Nouvelle Cite

  • Un accompagnateur qui réfléchit sur son expérience se sent toujours un peu un apprenti. Celui qui croit être un bon accompagnateur ne l'est déjà plus à partir du moment où cette idée s'installe en lui, à supposer qu'il ne l'ait jamais été.
    L'accompagnement n'est pas une technique à mettre en oeuvre, mais un chemin à parcourir qui n'est pas balisé d'avance. On en connaît le terme : une vie avec Dieu de plus en plus intense, une charité qui s'accroît de plus en plus.
    Nous ne savons pas à l'avance par quelles routes nous allons passer, quelles étapes nous allons franchir, quels obstacles nous allons rencontrer. Pour que la Parole de Dieu vienne ensemencer l'expérience de la vie, il est bon que cette expérience s'exprime sous la forme d'une parole, dite à un frère ou à une soeur. Ce n'est que dans la parole que l'expérience prend pleinement conscience d'elle-même.
    Personne n'échappe à cette loi de la vie.

  • Jean-Jacques Olier (1608-1657), au coeur de la Réforme catholique qui atteint la France au début du XVIIe siècle dans la mouvance du Concile de Trente, a vécu une expérience spirituelle très originale.
    Destiné par sa famille aux plus hautes charges ecclésiastiques, il changea soudain de vie après ses études ; conseillé par saint Vincent de Paul, il s'orienta d'abord vers l'apostolat des missions. Puis, après une épreuve spirituelle qui dura plus d'une année et qui le libéra de son attachement à lui-même, il devint curé de la paroisse Saint-Sulpice à Paris, fonda le séminaire du même nom et une société de prêtres spécialisée dans la formation des prêtres.
    Homme de prière, accompagnateur spirituel renommé, il a laissé de nombreux écrits qui montrent clairement son appartenance à ce qu'on a appelé l'Ecole Française de spiritualité, dans la ligne du Cardinal de Bérulle (voir Prier 15 jours avec Pierre de Bérulle) et de Charles de Condren dont il était lui-même le disciple. L'année 2007 marque le 350e anniversaire de la mort d'Olier et l'année 2008, le 400e de sa naissance.

  • Comme son titre l'indique, ce livre offre au lecteur une ouverture sur deux dimensions clés de la vie et de l'oeuvre de Madeleine Delbrêl, l'Eucharistie et le discernement.
    Si la place de la Parole de Dieu chez elle est déjà bien connue, celle de l'Eucharistie l'est moins. Elles ont pourtant un sens similaire dans le mystère de l'Incarnation : les hommes habités par la Parole deviennent « aptes à être missionnaires » et, dans l'Eucharistie, ils sont pris dans « l'élan même de Notre Seigneur voulant résider sur la terre entière ». Madeleine Delbrêl utilisent, au fil des événements et des situations vécues, des clés de discernement.
    Ses choix acquièrent de l'objectivité et du réalisme parce que sa recherche est d'abord une recherche de foi. Les situations furent très diverses. Leurs racines historiques aident à s'orienter aujourd'hui. Madeleine Delbrêl chemine avec les gens, très libre d'à-priori. Ces deux études permettent de mieux connaître la profonde union de Madeleine Delbrêl à Jésus-Christ, qui faisait dire au cardinal Veuillot : « Le secret de la vie de Madeleine, c'est une union à Jésus-Christ telle qu'elle lui permettait toutes les audaces et toutes les libertés.
    C'est pourquoi sa charité sut se faire concrète et efficace pour tous les hommes ».

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  • Madeleine Delbrêl (1904-19064) a écrit toute sa vie sur la souffrance et la joie. L'Église a beaucoup de choses à se faire pardonner en ce domaine : un dolorisme, une forme de justification de la souffrance par l'espérance de la vie éternelle, aujourd'hui inaudible. Madeleine elle-même trompe son monde car elle était toujours gaie, au témoignage de ceux qui l'ont connue. L'histoire de sa vie montre que la souffrance l'a assez intimement touchée : séparation d'avec celui qu'elle aimait, mésentente puis séparation de ses parents et maladie psychique de son père, ses propres problèmes de santé, les crises de l'Église en France, avec en particulier la question des prêtres-ouvriers, la crise des Équipes entre 1956 et 1958, et ce n'est là qu'une énumération sommaire et extérieure. Mais il faut aussi aller à la source de sa gaieté qui n'est pas seulement son amour naturel de la vie, mais aussi et surtout la joie de la Résurrection.
    Dans Joie et souffrance chez Madeleine Delbrêl on parcours sa vie entière à travers ses textes donc certains d'entre eux sont inédits, comme plusieurs de ses poèmes, encore inconnus du grand public.

  • Trente ans après l'excellente biographie de Christine de Boismarmin, l'une des proches compagnes, ce livre est le fruit de la recherche opiniâtre de deux hommes passionnés. Mettant en contact avec les écrits et avec de nombreux témoignages, il renouvelle en profondeur la connaissance que l'on avait de Madeleine Delbrêl.
    Son itinéraire, de l'athéisme à l'éblouissement de la foi et à l'engagement, se dessine avec netteté au fil d'un récit qui parcourt ses soixante années de vie, dont plus de la moitié à Ivry-sur-Seine, près de Paris, là où, dit-elle, se trouvait une population « incroyante et pauvre ».
    Tour à tour poète, assistante sociale et mystique, femme de prière et d'action, Madeleine Delbrêl offre à notre société sécularisée et à l'Eglise un beau visage, riche d'inspiration pour une vie chrétienne en dialogue avec l'athéisme et la misère sous toutes ses formes. Son procès en béatification est engagé et sa réputation de sainteté ne cesse de croître.

  • Ce livre propose quatre études qui continuent l'ébauche biographique amorcée dans : madeleine delbrêl connue et inconnue, livre du centenaire paru en 2004.
    Le lecteur trouvera ici : les années 1924 à 1933 révèlent la très grande profondeur de son union mystique au christ qui la conduit d'un projet de carrière littéraire à un engagement social.
    De 1933 à 1940, totalement donnée au christ et à l'église, madeleine mène une vie de laïque engagée. assistante sociale professionnelle, elle découvre avec ses premières compagnes le communisme et la pauvreté ouvrière en banlieue industrielle.
    L'abbé j. lorenzo était " une voix qui criait l'évangile ". pour lui, l'évangile était d'abord " fait pour être vécu ". son double rôle d'accompagnateur des equipes et de directeur spirituel de madeleine pendant 30 ans fait de lui une figure sacerdotale incontournable dans la compréhension de la spiritualité de madeleine delbrêl. comment être missionnaire ? c'est l'invention d'une réponse adaptée à l'incroyance de leur temps qui a réuni le père jacques loew et madeleine.
    La crise autour des prêtres ouvriers les a obligés à aller au bout de leur engagement à la suite du christ.

  • Madeleine Delbrêl avait l'art de bousculer les bonnes manières et ne craignait pas de provoquer « un beau scandale de charité ». Et, au fond d'elle-même, elle était très convaincue que « de seule pitié nous pouvons être aimés », si bien que la miséricorde est une clé de compréhension de sa vie et de son oeuvre. Cette approche de la vie lui permit d'aller très loin dans la confiance et la tendresse, avec un sens aigu de la vérité. Elle savait que l'homme peut être dégoûté « de toucher de si près cette pâte à misère dont il ne sait jamais si elle est lui-même ou autrui ».
    Après une introduction biographique, quatre de ses textes sont ici présentés et médités, appuyés de nombreuses citations, toutes issues des oeuvres complètes déjà publiées. Ils forment un parcours, car la miséricorde, venant de Dieu dont elle est l'attribut principal, fait son chemin en l'homme. Madeleine gardait de nombreuses situations concrètes comme des prières dans son missel quotidien, son « Herbier » comme elle disait, tant il est rempli d'images, de photos, d'articles de journaux et de lettres mais aussi de fleurs séchées en hommage à la Création.

  • à l'écoute de la parole de Dieu avec Madeleine Delbrel Nouv.

    L'ouvrage s'ouvre sur le sens du silence, signe du lien important que Madeleine fait entre prière et silence. Á ses yeux, deux grands obstacles s'opposent à la prière dans la vie des gens ordinaires : le fait d'avoir à faire face à beaucoup d'occupations et le fait de vivre dans le bruit. Pour prier, il faut un minimum de silence.
    Chez Madeleine Delbrêl, rien ne reste seulement au stade de l'intelligence ; quand elle parle d'« explosion » de l'Évangile, cela signifie qu'il se répand partout en elle, qu'elle en est habitée, qu'elle devient elle-même Évangile vivant. La lecture de la Parole prend alors en elle toute sa dimension spirituelle et missionnaire. Comme elle le dira sans craindre le paradoxe : l'Évangile n'est pas fait pour être lu, il est fait pour être reçu en nous.

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