Stock (réédition numérique FeniXX)

  • Entre un champion de lutte qui se dérobe parce que ses performances sportives sont inversement proportionnelles à ses performances amoureuses, et un vieillard qui s'évertue à vivre l'été en hiver, Jane fait son éducation sentimentale. L'amour, le sexe, le cynisme, la solitude, la bouffe, la tendresse, la mort... Mais autant que la difficulté de devenir soi-même, ce livre montre l'espèce de répulsion-fascination qu'une jeune fille peut ressentir devant les manifestations de la vieillesse ; et c'est avec une cruauté d'entomologiste que Jane observe Bertin. Jane veut tout, comme on veut tout à vingt ans, et, à défaut de s'aimer elle-même, elle aime son corps, sa jeunesse dont elle ne veut rien perdre - obsédée déjà par la fuite du temps et, en quelque sorte, toujours en deuil d'elle-même. Elle serait une jeune fille comme on en trouve beaucoup en ce siècle, si elle n'exprimait pas son exigence de bonheur avec une détermination si passionnée et une amoralité si naïve qu'elles en deviennent pathétiques. Nul attendrissement dans cette insolite éducation sentimentale, où les excès de vocabulaire alternent avec un langage des plus classiques : celui des états d'âme.

  • L'histoire d'un personnage révélé par les chroniques arabes anciennes. Appelé maître ou maudit, il conduit au IXe siècle une armée d'esclaves africains et coupe en deux l'immense empire musulman de Bagdad. Une rébellion d'actualité.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Ce livre est consacré à la Terre, à l'Esprit, au visage humain où ils se joignent. Il tente une approche nouvelle du sens de l'icône. Les essais convergents qui le constituent - Le Visage et l'Icône, Silence et Parole de Dieu, Littérature et Foi, Dostoïevski Témoin - voudraient rouvrir, pour l'homme d'aujourd'hui, les voies d'un christianisme renouvelé par la rencontre de son propre Orient. Le paradoxe de l'Abîme et de la Croix donne un espace infini au Souffle vivifiant : dans lequel l'homme trouve son vrai visage, dans lequel aussi la terre se transfigure. Noces du ciel et de la terre dont, au terme d'un long dédoublement, finit par témoigner Dostoïevski, seule réponse sans doute à la « fidélité à la terre » de l'athéisme contemporain. Ainsi s'ébauche un christianisme de l'Esprit Saint dont Olivier Clément épelle la présence à travers le silence, la beauté, l'éros, la féminité, le cosmos, et surtout cette soif d'existence personnelle en communion qui semble animer toute l'histoire humaine. C'est dire que cette réflexion « inactuelle » éclaire parfois d'une lumière inattendue les problèmes les plus urgents de notre temps.

  • Joumana est le récit du drame intime d'un homme. Comme pour mieux saisir ce je de la confession, le narrateur remonte aux souvenirs de son enfance, une enfance difficile, marquée par les figures autoritaires du père et du grand-père, et la perte trop précoce d'une mère adorée, mais aussi par une forte éducation religieuse chez les jésuites installés dans un Liban encore français. C'est au cours de ses études de droit, que Joseph rencontre Rose, celle qui deviendra sa femme. Avec elle, il partage la même passion pour la culture française. Mais derrière la complicité livresque, l'attrait commun pour cette France, à la fois lointaine et enracinée dans un Liban en pleine mutation, se cache un vide, et rien ne saura combler l'absence de l'amour charnel, la démission du désir, rien excepté l'événement imprévu qui survient dans la vie de Joseph : l'arrivée de la petite Joumana, la nièce de Rose, dont il devient avec Rose le co-tuteur. L'amour de Joseph pour l'enfant que Rose, stérile, n'a jamais pu avoir, finira par dépasser, tragiquement, les frontières de l'amour paternel... Récit d'un amour incestueux, Joumana se déroule dans un pays partagé entre deux mondes : l'Occident et l'Orient, au moment du passage d'un Liban français à un Liban indépendant, où les incertitudes de l'avenir opposent l'optimisme d'une génération nouvelle aux angoisses des tenants du passé.

  • Binz, île de Rügen sur la Baltique, en ex-RDA. Willy Berger et sa femme Edwina tiennent une pension de famille. C'est un grand jour : une cliente s'annonce enfin pour dîner, et peut-être même pour la nuit. Son nom, Hanna Koupalaïtis, intrigue Zbigniew Malik, receveur des postes et ami de la famille. Malik recherche dans ses archives personnelles et découvre qu'Hanna est la petite-fille des anciens propriétaires de la maison. Ceux-ci en ont été expulsés par le gouvernement de la RDA. Hanna revient pour qu'on lui rende ce qu'on lui a pris. En a-t-elle le droit ? A-t-elle le droit de chambouler la vie d'un couple dont tous les souvenirs sont liés à la maison ? Chacun essaiera de la convaincre du contraire.

  • De plus en plus souvent, des auteurs de fiction, des plasticiens, des cinéastes, sont traînés en justice par des associations d'extrême droite. Profanation, incitation à la violence, atteinte à la vie privée, diffamation, les arguments ne manquent pas pour interdire, bâillonner, punir. Comment une société, libérale et permissive, qui n'accepte de restreindre la liberté d'expression que dans le cas extrême d'incitation à la haine raciale, abandonne le soin de fixer la limite entre la liberté et l'interdit, à des lobbies dont l'idéologie est, ouvertement, xénophobe et liberticide ? Sur ce thème d'actualité, propice aux lieux communs et aux idées reçues, Christian Salmon a composé un dialogue drôle, érudit et émouvant, entre un Bouvard libéral et un Pécuchet légaliste.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Arrachages de sacs, vols de bijoux, cambriolages... Les dames âgées meurent de peur dès qu'elles sortent de chez elles pour leurs courses ou se rendent à leur bridge ! Cette triste réalité donne à Armand l'idée de faire protéger - moyennant finance - les vieilles dames riches en péril : il fonde l'agence Mâle-escorte. De jeunes hommes bien élevés, mais sans moyens, se chargeront d'aller chercher, et de ramener chez elles, les clientes de l'agence. Très vite, chaque vieille dame s'attache à son escorte chérie, redevient confiante et même radieuse. Hélas, le bonheur ne dure pas ! L'une des dames protégées, puis une deuxième, puis d'autres sont attaquées et certaines assassinées... Par qui ? Afin de résoudre la dramatique énigme, Armand, le directeur de Mâle-escorte, appelle à la rescousse l'inspecteur Lavialle. De son côté, une détective privée, Mademoiselle Groseille, enquête en douceur. Qui a intérêt à faire disparaître les riches clientes de l'agence Mâle-escorte ? Une seule certitude : dans les mains de chaque cadavre, on trouve un gros bouquet de violettes de Parme. Un bouquet de violettes, après Reviens, Simone ! nous entraîne sur les chemins d'un suspense adouci par la tendresse et l'ironie chapsalienne... Tout le charme d'un mystère délicatement parfumé.

  • L'aïeul, Markus, nous parle d'outre-tombe pour nous rappeler que nous sommes des morts en sursis. Le père, Mathias, juif polonais immigré, est dentiste autodidacte. Il organise ses rendez-vous de façon à provoquer des rencontres dans sa salle d'attente. Sa femme, Martha, se meurt de la tuberculose. Leur fils, Martin, fabrique des utérus en plastique. Une méditation cruelle sur l'existence. Copyright Electre

  • Aujourd'hui seule puissance militaire capable de régir l'avenir de l'humanité, la République outre-Atlantique est-elle capable d'instaurer ce nouvel ordre mondial annoncé en 1990 par le président Bush? Ou, au contraire, son intervention démesurée contre l'Irak ne serait-elle pas l'ébauche d'une gestion impériale qui promet une libanisation mondiale?

  • Un vieux château, un adorable vieux monsieur, M. de Trouillac, perdu dans ses souvenirs des années folles et de feu sa femme Simone... C'est un décor de rêve pour de jeunes cinéastes qui entendent tout filmer, passé et présent, désir et tendresse, un crime passionnel et ses énigmes... La ravissante jeune première, Évelyne Fortier, Thierry Vince, un ambitieux réalisateur, Michel Servien, l'assistant qui ne résiste pas aux charmes de Judith, dite l'espoir, Anna, l'opulente cuisinière qui adore son patron - jusqu'au meurtre ? -, gens de province et gens de cinéma, et aussi Belle, la chienne fidèle, tout ce monde remuant et en pleine action se court après... Soudain, une marche manque, c'est le crime ! Victime, assassin, inspecteur de police, suspects, témoins, on entre alors dans un labyrinthe, celui du parc mais aussi celui de l'intrigue, qui maintient le lecteur prisonnier jusqu'à la dernière page !

  • Sur le mont des Esclaves, deux adolescents rêvent ensemble. Tous deux pratiquent, avec un même bonheur, l'art de jouer avec les mots et leurs illusions, mais à l'heure des engagements de l'âge adulte, Yamou choisira la voie de la poésie et de la révolte, tandis que Nayel se laissera prendre au piège de ses mensonges et aux fastes du pouvoir. Mensonges, en effet, que l'histoire de son enfance et de sa mère transformée en servante, mensonges que son amitié pour le fils du Pacha, ou que sa fuite pour Talouet... L'écriture sera-t-elle sa dernière pirouette ou, au contraire, sa seule chance de retrouver la vérité ? Dans ce roman à la fois poétique et philosophique, Mahi Binebine s'interroge sur la force et les dangers de la parole. Il renoue avec l'inspiration de ses premiers récits, en évoquant la misère et la candeur des petites gens, l'injustice de la société marocaine du milieu du siècle, et les déchirements qu'elle provoque.

  • En 1828 se jugea à Grenoble le procès Berthet ; c'est cette affaire qui inspira à Stendhal « Le Rouge et le Noir », publié en 1830. L'affaire Berthet de Jean Prévost parut en feuilleton dans « Paris Soir » en 1942. Devenu célèbre à vingt-neuf ans avec un roman qui connut un énorme succès, « Les Frères Bouquinquant », Jean Prévost à quarante-trois ans tombait sous les balles allemandes dans la maquis du Vercors. C'est donc la première fois que « L'affaire Berthet » paraît en librairie. Voici ce que fut réellement l'affaire Berthet : un forgeron des environs de Grenoble malmène son enfant qui a peur des étincelles. Un curé, qui s'intéresse au petit, le pousse à étudier. Antonin fait ses études au séminaire et parvient à échapper à son milieu d'origine. Il entre comme précepteur chez des aristocrates. Antonin Berthet devient l'amant de la mère de son élève. Le mari le met à la porte. Antonin s'arrache à cet amour et va former un autre élève dans une famille plus puissante. Là encore se trouve une femme, le modèle de Mathilde de la Mole, l'adolescente, soeur du petit garçon. Antonin est soupçonné d'avoir une aventure avec Mathilde. Il est de nouveau chassé. Selon les minutes du procès, Antonin rencontrera son ancienne maîtresse dans une église. Il s'est acheté un revolver chez l'armurier : il tire. Elle s'écroule. Antonin Berthet, condamné à mort, sera exécuté. Deux ans plus tard, une amie de cette femme, qui a survécu à sa blessure, lui offrira un livre en maroquin : « On dit qu'il s'agit de ton histoire avec le petit Berthet... ». Le roman s'appelait « Le Rouge et le Noir ».

  • Jeune officier de liaison rallié à la cause bolchevique, Maurice Pennetier arrive en janvier 1920 à Petrograd où il est chargé de veiller sur les intérêts français sous séquestre. Le froid, les épidémies, la famine, ont décimé une population qui tente de vivre de façon précaire, dans un climat de terreur. Dans le décor obsédant de cette ville frappée à mort, des péripéties inattendues vont peu à peu ébranler les convictions de Maurice, et modifier son comportement. Tour à tour, la découverte d'un asile de France à la dérive, où trente vieillards oubliés de tous s'efforcent de subsister ; puis, la rencontre d'une cantatrice de l'ex-théâtre Marienski, qui fait appel à lui car, bien que protégée par le grand Chaliapine, elle se sent victime de menaces dont elle ne comprend pas la raison ; l'amitié enfin, pour deux compatriotes syndicalistes dont il apprendra bientôt la mystérieuse disparition. Cherchant, contre l'avis de tous, à élucider cette dernière affaire, il affronte le chef de la Tchéka locale, Kirilenko, personnage occulte et redouté, et se trouve dès lors entraîné dans un vertigineux labyrinthe en compagnie d'Elena, l'émouvante cantatrice qui a peut-être surpris un secret trop lourd pour elle. Alors que tout les séparait, il se crée entre eux une étrange histoire d'amour, exaltée par la perception grandissante du danger qui les entoure. Mais n'est-il pas trop tard pour Maurice, la partie n'est-elle pas faussée, et la dernière arme dont il dispose - dérisoire comme un jouet d'enfant - lui suffira-t-elle ?

  • On peut, avec raison, douter de la place prépondérante des Français dans l'ordre des choses. Ils ont tous les défauts : mesquin, envieux, calculateur, mégalo, philosophe de comptoir, séducteur désespéré... Ils vivent par correspondance, jouissent à crédit, sur-consomment pour jeter ensuite. Ce sont eux, nous, les Français, que Franck Maubert dans son Petit Guide à l'usage de ceux qui s'intéressent encore à leurs contemporains a saisis sur le vif. Toujours drôles, lucides et parfois cruels, ces douze portraits annoncent le retour en force du mauvais esprit. À travers les codes, les modes, les tics, les névroses et les destins tordus de ces caractères, vous reconnaîtrez avec délectation votre voisin d'en face, votre beau-frère, votre banquier, ou... une part de vous-même. Après La Bruyère et Reiser, la satire sociale prend un coup de jeune.

  • Avril 1940, Hitler envoie la flotte de guerre allemande conquérir la Norvège pacifiste et pratiquement désarmée. En quelques heures, le pays doit être occupé, la capitale prise et le roi Haakon capturé. Mais, dans le fjord d'Oslo, se trouve une vieille forteresse, Oscarsborg, assoupie depuis un siècle et demi dans l'attente d'un agresseur qui ne s'est jamais présenté. Son commandant, le colonel Eriksen, ne dispose que d'une centaine d'hommes, de deux canons et de quelques batteries. Que peut-il faire, face à une escadre réputée invincible, transportant des milliers de soldats et de marins galvanisés par leur Führer ? C'est pourtant Eriksen qui prendra l'audacieuse initiative qui changera la face de la guerre, en permettant au roi Haakon d'échapper aux nazis et de commencer à organiser la résistance. Eriksen le Viking, en qui s'incarnera tout un peuple. D'un fait réel, mais peu connu, Henri Queffélec a tiré non un simple récit de guerre, mais un vrai et grand roman sur la Norvège à un moment critique de son histoire. Une saga où s'affrontent les armes, David et Goliath, mais aussi les hommes avec leurs doutes, leurs angoisses, leurs amours. Une oeuvre qui allie la force dramatique du romancier, le souffle du poète et l'ironie du philosophe.

  • Les vies aussi pleines et aussi diversifiées, ne sont pas monnaie courante. Ne serait-ce que du point de vue des nationalités, Haroun Tazieff en a eues cinq : né à Varsovie en 1914, il fut successivement russe, polonais, apatride (ce qui serait plutôt une non-nationalité), belge et français. Du point de vue des métiers, il a exercé ceux d'ingénieur de sucrerie, d'entomologiste forestier, de peintre, de saboteur de voies de chemin de fer (métier non rétribué), d'ingénieur des mines, de prospecteur d'étain, de géologue, de volcanologue, de prof de fac, de secrétaire d'État... Sans parler de deux douzaines de livres qu'il a écrits, et de la douzaine de films qu'il a réalisés. Au départ, Haroun Tazieff voulait être explorateur polaire. Mais c'est finalement sous les tropiques, qu'il va passer la majeure partie de sa vie. Un jour de 1948, il découvre le phénomène fascinant de l'éruption volcanique. Devenu volcanologue, il parcourt le monde. Ce qui devait le conduire dans l'Antarctique, comblant ainsi un rêve qu'il ne croyait plus réalisable. Ce livre est le premier volet d'une autobiographie. Haroun Tazieff nous raconte la naissance de sa vocation. Il nous livre son expérience des hommes et de la nature. Il nous fait partager les beautés qu'il a rencontrées le long de sa route. Il nous met en garde contre les pollutions qui dégradent l'environnement, la politique, le monde scientifique et universitaire. Il nous parle de ses combats, qui lui ont valu une collection peu banale d'ennemis. Mais aussi des amitiés irremplaçables. Toute cette vie a été marquée par une sorte de joie : celle de relever des défis. Défis de la nature, défis de la société humaine. Et, grâce à la chance, de les gagner. Du moins le plus souvent.

  • Lorsqu'il quitte l'Afrique en 1948, Haroun Tazieff n'a qu'une idée en tête : retrouver la splendeur de l'activité éruptive, telle que la lui ont révélée les cratères du Kituro et du Niragongo, étudier ce phénomène fascinant et chercher à le comprendre. De l'ancien boxeur-alpiniste-ingénieur des mines, la chance va ainsi faire un vagabond des volcans. Durant les vingt ans que couvre ce second tome des Défis et la chance, les volcans du monde entier se trouveront sur le parcours d'Haroun Tazieff : de l'Italie à l'Alaska, du Chili au Japon... D'autres paysages vont surgir, et d'autres défis : explorer la partie volcanique de la géologie du Sahara, comprendre l'origine de la mer Rouge, remonter l'épave de La Boussole, ce vaisseau de La Pérouse qui s'était perdu entre les Nouvelles-Hébrides et les îles Salomon. La vie devient un grand voyage, seulement interrompu par la réalisation de quelques films - Les Rendez-vous du diable, Entre terre et ciel - par l'écriture de livres, par des conférences, par des matches de rugby. En chemin, ce vagabond rencontrera d'autres vagabonds : Théodore Monod, Alain Bombard, Joseph Kessel, des artistes, des scientifiques, des sportifs qui illuminent sa vie. Son expérience, Haroun Tazieff a voulu la faire partager à ses lecteurs, et spécialement aux jeunes : tout comme dans le tome 1, il raconte son métier et répond à nos questions sur la prévision des éruptions, sur la nature chimique des laves, sur les risques encourus par les volcanologues et sur la technique de pilier de mêlée. Écrit entre la guerre du Golfe et le putsch de Moscou, ce livre de souvenirs, par endroits, parle aussi du présent. Avec sa verve polémique et sa combativité habituelles, Haroun Tazieff y dénonce les pollutions et les corruptions qui menacent notre société.

  • Les O'Hara se sont installés à Singapour, bien avant que l'île ne devienne propriété anglaise, et l'une des constantes de cette dynastie de coureurs de mers est la lutte sanglante contre la Compagnie des Indes orientales. Le récit raconte la jeunesse de Kaï O'Hara et son amour impossible pour une Française de Saigon, fille d'un gros planteur féru de capitalisme moderne.

  • J'ai écrit ce livre pour un inconnu. Le jeune qui a surgi devant moi, il y a quelques semaines, à une séance de signature de L'Enfant des Sept Mers. Il a posé son casque de moto sur la table : « Tu m'as fait rêver. Merci, parce qu'autrement, la galère, j'te dis pas ». Je l'ai fait rêver des mers du Sud. C'est bien. Maintenant, il faut qu'il rêve de la France. Et qu'il réalise ses rêves : s'épanouir, créer, trouver un travail intéressant, construire sa vie. La galère ? Je la connais. Je l'appelle la Chape de plomb, la Machine à tuer l'initiative et à étouffer l'espoir. J'ai écrit ce livre parce que je sais comment nous pouvons réussir ensemble.

  • Une petite fille de douze ans voyage seule, avec sa mère, sur la Côte atlantique. La jeune veuve cherche un nouveau mari, sous le regard sévère et attentif de l'enfant. Le récit, rédigé à la première personne, laisse entendre la voix de la fillette, qui observe le manège, les illusions et les désillusions de sa mère, proie idéale des hommes qui se succèdent auprès d'elle. Mais l'essentiel du livre est ailleurs : il concerne l'amour inclassable, inédit, très violent, de l'enfant pour un homme, livreur, père de famille, rencontré au bord de l'océan, au cours de ses promenades solitaires. La passion qui va unir l'adulte et l'enfant n'est pas d'ordre sexuel. C'est une passion que rien ne pouvait prévoir, et que rien ne peut définir. Elle n'aura d'autres limites que celles qu'impose le regard des autres.

  • Démission du ministre de la Coopération Michel Roussin. Tentative de déstabilisation du juge Halphen. Mises en garde à vue d'entrepreneurs en bâtiment. Affaire Schuller-Maréchal. Scandale des HLM. Valises de billets. Appartements aux loyers bradés pour les amis et affidés. Villas construites ou achetées au rabais... Tous ces dossiers ont fait la une des journaux, des coups de projecteur ont été donnés sur un monde où se côtoient hommes politiques, financiers douteux, truands de plus ou moins grande envergure, avant que ne retombent sur eux le silence et l'obscurité propices aux mauvais coups. Cette obscurité, Alain Guédé et Hervé Liffran la scrutent depuis des années pour le Canard enchaîné. Ils ont rencontré des dizaines de témoins, procédé à de minutieuses investigations, à de patients recoupements. Le tableau est effarant. La plupart de ces événements ont un lien commun : la mise en place d'un système de fausses factures destiné au financement occulte du RPR. Ils ont un décor commun : l'Hôtel de Ville de Paris. Et des acteurs communs, truculents comme Jean-Claude Méry, inquiétants comme Louise-Yvonne Casetta, connus comme Robert Pandraud et Patrick Balkany, ou secrets comme Georges Pérol et Jean-Pierre Quéré. Faut-il en déduire qu'ils ont un maître d'oeuvre commun, dont la carrière doit tant à la ville qu'il a administrée et au parti qu'il a incarné ? Déjà, des observateurs s'interrogent : et si le passé du maire de Paris en venait à rattraper l'hôte actuel de l'Élysée ?

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