Christophe Dabitch

  • Christophe Dabitch nous offre une déambulation le long du 45e parallèle, qui traverse la Dordogne de part en part, à égale distance de l'Équateur et du pôle Nord. Une ligne à la fois imaginaire - aucun tracé ne la matérialise - et réelle, comme le savent les géographes et les astronomes. Une ligne de frontière invisible.

    Et au débouché de plusieurs jours de marche en compagnie de trois camarades, il nous propose ce texte, tout autant poésie, reportage, souvenirs d'autres marches en d'autres lieux, que méditation sur le paysage et ceux qui le fabriquent.

  • La traversée des vastes pampas Nouv.

    C'est l'histoire tragique d'un peuple, les Indiens Mapuche, dans les années 1860, qui vit sur les terres d'Araucanie et de Patagonie, dont les armées d'Argentine et du Chili veulent s'approprier les territoires. C'est l'histoire d'un homme, Antoine de Tounes, un modeste juriste de Périgueux, qui débarque au Chili animé par une idée fixe : être roi, et qui le deviendra sous le nom d'Orélie-Antoine 1er. Il crééra le royaume indépendant Mapuche pour lutter contre cette colonisation. S'il est cru au Chili, on le moque en France.

    Magnil, le grand chef des Mapuche, rencontre dans un rêve un étranger monté sur un cheval blanc. Pour les oracles, le message est clair, il s'agit de Cherbubue, le puissant chef que son peuple attend pour les guider face aux envahisseurs chiliens. Le 17 novembre 1860, Antoine de Lunens, un aventurier français poussé par un même rêve, a tout quitté pour venir au Chili à la rencontre des Indiens. Il est couronné roi des Mapuche par le fils de Magnil, Kilapan, dont le père avait raconté son rêve prémonitoire. Il déclare la fondation du royaume d'Auricanie et de Patagonie et revendique les territoires occupés par les tribus Mapuche que revendiquent aussi le Chili et l'Argentine. Arrêté par les autorités chiliennes, mis en prison, il est jugé fou et expulsé du pays. Huit ans plus tard, il monte une nouvelle expédition pour venir en aide aux Mapuche et récupérer son royaume...
    De cette histoire vraie, extraordinaire, Nicolas Dumontheuil et Christophe Dabitch tirent un récit libre, où le vrai et le faux s'entremêlent pour mieux en montrer le caractère tragi-comique.

  • Qui était Eugénie Guillou ?
    Quand Christophe Dabitch a consulté son dossier aux archives de la préfecture de police deux mots ont suffi à contenter sa curiosité : « religieuse » et « fouet ».

    Eugénie Guillou fut réellement nonne puis Maîtresse, spécialiste de la fessée et des mises en scène sexuelles dans le Paris des maisons closes et du libertinage du XXème siècle commençant. On la surnommait « La Religieuse ».
    Elle voulait être indépendante et inventer sa vie, elle aimait le théâtre du fouet. Disparue et oubliée, Christophe Dabitch & Jorge González vous racontent son histoire. Il y a un siècle entre eux, mais ils se parlent. Ils l'appellent Eugénie, puis Sainte Eugénie, parce qu'elle le vaut bien.

  • En Andalousie, de nos jours. Il se nomme Manuel, sa famille est originaire d'Andalousie, mais il a vécu en France jusqu'à ce qu'il décide de revenir s'y installer. Il a un ami gitan qui se nomme Benito, un chanteur hors norme. Manuel et Bénito sont inséparables. Car, ce qui lie avant tous les deux jeunes hommes, c'est l'amour du flamenco, le vrai, le pur, pas le flamenco rock comme peuvent le jouer certains frimeurs méprisables (mais qui, à contrario, gagnent très bien leur vie). Ces « mauvais garçons » vivent au jour le jour d'expédients. Seul leur amour des femmes leur fait tourner la tête. Mais quand Manuel tombe amoureux de la belle Katia, assistante sociale auprès de gitans, la rivalité s'installe.

  • Il y a près de deux siècles, l'aventurier René Caillé décidait d'être le premier Européen à pénétrer dans Tombouctou, au Mali, ville qui à l'époque leur était interdite. L'administration coloniale refusant tout soutien à ce fils de forçat, René Caillé, devient alors Abdallahi.
    Confronté au choc des cultures, Il se convertit à l'Islam, s'invente un passé de fils d'Egyptien réduit à l'esclavage par les blancs. Il dut lutter contre les maladies et les préjugés pour mener à bien son expédition. Tout en respectant l'esprit du journal qu'a laissé l'aventurier, les auteurs ont, par moments, volontairement romancé sa vie, inventé des situations, de manière à injecter dans le récit leur propre vision du continent africain.
    Celui qui fût considéré comme le « Marco Polo de l'Afrique » est mort dans l'indifférence générale en 1834..

  • Le 29 octobre 1628, le Batavia quitte le port d'Amsterdam. 341 passagers ont embarqué, dont 38 femmes et enfants. Parmi eux, Jeronimus Cornelisz, un apothicaire de Haarlem fuyant ses responsabilités familiales. Ils partent pour de longs mois de mer, destination Java.
    Mais, en juillet 1629, le navire chavire et s'échoue sur une île au large de l'Australie.
    C'est Jeronimus, homme faible, peureux, falot, qui se révélera un être des plus sanguinaires, qui prend le commandement des naufragés. Profitant de son pouvoir, il poursuit de ses assiduités libidineuses la belle Lucrétia et oblige les femmes à se prostituer. La révolte gronde, alors aidé d'une poignée d'hommes, il entreprend le massacre de tous ceux qui lui tiennent tête. On comptera plus d'une centaine de victimes : hommes, femmes et même nourrissons !

  • Après s'être illustrés quelques années plus tôt, par les campagnes en pays Mossi (actuel Burkina Fasso), le capitaine Boulet et le lieutenant Lemoine végètent à Paris, partageant leur temps entre débauche, nostalgie et conférences. Dans un contexte de concurrence européenne sur les régions à coloniser (notamment l'Angleterre et l'Allemagne), l'état français compte sur eux pour parachever la conquête de l'empire français d'Afrique. Les deux hommes sont envoyés en mission stratégique au Tchad, l'objectif étant d'atteindre le Tchad par l'ouest et le fleuve Niger et d'opérer la jonction de leur colonne sur le lac Tchad avec deux autres missions. Ils forment une colonne de 50 tirailleurs sénégalais, 200 tirailleurs auxiliaires et 700 porteurs. La colonne se met en route en janvier 1899. Le capitaine Boulet et son adjoint Lemoine sont bien décidés à parer au plus pressé quitte à se servir sur place auprès des populations locales afin de nourrir leur colonne et augmenter le nombre de leurs porteurs. Ainsi, la violence et les massacres se succèdent au fur et à mesure que leur mission avance. Inspiré de faits réels (la mission Voulet-Chanoine), cette histoire peu connue est racontée sur un ton tragicomique par un tirailleur survivant qui dialogue avec l' « esprit » de la colonne.

  • Souley, le tirailleur, et un « esprit blanc », sont les narrateurs de cette histoire : comment le capitaine Boulet et le lieutenant Lemoine furent envoyés en mission stratégique au Tchad par l'état français afin de parachever la conquête de l'empire français d'Afrique, en janvier 1899. Malheureusement, le capitaine Boulet et son adjoint Chanoine sont bien décidés à parer au plus pressé, quitte à se servir sur place auprès des populations locales afin de nourrir leur colonne et augmenter le nombre de leurs porteurs. Ainsi, la violence et les massacres se succèdent au fur et à mesure de leur avancée. Le récit des « exploits » de la colonne remonte jusqu'au commandement de l'armée française qui envoie un émissaire pour les arrêter.

  • Un récit de Christophe Dabitch. Dessin et couleur de Nicolas Dumontheuil

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  • De la frontière turque, où l'état grec a construit un mur de 10 km pour empêcher les migrants désireux de vivre en Europe de passer, à Grigny en France dans un campement de Roms et Phnom Penh au Cambodge où femmes luttent pour défendre leurs maison, Christophe Dabitch est parti à la rencontre de ceux qui se battent pour leurs droits et qui transforment un statut de victime en celui d'acteur, souvent avec l'aide d'organisations militantes dont le rôle est d'amplifier leurs voix afin de changer des situations concrètes. L'idée d'une présence au monde, une façon d'agir et d'être là, avec les questions que cela soulève, traverse ces reportages graphiques en écho aux droits fondamentaux.

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  • Albert Dadas, modeste employé à Bordeaux dans les années 1880, fut une des premières personnes atteintes de la folie du fugueur. Inconsciemment, à l'écoute de noms de villes ou de pays, il partait alors, en transe, et commençait à marcher. Ses périples le menèrent à Nantes, Paris, mais aussi en Algérie et même jusqu'en Russie. Le docteur Philippe Tissié, jeune interne en psychiatrie à l'hôpital Saint André de Bordeaux, le recueillit, le soigna, et décrivit dans sa thèse sa passion impulsive pour la marche et les voyages, souvent sans papiers, accompagnée d'amnésie à chaque retour. Considéré comme un vagabond potentiellement dangereux par les gendarmes, Albert Dadas fut qualifié par la médecine de « fugueur pathologique », le premier du genre. Christophe Dabitch et Christian Durieux font revivre cette incroyable histoire à travers la rencontre entre ces deux hommes qui vont changer leur vie. Albert Dadas sera soigné par Philippe Tissié, grâce à l'hypnose, et il pourra mener ainsi une vie normale. Les théories du docteur, avancées dans sa thèse, vont le rendre célèbre. Mais c'est surtout une belle histoire d'errance, une ode au voyage, à laquelle les auteurs nous convient. Embarquement immédiat !

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  • Deux hommes reviennent sur leurs traces le long de l'estuaire de la Gironde. De l'océan, ils en remontent le cours jusqu'à Bordeaux par les routes et les chemins, à vélo, chacun sur une rive.
    L'un, Christophe Goussard, fait ce voyage en images noir et blanc, rive droite, dans le Blayais, lieu de naissance et de jeunesse. L'autre, Christophe Dabitch, en un récit personnel, dans le Médoc, lieu d'attaches familiales et de souvenirs d'enfance.
    L'adieu au fleuve est un livre où alternent les rives et les chapitres en textes ou en images avec, comme des prises de notes, quelques phrases parmi les images noir et blanc et des photographies en couleur de taille réduite parmi les mots.
    Dans ce récit, tous les deux s'inventent un voyage, sur leurs traces, le long des eaux limoneuses de l'estuaire.

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  • Comment rendre, en bande dessinée, toute la force émotionnelle du flamenco? Christophe Dabitch nous entraîne au coeur du flamenco. Alliant chant, guitare et danse, le flamenco exprime la pauvreté, la douleur, l¹injustice sociale. Pour mettre cela en image, il fallait un (jeune) maître du dessin. Qui mieux que Benjamin Flao pouvait restituer la fièvre électrique qui embrase les artistes de flamenco, jeunes et vieux, mais animés par la même passion. En Andalousie, de nos jours. Il se nomme Manuel, sa famille est originaire d¹Andalousie, mais il a vécu en France jusqu'à ce qu'il décide de revenir s'y installer. Il a un ami gitan qui se nomme Benito, un chanteur hors norme. Manuel et Bénito sont inséparables. Car, ce qui lie avant tous les deux jeunes hommes, c'est l'amour du flamenco, le vrai, le pur, pas le flamenco rock comme peuvent le jouer certains frimeurs méprisables (mais qui, à contrario, gagnent très bien leur vie). Ces « mauvais garçons » vivent au jour le jour d¹expédients. Seul leur amour des femmes leur fait tourner la tête.

  • Cela commence ainsi. Îles Abrolhos, au large de l'Australie, juillet 1629. Peu à peu, la vie des naufragés s'organise, sous la terrible domination de Jéronimus Cornelisz. Rapidement, ses décisions sont incomprises, comme l'interdiction faite aux charpentiers de construire une nouvelle barque. Profitant de son pouvoir, il poursuit de ses assiduités la belle Lucrétia. Il oblige les femmes à se prostituer. Mais tout cela n'est presque rien à côté de ce qui se trame. Jéronimus, aidé d'une poignée d'hommes, entreprend le massacre de tous les naufragés qui lui tiennent tête. On comptera plus d'une centaine de victimes : hommes, femmes et même nourrissons.

  • 29 octobre 1628, le Batavia quitte le port d'Amsterdam. A son bord, 341 personnes, dont 38 femmes et enfants. Le navire appartient à la toute-puissante Compagnie hollandaise des Indes orientales. Après un voyage éprouvant, le navire fait naufrage. Jéronimus Cornelisz prend le commandement du groupe de naufragés et fait régner la terreur sur l'île.

  • Le Corps juste est un regard en textes et images sur la dernière création chorégraphique d'Hamid Ben Mahi dans son déroulement, son travail, ses questions, ses engagements et leurs échos personnels chez les auteurs du livre.
    C'est une façon d'évoquer deux univers : celui d'Hamid Ben Mahi et du hip-hop, de ses origines à aujourd'hui ; celui d'Alain Bashung, son parcours et ses textes.
    Le livre est découpé en chapitres non-chronologiques rythmés par de courts extraits de chansons d'Alain Bashung et une sélection d'images prises durant ces cinq mois avec la compagnie.

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