de plaidoyers en faveur d'un engagement commun.

  • Dans cet ouvrage, en se basant sur les faits disponibles, l'auteur de Psychiatrie mortelle et déni organisé montre que la manière dont nous utilisons habituellement les médicaments psychiatriques inflige beaucoup plus de tort qu'elle ne fait du bien. Le professeur et médecin Peter C. Gotzche établit que les médicaments psychiatriques tuent chaque année plus d'un demi-million de gens de 65 ans et plus aux Etats-Unis et en Europe. Ces médicaments sont la troisième cause de décès après les maladies cardiaques et le cancer. Or, la consommation actuelle de psychotropes pourrait être réduite de 98%, tout en améliorant la santé mentale et physique ainsi que la survie des patients. Cependant, il peut s'avérer difficile d'arrêter les traitements, car plusieurs patients deviennent dépendants de ces médicaments. Comme les symptômes de sevrage peuvent s'échelonner sur une longue période et même être dangereux, il sera habituellement nécessaire de recourir à un sevrage lent et progressif.

    Dans son livre, Gotzsche soutient aussi que les chefs de la psychiatrie - souvent à la solde de l'industrie pharmaceutique - ont créé et promu de nombreux mythes pendant des décennies pour mieux cacher le fait que la psychiatrie biologique a été généralement un échec. La psychiatrie biologique croit que les médicaments sont la « solution » à presque tous les problèmes, en contradiction marquée avec les opinions des patients, car plusieurs ne réagissent pas bien aux médicaments qu'ils reçoivent.

  • Le xxie siècle a débuté, dans bon nombre de pays, avec des progrès législatifs conséquents pour les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres, intersexes (LGBTI). Le mariage pour tous, l'ouverture à l'adoption pour les couples de même sexe, des lois réprimant les discriminations liées aux identités de genre et aux orientations sexuelles... autant de dispositions qui s'appliquent dans de nombreux pays de l'hémisphère Nord et quelques pays du Sud, même si quelques-uns, ici ou là, y voient encore une perversion de l'Occident et considèrent toujours les personnes LGBTI comme de dangereux délinquants, des malades chroniques, des pécheurs sans remords.

    Les jeunes « sont » le monde d'aujourd'hui et, à ce titre, le façonnent. Les jeunes LGBTI sont donc une partie de ce monde et de ses artisans. Mais ils investissent également d'autres mondes, à la marge, plus ouverts à leurs identités. Ils investissent des « lieux autres », réels et imaginaires, où ils peuvent enfin exister, être reconnus et, lorsqu'ils ont été symboliquement mis à mort, renaître. Il peut y avoir des passages d'un monde à l'autre, mais il peut aussi y avoir des frontières infranchissables, des murs de la honte. Le risque, c'est que ces deux mondes soient tellement étrangers l'un à l'autre et deviennent tellement inconciliables qu'aucun échange ni aucun partage ne puisse advenir.

    Cette enquête auprès des jeunes LGBTI plaide pour un métissage des cultures, pour une ode à la diversité, pour une attention distinctive à toutes les existences.

  • La littérature scientifique regorge d'informations sur le phénomène religieux qui, malheureusement, atteignent rarement le grand public. L'auteur a parcouru des centaines de ces travaux et nous livre, dans cet ouvrage de vulgarisation, des résultats qui étonneront tant les spécialistes de diverses disciplines que tous ceux et celles qui se questionnent sur le phénomène religieux.

    Les données recueillies révèlent des aspects fort méconnus de la religion et défont plusieurs idées reçues. Est-il vrai, par exemple, que la religion est un gage de meilleure santé ? La croyance religieuse est-elle en régression ou connaît-elle une remontée ? Religion et morale vont-elles de pair ? La religion est-elle un facteur de violence ou de pacification? Que révèlent les recherches scientifiques sur les expériences de mort imminente (near death experience) et les « sorties hors corps » ? Comment la théorie de l'évolution explique-t-elle l'origine et la persistance de la religion ?

    Ce sont là quelques-unes des questions abordées dans cet ouvrage qui jette un regard critique sur le phénomène religieux en prenant résolument parti pour la science. Que vous soyez croyant ou incroyant, vous ne verrez plus la religion de la même manière après avoir lu ce livre.

  • Faire danser à l'école pose un regard actualisé sur les fondements et les pratiques de l'enseignement de la danse en milieu scolaire et en périphérie de l'école. L'ouvrage prend appui sur des résultats de recherche sondant la parole de praticiens d'expériences diverses. Il s'adresse aux futurs et aux actuels enseignants de la danse en milieu scolaire (EDMS), aux conseillers pédagogiques, aux formateurs d'enseignants, aux chercheurs, aux artistes et à toute personne intéressée par le sujet. Douze auteures, à la fois praticiennes et chercheuses, contribuent à cet ouvrage traitant d'enjeux d'ordres artistique, didactique, pédagogique, historique, socioculturel et esthétique. Discipline praxique par excellence, la danse est pensée ici autour de la notion du FAIRE, comprise dans le sens de l'action de l'enseignant ou de l'artiste. Comme toute discipline enseignée à l'école, la danse comporte des enjeux d'éducation et de formation complexes présentés en quatre parties.

    La première partie DANSER A L'ECOLE soulève les questions suivantes : Quelle évolution des programmes? Dans quelles conditions? Qui forme-t-on pour enseigner la danse? Quels rôles de l'EDMS? La deuxième partie PENSER A FAIRE DANSER s'organise autour de la planification des apprentissages et de l'enseignement : Quoi enseigner? Comment s'y prendre? Que se passe-t-il dans la tête de l'enseignant? La troisième partie FAIRE DANSER porte plus concrètement sur les moyens, les dispositifs, les manoeuvres et les stratégies que l'enseignant ou l'artiste met en oeuvre pour faire ressentir, faire connaître, faire interpréter et faire créer des danses. La quatrième partie FAIRE APPRECIER étaye la démarche d'appréciation esthétique et critique en danse, tout en prenant en compte la culture populaire. Elle aborde en outre la danse dédiée au jeune public, la représentation des jeunes devant le public et l'accès au patrimoine chorégraphique pour faire apprécier.

  • À travers l'oeuvre de trois écrivains des îles antillaises de la Martinique et la Guadeloupe, Corina Crainic dresse ici un portrait saisissant et mouvant de l'identité de ses habitants. C'est principalement la figure des marrons, ces esclaves fuyant la plantation pour la liberté dans la forêt, qui signe la trace de ces récits. L'identité des Martiniquais et des Guadeloupéens est particulièrement complexe. Elle a oscillé entre une origine africaine dont l'expérience coloniale a oblitéré la filiation, une intégration à la France d'outre-mer jamais complètement consentie, et une insertion socioéconomique sur un territoire qui suinte encore la douleur de l'esclavage.
    S'éloignant des figures de la négritude, comme de celles de la créolité, le marron, le seul véritable héros antillais décrit dans ces travaux d'écrivains récents, s'ouvre sur l'américanité. Une américanité qui prend ses distances face à l'appartenance et au sens pour une identité de relations à l'autre, une identité du recommencement. L'acceptation de l'appartenance au continent n'est pas pour autant dénuée de troubles identitaires et de violences propres à ces lieux de liberté et de commencement.
    Le lecteur québécois trouvera dans cet ouvrage des complicités identitaires certaines. Déjà, au cours des années 1960, les oeuvres de Frantz Fanon sur la décolonisation et d'Aimé Césaire sur la négritude avaient nourri nos imaginaires. Les écrits de Simone Schwarz-Bart, Édouard Glissant et Patrick Chamoiseau, lus à l'aune de l'américanité, ne sont pas sans faire écho à nos propres débats sur notre appartenance continentale.

  • À notre époque, alors que les démagogues, surtout de droite, exploitent pour leur propre compte les exclus et les laissés-pour-compte de la société, il me semble important de nous tourner à nouveau vers la pensée politique et sociale de Hegel. Ses réflexions nous permettent d'élaborer une critique forte du néolibéralisme, laquelle ne repose pas sur des conceptions naïves des marchés : elle s'inscrit plutôt dans un projet d'émancipation que la Théorie critique a toujours porté. C'est ce que je tente de montrer dans cet ouvrage.

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