Daniel Vernet

  • Le mensonge d'État est une manière de gouverner, pratiquée et parfois justifiée par de nombreux officiels américains, y compris des présidents.
    L'auteur nous montre à travers l'histoire des USA combien ce procédé est récurrent depuis le déclenchement de la guerre du Mexique au Nixe siècle, jusqu'à celui de la " Guerre " de Bush fils au XXIe siècle ! En spécialiste de la politique internationale il nous dévoile comment sont parfois présentés les événements, en les auréolant d'un mythe, au mépris de leur véritable réalité. Ainsi l'accord de Yalta supposé marquer l'aboutissement des principes des Pères fondateurs appliqués à la politique internationale, alors qu'en réalité, il ouvre la voie à un monde coupé en deux blocs idéologiques et militaires.
    Sont évoqués la persécution des " China Hands " par les maccarthystes, l'affaire de la baie des Cochons masquant un accord secret entre Kennedy et Krouchtchev, les faux incidents du golfe du Tonkin qui, en août 1964, serviront de justification à l'extension de la guerre du Vietnam, l'irangate, sans doute l'opération de politique extérieure la plus spectaculaire des deux mandats de Ronald Reagan, jusqu'au lancement de la guerre en Irak par Bush junior pour terminer le travail de son père, et sous prétexte d'armes de destruction massive.
    Toutes ces affaires ont été montées en marge de toute légalité, et ont impliqué les plus hautes autorités américaines dans une entreprise systématique de mensonge.

  • Le roman de berlin

    Daniel Vernet

    • Rocher
    • 1 Septembre 2005

    Comme l'allemagne est une " nation tard venue ", berlin est une jeune capitale.
    Avant l'unité de 1871, elle restait un ensemble de villages regroupés autour des hauts lieux du pouvoir, une sorte de grosse bourgade prussienne, snobée par les élites des grandes villes allemandes. c'est contre son gré et contre sa vraie nature qu'elle est devenue ensuite le symbole du militarisme, puis de la dictature hitlérienne, bien que les nazis l'aient détestée et qu'elle le leur ait bien rendu.
    Ville habituée à un perpétuel mouvement que la division est-ouest avait figé pour quarante ans, berlin a retrouvé, après la chute du mur, le rôle de laboratoire de toutes les modernités, des courants intellectuels comme des modes éphémères, qu'elle avait déjà joué dans les années 1920. aujourd'hui, elle soigne ses lieux de mémoire mais, pour ne pas succomber au poids de l'histoire, elle cultive l'insouciance.

    Sur commande
  • La chute du Mur et l'effondrement du Bloc soviétique avait été accueillis comme la victoire de la liberté. Mais très vite cette liberté s'est avérée porteuse d'inquiétude, de tensions... Au monde bipolaire finalement rassurant succédait un désordre planétaire que la seule puissance américaine n'a pas permis de maîtriser. Bien au contraire. L'Allemagne s'est unifiée, l'Europe s'est élargie et doté d'une monnaie unique, mais la Russie est revenue à un autoritarisme brutal. Le Proche Orient a été largement déstabilisé par les deux guerres d'Irak, tandis que le conflit israélo-palestinien, faute de règlement, dérapait dangereusement. La Chine, enfin, réprimait la contestation étudiante de la place Tian An Men, avant de s'ouvrir à un capitalisme débridé. Jusqu'à la crise économique mondiale qui éclatait à la mi 2007. Étrange " fin de l'histoire " ?
    Daniel Vernet retrace ce parcours et en dégage les perspectives et lignes de forces : si l'Europe a parfois semblé faible, elle reste pourtant un modèle de compromis politique au service de la paix qui indique ce que pourraient être les grandes lignes d'un gouvernement mondial que la crise semble appeler.

    Sur commande
  • Rarement un aussi petit nombre d'hommes aura joué un rôle aussi grand dans l'histoire. Ils s'appellent Francis Fukuyama, Paul Wolfowitz, William Kristol ou Richard Perle et ils forment une famille à part dans la droite américaine. Souvent issus de la gauche, ils sont convaincus que l'Amérique incarne le Bien et qu'elle ne pourra assurer sa sécurité et rester fidèle à sa mission qu'en exportant la démocratie, au besoin par la force. Ce sont les néo-conservateurs. Longtemps cantonnés dans les think-tanks, ces disciples de Leo Strauss ont trouvé avec le 11 Septembre l'opportunité d'appliquer auprès de George W Bush leur théorie sur le remodelage démocratique du Moyen-Orient à travers la croisade contre « l'axe du mal », en Afghanistan, puis en Irak. Qui et combien sont-ils ? D'où viennent-ils ? Comment s'organisent-ils ? C'est à toutes ces questions et à bien d'autres encore que répondent Alain Frachon et Daniel Vernet dans ce livre-enquête passionnant, nourri de nombreux entretiens et riche en révélations sur les coulisses de la Maison Blanche, et dont Francis Fukuyama lui-même a reconnu qu'il constituait « l'étude la plus équilibrée de ce courant ».

    Sur commande
  • « La Troisième Guerre mondiale commencera-t-elle en Asie ? L'Amérique, le shérif global et la Chine, le seigneur local, s'observent dans la vaste étendue qu'ils partagent, le Pacifique. Ils s'arment. Leur étroite imbrication économique et financière n'empêche pas une rivalité stratégique croissante. Leur duel dominera le siècle. »Et qui en sera le vainqueur ? En tout cas, pas l'Europe, qui assiste impuissante aux rivalités. Dans cette enquête informée aux meilleures sources, Alain Frachon et Daniel Vernet reviennent sur deux siècles de relations chaotiques entre la Chine et les Etats-Unis. Un passé qui empoisonne le présent. La Chine s'américanise, les Etats-Unis se financent à Pékin. D'une jeunesse urbaine qui boit du coca-cola et s'informe en temps réel sur Weibo, le "twitter" chinois, à un colonel ultranationaliste qui rêve de suprématie, du Pacifique épicentre sismique à la mer du Japon, des casernes aux officines secrètes de Washington, ce livre, chronique d'un choc annoncé, tente de répondre à la question : conflit armé ou ascension paisible de la Chine ? Et si la vérité sortait de la plume de Sun Tzu : « L'art de la guerre, c'est de soumettre l'ennemi sans combat. » ?

    Sur commande
empty