Alessandra Cimatoribus

  • Une adaptation du célèbre conte de Perrault, resté célèbre pour son:
    «Anne, ma soeur Anne, ne vois-tu rien venir?
    Dans le château de Barbe-bleue, il y a une pièce qui doit impérativement rester fermée.
    Barbe-bleue en a absolument interdit l'accès.
    Un jour sa première femme ose désobéir et elle y entre.
    Sa seconde épouse fait de même, et la troisième aussi.
    D'elles, on ne sait plus rien, jusqu'au jour ou la nouvelle très belle et très jeune femme qu'a épousée Barbe-bleue ouvre cette porte... elle voit alors ce qu'elle n'aurait jamais dû voir.

  • Une vieille très vieille et un vieux très vieux rêvent d'avoir un bébé. Seulement ils ne savent pas comment faire. Après diverses tentatives farfelues, après avoir même demandé l'aide des rois et des cigognes, ils en arrivent à la conclusion suivante : faire un enfant c'est trop compliqué. Un jour pourtant, la petite vieille a une idée...

    Avec un humour fin disséminé dans les plus petits détails, cette version libre d'un conte traditionnel mongol joue avec l'éternelle question : d'où viennent les enfants, et aborde parallèlement le thème de l'âge et de la procréation. Cette histoire, dotée de différents niveaux de lecture appuyés par l'image, émerge de manière inattendue d'une culture où il semble qu'à partir d'un certain âge on ne peut plus rien attendre de bon. Bébé Moustaches réserve un dénouement surprenant qui fait la lumière sur un point de vue différent sur les relations humaines et le fait de vivre intensément, invitant à concevoir la vieillesse comme un privilège et à revendiquer le droit à l'amour et au plaisir à tous les âges.
    Au-delà des changements physiologiques, la parole, les sentiments et le désir peuvent rester intacts tout au long des années. Une histoire pour tous les âges.

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  • Le Rat Martin visite son amie la souris Marion. Quelles joyeuses retrouvailles ! Ils boivent du vin et mangent du boudin, et reboivent du vin et remangent du boudin... Le Rat Martin finit par en tomber raide du bidon. Quel malheur ! s'écrie Marion. En deuil, elle ferme la maison et s'en va confier son chagrin à la cuisinière ; et la cuisinière à la casserole ; la casserole à la fontaine... Même le ciel devient triste en apprenant la nouvelle, mais finalement quelque chose d'insolite se passe... et tous récupèrent la joie.

    L'auteur nous offre une version originale inspirée du tragique évènement sur lequel se base le conte brésilien Dona Baratinha. Une composition agile jonglant avec les rimes et une structure cumulative, pleine d'humour et de finesse.

    Marisa Núñez emprunte une petite partie de la trame originale et détourne les faits vers un dénouement très différent. Accompagnée de gestes qui manifestent des rites funéraires ancestraux, communs à différentes cultures (casser la casserole, prendre le deuil), la nature prend forme sensible : la fontaine sèche, l'arbre perd ses feuilles, les oiseaux laissent tomber leurs plumes... une série de faits qui s'enchaînent et nous amènent au-delà du monde de la parole pour dévoiler le mystère des émotions. Finalement, le ciel pleure, renversant l'énergie vitale sur la terre et, comme par enchantement, ce qui semblait une tragédie finira par faire fleurir un sourire chez le lecteur. Histoire qui nous fait découvrir l'intensité des sentiments, de l'amitié, de la vie ; des valeurs intemporelles et essentielles.

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  • La tortue est très fatiguée et dormira tout l'hiver.
    Une fois au lit et après avoir accompli tous les rituels qui précèdent le coucher (se brosser les dents, enfiler sa chemise de nuit, arranger les draps...), quelqu'un frappe à sa porte. Un à un, ses amis se présentent avec différents cadeaux (un bonnet, une tarte aux poires, une couverture...) pour l'accompagner pendant la longue période de sommeil qui l'attend.
    L'amitié est importante et la tortue est reconnaissante pour toutes ces attentions, mais elle est de plus en plus fatiguée et la seule chose qu'elle désire réellement c'est un peu de tranquillité pour pouvoir enfin dormir.

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