Langue française

  • C'est combien, première phrase demandée à une pute.
    Avec C'est combien, découvrez jusqu'où l'homme peut aller.
    Rien n'est laissé au hasard, depuis les comportements des clients, les prestations les plus insolites, la force de la destruction, l'argent qui brûle, l'abandon de soi, mais aussi, le sacri-fice, la sagesse et l'exaltation de la vie. Avec une poésie déconcertante, C'est combien ose montrer des situations extrêmes, la pute se trouve écartelée entre deux forces: l'argent et le sexe.

  • " Les fleurs blanches et révulsées de l'art fleurissent en puisant dans la raison".

    Lucille a décidé de tout quitter : Marseille, sa famille et son enfance. Elle échoue à Nancy ; elle s'y rêve sauvée. Malgré une vie bien rangée, Lucille veut tout bousculer.
    Mère, épouse, elle souhaiterait se libérer du sacerdoce de la femme sans avoir à en souffrir. Elle se jette alors à corps perdu dans la sculpture de ses obsessions chaotiques. Cette jouissance créatrice lui redonne un semblant d'équilibre. Peu à peu, elle abandonne tout, au risque de chavirer.

    " Cette nuit, je dis adieu à une moitié de moi-même. Qui dériva au large, en silence ".

    TANT MIEUX SI JE TOMBE se lit comme un puzzle en phase d'assemblage, dont la finition n'apaise pas le lecteur.
    Une écriture hallucinante, foisonnante d'images et de jeux de couleurs.

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  • Meurs la faim

    Anne Calife

    MARSEILLE. UNE ENFANCE QUI VA ECLATER, EXPLOSER.
    " Au sol, il y a du marbre blanc, au ciel volent des mouettes blanches, qui ne ressemblent pas aux oiseaux que je connais. Ma mère a les cheveux d'une couleur indéfinissable, plutôt raides. Sa bouche prononce sans cesse des paroles apaisantes. Je sais déjà que ma mère est très savante et qu'elle a toutes les réponses.
    Mon père a l'étrange particularité d'être là et pas là, en même temps. Il s'assoit face à un bureau à angles pointus et trace des bâtonnets à encre noire sur des feuilles blanches. Puis, il contemple le résultat en poussant de profonds soupirs. Ses yeux se renversent. Je vois bien qu'il regarde à l'intérieur de son cerveau et qu'il ne me voit plus. "

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  • Une auteure jeune et naïve rencontre sur un salon, un journaliste.
    Elle ne réussit qu'à obtenir son mail.Très vite, le temps devient pervers, un temps double, celui de l'envoyer, du recevoir. Peu à peu la narratrice perd le contrôle d'elle-même dans une correspondance de plus en plus chaotique et déchaînée.
    Anne CALIFE dissèque tous les attributs de ce nouveau phénomène de la cyberdépendance : esclavage, enfermement, perversité et jouissance.
    Se connecter à Internet, c'est se connecter à son propre gouffre, son propre infini.

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  • "Ici, il n'y a ni ferme, ni champs. Ici, il n'est personne. Loin de l'Essonne, ce cultivateur malade se mêle à la foule urbaine, masse grouillante qui emprunte le métro, matin et soir. Il se laisse emporter par les lignes sinueuses aux milles couleurs... Autant de tickets pour s'évader loin des pesticides, loin de la terre.
    Égaré dans un wagon ou sur les quais, il aperçoit d'autres lui-même, des ""mieux que lui"" ayant emprunté d'autres itinéraires.
    Dans le métro, métamorphosé, il retrouve une jeunesse intérieure, une sensualité aiguisant ses sens. À lui, les femmes aux jupes flatteuses, l'odeur de croissants, la noirceur du bitume qui claque sous ses pas.
    Et s'il fallait se perdre dans les entrailles de la ville pour mieux se retrouver ?
    Dans ses romans, repris par la collection Orties, elle explore les vibrations d'aujourd'hui. D'autres itinéraires de soi emporte le lecteur dans un rêve éveillé, en ravivant sa jeunesse intérieure."

  • Il y a d'abord un climat. Une atmosphère. Une sensation de cocon, chaude, complice entre la narratrice, son bébé Paul et le chat. Enfin, la chatte, plus exactement, le temps qu'elle mette bas. Et puis il y a la guerre en Irak, défilant à la télévision tandis que dans le jardin le printemps commence à fleurir. Il y a la vie en mouvement feutrés, qui croît sans parler, et la menace extérieure, muette, menaçante. Un mari, aussi, comme absent, rejeté vers l'extérieur, du côté de la puissance, du pouvoir, expulsé de la relation triangulaire feutrée, complice, qui s'est nouée dans la maison. Celui qui se charge sans états d'âme du sale boulot.

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  • Pièce abordant le thème des relations sexuelles entre adultes et enfants dans les années 1960-1970 à travers la parole des personnages enfants puis adultes, et de leurs parents.

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  • " D'une ville, on croit tout connaître, comprendre du haut de sa fenêtre. Pourtant y existent des êtres méconnus : ni rats, ni algues mais humains, ils vivent à mi chemin entre l'algue, le rat et le vol du canard sauvage".
    Marion perd tout et se retrouve à la rue. Elle n'a pas eu faim tout de suite, mais froid, oui.
    Dans sa poche, elle garde un fragment de son assiette préférée, illustrée des personnages de Perrault.
    Les contes de fées vont être l'étincelle de sens dans cette expérience de déshumanisation : " Tant que tu peux rêver, tu resteras vivante ". Car dans le squat, alcool et défonce sont au menu.

    Ni misérabiliste ni complaisant, le roman de ceux qu'on ne voit pas.

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  • Fleur de peau

    Anne Calife

    Comme mère de Paul et des jumeaux, elle est parfaite.
    Comme épouse, comblée. Comme soignante, irréprochable. Mais un matin d'hiver, alors qu'elle travaille à l'infirmerie de la pénitentiaire, une senteur masculine puissante et familière vient couvrir les exhalaisons médicinales. Derrière elle se tient le captif Ivan R. Il la bouleverse. Emportée par un tourbillon aromatique et charnel, elle va s'abandonner au vertige d'un amour fou et accepter de livrer son existence à une passion toute olfactive.
    Lascif et voluptueux récit de la sensualité au féminin, Fleur de peau est un roman d'une poésie renversante où l'érotisme consumé le dispute à une délicate pudeur.

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