Christian Rosset

  • Un portrait de Claude Ollier (1922-2014), écrivain du Nouveau Roman, où souvenirs, réflexions, hypothèses, descriptions s'entremêlent, avec un cahier de photographies composé par Camille Rosset.
    Qu'est-ce qu'un portrait?? Celui d'un écrivain par exemple. Imaginons-le.
    Il se tient à l'écart de l'agitation culturelle de son temps, même si son oeuvre se trouve en bonne place dans l'histoire des mouvements littéraires du XXe siècle. Claude Ollier et Christian Rosset se sont rencontrés pour la première fois en juillet 1975, sans savoir qu'ils échangeront, à certains moments, quotidiennement, pendant trente-neuf ans. Cette année-là, l'auteur de La Mise en scène, de retour du Maroc, s'est installé dans une maison des Yvelines dont il a aussitôt repeint les murs intérieurs de couleurs vives, acidulées. Qui lui a rendu visite à Maule ne peut que rapporter la singularité de ce lieu, demeure et jardin, en accord avec les récits de son habitant, plus poétiques que strictement romanesques, où chaque objet trouve sa juste place, mystérieuse, indiscutable. C'est pourquoi ce portrait se referme par un cahier de photographies, composé par Camille Rosset, proposant un parcours dans cette maison, en l'état où son habitant solitaire l'aura laissée au moment de sa disparition.
    Le Dissident secret est, comme le note Arno Bertina, un livre de témoin où souvenirs, réflexions, hypothèses, descriptions s'entremêlent afin de faire revivre celui qui n'est plus depuis le 18 octobre 2014, sinon dans ses livres, et dans les rêves de ses lecteurs.

    «?Déconcerté, je me rends compte que la maison est, cette fois, vide de toute présence, tant humaine que spectrale. Il me faut donc la quitter à mon tour, suivant le mode d'exécution le plus efficace : se réveiller. Alors, accomplissant l'effort d'accrocher dans un recoin accessible de ma mémoire ce que je viens de raconter, je me rends compte que c'était la première fois que je pénétrais la maison de Maule par effraction, après lui avoir fait, peu de temps auparavant, mes adieux, en compagnie de la 'petite bande' convoquée par ce rêve.?»

  • Après les Avis d'orage, Christian Rosset poursuit ses incursions dans les territoires de la bande dessinée.
    Aventurier en chambre, il parcourt le terrain vague hanté par quelques grands anciens (Franquin, Fred, ou encore Bretécher et Mandryka) et nombre d'auteurs contemporains (Blutch, Killoffer, Sardon, etc.) Dans cet espace ouvert soumis aux variations (atmosphériques ou autres), les clôtures mises à bas et les balises délaissées, il n'écrit qu'à partir de ce qui lui "souffle à l'oreille de belles et vraies questions" . Ici, point d'opinions (les touristes de la BD s'en chargent) mais des essais de voies, guidés par son intuition qui le découvre "intrigué, touché et émerveillé".
    Appliquons à Christian Rosset, la citation qu'il fait de J. L. Borgès : "Les bons lecteurs sont des oiseaux rares, encore plus ténébreux que les bons auteurs".

  • 26 portraits radiophoniques pour les passagers de la nuit sur France culture.
    Jochen Ganar. Killoffer. Mathieu Sapin. Pascal Rabaté. Marc-Antoine Mathieu. Edmond Baudoin. Florence Castac. Nina Antico. David B. Benoit Jacques. Baraou et Dalla-riva. Riad Sattouf. Martin Veyron. Nyslo. Ruppert et mulot. Fred. Mandryka. J-C Menu. Sardon. Dominique Goblat. Emmanuel Guibert. Joanna hallgran. José Munoz. Jean-Yves Duhoo. Morvandiau. Le professeur a.

  • Du slogan publicitaire « Mini Mir, mini prix, mais il fait le maximum ! » à la boutade de Raymond Devos « Rien, ce n'est pas rien ! », le minimalisme nous entoure et est devenu un concept d'avant-garde populaire qui consiste à penser qu'aller à l'essentiel, c'est paradoxalement offrir plus d'intensité et de plaisir à celui qui regarde ou écoute. Du haïku japonais aux "Vexations" d'Érik Satie, des albums d'Hergé aux collages de Matisse, le minimalisme est la porte d'entrée idéale pour aider à mieux comprendre l'art d'aujourd'hui !

  • De 1958 à 1968, Claude Ollier écrit régulièrement sur le cinéma en contrepoint de son travail d'écrivain (son premier roman, La Mise en scène, obtint le Prix Médicis). En 1979, il compose une première compilation de ses chroniques, publiée en 1981 par Les Cahiers du cinéma/Gallimard, sous le titre Souvenirs Écran. Cinq ans après le décès de Claude Ollier, il nous a semblé nécessaire de redonner à lire ces textes qui n'ont rien perdu de leur acuité. De Jules et Jim de Truffaut à Eva de Joseph Losey, de Cléo de 5 à 7 d'Agnès Varda à Cuba si de Chris Marker, en passant par La ronde de l'aube de Douglas Sirk, L'Attente des femmes d'Ingmar Bergman, ou L'Année dernière à Marienbad d'Alain Resnais, la totalité des chroniques cinématographiques de Claude Ollier se trouve maintenant rassemblée.

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