François Waag

  • Enfin une histoire d'Alsace décomplexée... Trop souvent, l'histoire de l'Alsace a été écrite d'un point de vue français, un point de vue qui continue encore aujourd'hui à être alimenté par certains historiens nationalistes, comme ceux qui ont réalisé le Mémorial d'Alsace-Moselle de Schirmeck en 2005. Depuis une dizaine d'années pourtant, un autre point de vue, décomplexé, fait surface : il s'agit avec ce petit livre de le présenter, de façon synthétique, dans un style simple et clair autant que possible, pour le grand public. On a Voulu nous faire croire que l'Alsace, toujours maltraitée par des Allemands et leurs collaborateurs alsaciens, aurait toujours été sauvée par des Français. L'histoire de l'Alsace ne se réduit pas aux années 1940 à 1945. Sur un temps long, elle n'est bien sûr pas si simple ni simpliste, encore faut-il l'écrire sans tabous. L'histoire d'Alsace, comme celle des autres provinces (un mot qui vient du latin provincia, qui signifie pays vaincu) de France, est aussi de moins en moins bien connue du public, ce qui est logique, puisqu'elle est exclue de fait des enseignements de l'école de la République. Encore une raison de plus pour écrire et lire ce livre et tous ceux de cette collection.

    Sur commande

  • Il s'agit là d'une histoire atypique. La Moselle est l'un des rares exemples d'un département français qui s'est identifié à une région au cours des 150 dernières années.
    Raconter l'histoire de la Moselle c'est se plonger dans l'histoire du Saint Empire romain germanique, des duchés de Loraine et d'Alsace et du Luxembourg et de la Sarre. Cest aussi l'histoire d'une communauté de destin qui fut scellée en 1871. Cette période nous a légué des institutions judiciaires et religieuses communes avec celles de l'Alsace.
    En 1871, quand l'Alsace et la Moselle sont cédées par la France à l'Empire allemand, l'allemand était la langue de la majorité des habitants. Aujourd'hui, suite à une politique d'éradication menée par l'état français, elle est en perte de vitesse. Depuis 2014, noyée dans la méga-région Grand-Est qui comporte 10 départements, la Moselle comme les 2 départements alsaciens, sont les seuls à être bilingues (et donc minoritaires). Quand on connaît la politique du conseil régional de Loraine , qui n'a jamais rien fait pour promouvoir le bilinguisme, on peut craindre le pire pour l'avenir de la langue et de l'identité mosellane.
    Aujourd'hui, la Moselle est de nouveau à la croisée des chemins.

    Sur commande

empty