Florence Godeau

  • Récits en souffrance

    Florence Godeau

    • Kime
    • 19 Juin 2001

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  • Pour maints artistes et écrivains, l'enfance est une source première, que l'écriture autobiographique et l'autofiction peuvent tour à tour explorer. Walter Benjamin, Vladimir Nabokov et Nathalie Sarraute ont tous trois été enfants aux alentours de 1900, bien qu'aient été rédigées à des périodes différentes du XXe siècle ces pages souvent détachées de toute chronologie explicite et évoquant les territoires, les joies et les désarrois d'une jeunesse emportée par le courant de l'histoire. Ces textes présentent bien des analogies, autour d'une " éducation " sensible et intellectuelle infléchie par l'exil, tout en déclinant différemment ces thèmes communs.
    Le statut de la mémoire et de l'expérience ou encore l'interaction entre " je narrant " et " je narré " reflètent des modes de pensée et d'écriture informés par un " destin " ultérieur de romancier et/ou d'essayiste. Mais ce corpus permet d'aborder bien d'autres questions encore, qu'il s'agisse du rôle de l'histoire ou de l'évocation, au centre ou à l'arrière-plan de ces récits d'enfance, de trois métropoles (Berlin, Saint-Pétersbourg, Paris) saisies, à l'instar de ces enfances elles-mêmes, en une période de métamorphose parfois douloureuse.

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  • Dans le champ de la production littéraire actuelle, se multiplient les productions textuelles autonomes, nées sous la plume de plasticiens.
    Or ce changement de médium artistique ne va pas nécessairement de soi, et mérite, à coup sûr, examen autant que lecture... Sont ainsi rassemblés dans le présent ouvrage les travaux de chercheurs appartenant à différents champs disciplinaires, dont l'objectif commun était d'étudier, tout au long du XXe siècle, diverses manifestations d'un double talent, dans le domaine des Arts plastiques et dans le domaine de la littérature dite de fiction, chez des artistes appartenant à des aires linguistiques différentes.
    Cet ouvrage oriente ce projet de recherche vers un domaine générique précis. C'est pourquoi l'ensemble des articles est consacré à des récits inscrits dans le champ européen contemporain, particulièrement fertile en fabulae d'artistes. Autant d'expériences prosaïques, qui, toutes, méritent d'être lues en regard de l'oeuvre plastique de leurs auteurs respectifs.

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  • Fictions animales : Apulée, l'âne d'or ; Miguel de Cervantes, Nouv.

    Traitant du nouveau sujet de littérature comparée au programme des agrégations externe et interne de Lettres modernes, l'ouvrage propose tous les éléments nécessaires à la réussite du candidat.
    Comme tous les Clefs-concours de Littérature comparée, l'ouvrage est structuré en cinq parties :
    - Repères : le contexte historique et littéraire de chaque oeuvre;
    - Analyse de chacun des corpus;
    - Thématiques structurantes;
    - Synthèse;
    - Outils méthodologiques, notamment bibliographiques.

    À paraître

  • Dans le sillage de Flaubert sont nées, dans tous les domaines artistiques, des adaptations et des créations multiples, reflétant la réception contrastée de son oeuvre de par le monde : le cinéma, le théâtre, la musique, l'opéra, la bande dessinée, nous offrent aujourd'hui une très large palette d'intertextes attestant la vitalité d'une oeuvre constamment lue, relue, réécrite, traduite, retraduite, bref, constamment (ré)interprétée, en vertu d'intentions parfois contrastées, méritant une étude attentive.
    L'étude de ces "dérivés" flaubertiens révèle aussi bien les procédés d'actualisation de la filiation ainsi revendiquée, que les singulières métamorphoses induites par les lectures de Flaubert en d'autres langues et au sein d'autres cultures. Ce volume rassemble les travaux de chercheurs internationaux, qui, à l'étranger et en France, nous offrent un vaste panorama de ces créations (d')après Flaubert.


  • nana, tess, effi : les destinées de ces trois héroïnes sont tout entières orientées par la responsabilité morale qui leur est imputée.
    chacune d'elles est " coupable " d'un choix existentiel qui contrevient aux lois régissant le comportement des femmes, en cette fin du xixe siècle, oú se situe l'action des trois romans. le corset des moeurs et des circonstances, dont seule nana semble se jouer, infléchit cruellement le destin de tess comme celui d'effi briest : il les tord, puis les brise. c'est à cette emprise que l'écriture résiste : liée à son objet par une fascination passionnée, elle en épouse la respiration, les souffrances, les combats et les plaisirs, luttant contre l'entrave jusqu'à rompre les digues.
    au-delà de l'évocation d'un milieu et d'un inoubliable portrait, c'est bien d'une émancipation impossible, et vitale, qu'il est ici question.

  • Professeur de littérature comparée, critique et écrivain, Philippe Chardin (1948-2017) avait fait sienne la célèbre formule de Robert Musil, "Vivre comme on lit". Son enseignement et ses livres ont fait rayonner sa confiance passionnée dans les pouvoirs de la littérature. Ce volume lui rend hommage.
    Parcourant les genres, les époques et les cultures européennes, cet ouvrage interroge les représentations changeantes du livre et de la lecture et revient sur la notion de réception créatrice chère à Philippe Chardin : ce mystérieux processus qui "transforme, de manière diffuse, dans un inconscient littéraire d'écrivain, de la lecture en écriture".
    Florence Godeau est professeur de littérature générale et comparée à l'Université de Lyon-Jean Moulin et membre du CERCC (ENS-Lyon).

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  • Partant de la théorisation de l'anti-pouvoir élaboré dans Bartleby le scribe d'Herman Melville, l'ouvrage explore la thématique de la réticence, distincte de la rétivité, de la dissidence et de la résistance. Originellement suppression ou omission d'une chose que nous devrions dire (en l'occurrence les paroles d'acquiescement aux ordres ou injonctions adressés à l'individu), la réticence contrevient aux lois d'un système d'organisation sociale.
    Exposée au risque d'être perçue comme une affirmation unilatérale d'un droit de retrait, la manifestation de la réticence n'en paraît que plus inacceptable. D'où la condamnation du sujet réticent à la mise au rebut. Le zèle et l'enthousiasme aujourd'hui requis par la logique de production en vue de l'augmentation de la "performance" font planer la menace d'une aggravation de ce sort pour tout individu jugé acédique, voué au rejet pour cause d'inadaptation.
    Fluide nourricier de la réticence, l'humeur acide et froide ne saurait correspondre à la complexion d'un sujet transformé en "espace de compétition" par la rationalité néolibérale. De surcroît, les sous-entendus rhétoriques de la réticence (le fait de se contenter de faire entendre ce que l'on préfère ne pas dire explicitement) sont inaudibles pour la "nouvelle raison du monde" (Dardot et Laval), dont les seules oreilles sont celles du mur des lois inflexibles qu'elle conduit à promulguer.
    L'art et la littérature sont les lieux privilégiés où se reconfigure, s'exprime et se pense une relation "réticente" entre individu et travail, dans le contexte néo-libéral et "global" qui caractérise les politiques actuelles de l'emploi. Comment vivre sans travail ? Et comment vivre au travail ? Ces deux questions expriment la bipolarité extrême d'un même empêchement de vivre aujourd'hui lié aux conditions de travail et du travail.
    De cet empêchement, le symptôme récurrent est la réticence éprouvée face aux conditions proposées d'exercice de l'emploi, à l'attitude de l'employeur et de partenaires sociaux consentants. La notoriété du héros melvillien n'est pas le résultat d'un hasard. Il y a dans cette nouvelle quelque chose de symptomatique, un "symptôme Bartleby" qui a touché le XXe siècle et qui continue à nous concerner aujourd'hui.
    Cet ouvrage a donc pour ambition de rendre compte des raisons profondes, de la logique intérieure de cette influence et d'en comprendre du même coup les prolongements. La réticence a de l'avenir, qu'est-ce à dire ?

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