Bernard Moizo

  • Avec une préface de Francis Hallé.

    Écosystèmes majeurs dans la lutte contre le réchauffement climatique, hauts lieux de biodiversité, les forêts tropicales humides abritent en ce début de XXIe siècle plus de 700 millions de personnes.

    Considérées tantôt comme gardiennes de la forêt, tantôt comme responsables de la déforestation, ces populations forestières font l'objet de nombreuses idées reçues. Mais qui sont-elles véritablement, et comment vivent-elles dans le monde contemporain ?

    Des derniers peuples chasseurs-cueilleurs aux migrants sans terre, des cultivateurs aux planteurs de caoutchouc en passant par les exploitants de palmier à huile et les forestiers, cet ouvrage décrit la réalité de ces populations dans toute leur diversité. Il met en lumière la richesse de leurs rapports à la forêt, de leurs représentations, de leurs pratiques et de leurs usages. Il illustre la façon dont elles s'inscrivent dans la globalisation, et comment le marché mondial et les politiques publiques affectent leurs modes de vie. Enfin, il souligne l'impact du changement global et des mécanismes financiers qui en résultent sur les modes de gestion des forêts tropicales et sur le devenir des populations forestières.

    Panorama inédit des forêts tropicales d'Amazonie, d'Afrique centrale, d'Asie du Sud-Est et de Madagascar, cet ouvrage réunit les textes d'anthropologues, d'écologues, de géographes, d'économistes... Il s'appuie sur une iconographie riche et originale, au plus près des populations et du terrain.

  • À la lumière des études menées dans huit pays distincts, les auteurs de cet ouvrage observent que ce qui est qualifié de "savoirs locaux" sur les ressources et les environnements naturels est indissociable des contextes, des pratiques ou plus généralement des réseaux où ils se déploient. Ils sont difficilement décryptables en dehors des interventions des diverses catégories d'acteurs qui s'en emparent. Différentes interrogations sont ainsi soulevées : de quels types de savoirs est-il question ? Quand la notion "savoirs locaux" est-elle utilisée et par qui ? Jusqu'à quel point ces savoirs sont-ils redéfinis, reformulés voire inventés ? Les auteurs présentent une analyse critique précise et détaillée sur la notion de savoir local et sur ses divers contenus. Ils montrent que, au-delà des hésitations sémantiques pour la désigner, la notion de "savoir local" est plurivoque et s'avère de nature au moins aussi politique que cognitive.

    Cet ouvrage est issu des échanges intervenus lors d'un séminaire intitulé Savoirs traditionnels, l'innovation permanente organisé par l'UMR Gred (Gouvernance, risque, environnement et développement. IRD, Université Paul Valéry Montpellier 3). Les études de cas qui y sont présentées concernent huit pays ou régions : l'Australie, la Côte d'Ivoire, Madagascar, le Mali, le Maroc, le Mexique, la Nouvelle-Calédonie et le Pérou. Les auteurs relèvent de quatre disciplines : l'économie, l'agronomie, la sociologie, l'anthropologie et son sous-ensemble, l'ethnoécologie.

    L'ouvrage s'adresse plus particulièrement aux communautés scientifiques de ces disciplines et à leurs étudiants. Le domaine abordé et les études de cas peuvent également interpeller des décideurs agissant sur les questions environnementales.

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