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Prix
Augustin Berque
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Rien ne destinait un étudiant aux Langues O' et en géographie à devenir un grand philosophe de l'écologie. Rien, si ce n'est une attention toute particulière au concept « milieu ». C'est en se demandant « qu'est-ce que l'habiter » que le géographe Augustin Berque est devenu philosophe. En tant que géographe, il pense avec ses pieds, en ce sens qu'il sait que toute pensée est ancrée, située, relative à un milieu. Son oeuvre, sous le nom de « mésologie » ou étude des milieux humains, a développé une philosophie qui offre les bases ontologiques et logiques nécessaires au changement de paradigme écologique. Le propos de ce livre est de présenter la mésologie comme une philosophie écologique pour notre temps. Pour cela, il nous faudra comprendre ce qui oppose l'environnementalisme à l'écologisme. Car pour « sauver l'environnement », il faut d'abord retrouver notre milieu. En présentant Augustin Berque comme le philosophe du milieu par excellence, il s'agira aussi de se demander ce que la philosophie écologique contemporaine doit à la géographie.
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Ecoumene ; introduction a l'etude des milieux humains
Augustin Berque
- Belin Éditeur
- Alpha
- 9 Mai 2016
- 9782701199511
Guidé par ses compétences d´orientaliste et inspiré par la phénoménologie herméneutique, l'ambition d'Augustin Berque dans cet ouvrage est de retrouver l´unité de l´être et du monde.
Cette dernière a été sacrifiée par la géographie, devenue science de l´organisation de l´espace, mais aussi par la philosophie occidentale, qui privilégie l´être en lui-même, en dehors de sa relation au milieu. Cette relation existentielle des hommes à leurs lieux, il la nomme écoumène.
Il propose ainsi de « béer dans l´ombre, entre géographie et philosophie un vide immense », afin de « renaturer la culture et reculturer la nature ».
Pour cela, comprendre la relation entre l´homme et la Terre est essentiel, car « si l´oeuvre humaine a un rôle dans le poème du monde, un rôle nécessaire, elle perd tout sens lorsqu´elle prétend s´en dégager ».
Il s'agit d'aller « vers une civilisation plus humaine parce que plus naturelle, plus naturelle parce que plus cultivée ». -
Arts, écologies, transitions : Un abécédaire
Roberto Barbanti
- Les presses du réel
- 4 Juin 2024
- 9782378964856
Réalisé par une cinquantaine d'artistes ou de chercheurs et de chercheures en arts (danse, cinéma, musique et arts sonores, arts plastiques, théâtre, arts numériques, littérature, photographie, performance), et coordonné par un collectif de l'Université Paris 8, ce livre souhaite contribuer au tournant écologique des arts. La notion d'écologie est ici entendue au sens large (dans une perspective guattarienne), et intègre à la perspective environnementale celles des écologies mentale et sociale : les pratiques artistiques se font écosophiques dès lors qu'elles interrogent la notion même d'esthétique, à la croisée de l'aisthétis (le sensible), de l'éthique et du politique. Respectueux de la multiplicité et de la complexité du monde, l'ouvrage est organisé sous la forme d'un abécédaire qui fait état du foisonnement des pratiques artistiques contemporaines en prise avec les enjeux écologiques. Sa forme en est également le reflet, chaque notice assumant sa singularité, du discours académique à des formes d'écritures engagées.
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Histoire de l'habitat idéal : de l'Orient vers l'Occident
Augustin Berque
- Félin
- Histoire Et Sociétés
- 22 Septembre 2022
- 9782866459819
De ses plus anciennes expressions mythologiques jusqu'à l'urbain diffus contemporain, cette histoire couvre plus de trois millénaires. Elle aboutit aujourd'hui à un paradoxe insoutenable : la quête de « la nature » détruit son objet même : la nature. Associée à l'automobile, la maison individuelle est effectivement devenue le motif directeur d'un genre de vie dont l'empreinte écologique démesurée entraîne une surconsommation, insoutenable à long terme, des ressources de la nature.
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La pensée paysagère, ce n'est pas la pensée du paysage. Ce livre n'est pas une histoire de la pensée du paysage. Il pose la question?: pourquoi cet étonnant contraste entre, d'une part, ces innombrables générations qui n'avaient pas de pensée du paysage mais qui nous ont laissé tant d'admirables paysages, et d'autre part cette génération qui, tout en ne cessant de parler et d'écrire à propos du paysage, le détruit à grande échelle sur tout son territoire - hormis quelques icônes??
Nous avons une pensée du paysage, mais nous n'avons plus de pensée paysagère, c'est-à-dire cette pensée sensible, vivante et agissante qui s'exprimait par de beaux paysages. Fétichiser cet objet de consommation (touristique, immobilière, académique etc.) qu'est aujourd'hui le paysage, cela ne suffira pas pour retrouver cette manière d'être qui s'incarnait dans la pensée paysagère. Au contraire, même.
Si nous voulons cesser de «?tuer le paysage?», comme disait un poète chinois du IXe?siècle, il nous faut au préalable savoir ce que c'était que la pensée paysagère.
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Une invitation à suivre des réflexions sur le privé, le public, le commun à l´ère de l´anthropocène dans un urbain généralisé où l´analyse comparatiste, menée entre Orient et Occident, s´avère lumineuse, et permet de mieux cerner en quoi l´écoumène est bel et bien la possibilité d´habiter la Terre.
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Descendre des étoiles, monter de la Terre ; la trajection de l'architecture
Augustin Berque
- Eoliennes
- 16 Février 2019
- 9782376720188
L'humanité est-elle en train de se déterrestrer? L'architecture moderne a revendiqué un « espace universel » qui, perdant tout lien avec la singularité des lieux concrets, aboutit aujourd'hui à l'acosmie d'un « espace foutoir » (junkspace) où une starchitecture - une « architecture E. T. », comme descendue des étoiles - se pose ici ou là comme elle se poserait ailleurs. Comment en est-on arrivé là, et pouvons-nous recosmiser l'architecture ? La question n'est pas moins profonde que celle de l'origine de toute réalité.
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Entendre la terre : à l'écoute des milieux
Augustin Berque, Damien Deville
- Le Pommier
- 19 Janvier 2022
- 9782746523944
Augustin Berque, géographe, philosophe et orientaliste, est une figure discrète, mais dont l'oeuvre irrigue en réalité la pensée contemporaine. Ses pas, du Maroc au Japon en passant par l'Europe, l'ont mené à porter un regard sur les liens qui unissent les peuples à leur environnement, sur les liens qui font de nature et culture un chemin commun.
Dans ce livre d'entretiens avec Damien Deville, jeune géographe et anthropologue, Augustin Berque revient sur son parcours d'intellectuel, de la géographie à la philosophie, il commente les grands événements qui l'ont traversé, décrit l'évolution du Japon, les douleurs de l'archipel tout comme les espoirs qu'il peut offrir au monde ; il porte son regard sur une nouvelle discipline, la mésologie - la science du milieu - qui permet de penser autrement les liens que nous entretenons à l'autre, humains comme non humains ; il invite enfin à habiter autrement la Terre en repensant territoires, architectures et démocraties.
À l'heure où les peuples n'ont jamais été aussi séparés, où les relations se brisent, où les crises perforent nos sociétés, où les fossés n'ont jamais été aussi profonds, il existe, dans les approches forgées par Augustin Berque, des voies pour évoluer dans ces mondes incertains, des méthodes pour tisser le lien, des solutions pour réparer, ici comme ailleurs, le ciment de nos sociétés. -
Plutôt qu'une discipline, qui serait en somme une écologie phénoménologique, il faut plutôt considérer la mésologie comme une perspective générale, périmant le dualisme moderne. Pour la mésologie, la réalité, celle des milieux concrets, n'est ni proprement objective, ni proprement subjective, mais trajective. Cela concerne aussi bien les sciences de la nature que les sciences humaines. Relevant à la fois de l'ontologie et de la logique, la perspective nouvelle qu'apporte la mésologie est onto-logique. Dépassant le paradigme moderne classique, cette perspective nouvelle s'impose, en un temps où l'abstraction du dualisme, jointe au principe du tiers exclu, avec ses attributs divers (mécanicisme, réductionnisme, analytisme, individualisme, capitalisme, industrialisme...), en est arrivée à provoquer non seulement ce que l'on appelle désormais la Sixième Extinction de la vie sur Terre, mais en outre décompose le lien social et ravage les paysages ; autrement dit, a entraîné une perte de cosmicité qui pourrait bien nous être fatale. Recosmiser l'existence humaine, la reconcrétiser, la réembrayer à la Terre, voilà le triple objectif que se donne la mésologie.
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Le sauvage et l'artifice ; les Japonais devant la nature
Augustin Berque
- Gallimard
- Bibliotheque Des Sciences Humaines
- 11 Septembre 1986
- 9782070706778
Le sauvage et l'artifice : la société japonaise a devant la nature un comportement contrasté. D'un côté elle tend à l'ignorer, qu'elle la laisse en l'état ou bien qu'elle la saccage ; de l'autre elle en fait sa valeur suprême et l'aboutissement de sa culture. Comment ces deux extrêmes apparents peuvent-ils s'allier au sein d'un même milieu ? Cette ambivalence du milieu, ou fûdo, renvoie à une logique d'ensemble qui mène l'auteur, géographe d'origine, au coeur de la société japonaise, dont il est un des meilleurs connaisseurs français. Ce qu'une société voit dans la nature est toujours fonction de sa propre nature. Le regard sensible et savant que pose Augustin Berque sur la manière plus sensible encore et plus naturellement savante qu'ont les Japonais de regarder leurs monts et leurs eaux, leurs herbes et leurs bois aux quatre saisons de l'année nous en apprend long sur eux, et sur nous.
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«Pourquoi parler d'éthique de l'écoumène, et non pas, comme le veut l'usage ordinaire, d'éthique de l'environnement ? C'est qu'il y a quelque chose de plus, dans la relation de l'humanité à l'étendue terrestre, que dans la relation des autres êtres vivants à leur environnement ; l'humanité aussi, en tant qu'espèce vivante, a un environnement ; mais seule l'humanité possède une écoumène : la Terre en tant que nous l'habitons. Plus encore, en tant que lieu de notre être. L'écoumène, à savoir la relation de l'humanité à l'étendue terrestre, est, par nature, quelque chose d'éthique. L'objet de ce livre est d'examiner cette relation éthique, pour essayer d'en comprendre les principes. Et de mieux comprendre ainsi pourquoi, en tant qu'humains justement, nous devons agir autrement vis-à-vis de la Terre.» Augustin Berque.
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Logos et lemme ; pensée occidentale, pensée orientale
Yamauchi Tokuryu
- CNRS
- 13 Février 2020
- 9782271131287
Logos et Lemme, oeuvre de maturité du philosophe japonais Yamauchi, nourrit l'ambition de relier ces " deux ailes de la pensée mondiale " que sont l'Orient et l'Occident.
L'auteur propose ainsi de faire se rencontrer la pensée occidentale, qu'il identifie au logos grec, et la pensée orientale, dont il voit le principe dans le lemme, soit ce que l'on saisit intuitivement ou que l'on se donne pour acquis afin de poursuivre un raisonnement.
Si, en effet, d'Aristote à Kant, le logos se manifeste par une logique ramenée au principe d'identité, au principe de (non)contradiction et au principe du tiers exclu, Yamauchi entreprend de montrer que le lemme représente un mode de pensée de plein droit, qui prend notamment la forme d'une discipline mentale rigoureuse dans le bouddhisme du Grand Véhicule. Il en trouve le modèle dans le Traité du milieu de Nagarjuna, qui incorpore le lemme dans un raisonnement en quatre moments - le tétralemme, lequel enveloppe, selon le philosophe japonais, le tableau complet de l'esprit humain.
Parcourant de manière à la fois érudite et spéculative le champ mondial de la pensée, l'auteur convoque et interroge la logique d'Aristote et le bouddhisme indien, Parménide et le taoïsme, la dialectique hégélienne et la philosophie de Nishida, faisant dialoguer le rationalisme occidental et la pensée " lemmique ", en vue de bâtir par-delà les déchirures tragiques du XXe siècle un véritable pont entre l'Orient et l'Occident.
Traduit du japonais et commenté par Augustin Berque -
Du geste à la cité ; formes urbaines et lien social au Japon
Augustin Berque
- Gallimard
- 26 Octobre 1993
- 9782070729906
C'est à l'intelligence sensible et savante de la ville japonaise qu'invite Augustin Berque, poursuivant ici, «du geste à la cité», sa longue méditation sur l'attitude des Japonais devant l'espace, le temps, la nature, sur les rapports subtils entre l'écologique et le symbolique. Ces rapports, il les place sous le signe de l'«urbanité» ; le terme, usité pour parler des bonnes manières, prenant un sens supplémentaire : le sens de la ville. Respect des formes, respect de la forme urbaine, il s'agit de la même «aménité». Le géographe rejoint ici le sémioticien, et l'historien le théoricien de la «médiance», science du milieu, pour dégager, par exemple, la géométrie morale qu'exprime la position des invités sur les tatamis du pavillon de thé, la persistance du «bois sacré» que l'on préserve en pleine pollution ou le rôle de l'eau comme symbole de l'écoulement et de l'impermanence. Plasticité de la ville, périssable et transformable. Entre le pôle maison et le pôle société, Augustin Berque repère et explore cette zone à la fois visible et invisible de l'«extérieur», où le moindre élément est non seulement porteur, mais générateur d'un sens dont il déchiffre pour nous le charme, l'esthétique et le mystère.
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Cinq propositions pour une théorie du paysage
Augustin Berque
- CHAMP VALLON
- Pays/paysages
- 1 Mai 1994
- 9782876731912
Notre époque voit se multiplier, dans la confusion des repères et du vocabulaire, des conflits qui témoignent que le paysage devient un enjeu social d'une importance déterminante.
Il importait de mettre en relief quelques idées fortes, combinant unitairement diverses échelles d'espace et de temps pour saisir, de manière cohérente, pourquoi la notion de paysage n'existe ni partout ni toujours, pourquoi la société française de cette fin de millénaire est si avide de paysage, pourquoi, suivant les cas, le passage d'une autoroute peut massacrer ou au contraire aviver l'identité d'un lieu...
Pourquoi, en somme, le paysage, en dépit de son apparente évidence, est une invention toujours nouvelle de la réalité.
D'où ces cinq propositions pour y voir plus clair dans notre paysage - notre façon de voir le monde, laquelle a subi au xxe siècle une mutation d'ampleur équivalente à celle qui, au début des temps modernes, vit apparaître consécutivement la notion de paysage et le point de vue scientifique.
Cinq propositions qui articulent cette mutation cosmologique - ce bouleversement de l'ordre que nous voyons dans le monde - aux problèmes d'aménagement concrets qui se posent à une société en quête d'identité à travers le sens de son environnement.
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La mésologie, pourquoi et pour quoi faire ?
Augustin Berque
- PU de Paris Nanterre
- 20 Août 2014
- 9782840161882
La mésosologie, science interdisciplinaire et transdisciplinaire, nous rappelle que sans son milieu et son environnement, l'être humain n'est pas même un être-sujet...
Définie en 1848 comme science des milieux, la mésologie est née des travaux d'un disciple d'Auguste Comte, le médecin Charles Robin. Sous l'influence de la phénoménologie, elle a été refondée sur d'autres bases au XXe siècle par le naturaliste Jakob von Uexküll - précurseur de l'éthologie et de la biosémiotique et par le philosophe Tetsurô Watsuji.
Tous deux - Uexküll au niveau du vivant en général, Watsuji à celui de l'humain en particulier introduisent un double principe, d'une part : dans sa relation à l'environnement, l'être n'est pas un objet, mais un sujet qui interprète activement l'environnement pour en élaborer son milieu propre ; d'autre part, le milieu ne doit pas être confondu avec le donné brut de l'environnement. L'environnement fait l'objet de l'écologie, le milieu celui de la mésologie.
Il y a urgence à réembrayer rationnellement l'existence humaine à l'environnement. À force de s'abstraire du monde-objet qu'il s'est donné par le dualisme, le sujet moderne en vient à risquer de se supprimer lui-même. Il a commencé à le faire en ravageant l'environnement qui fonde son propre milieu. Sans mésologie, notre glorieux Anthropocène pourrait bien être bref...
Né en 1942 au Maroc, géographe, orientaliste et philosophe, Augustin Berque est directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales, où il enseigne la mésologie. Membre de l'Académie européenne, il a été le premier occidental à recevoir le Grand Prix de Fukuoka pour les cultures d'Asie.
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Recosmiser la terre. quelques lecons peruviennes (b2-69)
Augustin Berque
- Éditions B2
- Design
- 1 Février 2018
- 9782365090759
Cet ouvrage développe la pensée d'Augustin Berque, selon laquelle chaque culture humaine a eu son propre monde. La modernité occidentale, à partir du XVIIe siècle, est le seul paradigme qui ait privé le sujet humain de cosmicité, en reléguant « le monde » à l'état d'objet. Au siècle dernier, cela aboutit à ce que l'architecte Rem Koolhaas a nommé junkspace, l'« espace foutoir ». Par-delà la détérioration de l'environnement, cette acosmie globalisée atteint aujourd'hui au cosmocide. Au Pérou, comme dans tous les pays colonisés ou en développement, ne faut-il pas alors s'inspirer de la cosmicité de leurs communautés autochtones ? Mais peut-on faire face aux réalités contemporaines et à venir? Et créativement « recosmiser » la Terre ?
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Milieu et identite humaine - notes pour un depassement de la modernite
Augustin Berque
- Donner Lieu
- 7 Octobre 2010
- 9782953209334
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Formes empreintes, formes matrices, Asie orientale
Augustin Berque
- Franciscopolis
- 12 Mai 2015
- 9782954420851
Un essai du géographe, orientaliste et philosophe qui expose les fondements orientaux de sa réflexion sur la mésologie, ou science des milieux, redéfinissant l'être (et le sujet humain) dans sa relation à l'environnement.
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Là, sur les bords de l'Yvette ; dialogues mésologiques
Augustin Berque
- Eoliennes
- 22 Juin 2017
- 9782376720003
Sur les bords de l'Yvette, un vieux monsieur très savant, le Dr No, et sa petite-fille Mélissa, lycéenne en seconde, parlent de mésologie - la science des milieux, c'est-à-dire de la relation spécifique que tout être vivant crée avec son environnement. Alors que l'environnement est universel - le même pour tous -, le milieu est singulier, que ce soit à l'échelle de l'espèce - le milieu d'un ragondin n'est pas celui d'un canard, bien qu'ils vivent côte-à-côte dans la même rivière - ou à l'échelle des organismes?; et, dans le cas de l'humain, que ce soit à l'échelle des personnes comme à celle des cultures?: un même donné environnemental pourra être perçu et utilisé de manières très différentes par des sociétés différentes, et dans un même environnement, deux personnes pourront vivre dans deux milieux très différents.
La découverte de cette spécificité des milieux a révolutionné les sciences de la nature au XXe siècle, avec les travaux du naturaliste balte Jakob von Uexküll (1864-1944), et du philosophe japonais Tetsurô Watsuji (1889-1960). Les perspectives nouvelles sur la nature et sur l'existence humaine qui découlent de leur mésologie sont ici même - sur les bords de l'Yvette - mises à la portée de tous dans une suite de dialogues entre Mélissa et son grand-père, où s'invitent tour à tour, fictivement, quelques-uns des grands noms de la mésologie?: Uexküll et Watsuji, bien sûr, mais aussi quelques autres savants qui ont fait de la mésologie sans le savoir. Le tout, sous l'oeil du roi de l'Yvette... le ragondin.
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Entre Japon et Méditerranée
Maurice Sauzet, Augustin Berque, Jean-Paul Ferrier
- Massin
- 3 Mai 2000
- 9782707203342
Au-delà de l'espace universel de l'utopie moderne, et au confluent de l'architecture, de la géographie et de l'orientalisme, trois auteurs s'interrogent sur la redécouverte du sens des lieux dans cette fin du xxe siècle.
Jalonnant cette redécouverte, l'oeuvre architecturale de maurice sauzet a développé ses caractères dans la double expérience du japon et de la méditerranée. en elle s'allient intimement une réflexion sur les principes de la spatialité japonaise traditionnelle et une réinterprétation de l'habitation de style provençal ancien, mais cela dans des créations résolument contemporaines. a l'inverse de l'ironie postmoderniste, faite de rappels et de transpositions de formes nées ailleurs et en d'autres temps, cette oeuvre ne sépare jamais la forme architecturale du lieu oú elle se fait, et qu'elle crée en retour.
Son principe, c'est la recherche patiente du point d'origine de " l'habiter " humain, dans la présence aux choses et à notre corps, ici et maintenant ; et c'est le déploiement de cette présence par les formes architecturales, sans exotisme et sans fétichisme du vernaculaire, mais dans la fidélité aux principes d'une spatialité qui sut exalter le sens des lieux, là-bas en extrême-orient, et dans le respect de l'harmonie des paysages de provence.
Augustin berque (pour le japon) et jean-paul ferrier (pour la provence) analysent cette oeuvre oú s'interpénètrent le japon et la méditerranée, dans l'engendrement des formes d'une architecture que l'on habite véritablement : une architecture de la présence au monde, en un certain lieu, nulle part ailleurs ni en d'autres temps.
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En 1969, laissant tout tomber en France, Augustin Berque part à 26 ans découvrir un autre monde: le Japon. Devenu membre de l'Académie européenne en 1990, il sera aussi, en 2009, le premier Occidental à recevoir le Grand Prix de Fukuoka pour les cultures d'Asie (??????????). Parallèlement à l'étude de l'Asie orientale, il développe, sur les traces d'Uexküll et de Watsuji, une mésologie - une étude des milieux - qui lui vaudra, en 2018, le Prix Cosmos international. De lieu en lieu, de l'Atlas à l'Altaï, des bords du Nil à la vallée de Chevreuse, il se retourne ici, à la façon d'un shishôsetsu ??? - un roman à la première personne -, sur une vie hors des sentiers battus. Ces longitudes se terminent par une allongitude rappelant le parcours intellectuel de l'auteur, "De Hokkaidô en souffle écouménal".
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L'espace de la société japonaise, c'est aussi bien la manière dont le moi s'y pose face au monde que celle dont les paysans ont mis en valeur les plaines de l'archipel ; c'est le plan de la citadelle du shôgun à Edo, mais tout autant certains principes managériaux des grandes entreprises. En effet, chaque société organise son espace selon une logique d'ensemble qui lui est propre : cette organisation reproduit analogiquement les mêmes principes au plan mental et au plan social, tout comme au plan matériel. La logique d'ensemble de la spatialité japonaise repose sur une assise culturelle radicalement différente de la nôtre. Elle n'est donc pas transposable comme telle ; mais son efficacité comme ses limites nous invitent à comprendre ce qu'a de particulier, donc de dépassable, notre propre vision du monde.
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