Bernardo Carvalho

  • En août 1939, l'anthropologue nord-américain Buell Quain se suicide au cours d'un de ses séjours chez les Indiens Kraho, en Amazonie. Il avait 27 ans, venait de recevoir une lettre qu'il a brûlée et en a laissé quelques autres. Les circonstances exactes du suicide n'ont jamais été élucidées.
    Obsédé par cette information, l'auteur commence une enquête. Un impressionnant réseau de coïncidences s'accumule autour de lui au fur et à mesure qu'il progresse, se mêlant au souvenir de son père qui commerçait avec les Indiens de ces régions où il emmenait le petit garçon pendant les vacances scolaires.
    Dans un style lumineux, ce roman exceptionnel est construit en une série de glissements constants entre fiction, invention, souvenirs et réalité. Ses personnages, prisonniers des circonstances, entretiennent des liens précaires et névrotiques avec une réalité imprévisible.

  • «Ma vie s'est terminée il y a trois ans, à la veille de mes 53 ans, dans l'entrée d'un théâtre, à Berlin. Du moins, c'est là que j'ai commencé à mourir.» Murmurée à l'oreille d'un homme bardé d'explosifs, dans une chambre d'hôtel juste après un attentat à la bombe, cette phrase donne une idée de la tension qui tisse ce roman du début à la fin.

    Envoyé au Moyen-Orient dans une zone de combat pour transporter la rançon d'un mystérieux otage, le Rat affronte les conséquences d'une crise déclenchée par une relation amoureuse destructrice. À la limite de la folie, mais raisonnant avec une rage froide, il essaye de comprendre ce qui a fait de lui la proie d'un amant toxique qui a transformé la soumission en puissante arme de guerre.

    Une analyse impressionnante du mal, du pouvoir et du désir.

  • Ne faites pas de quartier ! Ne permettez plus jamais que quelqu'un vous représente. Plus jamais ! Coupez les mains de la représentation ! Amputez les mains des voleurs, pour que plus personne ne vous représente ! Plus jamais ! Ne vous laissez plus jamais tromper par les représentants de la représentation ! Soyez, chacun d'entre vous, vos propres représentants !

    C'est à Bruxelles qu'errent, perdus, les deux personnages principaux de la pièce. Le père y a vécu lorsqu'il dut fuir la dictature dans son pays. Il y revient pour accompagner sa fille, économiste, qui doit donner une conférence. Elle espère aussi provoquer un choc qui fera sortir son père du mutisme complet dans lequel il est plongé depuis la mort de son épouse. Mais tous deux vont se perdre dans cette ville qu'ils ne reconnaissent plus. Pas seulement physiquement : ses habitants aussi sont méconnaissables. Comment la politique a-t-elle été peu à peu gagnée par les discours sécuritaires et identitaires ? Comment les repères et les valeurs se sont-ils aussi rapidement effondrés ?

    Création au Théâtre National de Bruxelles le 27 mai 2014, puis reprise au festival d'Avignon 2014, dans une mise en scène d'Antônio Araùjo, avec la compagnie « Teatro da Vertigem ».

  • Initiales (les)

    Bernardo Carvalho

    • Rivages
    • 30 Août 2002

    Sur une île où douze personnes sont réunies autour d'un dîner dans un vieux monastère, l'un des invités - 1e narrateur, qui est journaliste et écrivain - se voit remettre une petite boite en bois dont le couvercle est gravé de quatre initiales.
    Dès lors, il vivra dans l'obsession d'en déchiffrer le sens. dix ans plus tard, à l'autre bout du monde, il croit reconnaître l'un des convives du monastère, celui qui, peut-être, détient la clef de l'énigme.
    Bernardo carvalho s'amuse à brouiller les pistes. il se livre â un jeu complexe d'identités et, en désignant tous les lieux et les personnages de ce roman par leurs initiales, il entraîne le lecteur dans un véritable labyrinthe.
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  • Trois jeunes gens et leurs mères, un conscrit en proie aux mauvais traitements de l'armée russe, un jeune Tchéchène à la recherche de sa mère, un voyou de bonne famille. La rencontre d'une âme soeur, une chimère. Ce roman entrelace les histoires d'une poignée de femmes qui essaient de sauver leurs fils de la guerre, de la solitude et du crime. Tout se passe à Saint-Pétersbourg, ville littéraire par excellence, à la veille du tricentenaire de la ville et sur fond de guerre de Tchétchénie, mais l'action s'étend de la forêt amazonienne à la mer du Japon et met en scène des mères coupables, des pères absents et des fils égarés. Bernardo Carvalho orchestre dans ce roman une multiplicité de points de vue et de voix sans jamais perdre l'axe et le motif récurrent de la maternité et de son revers, le sentiment d'être orphelin, sans protection, déplacé, dont la guerre est la représentation la plus crue. « Les mères ont plus à voir avec la guerre qu'elles ne l'imaginent. Au contraire de ce que tous pensent. Plus que les autres, les mères ont horreur de perdre (...). Tout le monde a une mère, même la pire canaille, le pire bourreau. Mais c'est tout de même une sorte de fanatisme », déclare l'un des personnages. Ce livre en est d'une certaine manière la démonstration poétique. Tous les personnages du roman semblent n'être à leur place nulle part dans leur famille ou dans leur pays, ce qui donne toute sa force à la figure de la chimère, aberration rejetée par la nature et par l'homme, projetée dans des amours absolues.

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  • Au moment où il embarque dans un avion pour Pékin un homme, l'étudiant de chinois, se trouve pris dans un étrange imbroglio avec son ancienne professeur de chinois. Arrêté et interrogé, il se met à exposer une série de préjugés racistes et sectaires contre les noirs, les arabes, les juifs, les homosexuels, les pauvres, les gros. Ce personnage paranoïaque apparaît comme un des produits de notre époque : lecteur de magazines, blogueur et producteur de commentaires vitupérant en majuscules, aux connaissances encyclopédiques pêchées dans Wikipedia, il incarne un archétype anti-intellectuel qui se développe sur l'espace du Net. Il étudie le chinois pour pouvoir, dit-il, faire partie des cadres dominants lorsque la Chine aura envahi le Brésil. Laissé seul dans un bureau, il va entendre à travers la cloison une voix féminine qui s'adresse au commissaire. On comprend alors que celui-ci est coincé dans une histoire de paternité bizarre, que la professeur de chinois repart pour la Chine accompagnée d'une fillette dont les parents ont été assassinés. que tout est plus complexe qu'il n'y paraît. Ces personnages magnifiquement construits dont nous n'entendons que les monologues céliniens sont tous à la recherche d'une identité. Chacun expose sa version de la réalité, et c'est le choc de ces versions que Bernardo Carvalho nous raconte avec un humour corrosif et troublant. Reproduction a reçu le prestigieux prix Jabuti 2014.

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  • Aberration

    Bernardo Carvalho

    • Rivages
    • 17 Avril 1997

    Onze personnages à la recherche d'une vérité, emmêlant le passé et le présent à coups de coïncidences que l'on croit obscures.
    Bernardo carvalho joue avec le lecteur au jeu du mensonge et de la vérité. a partir d'un événement apparemment quelconque, l'auteur et avec lui le lecteur ont à reparcourir les différents moments liés à cet événement et à en rétablir la logique. a chaque voyage, le cercle des personnages et des connaissances s'élargit et, quand le lecteur approche d'une révélation, c'est pour découvrir de nouvelles énigmes.
    Comme dans une cité parfaite, il existe un point aveugle, un vide, le moment oú rien n'a plus de sens. bernardo carvalho nous propose alors un apprentissage de la solitude, une sorte de stoïcisme contemporain.

  • Ce récit est construit comme un roman policier où plusieurs personnages, tout aussi romanesques et étranges les uns que les autres, enquêtent, chacun pour des motifs différents, autour d'un peintre disparu dont les toiles sont éparpillées entre le Brésil et les Etats-Unis.
    Dans Aberration, Bernardo Carvalho nous proposait un apprentissage de la solitude. Ici, il nous déroute d'un monde d'illusions vers une vérité terrifiante.

  • Comme dans beaucoup de récits de voyage, comme dans Le Coeur des ténèbres de Conrad, un homme est ici à la recherche d'un autre homme.

    Un diplomate est envoyé en Mongolie sur les traces d'un très jeune photographe disparu en plein hiver dans la région de l'Altaï. Surnommé "l'Occidental" par les guides mongols qui avaient baptisé le photographe "l'Inadapté", il suit l'itinéraire indiqué dans le journal de voyage abandonné par le photographe et écrit lui-même des carnets qui seront lus par un narrateur critique qui découvrira au lecteur la totalité du puzzle.

    C'est de la lecture des trois textes que naît le roman d'un voyage à l'intérieur d'un monde distordu, opaque et fermé sur lui-même, révélateur de la difficulté d'entrer en relation avec ce que l'on ne connaît pas.

    La Mongolie de Bernardo Carvalho n'est pas une réalité mais une hallucination, ses voyageurs ne sont pas des aventuriers mais des créatures littéraires qui avancent dans un monde totalement étranger. Malgré ou à cause de sa volonté de fiction, ce roman est aussi un magnifique récit de voyage dans un univers totalement exotique.

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  • A São Paulo, un soir la propriétaire d'un restaurant japonais aborde l'un des derniers clients et lui demande : -Vous êtes écrivain ?- Cette question inattendue va transformer le client en narrateur d'une histoire vertigineuse qui débute dans le Japon de la Deuxième Guerre mondiale et se poursuit aujourd'hui au Brésil. Setsuko raconte d'abord un banal triangle amoureux : une danse de mort entre Michiyo, une jeune fille de bonne famille, Jokichi, le fils d'un industriel et Masukichi, un acteur ambigu et obscur. Peu à peu, en s'approchant tortueusement de son centre secret, l'intrigue cède le pas à une autre intrigue d'arrogance et d'humiliation dont les racines plongent dans l'histoire du Japon en guerre et ses conséquences sur l'émigration japonaise au Brésil. Peu à peu le narrateur prend conscience de ce que ce récit, qui concerne un paria, un cousin de l'empereur et l'écrivain Junichiro Tanizaki, est aussi sa propre histoire d'émigré japonais de deuxième génération faite d'humiliation et d'exil. Il s'obstinera à aller jusqu'au bout de cette narration qui est aussi sa seule chance de rédemption.

  • Nouvelle édition de cet album à succès ! Un livre est un monde dans le monde. Pour passer de l'un à l'autre, on traverse une frontière invisible. Mais dans le livre lui-même, il y a d'autres frontières, par exemple celle qui sépare la page de gauche de la page de droite, rendue visible par le pli de la reliure. Ainsi le livre est-il un objet idéal pour dire quelque chose sur les notions de frontière, de passage, de pouvoir, de liberté de circulation et bien sûr...
    De pensée. En l'occurrence, Isabel Minhos Martins et Bernardo P. Carvalho utilisent les caractéristiques physiques du livre pour traiter de façon magistrale cette problématique à partir d'une idée très simple et d'une grande efficacité : ils mettent en scène un général du genre dictateur qui décide d'interdire à quiconque de passer de la page de gauche à la page de droite. Pour cela, il place un milicien à la frontière, c'est-à-dire au niveau de la reliure.
    Soucieux d'appliquer la consigne "à la lettre" , celui-ci interdit strictement le franchissement de la ligne de démarcation. Conséquence : peu à peu les passants (au sens fort du terme) s'accumulent sur la page de gauche, tandis que celle de droite reste absolument vierge. "Absolument" , oui, à l'image de ce pouvoir absolu qui dicte sa volonté de façon arbitraire. Et l'absurdité d'une telle décision, grâce au dispositif graphique, saute littéralement aux yeux de n'importe quel lecteur.
    Mais que va-t-il se passer à partir du moment où des enfants qui jouent sur la page de gauche vont lancer leur ballon par mégarde dans la zone blanche de la page de droite ? Serait-ce le début de la révolution ? ..

  • Celui-ci m'a appris à parler et celui-là à me taire.
    Un autre m'a expliqué comment regarder les belles choses et un autre encore comment rire des plus horribles ! Merci à tous ! Grâce à vous, je suis devenu qui je suis... Un enfant capable de changer d'avis mais qui sait vraiment ce qu'il veut !

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  • En l'espace d'une seule petite seconde sur Terre, il se tisse mille et une histoires, toutes à découvrir !

    À chaque fois qu'une seconde traverse le monde, il se passe simultanément un million de choses... Un navire est pris dans une tempête au coeur de la mer Baltique, un volcan entre en éruption, un petit garçon tient pour la première fois en équilibre sur son vélo, un homme dit « au revoir » à sa moustache chez le coiffeur... Il s'en produit, des événements, en une seconde, aux quatre coins de la planète, pendant que l'on tourne les pages de ce livre !  Évoquant à la fois la diversité du monde et les expériences humaines universellement partagées, cet album nous conduit entre autres à New York, Chicago, Mexico, au Portugal, en Angola, en Turquie, en Grèce, en Italie, en Hongrie, au Brésil ou encore en Afrique du Sud ! Un incroyable voyage à travers une incroyable lecture, pendant laquelle le temps semble s'arrêter pour mieux nous transporter.

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  • Les différentes facettes d'un papa qui peut se transformer en capuche, en cachette, en portemanteau, en échelle, en grue, en ambulance, en tunnel...

  • Les voyages en voiture font partie du quotidien, autant pour les adultes que pour les enfants. Comment ceux-ci les vivent-ils? Comment perçoivent-ils le déplacement, la vitesse, le monde extérieur de ce point de vue à la fois fixe et mobile qui caractérise la voiture? Selon la route qu'on emprunte, les réponses à ces questions sont très variables. C'est ce que montrent les auteurs de ce livre à double entrée, qui suivent le voyage d'une famille d'un lieu à un autre à travers le regard des enfants: d'abord selon un itinéraire «rapide», en empruntant l'autoroute, ensuite selon un itinéraire «traditionnel», en suivant l'ancienne route. La comparaison fait apparaître que le monde change en fonction des différentes perceptions qu'on en a, et surtout que la vie est une aventure qui peut changer du tout au tout selon les chemins qu'on choisit de prendre, même si le point de départ et celui d'arrivée sont identiques.

  • À la recherche d'une ba ll e égarée, Louis et Louise se glissent dans les coulisses du livre qui leur sert de terrain de tennis. L'aventure les conduit à travers toutes sortes de situations et les oblige à courir de page en page, vers l'avant et vers l'arrière, sur la piste d'indices. Et les lecteurs? Ah oui, les lect eurs! Ils devront faire leur travail afin que l'histoire (c'est-à-dire la partie) se termine. Espérons qu'ils n'en perdront pas le souffle!

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  • Un guide pratique très complet, structuré en chapitres facilement repérables :
    - Nous et la nature. une longue histoire.
    - Nature. au final où te caches-tu ?
    - Pourquoi avons-nous décidé de faire ce livre ?
    - Où aller ?
    - Important à savoir.
    - Ce que tu dois emporter.
    - Suis cette piste ! - Les traces laissées par les animaux.
    - Mais quelle est donc cette? bête ? - Bébêtes et bestioles.
    - Crapaud ou grenouille ? - Amphibiens.
    - Asseyons-nous à l'ombre - Arbres.
    - Là en haut, regardez ! - Oiseaux.
    - Quelques espèces que tu peux voir dehors.
    - Toujours au ras du sol - Reptiles.
    - À quoi sert une fleur ? - Fleurs.
    - Qu'est-ce qui nous unit ? - Mammifères.
    - Voyage au centre de la Terre - Roches.
    - On va à la plage ? - Mer, plage et flaques de marée.
    - Après le ciel, encore du ciel ! - Étoiles, Lune, Soleil et ombre.
    - Après le ciel, encore du ciel ! - Nuages, vent et pluie.
    - Glossaire.
    - Chronologie.
    - Si tu as envie d'en savoir plus.

  • Voici un beau livre sans mots, qui nous raconte une journée qui commence tout à fait normalement, mais qui se déroule et se termine de manière très surprenante... Un personnage va passer sa journée au bord de l'eau, mais des événements étranges vont se succéder, le héros va réagir de façon insolite et très créative, en tirant parti de tout ce que va lui apporter la mer.

  • Un jour, le coq et la poule quittèrent la ferme, décidés à découvrir le monde. Ils flânèrent par-ci, picorèrent par-là, jusqu'à rencontrer un noyer grand et touffu. Comme le coq adorait les noix, il en mangea tellement et si vite qu'elles se coincèrent dans sa gorge.

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