Eloi Valat

  • Dans quel encrier tremper ma plume pour dessiner la Commune ?? Celui où se déversèrent l'encre rouge d'une révolte tragique, l'encre noire d'une nuit tendue sur l'agonie des morts enterrés sans linceul ?? Cet autre empli de vase pestilentielle ?? Quelle représentation donner de cette révolution apothéotique d'il y a 150 ans ?? Des traits griffés, parfois mal -? mais alors pourquoi ?? Des dessins tendres ou violents ?? Des sillons creusés sans esquisses préalables ?? Des semblances de vérités arrachées, fracassées, criées, insensées ?? Des stigmates aux boursouflures vaniteuses ?? Des caricatures tressant des trognes en chapelets d'ordures ?? Dessiner la Commune est une analyse intime, critique, auto­critique de la fonction de l'image dans l'appré­hension de l'Histoire.

  • "Alphonsine, Rosine, Louise, Rosalie, Séraphin, Eulalie, Paule... couturière, ouvrière mécanicienne, institutrice, lavandière, giletière, écrivain... et ambulancière, cantinière, pointeuse d'artillerie, combattante... fusillée, emprisonnée, déportée... et salie, humiliée, oubliée... Les femmes de la Commune ont élevé le coeur de l'idéal des hommes de la Commune. Dès le 18 mars, premier jour de la révolution parisienne, au son du tocsin, les femmes et les enfants de Montmartre s'opposent vivement à l'enlèvement des canons de la butte par la troupe, obtiennent des soldats ("Vous ne tirerez pas sur le peuple ! ") la fraternisation avec la foule, entourent les soldats, arrêtent les chevaux, coupent les harnais... Privées du droit de vote et de représentation, elles ne participeront pas aux délibérations de la Commune. Organisées dans les comités d'arrondissement, les clubs, l'Union des femmes pour la défense de Paris et les soins aux blessés, elles vont bousculer le paternalisme gouailleur de leurs compagnons révolutionnaires en réclamant la fin de l'exploitation, la part égale à travail égal, l'affranchissement de tous... Ce livre, chronique poétique en images, rend hommage aux Louises, citoyennes de la Commune qui ont voulu "considérer les douleurs générales de l'humanité comme rentrant dans la cause commune des déshérités" (Louise Michel)."

  • Après Le Journal de la Commune, L'Enterrement de Jules Vallès, par le même Eloi Valat.

    Ce 16 février 1885, cinq ans après l'amnistie et le retour des communards exilés, il y a foule entre le Quartier latin et le Père-Lachaise. Les amis pleurent. Des provocateurs sont éconduits. La police de la " République bourgeoise " encore chancelante se fait discrète. Le cortège funèbre réveille le spectre des insurgés, dont Vallès, avec son Cri du Peuple, fut et demeure la voix.

    Une journée particulière. À travers elle ressurgit une époque sous le trait heurté et les à-plats de couleur de l'auteur. " Eloi Valat, dit la préfacière, sait tordre les détails en les faisant parfois crier. " En regard, il donne à lire des textes écrits sur le vif par des fidèles de Vallès, des détracteurs aussi. Saisissants entrechoquements. Vallès est là, tout proche.

  • Après Le Journal de la Commune et L'Enterrement de Jules Vallès, troisième volet de la trilogie consacrée à la Commune de Paris par Eloi Valat. « Ses planches donnent à voir une révolution au quotidien, dans sa banalité lyrique, héroïque et tragique. » (Jean-Marie Borzeix) Il les entoure de textes d'époque, d'abord de Jules Vallès « qui fouette de sa plume les ardeurs de la dernière heure. Rien de lui échappe, rien n'échappe à Eloi Valat de cette boucherie. Vallès, Valat, leur trilogie, le bonheur du lecteur. » (Marie-Hélène Roques, IUFM de Toulouse)

  • Sous la Commune, le Journal Officiel continue de paraître. Rédigé par les insurgés, chaque numéro, du lundi 20 mars au mercredi 24 mai 1871, réunit des textes officiels (décrets, arrêtés...) et non officiels (faits divers, dépêches, nécrologies...). A partir d'extraits, Eloi Valat a conçu quelque soixante-dix images/affiches qui offrent, de ces deux mois de révolution, un panorama d'une " prégnante actualité ".

  • Le trait noir d'Eloi Valat, auteur d'une fameuse trilogie sur la Commune, révèle la force de ce roman méconnu d'Octave Mirbeau. Paru en 1890, c'est l'histoire, à la fin du second Empire, d'un adolescent du Perche qui, pour la gloriole de son quincailler de père, acceptera son enfermement dans un collège de Jésuites breton où il sera violé, brisé, avant de mourir à vingt ans, le crâne fracassé par un obus prussien, sans avoir rien su de la vie, tandis que son double, Bolorec, qui hurle sa haine de l'obscurantisme clérical, de la contre-révolution et de l'injustice immuable, finira, au mieux, sous la mitraille versaillaise assassinant la Commune... Un noir roman de suicidés. La rencontre d'un artiste incandescent avec l'auteur, mort il y a cent ans, du Journal d'une femme de chambre.

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  • Dans cette fable d'une troublante acuité, Moris Farhi, né d'une famille juive d'Ankara et écrivain de langue anglaise, raconte « l'entreprise de mort » d'une « armée de Sauveurs » assaillant la jeunesse d'aujourd'hui.
    Le texte est dédié à Hrant Dink, journaliste turc d'origine arménienne assassiné à Istanbul le 19 janvier 2007 par un jeune de dix-sept ans.

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