Gabriel Pacheco

  • Le chat botté

    Gabriel Pacheco

    Somptueuses illustrations pour ce classique des classiques Un meunier, avant de mourir, laisse à ses trois enfants ses biens : son moulin, son âne et son chat.
    Celui qui reçoit le chat se sent lésé par rapport à ses frères, mais le chat, muni seulement d'un grand sac et de bottes, s'avère très malin pour faire la fortune de son nouveau maître. Le faisant passer pour le riche marquis de Carabas, il en fera le favori du roi et aussi l'époux de la fille du roi.

  • Après avoir fidèlement servi les autres pendant toute leur vie, un âne, un chien, un chat et un coq connaissent le même malheur : leurs maîtres veulent maintenant se débarrasser d'eux. Chacun de son côté décide alors de prendre sa vie en main et de quitter son maître. Chemin faisant, ils se rencontrent sur la route de Brême et forgent un projet pour devenir musiciens à la ville. Une fois lancés dans leur quête, la vie leur réserve de bien belles surprises ! Grâce à leur talent, en effet, ils chasseront des brigands rencontrés sur leur route, et finiront par prendre quartier dans leur maison pour y vivre libres et heureux.

  • Au plus profond de la forêt, il y avait un lac qu'on appelait le « lac des cygnes ». On racontait que les beaux cygnes blancs qui glissaient sur les eaux étaient en réalité, de ravissantes jeunes filles qu'un méchant sorcier avait changées en cygnes. Les jeunes lecteurs vibreront au rythme des amours malheureux du prince Siegfried pour la reine des cygnes la princesse Odette. C'est cette histoire d'amour parmi les plus célèbres au monde que Gabriel Pacheco a choisi d'illustrer pour nous. Texte et illustrations offrent un pas de deux aussi doux que gracieux, enivrant et d'une beauté parfaite. Un hymne inconditionnel à l'amour puisqu'ici - comme dans la version originale de Tchaïkovsky - l'amour triomphe des forces du mal.

  • Ces "contes modernes" sont l'oeuvre du premier Indien huichol qui ait pris la plume pour faire un livre. Les personnages de fiction sont très insérés dans des sociétés de moins en moins "traditionnelles". Ces contes disent autant la beauté des rituels et pèlerinages d'une culture fière de ses valeurs que l'amertume d'un monde toujours en proie aux mensonges officiels, à la rapacité des explorateurs, à la pauvreté et à l'émigration urbaine forcée.

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  • Le bonheur parfait n'est pas fondé sur la beauté mais sur la vertu La Belle est la plus jeune fille d'un riche marchand dont les bateaux font naufrage, ce qui jette la famille dans la misère.
    Le père, en tentant de sauver ce qui peut l'être, pénètre dans un mystérieux château appartenant à une Bête horrible. Le monstre menace de mort le père et lui laisse seulement la vie sauve si une de ses filles vient mourir à sa place. La Belle accepte de se sacrifier, et découvre que la Bête cache, sous son apparence repoussante, une âme belle et pure.
    La version raccourcie du conte original du XVIII° siècle remis, par sa modernité, au goût du jour il y a une vingtaine d'années.

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  • L'atelier de coeurs

    ,

    • Oqo
    • 19 Octobre 2011

    Quand la nuit arrive et que le silence de ceux qui rêvent inonde la ville, de l'atelier de coeurs surgissent des sons mystérieux, car... Mathias a un secret.
    L'atelier de coeurs parle d'un artisanat merveilleux. Il ne s'agit pas de réparer les chaussures ou les meubles, ni de rafistoler les pantalons décousus. Mathias, le héros, répare avec soin les coeurs brisés.
    Son travail ne ressemble pas à celui d'un cardiologue et son atelier n'a aucune similitude avec une salle d'opération. Dans son poêle, il réchauffe les coeurs gelés. Avec des aiguilles d'argent, il coud les coeurs brisés et, avec des pinces d'oubli, il règle l'heure des coeurs qui retardent pour qu'ils ne soient pas tristes à cause des souvenirs du passé.
    Le temps qui passe adoucit les « maux de coeur ». Ici l'auteur nous fait rêver avec la possibilité de guérir les dégâts émotionnels utilisant un remède simple, comme on le ferait avec un ourlet décousu ou un talon cassé.
    Mais, il n'y a pas de froideur dans le travail du héros ni dans la naration, tendre, de l'auteur conscient du symbolisme affectif attribué universellement à cet organe. Impossible de ne pas être touché par le secret de Mathias qui dévoile une générosité sans limites et la capacité de sacrifice de celui qui aime pour de vrai.
    Cet atelier et son occupant existent grâce aux images de Gabriel Pacheco.
    L'illustrateur joue avec deux couleurs indissociables du coeur :
    Le rouge du sang qui est pompé à travers nos veines bleues.
    « On dit que notre coeur est gros comme un poing. Si c'est vrai, que celui des amoureux soit comme une main ouverte d'où s'envole la vie », dit Pacheco. Ses personnages sont délicats et éthérés.
    Un collage de tissus fleuris qui grimpent aux arbres renforcent l'idée de printemps dans le « jeu incessant tissé par le fil du temps ».
    Le fil est une image récurrente, complémentaire au texte d'Arturo Abad et conductrice de la narration visuelle. L'illustrateur dit que « nos coeurs se tissent avec le fil qui féconde, qui se met en pelote, qui est une chrysalide en fleur : cette promesse qu'est la vie même ».
    Les boîtes de conserve sont aussi présentes de façon symbolique : « rien n'est perdu, nous pouvons toujours commencer des choses nouvelles : c'est comme une conserve qui roulerait et se perdrait dans le temps jusqu'à ce que le printemps renaisse comme une fleur dans son pot ». Ainsi naît l'amour ou ainsi le voient et le racontent Gabriel Pacheco et Arturo Abad.

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  • Un jour, bientôt peut-être, je construirai un bateau très grand qui flotte comme les bateaux et vole comme les avions, même si c'est un bateau ; qui circule sur la terre comme un bateau à roues, et sous l'eau, comme un sous-marin.

    Un enfant pense à un grand voyage fantastique. Il sillonnera le monde, traversera des pays en guerre, sauvera des animaux en danger... pour revenir en héros.

    L'auteur transcrit avec précision les rêves du protagoniste, qui habitent dans l'imagination depuis l'enfance et qui permettent de se construire une réalité et de se défendre d'elle lorsqu'elle ne plaît pas.

    Le voyage comme métaphore de la vie mène le protagoniste à découvrir le monde et à prendre parti, tout en solutionnant des conflits dans des circonstances difficiles. Au travers de la fantaisie, ce jeune voyageur invente des situations et construit son identité.

    L'illustrateur résout, en clé métaphorique, l'idée bateau-voyage comme le véhicule fascinant où habite l'imagination. L'objet est simple : un carton vide que l'imagination transforme en chambre (en proposant des espaces surréalistes) ou en navire qui nous guidera à travers les rêves. En réalité, on ne quitte jamais l'espace de la maison d'où démarre l'imagination. Gabriel Pacheco propose des scènes isolées, mais d'une grande unité esthétique : en couleur, espace, éléments, personnages, composition... en laissant le fil narratif au texte.

    L'idée est d'appuyer la force de la parole et faire des illustrations un espace où être et déclencher le dialogue de la lecture, en plongeant dans la poétique des mots. Pour soutenir la proposition plastique, des éléments comme les bottines, les jouets de l'enfant et d'autres objets quotidiens se transformeront en scènes fantastiques et offriront des suggestions qui aideront à comprendre l'histoire, en générant des lectures de diverses profondeurs.

    Une histoire émouvante qui apporte des messages de solidarité, essentiels pour la maturité de tout individu.

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